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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    Alors qu'Arnaud de Montebourg annonçait en mars 2013 un plan de 100 millions d'euros pour soutenir les talents français en matière de robotique (avec des sociétés d'excellence mondiale comme Aldébaran, conceptrice du robot Nao), le nom de Gaël Langevin rassemblait déjà sur tous les continents des passionnés autour d'un incroyable projet unique au monde : Inmoov.

    Inmoov, robot star

    Inmoov est un robot humanoïde à l'échelle un, articulé jusqu'au bout des doigts, motorisé et programmable. Développé par Gaël Langevin sur son temps libre, Inmoov est téléchargeable et réplicable par l'impression 3D, à partir de matériel disponible dans les magasins de bricolage et de modélisme. Ce robot  incroyablement humain est réalisé avec un souci de l'esthétique et du détail tout droit sorti du cerveau de son concepteur.

    Équivalent des robots humanoïdes à plus de 100 000 dollars, Inmoov est accessible pour un coût inférieur à 1000 dollars. En couverture du magazine The Atlantic, cité par CNN, Inmoov est à l'origine d'un rassemblement record d'imprimantes 3D, au mois de juin en Hollande : des centaines de personnes se sont réunies pour imprimer et assembler la totalité du robot... En France, seul un magazine de vulgarisation scientifique aura accordé un encart à ce qui est considéré comme un des plus emblématiques projets recoupant design, conception mécanique et fabrication numérique. 

    Bionico, une prothèse "bionique" à moins de 1000 dollars

    Les plans open source de Inmoov nourrissent déjà de nombreux projets, dont Bionico. Nicolas Huchet, amputé de la main suite à un accident de travail, était venu nous rencontrer au LabFab de Rennes en novembre 2012, avec cette question : "vous intéressez-vous aux mains robots ?" Très vite, nous nous prenions au jeu et lancions avec lui le projet Bionico : concevoir une prothèse de main pilotée par les muscles, réplicable à bas coût sur toute la planète. 
    Notre méthode consiste à transposer dans le registre du prototypage d'objet le principe utilisé couramment par les développeurs d'applications sur internet : l'application composite ou mashup. Identifier des briques fonctionnelles (capteurs, électronique, mécanique, etc.) déjà existantes et réutilisables. Se concentrer sur leur recombinaison pour obtenir un assemblage inédit, efficace et à très bas coût. 

    Le coût sur le marché d'une prothèse est de l'ordre de 30 000 à 60 000 dollars, la main Bionico à commande "myo-électrique" ne doit pas dépasser les 1000 dollars, grâce au modèle open source. Nicolas Huchet et l'équipe du labfab de Rennes ont depuis rassemblé les briques : la main du robot Inmoov, Advancer technologies pour les capteurs musculaires, etc. Le centre de rééducation de Kerpape (Morbihan) interviendra pour la partie pilotage des prothèses. Repéré grâce à son blog par le docteur Chi, de l'hôpital John Hopkins aux États-Unis, pape mondial de la greffe d'implants, Nicolas Huchet reçoit un jour un appel : "votre projet nous intéresse : tenez-nous au courant."

    Montée en une semaine, avec les moyens du bord (personne n'est salarié dans ce projet), la première version basique est testée en juin 2013 à Rennes, lors de l'événement "Tu imagines, construis", organisé par la région Bretagne. La main répond dès le premier essai. Les plans d'une première version simple, à usage non commercial, seront livrés rapidement et présentés lors de l'événement phare en Europe dans le secteur de la fabrication : la Maker Faire de Rome. 

    Des français en pointe

    Le développement de l'impression 3D et la diffusion de la culture open source au secteur de la fabrication numérique permettent aujourd'hui de monter des projets de haut niveau technologique. Certains comme Mutable Instrument en France, ou Arduino en Italie ont déjà prouvé qu'un modèle économique est possible dans ce secteur où le brevet n'est pas la règle. Ces modèles sont également des formidables outils pédagogiques, mais pour le moment, seuls des établissements américains ont contacté Gaël Langevin...

    Si les talents étrangers sont reconnus en France, la réciproque n'est pas toujours vraie. Nombre de projets semblent se développer sous les radars des institutionnels et investisseurs. Premier pays après les États-Unis pour le nombre de fablab candidats à la charte MIT, la France a du mal à regarder en face ses innovateurs, qui se débrouillent avec les moyens du bord. Le robot Inmoov, en attendant ses jambes, est fixé sur un porte-manteau.

    Murs et plafonds de verre ?

    Daniel Kaplan (FING) a déjà proposé qu'une infime partie des investissements d'avenir puissent être utilisés dans le cadre du soutien à des projets hors-normes, inclassables. Après les plafonds de verre, peut-être faudrait-il désormais s'intéresser aux "murs de verre" : les limites sectorielles qui font que la robotique est l'affaire des roboticiens, les sciences humaines, économiques ou techniques l'apanage de leurs spécialistes. Ces frontières doivent devenir poreuses pour permettre l'innovation "composite", l'assemblage de briques diverses issues de tous domaines pour créer de nouveaux objets ou services.

    Le financement participatif et la prolifération de tiers-lieux de croisement comme les Cantines numériques et les fablabs montrent qu'une dynamique existe. Le projet Bionico en est le meilleur exemple. La France, ses "intelligences" et clusters sectoriels auraient intérêt à se pencher de plus prêt sur ces modèles d'innovation "débrouillards", afin qu'un jour la "french touch" devienne aussi la "touche française".




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    santé numérique : un modèle médico-économique encore à définirinShare5

    Le dernier Colloque Numérique et Santé qui s'est déroulé les 4 et 5 juillet derniers en atteste : le rapprochement entre les secteurs du numérique et de la santé est une réalité. Et pourtant beaucoup reste à faire, en termes de référentiels, d'encadrement, d'évaluation et tout simplement de développement d'une offre industrielle conséquente. Le point avec le Dr Béatrice Falise-Mirat.

    La France est-elle en retard en matière d'e-santé ?
     
    Si on prend la télémédecine qui est le volet médical de l'e-santé, nous ne sommes en effet pas au même plan que des pays pionniers comme le Canada ou certains pays nordiques. L'éloignement et les distances y ont été des incitations fortes au développement de la télémédecine.

    Mais bien que les mises en place de ces solutions restent très lentes, la France n'est pas si décalée que cela.
    L'utilisation des technologies de l'information et de la communication est aujourd'hui une réalité. La numérisation des hôpitaux qui est indispensable pour permettre le partage des informations est en cours. Avec la télémédecine, l'hôpital sort de ses murs, pour une meilleure prise en charge des patients. Des référentiels développés par l'ASIP Santé sont maintenant disponibles. Des règles de sécurité apparaissent également. Un cap se dessine.

    Toutefois, la mise en place des outils numériques reste complexe. Elle nécessite une réorganisation et des évolutions de la pratique des professionnels de santé. Une gouvernance forte est nécessaire.

    Les secteurs de la santé et du numérique convergent. Mais, le marché des solutions de télésanté n'est pas encore structuré. Pourquoi ?

    La technologie est mature, mais pour qu'un marché se crée, il manque un cadre financier, un modèle médico-économique, et des méthodes d'évaluation pour le valider. Actuellement, les évaluations réalisées sont le plus souvent économiques (économies en transport ou en hospitalisations), réalisées sur de petits pilotes, et ne savent pas comparer une organisation à une autre. De ce fait, Il est difficile de parvenir à un consensus de résultat sur les réalisations.

    Quelles sont, selon vous, les conditions d'une évaluation efficace ? 

    Concernant la télémédecine, notamment:

    Il faut d'abord établir un projet qui réponde à des besoins bien définis, avec une organisation adaptée.Dans un second temps, il faut définir puis réaliser l'évaluation médico-économique de ce projet, mais pas uniquement. En effet, l'évaluation doit se faire selon différents axes, en incluant par exemple les bénéfices pour le patient en termes de qualité de vie, pour les professionnels de santé en termes d'optimisation du temps médical, etc.Une évaluation en mode multicentrique est également nécessaire, de façon à inclure suffisamment de patients et rendre crédible un projet.

    Ce n'est pas simple, car nous sommes encore sur des projets pilotes, le plus souvent réalisés en omettant ce processus robuste d'évaluation.
    Néanmoins les choses avancent à ce niveau et des méthodes d'évaluation nouvelles et adaptées sont de plus en plus appliquées. A titre d'exemple, en Ile-de-France, l'Agence régionale de santé évalue les projets de télémédecine selon la méthode européenne MAST (Model for Assessment of Telemedicine) qui évalue selon plusieurs axes.

    Qui sont les principaux bénéficiaires de l'e-santé ? 

    Les principaux bénéficiaires sont avant tout les patients, en termes de qualité de suivi, d'accessibilité ou encore de qualité de vie.

    Les professionnels de santé bénéficient également de la mise en place de solutions d'e-santé. Elles permettent souvent d'optimiser leur temps de travail. De plus, l'e-santé doit permettre d'optimiser les prises en charge de patients tout en maitrisant les coûts.

    D'ailleurs, quand on parle d'e-santé, on évoque souvent les patients atteints de pathologies chroniques qui représentent 70% des coûts de la santé en France. Alors que jusqu'à maintenant notre système de santé reposait sur le volet curatif, l'augmentation croissante du nombre de malades chroniques pousse à donner une place plus importante à la prévention, à l'éducation des patients et à leur suivi au long terme. Les outils d'e-santé participent à cette nouvelle approche.

    [lire la suite de l'interview sur dmdPost]




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    COMMUNICATION – Un jeu vidéo facilite la thérapie des adolescents

    Capture d'écran de la démo du jeux vidéo

    Pour les thérapeutes, il est une population avec laquelle il est particulièrement difficile d'entrer en contact : les adolescents atteint de troubles mentaux. Quand certains jeunes réagissent de façon conflictuelle, d'autres s'enferment dans un mutisme complet.

    Alors, pour améliorer la prise de contact et la communication entre médecins et jeunes, étape indispensable à la thérapie, deux chercheurs des universités britanniques, Bristol et Dublin, ont conçu un jeu vidéo, gNats Island, spécialement imaginé pour les adolescents âgés de 10 à 15 ans.

    Une démonstration, en vidéo, de gNats Island :

    Le jeu met en scène plusieurs aventuriers et explorateurs sur une île déserte et exotique. Les personnages y introduisent des concepts associés à la thérapie comportementale cognitive.

    "Par exemple, les pensées négatives (...) sont présentées sous la forme de petites créatures appelées Gnats, qui peuvent piquer les gens, causant des pensées négatives", affirment les deux chercheurs, David Coyle et Gavin Doherty.

    Présentation des gNats, qui représentent les pensées négatives dans le jeux vidéo

    Capturer, piéger ou écraser ces insectes permet aux adolescents de faire face à des situations difficiles et éprouvantes. Le thérapeute, assis à côté de son patient, l'accompagne lors de l'exploration virtuelle. Une association qui favorise la communication entre les deux parties.

    Depuis le lancement du jeu, en 2011, plus de 750 psychiatres aux Etats-Unis, en Angleterre et en Irlande l'ont testé, et approuvé. "L'interaction s'appuyant sur le jeu a lieu sans le traditionnel contact visuel, qui peut s'avérer difficile pour les adolescents atteints de troubles mentaux", ont expliqué les deux chercheurs.

    Forts de ce succès, David Coyle et Gavin Doherty ont prévu de se lancer dans des projets de jeux vidéo similaires, également à usage thérapeutique.





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    6 questions avec Fabrice Vezin / E-santé http://t.co/NcFxuHnRm2

     

        1. Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre blog ?

    Je me nomme Fabrice Vezin, après avoir passé 17 ans au sein d’un laboratoire pharmaceutique dans des fonctions liées à la mise en place de l’intranet et l’internet, j’ai suivi un cursus universitaire concernant le marketing et Commerce sur internet. Aujourd’hui, je suis consultant en e-santé.

    Depuis 2 ans, je suis également responsable éditorial d’un blog d’information sur la e-santé « lemondedelaesante ». Blog qui a démarré lors de la rédaction de ma thèse, me permettant de diffuser les nombreuses informations collectées autour de la e-santé. Depuis, via mon blog, je continue d’analyser l’évolution du secteur et d’identifier les grandes tendances et le positionnement des acteurs (nouveaux et historiques).

            2. Quelle est votre définition du terme e-santé ?

    En fait, je me rapproche volontiers de la définition retenue par la Commission européenne, qui consiste à présenter la e-santé comme  «l’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’ensemble des activités en rapport avec la santé ».

    De manière plus globale, le terme d’e-santé (ehealth en anglais) désigne tous les aspects numériques touchant de près ou de loin la santé. Concrètement, cela concerne des domaines comme le Dossier Médical Personnel, la télémédecine, la prévention, le maintien à domicile, le suivi d’une maladie chronique à distance (diabète, hypertension, insuffisance cardiaque …), les dossiers médicaux électroniques ainsi que les applications et la domotique, en passant même par la création de textiles intelligents.

            3. Quels sont, selon vous, les objectifs de l'introduction des TIC dans le domaine de la santé ? Qu'apportent-elles ?

    En préambule, signalons que la loi HPST “Hôpital, patients, santé, territoires” avec ses 2 piliers que sont la e-santé et la télémédecine a permis de donner un cadre à l’essor des TIC dans le domaine de la santé. Domaine qu’il convient de réformer, moderniser tant les problématiques économiques, organisationnelles, le vieillissement de la population, la répartition problématique des professionnels de santé représentent des défis importants pour notre système de santé de demain.

    L’apport des TIC dans la e-santé est notamment un élément primordial pour la captation des données médicales personnelles concernant chaque patient, permettant ensuite le partage et le traitement de ces informations, entre les différents professionnels de santé concernés.

    Cet enjeu se retrouve notamment, dans la problématique du maintien des seniors et personnes dépendantes à domicile, avec l’apport technologique croissant autour de capteurs, écrans tactiles ou pas, smartphones dédiés, médicaments ingérables…

    Dans l’attente d’une généralisation du DMP (dossier médical personnel), on peut déjà reconnaître que ces nouvelles technologies bousculent la pratique médicale au quotidien et les relations entre professionnels et patients.

    En effet, on peut commencer par rechercher de l’information santé, que l’on soit particulier ou professionnel de santé (base médicaments, scores, colloques..)puis échanger entre patients (forums sur Doctissimo…).

    De même, on peut recourir à l’automédication via des applications mobiles, ou avoir des conseils médicaux de la part de médecins, via des sites de conseils médicaux en ligne (medecindirect,wengo,francemedecin…).

    Il est également possible de se renseigner sur l’interaction entre médicaments (infos-medicaments.com)  ou avoir des informations sur les médicaments de son armoire à pharmacie via des applications qui scannent le code datamatrix de la boite.

    La e-santé donne même naissance à des tendances qui se tiennent à la limite entre la santé et le bien-être, à l’image du Quantified self. Grande tendance qui regroupe les notions de wellness, Healthing, reposant sur l’usage d’objets connectés (le pèse-personne Withings, le bracelet Up de Jawbone, le podomètre Fitbit…). Des outils permettant de suivre et éventuellement d’influer sur son comportement afin d’être vigilant sur son hygiène de vie, son maintien de forme. Un type de prévention qui va se faire par le suivi de ses données récoltées.


            4. Y a-t-il des risques liés à la e-santé ? Notamment le fait que n'importe qui peut prendre la parole sur internet, ou encore la confidentialité des données personnelles...

    Personnellement, je ne vois pas de risques particuliers liés à l’essor de la e-santé.

    Suivant son cadre d’utilisation, elle se présente comme un complément à la médecine « traditionnelle »  en offrant des possibilités de suivi entre le professionnel et son patient, un moyen de collecter de l’information entre 2 consultations, ou permettant d’intervenir dès l’apparition de données médicales non conformes à un état de santé attendu pour un patient suivi à distance.

    Dans d’autres cas, la e-santé peut se présenter comme une alternative, en facilitant notamment l’automédication  avec des applications mobiles telles que « le top des médocs » (pour les médicaments sans ordonnance). D’ailleurs, une enquête datant de 2012 sur la santé mobile pour PwC (PricewaterhouseCoopers) révélait que 59% des patients interrogés, utilisant déjà les services de santé mobile, ont remplacé des consultations de médecins ou des soins infirmiers.

    La e-santé engendre une évolution des usages utilisateurs. En effet, toute cette chaîne de valeur repose sur de l’information personnelle plus ou moins médicale, qu’elle soit saisie manuellement par l’utilisateur/patient ou  collectée via divers capteurs ou devices. Un sentiment de confiance peut s’instaurer avec l’apparition de sites labellisés, avec la communication autour de l’agrément nécessaire pour l’activité d’hébergeur de données médicales….

    La notion de partage est également une composante importante. Selon le niveau de sensibilité de l’information, on n’hésite plus à partager ses courbes de suivi avec les membres de sa « communauté » via les réseaux sociaux, quand il s’agit de suivre un régime alimentaire, un arrêt de tabac ou des performances sportives. Par ailleurs, l’essor des offres de fiches santé en ligne, type Sanoia, démontre que l’on accepte de saisir des informations plus sensibles, liées à sa santé, du moment que la confiance est établie entre l’utilisateur et la plateforme hébergeant la donnée.

    On l’a bien vu avec les premiers succès des forums santé sur le site Doctissimo, où les internautes venaient échanger autour de pathologies, ou de sujets plus intimes.

            5. Où se positionne la France par rapport aux autres pays européens dans le domaine de la e-santé ?

    Difficile de répondre à cette question. Toutefois, on peut se rappeler un rapport datant de 2008 réalisé pour la commission européenne, sur l’usage des TIC par les médecins généralistes européens, où la France était est en 19ème position sur les 29 pays évalués.

    La même commission européenne, a dévoilé en décembre dernier, un plan d’action pour le développement de la e-santé sur la période 2012 – 2020. Fixant ainsi l’attribution de moyens mis à disposition: financements, projets de recherche, aides aux créations d’entreprises, aux services publics locaux, évolution du cadre législatif européen…Un chantier sur l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes informatiques de e-santé des états membres est également mis en place dans ce cadre.

    En attendant, on peut constater que sur les sujets de télémédecine et télésanté, les pays nordiques ont une avance par rapport à la France, en termes de stratégies et d’organisations. Cela peut s’expliquer notamment par la nécessité de répondre aux problématiques dues aux conditions géographiques et climatiques et de proposer un meilleur accès aux soins dans des zones où la ressource médicale est rare ou éloignée.

    Notons toutefois qu’en 2011, 256 projets de télémédecine ont été recensés en France. La moitié prennent en charge des patients, de façon opérationnelle (113) ou encore expérimentale (27), les autres activités en sont au stade de la conception du projet.

    De même, et à un moindre niveau on peut constater des évolutions au niveau national, des signes qui démontrent que les lignes sont en train de bouger, notamment au sein du corps médical: la parution fin 2011, du livre blanc du CNOM « déontologie médicale sur le web » à l’attention des médecins.

    Les derniers chiffres parus dans le cadre du 2ème baromètre consacré aux « médecins utilisateurs de smartphone » (partenariat CNOM/VIDAL - l’Observatoire des « Usages Numériques en santé »°. On y apprend notamment que 94 % des médecins interrogés utilisent leur Smartphone à une fin professionnelle ou mixte ; les applications de base de données médicamenteuses sont davantage téléchargées par les médecins (89,6% en 2013 contre 68% en 2012). Que 56% d’entre eux possèdent également une tablette.

    On le voit, l’environnement évolue, les pratiques médicales également. Exemple en France, toujours selon le baromètre VIDAL/CNOM, seulement 8% des médecins utilisateurs de Smartphones recommandent une application santé à leur patient. Alors qu’outre-manche, le National Health Service (NHS) incite les médecins anglais à préconiser des applications médicales auprès de leurs patients, applications à choisir parmi une liste de près de 500 applis référencées. Chaque pays avance à son rythme.

    Enfin, autre domaine où les choses avancent, celui de la vente en ligne de médicament (sans prescription). Les autorisations mise en place en début d’année, sont en train de bouleverser le secteur du marché officinal français. Les internautes ne vont pas tarder à indiquer leur intérêt éventuel pour ce nouveau mode d’achat.

            6. Aujourd'hui, peu de professionnels de la santé reçoivent une formation à la télémédecine. Peut-on s'attendre à une hausse de la formation dans ce domaine ?  

    En effet, d’après une étude réalisée en 2011 par l’OPIIEC (Observatoire Paritaire des Métiers de l'Informatique, de l'Ingénierie, des Études et du Conseil), il n’existe pas à ce jour, de poste  spécifiquement dédié à la télémédecine ou à la télésanté chez les offreurs de soins.

    Le rapport indique que la formation des professionnels de santé à la télémédecine reste encore faible et informelle, se formant de façon ponctuelle à l’occasion de leur participation à un projet de télémédecine et cela sans différence de fonction actuellement occupée.

    Cela s’effectue différemment selon les circonstances, soit le personnel était formé spécifiquement par la société fournissant le matériel ou le dispositif médical, soit il s’ « auto-formait » (séminaires, revues médicales, transmission de connaissances), soit enfin un spécialiste-télémédecine s’occupait de coordonner le projet et supprimait ainsi tout besoin.

    Il est clair qu’une intégration, aux études initiales, de cours sur l’avènement de la technologie sur la santé, devient incontournable. La majorité des professionnels de santé devra acquérir des compétences en e-santé (technico médical, organisation…).

    Le même rapport indiquait même à terme, la naissance de fonctions nouvelles autour de postes spécifiques de spécialiste-télémédecine dans certaines  équipes médicales.

    Plus proche de nous, et selon de nombreux spécialistes de la e-santé, les communautés en ligne de professionnels sont incontournables dans « la formation » des praticiens via leurs espaces d’échanges. Au sein de ces espaces, divers acteurs du marché peuvent ainsi, développer une offre de services envers les professionnels de santé, en répondant à ce besoin de formation, sous la forme d’apports de contenus, de coaching, d’éléments d’informations autour de l’évolution du marché de la e-santé.

                Pour en savoir plus:


    En savoir plus : http://ile2-0.webnode.fr/news/a6-questions-avec-fabrice-vezin-e-sante/
    Créer votre propre site web gratuitement: http://www.webnode.fr


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     La HAS pour le remboursement de la télésurveillance des défibrillateurs et stimulateurs cardiaques
    SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 30 juillet 2013 (TICsanté) - La Haute autorité de santé (HAS) a émis deux avis favorables à l'inscription au remboursement des prestations associées aux systèmes de télésurveillance des stimulateurs cardiaques implantables et des défibrillateurs cardiaques implantables.
    Ces avis, prévus initialement pour 2012, avaient été repoussés à 2013 à cause d'un planning de travail trop chargé. La demande de prise en charge par l'assurance maladie avait été déposée par le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem).

    Le premier avis, daté du 9 juillet, porte sur l'inscription sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) des systèmes de télésurveillance des défibrillateurs cardiaques implantables. La commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) de la HAS s'est appuyée sur quatre études randomisées contrôlées.

    Elle a estimé qu'il existait bien un "intérêt de la télésurveillance de défibrillateurs cardiaques implantés par rapport au suivi conventionnel, en permettant de réduire le nombre de consultations sur site sans générer plus d'événements indésirables graves chez ces patients".

    Elle a accordé une note mineure (ASA IV) à l'amélioration du service attendu pour la prestation associée aux systèmes de télésurveillance de défibrillateurs cardiaques implantables, par rapport au suivi conventionnel sans télésurveillance.

    Le second avis a été émis le 24 juillet. Il porte sur les stimulateurs simple chambre et double chambre à fréquence asservie, ainsi que les stimulateurs dits "triple chambre". Les experts se sont appuyés sur une étude contrôlée randomisée multicentrique française de non-infériorité spécifique au système Home Monitoring de Biotronik, incluant 538 patients.

    La Cnedimts s'est également prononcée pour un ASA IV sur l'ensemble des prestations associées aux systèmes de télésurveillance des stimulateurs cardiaques implantables, par rapport au suivi conventionnel des stimulateurs cardiaques implantables sans télésurveillance.

    L'étape suivante après cet avis est l'inscription sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR), décision qui dépend du gouvernement (cf dépêche du 27 février 2013).

    Source: http://www.ticsante.com/la-HAS-pour-le-remboursement-de-la-telesurveillance-des-defibrillateurs-et-stimulateurs-cardiaques-NS_1553.html#ixzz2bkePBx4f




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    De fortes opportunités dans le secteur de la télésanté en Norvège et au Danemark

    L’Université d’été de la e-santé, organisée à Castres du 3 au 5 juillet dernier, a été l’occasion de découvrir le marché e-santé en Norvège par le biais d’interventions et de rendez-vous d’affaires. Line Linstad, du Centre Norvégien de Télémédecine, et Roald Bergstrøm, de la Direction Norvégienne de la Santé, ont ainsi confirmé le fort potentiel des entreprises françaises sur le marché de la télémédecine en Norvège.

    Le gouvernement norvégien met en effet l’accent sur un développement rapide de la télémédecine, pour apporter à la population un service de santé plus moderne et accessible.

    En premier lieu, une grande réforme du système de santé norvégien a été lancée en janvier 2012, qui transfère la responsabilité des patients des régions aux municipalités. Les communes norvégiennes doivent ainsi s’équiper, avant 2020, pour tout ce qui concerne la santé : équipements mobiles de santé, maisons de retraite et de rétablissement…

    En mars 2013, le gouvernement norvégien a également publié deux livres blancs concernant la santé.

    Le premier, « Un patient, un journal », vise à doter chaque Norvégien d’un unique dossier médical, qui le suivra quels que soient ses besoins : consultation médicale, hospitalisation, séjour en maison de retraite ou de rétablissement, recours aux services sociaux. Le second, « La santé de demain », détaille le programme d’innovation qui sera mené jusqu’en 2020 dans les secteurs de la santé et des services sociaux. Le gouvernement norvégien souhaite ainsi doter le pays d’un service de santé le plus performant possible.

    Livre blanc e-santé Norvège (314,75 kB)

    Quant au gouvernement danois, un fond de qualité (« Kvalitetsfonden » ) a été débloqué en 2009 visant à investir pas moins de 5,5 milliards EUR dans la construction de cinq nouveaux hôpitaux, et dans la modernisation de huit hôpitaux existants. D’autres projets d’hôpitaux (construction ou rénovation) sont financés exclusivement par les régions danoises, à hauteur de 1,15 milliards EUR.

    Les nouveaux super-hôpitaux, qui seront construits à Aarhus, Odense, Aalborg, Herning et Hillerød (certains d’entre eux sont déjà en cours), doivent être équipés de matériel informatique et médical ultra-moderne et proposer des traitements hautement spécialisés. Simultanément, de nombreux petits hôpitaux locaux sont actuellement transformés en cliniques d’urgences ou de prévention.

    Ces plans de développement du secteur de la santé en Norvège et au Danemark, qui mettent également l’accent sur la e-santé, sont bien sûr l’occasion de nombreux investissements qui représentent une opportunité à saisir pour les entreprises françaises de ce secteur.

    Placés au cœur de ce marché en expansion, les bureaux Ubifrance d’Oslo et de Copenhague, en partenariat avec le Centre e-santé, organiseront les 1 et 2 octobre 2013 des rencontres avec les acheteurs norvégiens et danois des secteurs de la télémédecine et de l’e-santé, qui permettront aux entreprises françaises de rencontrer les acteurs du secteur.

    Vous trouverez la plaquette et le bon de participation concernant cet évènement. 




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    Voici une excellente initiative qui nous de l’URPS-médecins libéraux de Franche-Comté en partenariat avec l’Association Femme, médecin libéral (FML), qui ont  réalisé une charte du patientinformative (ci-dessous), à apposer dans les salles d’attente.

    Le patient doit « informer le médecin de ses antécédents médicaux », « prévenir le plus tôt possible de l’annulation de son rendez-vous », et « signaler avant la consultation être bénéficiaire de l’aide à la complémentaire santé (ACS) ou du tiers payant obligatoire » (CMU-AME), indique l’affiche.

    En cas de manquement à ces devoirs, prévient la charte, « le médecin se réserve le droit de refuser au patient ses soins comme l’article 47 du code de déontologie l’y autorise ».

    Il était vraiment temps que l’on se préoccupât des devoirs des patients après avoir beaucoup parlé de « droits » …..

    Patients et Professionnels de Santé doivent désormais parler d’une seule voix des droits des patients mais aussi des devoirs qui incombent aux deux parties.

    On trouvera en « liens » la Charte de l’Engagement Déontologique » des deux organisations ci-dessus évoquées et celle de « Déontologie des Managers des Etablissements de Santé » mise au point par le C2DS après très large concertation avec l’ensemble de la profession.e  de « Déontologie des Managers des Etablissements de Santé » mise au point par le C2DS après très large concertation avec l’ensemble de la profession.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

    Ce contenu a été publié dans Tous les articles par Olivier TOMA, et marqué avec charte du patient. Mettez-le en favori avec son permalien.




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    Les applications qui vous permettent de suivre votre santé au quotidien et de la partager avec les professionnels qui vous entourent.



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    TENDANCE – En donnant un rôle au patient, les objets connectés établissent une nouvelle relation avec les spécialistes de la santé.

    «Avec l’e-santé, le patient devient acteur.» C’est ainsi que le docteur Marc Labrunee, responsable du service de rééducation cardiaque du CHU de Toulouse, résume la nouvelle relation entre le médecin et le patient depuis l’arrivée des applications mobiles de santé. En avril dernier, une étude TNS Sofres, menée en partenariat avec Doctissimo pour Lauma communication, confirmait d’ailleurs cette tendance puisque, sur les 28% de Français faisant usage de leur mobile ou de leur tablette pour se connecter à des applications de santé, 58% pensent que cette utilisation rend la relation plus positive et 50% qu’elle la renforce.

    «C’est normal, juge le médecin généraliste Nicolas Lafferre, avec ce genre d’outils, le patient est autonome, il s’implique plus et sait mieux de quoi on parle.» En d’autres termes, pour le patient, le langage médical n’est plus tout à fait du chinois. «Il faut voir cela comme une sorte de partenariat entre le médecin, le patient et les objets de santé connectée, qui font le lien entre les deux», ajoute-t-il.

    Un suivi consolidé

    D’autre part, selon le docteur Marc Labrunee, l’utilisation d’applications a l’avantage de mieux préparer la consultation: «Quand le patient entre au quotidien des informations sur son état de santé dans son application, il est plus facile de comprendre comment évolue sa maladie que lors d’un simple questionnaire de consultation, où il ne se rappelle plus bien, où il n’est plus sûr…» Sans compter que l’e-patient peut envoyer ses informations au médecin hors consultation, pour un suivi consolidé. Une pratique que l’on peut envisager comme une solution partielle au problème des déserts médicaux et rapprocher, par la technologie, le malade de son médecin ou de son hôpital.

    Enfin, dans le foisonnement des applications santé (plus d’un millier), il en est qui mettent vraiment l’accent sur l’harmonie de la relation médecin-patient. Exemple : DocZen. En cas de retard du médecin, les patients sont prévenus par mail ou par SMS, évitant ainsi l’exaspération en salle d’attente. «Vos patients sont sereins, et vous êtes détendu», promet l’application.

    Virginie Tauzin


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    Le Centre d'information sur l'eau, en collaboration avec l'Institut Pasteur de Lille, lance l'application mobile "Mon bilan hydratation", destinée à calculer sa consommation d'eau au quotidien.

    Difficile de connaître sa consommation d'eau exacte au quotidien, et surtout de savoir si elle correspond bien aux besoins de chacun. Pour aider les Français à estimer cet apport hydrique quotidien, le Centre d'information sur l'eau propose l'application pour iPhone, iPod touch et iPad, "Mon bilan hydratation".

     



    Ce programme mobile permet en quelques minutes de savoir si vous buvez assez d'eau en fonction de la température de la commune où vous vous trouvez (un système de géolocalisation est intégré à l'application), des aliments et liquides consommés tout au long de la journée, et des critères propres à chacun comme l'âge, le poids, la taille et le sexe.

    L'application est téléchargeable gratuitement sur l'AppStore.




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    Sairenor met la santé au cœur de ses résidences villages accueillant essentiellement des seniors, tout en étant ouvertes à toutes les générations.


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    Orange Healthcare, entité dédiée à la stratégie santé du groupe France Télécom Orange, concentre son expertise autour de trois domaines d’intervention : les services pour les professionnels de santé, les services de télésanté et les services de...


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    Le Progrès
    Une salle de stimulation sensorielle pour les malades Alzheimer
    Le Progrès
    Photos Cécile Chambon. Une salle de stimulation sensorielle pour les malades Alzheimer. Publiée le 13/08/2013 à 23:51.



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    Savez-vous quand le stéthoscope a été inventé ? En 1816 ! Par le médecin français René Laennec.

    « Je peux vous dire qu’en 2016, les docteurs ne se promèneront plus avec leur stéthoscope. Il y a de bien meilleures technologies qui arrivent. C’est l’un des changements de la médecine. Ce qui a changé notre société, ce sont les appareils sans fil. Le futur : ce sont les instruments médicaux sans fil. » affirme le cardiologue Eric Topol lors de sa conférence.

    Une véritable révolution est en marche en médecine,  objets connectés, téléphones  portables, tablettes  et applications spécifiquement dédiées à la santé débarquent dans les cabinets et les hôpitaux, et constituent un progrès considérable pour tous les malades.




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    Plus de 368.000 dossiers médicaux personnels (DMP) ont été créés selon le pointage publié par l’agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé) et la majorité d'entre eux est restée vide.




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    Le LAAS travaille sur ce sujet en relation étroite avec le Gérontopôle du CHU de Toulouse qui a mis au point une plateforme de fragilité. Le médecin traitant adresse vers ce service des patients présentant des signes d'affaiblissement avérés ou latents. Plusieurs indices révèlent l'amoindrissement de l'état physique comme la perte de poids, la vitesse de marche, la force de préhension, la baisse d'activité physique, la fatigue "la fragilité étant un phénomène réversible, il est important d'agir en amont pour prévenir la dépendance" estime Eric Campo en évoquant le projet de semelle intelligente.




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    C’est une pétition en forme de cri d’alarme que lance le professeur André Grimaldi, diabétologue et farouche défenseur des hôpitaux publics. Signé...



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    Publié le 27/08/2013 à 06h00
    Par Sophie Noachovitch

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    Un espace de jeux dédié aux enfants malvoyantsInauguration d’hier d’une ludothèque spécialisée s’adressant aux enfants déficients visuels au sein du centre de soins et d’éducation Alfred-Peyrelongue.Petits et grands enfants, pensionnaires du centre Alfred-Peyrelongue, ont découvert, hier, la nouvelle ludothèque spécialisée. (Photo Fabien Cottereau)Partager







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    Du bleu roi, de l’orange vif ou encore du vert pomme. Les couleurs, criardes, ressemblent à ce que l’on trouve dans n’importe quelle ludothèque de France. Mais celles-ci ont été étudiées pour être distinguées par les enfants déficients visuels.

    Inaugurée hier, au sein du centre de soins et d’éducation spécialisée (CSES) Alfred-Peyrelongue d’Ambarès-et-Lagrave, « cette ludothèque est dédiée aux jeux et jouets adaptés aux enfants malvoyants », précisait dans son discours de présentation Chantal Arnaud-Escalup, directrice du CSES. « Ce projet est né de la demande des enfants mais aussi des parents : pouvoir jouer comme les autres, même si l’on voit mal. »

    David Bourgeois, chef de service au CSES et chef de projet pour la ludothèque, s’est entouré de directeurs d’établissements classiques, de parents d’enfants déficients visuels afin de créer un endroit idéal tourné vers le jeu et la découverte. « Le jeu était partout et nulle part, a-t-il souligné, hier. Les parents nous avaient exprimé la difficulté de trouver des jeux adaptés à la faible vision des enfants. La ludothèque est tournée vers ces enfants, avec des jouets en relief, des jeux de sociétés en grande dimension, et aussi des couleurs spécifiques pour qu’ils s’y retrouvent. »

    Comme partout dans le centre, le sol est plus foncé que les murs, eux-mêmes moins clairs que le plafond. « Les couleurs des tapis délimitent les espaces : jeux symboliques, petite enfance, jeu de construction, jeux de règles. »

    Parents et enfants ont découvert ce tout nouvel univers, hier matin, avec admiration. Pour le petit Christ, 8 ans, et sa maman, Charly, il s’agit d’« une idée géniale ». « Ça nous permet d’être rassurés en tant que parents, insiste cette mère bordelaise. Il est vraiment difficile de trouver dans le commerce des jeux pour les enfants malvoyants. Ici, tout est adapté, avec des puzzles en relief, et des textures différentes. »

    Christ tourne dans la salle, pose ses mains sur les différents jouets pour les découvrir. « Je ne sais pas encore tout ce qu’il y a mais je suis sûr de revenir », insiste le petit visiteur, en demi-pension au CSES.

    Faire comme tout le monde

    Blanche, 15 ans, a été immédiatement attirée par les jeux de société. « Mes parents fabriquaient des jeux de cartes spécialement pour moi, se rappelle la jeune fille. Je ne pouvais pas jouer avec les jeux classiques, ils sont trop petits et les couleurs sont toutes les mêmes. » Pour sa mère, Carole, c’est vraiment une bonne chose. « Rien n’est adapté pour ces enfants en dehors du centre. Quand il fait sombre, Blanche ne voit plus les contrastes, alors elle ne peut plus jouer. Même à un jeu comme le Uno, où les cartes sont colorées. Avec des jeux comme ceux proposés ici, tel l’échiquier avec des trous pour différencier les blancs des noirs, elle va pouvoir se divertir comme les autres jeunes de son âge. »

    L’idée de « faire comme tout le monde » a bel et bien primé dans la réalisation de cette ludothèque. « La question de l’insertion sociale est au cœur du projet, insiste David Bourgeois. Les enfants déficients visuels doivent pouvoir jouer avec d’autres enfants de leur âge. Dans ce but, nous allons inciter les ludothèques classiques à se munir de jeux adaptés, pour que les petits puissent y aller dans leur commune, et pas seulement ici, au centre. »

    Ambarès-et-Lagrave


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    Jean-Michel Alpin,18 août 2013

    Il est difficile de pouvoir faire un diagnostic clair de certaines blessures directement sur les lieux d’un accident… Pour remédier à cela, des chercheurs ont mis au point un prototype de robot d’imagerie médicale contrôlable à distance via un smartphone.

    Le prototype de ce robot a été conçu au sein de l’université de Waseda, par le docteur Hiroyasu Iwata et son équipe. Encore en phase de tests, l’équipement a pour but d’être facilement transportable par les pompiers ou les ambulanciers afin de pouvoir effectuer un diagnostic précis des blessures et potentielles hémorragies internes d’une personne directement sur les lieux de l’accident. Ce qui représenterait un gain de temps considérable.

    Ce robot pourra être piloté depuis une application qui pourra être vendue sur les différents « store » en ligne, notamment celui de l’iPhone. Hiroyasu Iwata s’explique : « Si une personne reçoit un impact lors d’un accident, il est possible qu’elle souffre d’une hémorragie interne. Aux urgences, il existe une méthode de diagnostic surnommée FAST, basée sur l’imagerie par ultrasons et qui permet de détecter les saignements internes. Mais cette méthode n’est applicable que lorsque le blessé arrive à l’hôpital. L’idée de ce projet est de placer ce robot sur le corps du patient pendant son transfert à l’hôpital. Le médecin peut alors contrôler le robot à distance et détecter une éventuelle hémorragie. »

    A la clé, une prise en charge médicale réalisée plus rapidement, directement dans l’ambulance quand cela pourra être possible. L’appareil pèse pour l’instant 2,2 kilogrammes mais pourrait bien peser encore moins lourd dans son aspect fini. Ce robot d’imagerie médicale s’attache autour du torse de la victime et peut ensuite détecter n’importe quelle anomalie dans la région du corps sur laquelle il est posé. Les images sont ensuite retransmises directement sur l’écran du smartphone. La seule contrainte : avoir une connexion Wi-Fi, 3G ou 4G pour pouvoir faire fonctionner le robot via l’application.

    Les premiers tests avant une homologation et le dépôt d’un éventuel brevet consisteront à faire des échographies pour les femmes enceintes. Le docteur Iwata et son équipe espère pouvoir commercialiser cet appareil dès 2016. Ce robot portable pourrait constituer une vraie révolution dans la médecine d’urgence : les interventions pourront se faire plus rapidement, peut-être même directement sur les lieux de l’accident. Certains traitements préventifs pourraient même être administrés directement dans l’ambulance.

    On en vient à regretter que cet appareil ne soit pas disponible dès maintenant… Mais peut-être qu’en attendant encore un peu, les composants pourront être encore plus petits et faciliter encore plus le transport de ce robot. Pensez-vous que la miniaturisation des composants médicaux soit LA révolution qu’attend la médecine ?




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    A l'occasion de la rentrée, Alp ICT le Cluster High Tech des entreprises et instituts romands vous invite à  découvrir son nouveau rapport Veille ICT



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