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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    E-santé : un enjeu majeur pour l'industrie



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    Le Centre e-santé a lancé aujourd’hui 13 novembre à Toulouse le projet READi for Health. L’objectif de cette initiative financée par la Commission européenne à hauteur de 2,7 M€ : promouvoir et encourager la structuration de la filière e-santé dans quatre régions partenaires, dont Midi-Pyrénées.

    Le projet READi for Health, lancé officiellement aujourd’hui par le Centre e-santé à l’Hôtel Dieu, à Toulouse, est le symbole d’une victoire. Celle de la région Midi-Pyrénées, qui a été sélectionnée en septembre dernier par la Commission européenne pour porter ce projet d’animation et de promotion des compétences e-santé régionales à l’échelle européenne. "J’y vois l’opportunité de capitaliser sur une dynamique forte, dans le but de faire émerger sur le marché des solutions concrètes adaptées aux besoins réellement exprimés par les utilisateurs", confie Jacques Léglise, président du Centre e-santé et directeur général du CHU de Toulouse.

    L’ambition est naturellement partagée par Valérie Sauterey, directrice du Centre e-santé. "Nous souhaitons accompagner des projets concrets, pas de beaux projets qui ne mèneraient finalement à rien." Un message directement adressé aux grands industriels du secteur, invités à ne plus simplement chercher à "pousser" leurs technologies, mais à écouter en amont les besoins exprimés par les utilisateurs, que ce soit les patients ou les professionnels de santé.

    Trois grandes priorités
    Pour répondre à cette problématique, le Centre e-santé s’est fixé trois grandes priorités. "Le premier enjeu est technologique, dévoile Valérie Sauterey. En la matière, il est absolument nécessaire de se baser sur une compréhension fine des attentes des utilisateurs." La deuxième urgence concerne le modèle économique de la e-santé, qui reste encore à ce jour trop balbutiant. "C’est l’un des verrous majeurs au développement de ce marché, confirme Valérie Sauterey. Si nous souhaitons passer d’une logique d’expérimentation à une véritable logique de déploiement, nous devons le lever." Le Centre e-santé souhaite ainsi signer au moins un "Pre-commercial procurement" (achat public avant commercialisation) dans la région avant la fin du projet READi for Health, dans trois ans. Enfin, la dernière priorité concerne l’internationalisation du secteur. "Nous devons envisager dès la conception des solutions leur adaptabilité aux marchés européens, voire mondiaux", estime Valérie Sauterey.

    Un terreau fertile
    Autant d’actions qui pourraient permettre à Midi-Pyrénées de devenir une région leader de la e-santé en Europe. "Notre territoire dispose de tous les atouts nécessaires, assure la directrice du Centre e-santé. C’est un terreau particulièrement fertile qui a déjà vu émerger de nombreuses initiatives en la matière. Nous devons en amplifier la portée afin d’offrir une échelle plus large aux projets qui émergent et de permettre un accès au marché facilité pour les solutions technologiques de e-santé." Jacques Léglise approuve. "Nous sommes en train de changer d’époque, estime-t-il. Nous passons du temps des pionniers à celui des applications industrielles. À nous d’accompagner ce changement."

    Alexandre Léoty




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    L’EPAHD de Bellissen à Foix innove en testant un bracelet et un patch qui permettent de géolocaliser les personnes âgées et donner l’alerte en cas de chute. Nom de code : SACHA.

     

    Axible Technologies, en partenariat avec Sigfox, le Centre Hospitalier du Val de l'Ariège et le LAAS s'est engagé dans le projet SACHA. Les premiers prototypes ont été présentés cette semaine.

    Il s'agit d'un dispositif médical de télésurveillance, sous forme d'une montre ou d'un patch équipé d'une puce, destiné à surveiller les personnes isolées ou atteintes de la maladie d'Alzheimer.




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    la médecine est un art que les technologies ont vocation à servirinShare

    Pascal Terrasse revient sur l’usage du numérique en matière de santé, qui, déjà largement intégré au quotidien des patients et à la pratique des soins – télédiagnostic, télémédecine, imagerie médicale, formation et information médicale –, peut aussi contribuer utilement, d’après lui, à l’optimisation pratique du parcours de soins.

    D’après vous, quels principes doivent guider l’usage du numérique en matière de santé ?

    S’il existe aujourd’hui un consensus à propos des différents projets de réforme et de modernisation de notre système de santé, c’est bien autour d’une utilisation accrue des technologies numériques, reconnues comme facteur d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins, mais encore comme élément de réponse aux nouveaux défis : démographie médicale, vieillissement de la population et dépendance, réforme de l’hôpital, accès aux soins, financement de l’assurance-maladie, médecine génomique et personnalisée, etc. Il n’est pas un de ces enjeux de santé publique qui ne trouve au moins un élément de réponse dans le développement de solutions numériques.

    En quoi le numérique peut-il y participer ?

    Je défends l’amélioration, à l’aide du numérique, d’un parcours de soins réellement intelligent avec mutualisation des données médicales. Mais force est de constater, en matière d’e-santé et en dépit d’un bel enthousiasme, notamment auprès de la classe politique, que sa mise en oeuvre est pour le moins complexe. Comme si une mauvaise fée se penchait systématiquement sur le berceau des initiatives publiques ou privées : que ce soit les difficultés liées à la mise en place du dossier médical personnel (DMP), pourtant présenté en 2004 comme une priorité absolue, ou à la mise en oeuvre des projets de systèmes d’information hospitaliers, aux lourdes implications financières, tant pour les hôpitaux que pour les prestataires. Inutile de chercher un coupable !

    Restons simplement sur ce constat et tentons une nouvelle approche en partant de deux postulats qui ont jusqu’à présent fait défaut :

    d’abord, l’informatique ne règle aucun problème d’organisation. Le croire conduit à désorganiser encore davantage ce qui, certes, l’était auparavant mais fonctionnait quand même. Le DMP et, plus généralement, les systèmes d’information de santé ne seront jamais un remède miracle capable d’imposer une organisation.Le deuxième postulat est qu’un médecin n’est pas un ingénieur, que la médecine est un art que les technologies ont vocation à servir. Il faut donc bien dissocier les notions de processus et de protocole et s’appliquer à toujours mettre le premier au service du second.

    C’est sur la base de ces deux principes qu’industriels, opérateurs et éditeurs de logiciels doivent imaginer une solution basée sur une plateforme spécialisée supportant l’ensemble des services et applications métiers attendus des professionnels de santé : un “cloud computing santé”. Cette plateforme aurait vocation à offrir un accès simplifié et économique à des ressources logicielles et à des applications dédiées à la télémédecine, au suivi des patients, à la prise en charge de situations d’urgence jusqu’au suivi médicosocial et à la gestion.

    Parmi les points de vigilance, les questions d’éthique et de déontologie ne sont pas des moindres. L’objectif est de mettre le web au service de la relation médecins/patients, de contribuer à la production de l’information de santé, de faire un usage responsable des médias sociaux numériques, de définir le cadre d’exercice du téléconseil, etc.

    Le numérique ne doit-il pas aussi devenir une priorité comme outil d’optimisation des dépenses ?

    Si la santé n’a pas de prix, elle a un coût ! D’ailleurs, parmi les grands investissements d’avenir annoncés en mai 2013 par le président de la République, deux des quatre priorités concernent la santé et le numérique.
    L’accès aux données de santé, notamment, par l’ouverture des data centers aux organismes de sécurité sociale et aux complémentaires santé, favorisera une politique active en matière de prévention, qui, par voie de conséquence, permettra de mieux maîtriser nos dépenses de santé.

    Pascal Terrasse




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    L’e-santé : cap vers l’avenir avec les objets connectés !

    Cette année 2013 a marqué LA tendance en matière d’e-santé. A l’heure où les nouvelles technologies révolutionnent notre quotidien, le marché de l’e-santé devient une véritable aubaine pour les français. Le suivi de notre santé en ligne tend à se dessiner.

    Selon une étude réalisée par la société de sondages d’opinion BVA pour le Syntec Numérique, plus de trois quarts des français sont prêts à échanger en ligne avec des médecins et praticiens, dont 83% le sont pour le suivi d’une maladie chronique.
    Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette appétence de nos concitoyens n’est pas une question d’âge. Les plus de 65 ans sont même plus nombreux que les 25-34 ans à être favorable à ces échanges numériques !

    Par ailleurs, les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) font de la santé un secteur novateur grâce des technologies de plus en plus pointues et sophistiquées. Focus sur les objets connectés, et notamment ceux dédiés au domaine de la santé et du bien-être.

    L’objet connecté : un enjeu majeur pour le futur

    Un objet connecté est un matériel électronique qui peut envoyer et recevoir des informations par le biais d’une liaison sans fil, Bluetooth ou Wifi. Cette liaison permet à ces appareils de communiquer avec un ordinateur, un smartphone ou une tablette.

    Aujourd’hui, la naissance d’objets connectés se développe de plus en plus. Le champ des possibles s’ouvre alors à un nouveau monde. Voici quelques exemples illustrant cet internet des objets :

    L’un des premiers à avoir vu le jour sont les lunettes Google Glass. Ces lunettes interactives, compatibles avec nos lunettes de vue, permettent de rester connectés en permanence et en toute circonstance. Attention cependant à éviter de conduire avec ces dernières sous peine d’amende !Des miroirs interactifs qui vous permettent de consulter la météo tout en vous admirant, de profiter de contenus multimédias ou bien encore d’essayer des vêtements pendant votre shopping.Des appareils électroménagers qui misent sur la connectivité : lave-linge, machine à laver, sèche-linge, réfrigérateur qui commande vos courses et vous propose des recettes de cuisine, etc.Des serrures connectées qui remplacent les serrures traditionnelles. L’utilisateur pourra verrouiller ou déverrouiller sa porte d’entrée grâce à son smartphone via une application ou depuis le web.

    La montre connectée qui affiche, certes la date et l’heure, mais aussi vos messages, vos mails et coordonnées précises de la personne qui vous appelle.Et la santé dans tout ça ?

    C’est inéluctable, l’e-santé permettra d’apporter une réelle valeur ajoutée pour les patients : suivi en temps réel de la santé du malade, évolution des usages et des modes de vies, création d’une relation de confiance entre les professionnels de santé et les patients, etc.
    C’est ce que l’on appelle le Quantified Self (collecte et échange de ses données biométriques via des capteurs connectés).

    Ces objets high tech conquièrent également le corps humain et apportent un nouveau souffle au secteur de la santé. Mesurer ses données personnelles, les analyser et les partager, tout cela sera ancré dans notre vie quotidienne. Les personnes souffrantes, ou même les personnes qui souhaitent simplement surveiller leur santé, pourront par exemple indiquer leur température corporelle, leur qualité de sommeil, leur glycémie, leur tension artérielle, etc.

    En terme d’objets connectés ‘’santé 3.0’’, vous avez par exemple la balance connectée qui permet, non pas uniquement de mesurer votre poids, mais de mesurer votre rythme cardiaque, votre pression artérielle, votre masse musculaire et la masse graisseuse de toute la famille !

     Modèle de balance connectée proposé par Withings

    A titre d’exemples, il existe également :

    Des alcootests et éthylotests connectés : l’alcool au volant est l’une des principales causes de mortalité sur les routes. A la différence d’un alcootest classique, ces derniers vous permettent d’être relié à votre smartphone. Vous soufflez sur le capteur et l’écran vous dit tout.Des tensiomètres portables : destiné principalement aux personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, le tensiomètre calcule le rythme cardiaque et la pression artérielle des patients, tout en restant connecté avec son médecin ou ses proches.Des fourchettes connectées qui vous dit comment manger et vous aide à maigrir. L’objectif est de manger plus lentement pour favoriser la digestion et ainsi améliorer votre santé.

     Fourchette connectée HapiFork

    Des bracelets qui mesurent votre activité quotidienne et vous amène à rester actif (marche, calorie, sport, etc). Hypoallergénique, il prend en compte le nombre de vos pas, votre temps de sommeil et vos calories avalées.Des podomètres ‘’coach sportif’’ : cet appareil enregistre vos pas, la distance parcourue et vos calories dépensées. Jusque-là rien de nouveau… à la différence de leur synchronisation via votre smartphone dans l’objectif de partager vos données. En fonction des résultats de ses amis, l’utilisateur va – inconsciemment ou non – se fixer de nouveaux objectifs à atteindre.

    Podomètres intelligents par Fitbit

    La boîte de médicaments connectée : un dispositif intelligent qui propose des capteurs placés sur votre boîte de médicament permettant de suivre votre prise de médicament ! Si le patient oublie de prendre un ou plusieurs médicaments, l’appareil le détectera et diffusera des signaux lumineux et sonores pour alerter l’utilisateur. Si l’oubli persiste, un SMS lui sera envoyé, ainsi qu’à ses proches.

     

    Quantified Self, dimension sociale, objets connectés… L’ère de la Santé 3.0 promet, grâce à cette collecte de masse, une médecine plus efficace et personnalisée. La technologie se met au service de la médecine et représente ainsi une avancée considérable et des perspectives prometteuses.

     

    De l’e-santé à la m-santé

    Ces objets connectés ont tous un point commun : la m-santé.
    La m-santé, c’est tout simplement l’e-santé sur votre mobile.
    Chacune des innovations présentées ci-dessus sont reliées à votre smartphone grâce au téléchargement préalable d’une application qui permet d’utiliser et d’exploiter chacune des données recensées.

    Avec la déflagration des smartphones, la m-santé (santé sur mobile) couplée à l’utilisation d’objets connectés a de très beaux jours devant elle. A l’ère du SO LO MO (Social Local Mobile), la médecine, collaborative et connectée devient 3.0.

    « Plus de 10 000 applications de santé ont déjà fait leur apparition en France »

    D’ailleurs, une étude de PriceWaterhouseCooper affirme que le recours à son smartphone pour suivre sa santé pourrait permettre d’économiser 11,5 milliards d’euros de dépense de santé en France d’ici 2017, ce qui nous amène à un véritable tremplin.
    L’e-santé est donc synonyme de m-santé.

    Et vous, que pensez-vous des objets connectés ? Seriez-vous prêt à en utiliser, notamment pour votre santé et votre bien-être ?

     

     




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    La ministre des affaires sociales et de la santé est revenue sur le lancement d'une expérimentation du financement d'actes de télémédecine, en ouverture du congrès européen de l'Antel (Association nationale de télémédecine), vendredi à Paris.Cet essai, discuté dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, porte sur le déploiement de la télémédecine pour les prises en charge en ville ou en structures médico-sociales, et notamment en Ehpad. Plusieurs régions testeront les nouveaux dispositifs, sur une durée de quatre ans (voir dépêche du 28 octobre 2013).




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    En septembre dernier, le secteur des textiles intelligents a été reconnu en tant que levier d’innovation favorable à la reprise industrielle. François Hollande et le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, ont intégré ce secteur parmi l’un des 34 domaines du « Programme d’Investissements d’Avenir ».

    Les champs d’application du vêtement connecté sont multiples: du secteur sportif à la santé en passant par l’automobile,  ils sont susceptibles d’utiliser ces nouveaux textiles pour monitorer ou mesurer des données physiologiques ou liées au mouvement du corps.

    En France, la société lyonnaise Cityzen Sciences dirigée par Jean-Luc Errant, s’est spécialisée dans ce secteur depuis 2008. A travers son projet Smart Sensing, elle développe une fibre textile instrumentée permettant d’assurer le monitoring de l’individu. Au sein du consortium dirigé par Cityzen Sciences on retrouve Eolane, Payen, Télécom Bretagne et le groupe Cyclelab, et des experts industriels dans le domaine de l’électronique, du textile, des académiciens et des spécialistes de la distribution dans le monde du cyclisme et du running. Ils développent ensemble des briques technologiques et un process d’industrialisation de leur solution.

    Quels domaines d’application ?

    S’il existe déjà des couches pour bébés qui envoient des tweets lorsqu’elles doivent être changées, ou des manteaux qui gonflent au fur et à mesure du nombre de « Like » comptabilisés sur Facebook, les secteurs pour lesquels ces technologies seront probablement développés en priorité sont ceux de la santé et du sport.
    Le programme Smart Sensing a déjà noué des partenariats avec des clubs sportifs tels que l’AS Saint-Etienne, le Stade Toulousain ou le club de basket L’Asvel. Les sportifs sont équipés de maillots connectés équipés de capteurs qui permettent de mesurer pléthores de données comme leur pouls ou les distances parcourues.

    Que faire des données recueillies ?

    Bien évidement, des millions de nouvelles données concernant les individus seront exploitables, et constitueront de nouveaux enjeux de « Big Data ». D’après Mathias Herberts, CTO et co-fondateur de Cityzen Data, « La multiplication des capteurs tant dans l’environnement que sur les individus signifie qu’une masse conséquente de données est produite. La création de valeur liée à l’exploitation de ces données nécessite de les historiser sur des périodes couvrant la saisonnalité des événements mesurés (par exemple une ré-éducation complète, ou une année dans le cas du transport, etc) et à une granularité la plus fine possible (un rythme cardiaque lissé sur 15 minutes est difficile à valoriser). Cette volumétrie fait naître plusieurs défis, d’une part il faut être capable d’ingérer toutes ces données (une mesure prise toutes les minutes représente plus de 500k mesures par an, une par seconde plus de 30 millions), mais il faut également être en mesure d’y accéder et de les manipuler dans de bonnes conditions pour pouvoir créer de la valeur. Le savoir-faire nécessaire à cette gestion de données est très différent du savoir-faire nécessaire à la création de valeur métier, les fournisseurs de services dans différents verticaux se trouvent donc contraints d’affecter des ressources sur des thématiques certes indispensables à la mise en œuvre de leurs services, mais complètement orthogonales. »

    Quelle taille pour ce marché ?

    Les vêtements connectés représentent un marché naissant qui doit encore s’émanciper. Selon Gérard Sylvain Innotex à Roubaix, qui accompagne des projets innovants dans le design textile affirme que « s’il y a peu de projets en France, c’est que les coûts sont lourds à supporter. Ils nécessitent beaucoup de recherche et développement. Mais la technologie existe et le marché reste porteur, il devrait largement se développer à moyen terme. »

    En effet, la taille du marché du textile technique est estimée à 5,5 milliards d’euros en 2013.

    Crédit photo : Roosegaarde Waddinxveen




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    L'hôpital ne doit pas rater son entrée dans l'ère numérique

    Le Monde.fr | 11.11.2013 à 10h55 | Par Jean-Pierre Thierry (membre du comité de gouvernance de la Healthcare Information and Management Systems Society Europe )

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    Selon le rapport " Innovation 2030 " de la commission présidée par Anne Lauvergeon, la médecine personnalisée a été identifiée comme un des sept leviers de croissance. " La manière de se soigner en 2025 sera très différente de ce que nous connaissons. Ainsi, il est d'ores et déjà acquis que la médecine saura personnaliser son diagnostic en fonction des caractéristiques propres de chaque individu et notamment de son génome. Elle pourra adapter les modalités d'interventions médicamenteuses ou chirurgicales aux spécificités de chaque patient, diminuant ainsi le coût des soins à l'échelle d'une société. "

    Son projet est complémentaire de celui d'Arnaud Montebourg.

    La médecine personnalisée dont il est question ici, est en réalité une " médecine de précision " qui va nécessiter l'exploitation de données structurées d'un volume sans précédent dans l'histoire médicale.

    L'infrastructure du " Big Data " est désormais indispensable pour réaliser les profilages génétiques et faire évoluer les registres traditionnels afin de rechercher systématiquement des corrélations entre le patrimoine génétique (le génotype) et l'expression de certaines maladies à commencer par le cancer (le phénotype).

    L'EXCELLENCE FRANÇAISE

    Les chercheurs ont besoin de données épidémiologiques, cliniques et de celles issues de la recherche, et ce pour une population beaucoup plus importante que dans le cadre " traditionnel " des essais cliniques pré-génomiques.

    Après l'effondrement du coût du séquençage, l'enjeu majeur est désormais dans la capacité à collecter et exploiter les données. Anne Lauvergeon mentionne à juste titre l'excellence de l'école française de mathématique, citons également le très haut niveau de la médecine clinique, une recherche médicale de pointe et l'existence d'une organisation nationale soutenue par les plans cancer successifs.

    Mais cette nouvelle approche, au croisement de l'informatique et de la médecine, implique désormais de faire rapidement porter les efforts sur l'infrastructure et les ressources informatiques.

    Les Systèmes d'information de santé actuels ne sont pas conçus pour gérer seuls ce type de données et il est indispensable de procéder à leur adaptation et de garantir une meilleure interopérabilité afin d'organiser le stockage et l'exploitation des données à grande échelle.

    NOUVEAUX CURSUS DE FORMATION

    Cette (r)évolution intervient alors la plupart des pays sont encore dans la phase d'informatisation des dossiers médicaux, diffusés à des degrés variables dans le monde.

    Aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Australie ou encore en Hollande, pour ne citer que ces pays pour qui les données sont récemment devenues accessibles, de grands programmes nationaux ont été accompagnés de nouveaux cursus de formation pour viser la disponibilité d'un personnel multidisciplinaire dédié à l'informatique de santé.

    L'adaptation des ressources humaines est considérée comme indispensable à la réussite des grands projets, elle peut également servir de révélateur pour évaluer le niveau réel d'engagement d'un pays. Dans les pays ayant récemment accéléré leur transition vers le numérique de santé, pour l'hôpital, le ratio de personnel informatique est de 2 %, soit un spécialiste de l'IT pour 50 hospitaliers.

    En France, le ratio se situe actuellement à 0,4% et la France figure parmi un groupe de pays "retardataires" se situant dans une fourchette de 0,4% à 0,8 %. Exprimé en chiffre brut, ces écarts se traduisent en dizaines de milliers d'emploi, par exemple 25000 en Angleterre contre 5000 en France.

    25e PLACE SUR 30 PAYS DU CONTINENT EUROPÉEN

    D'autres indicateurs, tel que le taux des hôpitaux raccordés aux réseaux haut débit (>100Mbps) tendent également à démontrer que notre pays est en train de prendre du retard. Sur ce dernier critère, selon la Commission Européenne et l'OCDE, la France a été classé à la 25e place sur 30 pays du continent européen.

    Sans engagement véritable, le système de santé français est confronté au risque d'une fracture numérique en eSanté. Il s'agissait déjà de compter sur l'informatique de santé pour ses effets bien documentés en matière de qualité et de sécurité, notamment parce qu'elle est indispensable pour une meilleure coordination des soins.

    Il s'agit désormais de créer un environnement adapté au nouveau paradigme introduit par la génomique. Cette problématique est encore trop mal cernée en France et un sursaut semble indispensable afin de garantir le maintien de la qualité du système de santé français tout en cherchant à maitriser les dépenses de santé, promouvoir la recherche, et miser sur l'innovation et la compétitivité.

    Jean-Pierre Thierry (membre du comité de gouvernance de la Healthcare Information and Management Systems Society Europe )




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    Le professeur Jean Cassagnes, cardiologue, a mis en place Cardiauvergne, un service de télémédecine pour les patients porteurs d’insuffisance cardiaque.

    Quelle est votre activité ?

    Jean Cassagnes : Je suis toujours professeur des universités. Je suis cardiologue, depuis les années 1970, et j’ai donc fait une carrière hospitalo-universitaire, chef du service cardiologie dans les années 1985, et pour terminer chef du pôle de cardiologie jusqu’en 2011.

    Qu’est-ce que Cardiauvergne ?

    J’ai créé un service de télémédecine pour les patients qui sont porteurs d’insuffisance cardiaque. Cette pathologie est un grand problème de santé publique. Il faut savoir que c’est la première cause d’hospitalisation en France, toutes maladies confondues : 2% de la population française est insuffisante cardiaque, et aujourd’hui, ce sont 200 000 séjours hospitaliers tous les ans pour ces patients-là. En Auvergne, 25 000 patients sont en insuffisance cardiaque, dont 2 000 très graves, et 5 500 à 6 000 séjours hospitaliers sont effectués annuellement dans la région.

    Quels sont les objectifs de Cardiauvergne ?

    Cette structure a comme objectif de surveiller de très près les patients les plus graves. Pour cela, nous leur confions un seul capteur, qui est un capteur de leur poids puisque c’est un marqueur très puissant de la rétention d’eau et de sel, qui est la première manifestation de l’insuffisance cardiaque. Une pesée quotidienne peut nous alerter sur cette rétention hydro-sodée. Aujourd’hui nous surveillons quotidiennement un peu plus de 500 patients de cette manière. Mais la seule surveillance du poids est totalement insuffisante. La médecine serait un peu facile si elle se résumait à une pesée ! Le reste de la surveillance se fait à travers un dossier médical informatisé et partagé, qui est renseigné en 3 parties.

    Il y a tout d’abord la partie clinique, par les infirmières libérales que nous équipons d’un smartphone, sur lequel il y a un petit logiciel permettant d’envoyer directement dans le dossier des renseignements sur l’état fonctionnel du patient. Est-il plus essoufflé, plus fatigué ? L’infirmière va mesurer la fréquence cardiaque et la tension artérielle et nous les télétransmettre. Nous téléchargeons automatiquement des résultats de laboratoire, et le pharmacien d’officine va nous renseigner à chaque délivrance d’ordonnance du médecin généraliste. Munis de tous ces renseignements, nous avons développé avec notre partenaire industriel sur Clermont-Ferrand, Almerys (filiale d’Orange), un système expert qui va générer des alertes et des alarmes, si c’est plus grave, que nous traitons tout au long de la journée pour essayer de régler les problèmes de façon très précoce. Une intervention thérapeutique très rapide peut en effet permettre d’éviter une ré-hospitalisation.

    Cardiauvergne est donc un projet novateur…

    Le projet est assez novateur dans le sens où nous sommes les seuls, actuellement en France, à faire ce genre de travail sur cette pathologie-là. Il m’a fallu plus d’une année de préparation pour mettre au point tout cela : non seulement le travail avec les informaticiens, bien sûr, mais aussi la recherche de crédits. De façon synthétique, le budget de fonctionnement nous est alloué par l’Agence régionale de santé : ce sont des fonds qui viennent de l’Assurance Maladie. Et pour les équipements, nous avons eu le soutien financier de la Région, tout d’abord, pour l’acquisition des premières balances et télétransmetteurs. Nous avons eu aussi le soutien de l’Etat, et désormais de l’Europe, pour tous ces matériels. Pour les smartphones, ce sont les Conseils généraux des 4 départements qui nous ont subventionnés. Nous pourrons, je pense, à partir de l’automne prochain, nous dispenser de l’achat de ces smartphones, puisque l’application qui nous est utile pourra être téléchargée sur les smartphones des infirmières et des infirmiers.

    Y a-t-il un lien entre médecine et aménagement du territoire ?

    Oui, le lien est très fort. Il faut prendre conscience que les métiers de santé, comme d’autres, sont en train d’évoluer, et il faut absolument accompagner cette évolution. Les médecins sont moins nombreux, et les pratiques doivent absolument s’adapter : la télémédecine est une manière de faire une médecine plus efficace à un moindre coût. Toutes les collectivités en sont conscientes et nous aident à mettre en place ces nouvelles pratiques. Sans entrer dans le détail, il y a des spécialités qui se prêtent mieux que d’autre, sans doute, à ce type de prise en charge. Dans des spécialités comme l’imagerie médicale, l’ophtalmologie ou la dermatologie, par exemple, des possibilités de télétransmission d’images permettent de pratiquer, encore une fois, une médecine plus efficace et à moindre coût.

    Site Internet : www.cardiauvergne.com



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    Télémédecine et innovation : miser sur les régions

    MARDI 19 NOVEMBRE 2013 Soyez le premier à réagir

    Le workshop ENRICH (European Network of Regions Improving Citizens' Health) est traditionnellement associé au congrès annuel de l’ANTEL, dont la 6e édition a eu lieu les 15 et 16 novembre à Paris (1). La présidente du réseau, Solange Ménival, a donc invité trois régions – Toscane, Andalousie et Pays Basque espagnol – à faire état de leurs initiatives pour le développement de la télémédecine dans le contexte des parcours de soins.

     

     

    Pour la vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine, ces retours d’expérience sont l’occasion de souligner que l’approche bottom up, d’un travail avec les citoyens et les professionnels pour concevoir les outils dont ils auront l’usage, constitue un postulat pour la réussite des nouvelles organisations. Elle se félicite que les ARS, en France, montent en puissance, avec des objectifs de santé publique de plus en plus clairs (« une feuille de route partagée autour de la stratégie nationale de santé ») et insiste sur le rôle dévolu au conseil régional. Chef de file du développement économique, il est capable d’impulser innovation et déploiement numérique au service de la santé. Une alliance porteuse de croissance dans la mesure où elle se traduirait par une dynamique de filières industrielles, à l’instar de la Silver Economy. « L’innovation trouve son laboratoire et sa gestation en région. C’est en région que naissent les clusters et pôles de compétitivité, que l’on peut faire émerger des organisations de proximité, la recherche sur les maladies chroniques, les outils de l’évaluation. Les ARS sont au cœur des innovations organisationnelles. En s’alliant aux conseils régionaux, elles peuvent tester les meilleurs process et produits industriels », écrivait d’ailleurs l’élue régionale début novembre sur son blog.


    Elle s’irrite cependant au regard des freins qui subsistent : « Attendrons-nous d’avoir 65 millions de consentements éclairés – sous-entendu à la pratique de la télémédecine et aux dossiers partagés – pour nous mettre en route ? ». Ou encore : « Quand je rencontre les industriels en Aquitaine (NDLR : des TIC en santé), ils me disent qu’ils sont prêts… et qu’ils se développent à l’étranger ! ».


    On peut effectivement être socialiste… et ronger son frein !

     

    (1)    Association Nationale de Télémédecine, http://www.congres-antel.com/index.asp

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    - See more at: http://www.dsih.fr/article/797/telemedecine-et-innovation-miser-sur-les-regions.html#sthash.ZANR0yKH.dpuf




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    Unge chat propose un réseau social sécurisé aux patients afin que ceux-ci puissent discuter de leurs symptômes et s'entraider, tout en restant anonymes.

    Si la communication est importante dans la relation au patient, les médecins et infirmiers se retrouvent souvent devoir délaisser la communication au profit de l'action. Unge Chat, dispositif de réseau social de messagerie instantanée pour les patients présent ence moment même à Londres à ‘occasion de l’événement Health 2.0, se détache des nombreux systèmes existants (tel que le français Hôpital Affinité) sur un point particulier : la sécurité. En effet, l’entreprise danoise propose une alternative aux aller-retours incessants des médecins et permettant un échange libre entre patients se faisant uniquement de manière anonyme et ce, pour éviter de divulguer des informations médicales personnelles.




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    Ce qui s’expérimente ici, en Ariège, sous la conduite du Dr Lawrence Bories, responsable du département de gérontologie au CHIVA, va peut-être révolutionner le quotidien des personnes âgées, qu’elle soient en institution ou chez elles, atteintes de troubles de la cognition ou non. Révolutionner car ce qui va entrer en phase de test n’a pas d’équivalent sur le marché.




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    Elisabeth Guerzou et Christelle Boyer lors d'un soin avec la tablette et l'application Ludicalm en pédiatrie.



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    Polar lance une application permettant à un entraîneur de surveiller les pulsations cardiaques de toute son équipe. Indissociables des montres de sport lorsque l’on entend effectuer un entraînement en bonne...



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    45% of U.S. adults live with chronic disease 


    Living with a chronic disease has an independent effect on people’s technology adoption and health behavior 

     

    72% of U.S. adults living with chronic conditions use the internet 

     

    7 in 10 track weight, diet, exercise routine, or symptoms 

     

    The findings of this report presents a great opportunity of engaging patients with chronic conditions using internet and social media




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    Preuve que la France n'est pas à la traine en terme d'innovation: trois sociétés francaises ont encore été récompensées cette année au CES !




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    L'agence américaine des médicaments (FDA) a ordonné à une start-up de cesser de commercialiser des kits de test ADN destinés à déterminer des risques de maladie à partir d'un examen de la salive, car ils ne sont pas autorisés.
    Dans une lettre adressée à la société 23andMe, ... la FDA indique que son «kit de test de salive et ses services génomiques personnalisés» doivent obtenir une autorisation réglementaire pour être commercialisés.                                       

    Elle explique que la plupart de ses usages le fait entrer dans la catégorie «des équipements médicaux» qui doivent être approuvés pour être mis sur le marché. Selon la firme, le kit d'analyse ADN de la salive devrait aider ses clients à déterminer leurs risques génétiques pour plusieurs maladies comme le diabète, le cancer du sein ou les affections cardio-vasculaires.




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    L'industrie pharmaceutique, élément essentiel de l'écosystème de soin, subit et crée la digitalisation des outils médicaux.

    Interview de Marco Mohwinckel, Partenaire du Janssen Healthcare Innovation, développer des solutions à la pointe de l'innovation pour moderniser l'écosystème de soin, à l'occasion de sa venue au Health 2.0 organisé à Londres.




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