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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    Nouveauté 2014 : Suivi cardiologique par télémédecine des chiens participant à la courseL’Unité de Cardiologie d’Alfort (UCA) et l’Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport (UMES) de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort (ENVA) ont décidé, avec le soutien de la Fondation « Un Cœur » et de la société Galileo, d’unir une fois de plus leurs forces dans une collaboration qui vise à mettre en place durant la Grande Odyssée Savoie Mont Blanc 2014 un suivi cardiologique par télémédecine des chiens participant à la course.L’utilisation du nouveau système « Alivecor », qui se présente sous la forme d’une coque « enregistreuse » associée à un smartphone, permet de réaliser sur le chien un enregistrement de tracé électrocardiographique (ECG) qui est ensuite instantanément transmis depuis le site de course à un cardiologue spécialiste de l’UCA, basé à l’ENVA, par email, ce dernier assurant une lecture et un retour immédiat à l’équipe de vétérinaires de terrain de la Grande Odyssée. L’intérêt d’une telle approche réside en une efficacité très accrue du dépistage d’éventuelles anomalies cardiaques qui ne pourraient être que suspectées  lors de l’examen clinique initial et quotidien des chiens, ceci sans nécessiter de disposer d’un matériel d’enregistrement lourd et fragile dans des conditions de course telles que celles d’une compétition de 1000 km à travers les Alpes savoyardes.  La Fondation Un Cœur, créée sous l’égide de la Fondation de France et dont le Président est Jean Glavany, ancien ministre de tutelle des vétérinaires français, et dont la marraine, l’actrice Anouk Aimée, est une grande passionnée de chiens nordiques, a pour missions le soutien à l’enseignement et à la recherche en cardiologie vétérinaire, mais aussi la mise du vétérinaire et de l’étudiant vétérinaire au cœur de programmes de soutien aux personnes isolées ou en difficultés. »  ... http://t.co/fM8pgNDo3o



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    A la résidence «Le Prat» établissement d’hébergement pour personnes âgées, s’est tenue une réunion animée par Philippe Léger, médecin vasculaire au centre de plaies et cicatrisation de la clinique Pasteur.


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    Silver Economie : innovations à tout prix ? Les Échos Les plans de soutient à l'innovation se multiplient dans le but de développer la compétitivité de l'industrie française.


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    Les conclusions de l’Intel Healthcare Innovation Barometer sont disponibles : enjeux et réalités. ... http://t.co/vCJNkC6J4T


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    dmd Santé vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous le lundi 20 janvier 2014 pour les premiers Trophées de la Santé M...


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    Santé : une application mobile pour analyser ses symptômes 18 déc. 2013, 08h00  réagirL'application mobile DocForYou permet d'analyser des symptômes pour les associer à une maladie.   

    Initialement lancée en avril 2012, l'application mobile DocForYou a été totalement repensée pour offrir un maximum de fonctionnalités aux utilisateurs. Analyse des symptômes, risque de maladie, carnet de santé, et pilulier : elle permet désormais de gérer sa santé de façon interactive au quotidien, ou en vacances.

    Ce programme mobile permet avant toute chose d'analyser ses symptômes, soit en les mentionnant soit en localisant une éventuelle douleur, et de mettre un nom sur une maladie potentielle. Imaginée par un docteur, cette application ne remplace pas pour autant l'expertise d'un vrai médecin. Elle a pour vocation d'informer le patient en diagnostiquant la maladie la plus probable.

    "Cette application devient un véritable compagnon santé qui offre, en plus, des fonctionnalités devenues indispensables dans le monde moderne. (...) DocForYou apporte une solution simple, gratuite et utile à un changement de comportement global", explique le Dr Castellucci, l'un des trois fondateurs du programme.

    Parmi les fonctionnalités phares : la géolocalisation des médecins, pharmacies et urgences à proximité, un guide des médicaments proposés en France, un carnet de santé, un pilulier interactif, ou encore un suivi de la température.

    L'application DocForYou est disponible en téléchargement gratuit sur  l'app store

     




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    1 - La première implantation mondiale d'un larynx artificiel a été réalisée en France en juin 2012, mais n'a été dévoilée qu'en octobre dernier. Elle donne aux malades atteints d'un cancer de la gorge l'espoir d'éviter une trachéotomie et donc de vivre presque normalement. Cette prothèse a été mise au point au CHU de Strasbourg.

    2 - Un stimulateur cardiaque dépourvu de sonde a été implanté pour la première fois chez un malade français en novembre dernier au CHU de Grenoble ; dix fois plus petit qu'un pacemaker classique, il est amené dans le coeur par un cathéter qui emprunte les vaisseaux sanguins, à partir de la veine fémorale.

    3 - Actuellement, 80 % des femmes atteintes d'un cancer du col de l'utérus vivent dans des pays en développement, le frottis, qui en permet le dépistage, étant trop coûteux. Une méthode bon marché vient d'être validée : si, une minute après l'application de vinaigre sur le col utérin à l'aide d'un coton-tige, les tissus deviennent blancs, ils sont précancéreux ; sinon leur couleur ne change pas.

    4 - Des chercheurs sont parvenus à aller détruire les stocks de virus "planqués" dans des cellules du système immunitaire, notamment les macrophages ; un brevet français vient d'être déposé pour la molécule permettant d'y parvenir. C'est un espoir de venir définitivement à bout du redoutable HIV.

    5 - La radioembolisation, qui consiste à injecter des billes radioactives dans les artères hépatiques pour une irradiation localisée, est à l'essai dans une vingtaine d'établissements français pour soigner des personnes atteintes d'un cancer du foie. Les résultats sont prometteurs.

    6 - Les paralysés pourraient bientôt à nouveau bouger grâce au Neurogel, une substance conçue pour être implantée dans la moelle épinière et qui permettrait de rétablir la connexion entre le cerveau et les membres inertes.

    7 - Des chercheurs ont montré que les bactéries intestinales viennent en renfort de la chimiothérapie pour l'aider à agir encore plus efficacement contre les cellules tumorales. L'importance du microbiote (les cent mille milliards de bactéries qui prospèrent dans nos entrailles) composé est encore confirmée.

    8 - Non seulement les cellules souches du sang assurent le renouvellement continu de nos cellules sanguines, mais elles sont en plus capables de produire, à la demande et en urgence, les globules blancs qui aident l'organisme à faire face à une inflammation ou une infection.

    9 - Un nouveau mécanisme de régulation de l'appétit vient d'être découvert. Il ouvre une piste aussi prometteuse pour le traitement de l'obésité que pour celui de l'anorexie.

    10 - Des chercheurs marseillais ont identifié un marqueur présent dans le sang qui permettra de prédire un accident vasculaire cérébral et peut-être aussi d'évaluer le risque d'infarctus. Il sera alors possible de les traiter préventivement.

    LIRE aussi notre article sur la première implantation d'un coeur artificiel Carmat




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    novelan, PME basée à Saint-André, développe les outils révolutionnaires de la médecine en ligne. La société éditrice de logiciels dans le domaine de la télésanté a été fondée en 2002 par deux ingénieurs, Christian Gourdin et Éric Meunier. En à peine dix ans, l’entreprise a vu ses programmes primés et reconnus pour ses innovations qui permettent déjà à près de 200 000 professionnels de santé de soigner des patients à distance en toute confidentialité.

    - A +

    En ce mois de décembre, Inovelan vient tout juste de célébrer le fruit du mariage réussi avec une société américaine leader dans la télémédecine, AMD, mondial télémédecine Inc.

    La télémédecine, ce sont ces examens cliniques faits à distance par le biais d’une caméra ou d’un stéthoscope électronique. Les données physiologiques sont transmises en ligne. Le médecin a une visibilité de la pathologie de son patient à travers un écran d’ordinateur.

    Inovelan et AMD ont réussi à développer un outil informatique qui va bien plus loin. Il permet aux professionnels de santé de consulter des informations rassemblées dans le dossier d’un patient, de participer à des visioconférences, de partager des données, de regarder une vidéo d’examen, de faire appel à un collègue pour une expertise, etc... Tout cela en continu et en temps réel !

    Ce nouvel outil informatique est une plate-forme multiservices qui s’appelle WebDCR et qui a été inventée par Inovelan en 2007. Disons, pour faire très simple, que les ingénieurs de la société andrésienne et ceux d’ADM ont démultiplié les possibilités de diagnostics ultra précis et de dialogues permanents entre les médecins autour d’un patient. Le tout sur le web.

    L’innovation, c’est aussi

    la facilité d’utilisation

    Prenons l’exemple d’un médecin urgentiste qui intervient pour secourir un patient qui présente les symptômes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Grâce à la WebDCR, l’urgentiste peut entrer à distance en contact avec un neurologue de garde. Ce neurologue peut examiner en direct sur son écran le fond d’œil réalisé par l’urgentiste. De plus, neurologue et urgentiste peuvent s’entretenir en visioconférence. Une demande peut être faite d’examen complémentaire. Cet examen pourra alors être soumis à un nouveau médecin requis pour une expertise, etc.

    Bien entendu, ces professionnels de santé auront accès au dossier du patient dont les éléments auront été rassemblés sur la plate-forme... Toute cette série d’actes médicaux, ce qu’Éric Meunier, chargé de la recherche et du développement chez Inovelan, appelle le workflow (travail en continu) auront été pilotés par la plate-forme WebDCR.

    Pour les médecins, c’est un outil informatique en ligne facile à utiliser. C’est justement sa facilité d’utilisation qui en fait sa qualité et c’est là que se niche aussi l’innovation de la société Inovelan. « Gommer la complexité de la technologie est bien l’objectif », souligne Éric Meunier.

    Dans cette PME de vingt salariés, on affiche clairement sa préférence pour la marque à la pomme. Pas de manipulations compliquées pour les usagers... Un simple clic sur une icône, résultat de la traduction en langage informatique des fonctionnalités qui répondent aux besoins exprimés par les médecins.

    Car la télémédecine est aujourd’hui en plein développement. En mai 2013, Inovelan a été retenue par le Groupement de coopération sanitaire de Bourgogne. La société fournit ainsi des solutions informatiques pour équiper les sites d’urgence dans le domaine des interventions à distance en neurologie vasculaire. « Dix sites sont déjà connectés et une dizaine vont l’être bientôt », précise Éric Meunier. Inovelan est aussi présente en Picardie. Ses programmes sont expérimentés dans le cadre de réunions médicales regroupant plusieurs spécialistes du cancer (RCP).

    En 2014 la WebDCR va être testée en langue anglaise.




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    Si l’année 2013 a été épuisante pour les “cyber-défenseurs”, 2014 pourrait voir les secteurs technologiques en développement souffrir de l’acharnement des pirates informatiques.



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    Les applications santé pour Smartphones sont jugées utiles par une majorité de français selon un sondage IPSOS



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    Premier ouvrage publié en français sur les techniques de simulation en santé. Il couvre tout ce que l’on doit savoir en théorie et en pratique pour s’engager dans les différentes formes de simulation médicale, dont on sait qu’elle va s’imposer dans tous les cursus médicaux et paramédicaux.

    La simulation en santé,  De la théorie à la pratique - Editions Springer

    Boet, Sylvain; Granry, Jean-Claude; Savoldelli, Georges (Réd.)
    2013, Env. 455 p.

    Une partie entière est consacrée au "débriefing".
    41 chapitres, avec un aperçu complet et exhaustif de cette technique qui concerne aussi bien la formation initiale que le développement professionnel continu (DPC). Le contenu permet l'acquisition de connaissances, de compétences et de comportements avec pour objectif d'améliorer la prise en charge des patients et la relation professionnels-patients, et surtout de limiter les risques.

    Les quatre parties de l’ouvrage s’articulent autour de quatre grands thèmes: les aspects théoriques et les fondements de la simulation; la planification et le déroulement pratique de l'enseignement; la recherche et enfin le management d’un centre de simulation. Notions théoriques et applications pratiques alternent, facilitant ainsi la lecture. 

    Notre avis: un très bon ouvrage qui fait un point pratique et actualisé pour comprendre les développements et se lancer dans cette production de simulation, qui ne demande pas toujours un fort investissement (jeux de rôles) mais qui est au centre de toutes les évolutions pédagogiques




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    Sur Twitter, les internautes livrent moult détails sur leur quotidien même lorsqu'ils sont malades. Or, ces témoignages peuvent être très utiles pour suivre la propagation d'une infection virale sur un territoire. C'est l'opinion de l'agence des normes alimentaires britannique.

    Les réseaux sociaux peuvent-ils constituer des indicateurs pertinents pour surveiller la propagation d'une maladie sur un territoire ? Oui, répond l'agence des normes alimentaires britannique (Food Standards Agency). D'ailleurs, celle-ci utilise Twitter pour suivre l'évolution d'une infection virale bien connue : la gastro-entérite. Comment ? En observant tout simplement les mots-clés utilisés par les internautes !

    Dans son article, repéré par Le Figaro, l'agence britannique explique que lors de la précédente épidémie, une corrélation s'est établie entre l'augmentation de messages sur Twitter contenant des termes spécifiques à la gastro-entérite et le constat fait sur le terrain par les médecins. Pour l'agence britannique, les témoignages que livrent volontiers les internautes sur leur état de santé permettraient d'agir plus rapidement.

    En effet, l'agence a remarqué que les premiers messages de santé sur Twitter ont précédé d'un mois l'alerte de l'agence gouvernementale PHE (Public Health England) lorsque l'épidémie de gastro-entérite a été confirmée. Cependant, l'usage des réseaux sociaux comme outil de veille a aussi certaines limites : tous les messages ne sont pas pertinents et il n'est pas rare que les internautes en fassent des caisses sur leur maladie.

    L'usage de Twitter pourrait toutefois participer à la surveillance d'une infection virale au sein d'une population, sans remettre en cause l'utilité des autres dispositifs d'alerte. En France, il existe par exemple le réseau Sentinelles, développé par l'INSERM et l'université Pierre et Marie Curie, qui permet de faire une veille sanitaire de plusieurs maladies (grippe, oreillons, gastro-entérite...).

    Avant Twitter, un autre service en ligne peut servir à constater la propagation d'une maladie : Google. Premier moteur de recherche en Occident, avec une part de marché supérieure à 90 % dans plusieurs grands pays européens, il peut servir à suivre la situation sanitaire d'un pays en fonction des mots-clés que tapent les internautes. C'est d'ailleurs ce qu'il fait pour la grippe.




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    Wikipédia, encyclopédie collaborative sur le Net créée en 2001, lance un débat sur sa responsabilité liée aux avis médicaux. Dans ses avertissements généraux, on peut lire en titre: «Wikipédia ne garantit pas le contenu mis en ligne». On ne peut donc pas s'y fier à 100%. Sauf que pour certains, Wikipédia est un dictionnaire, un livre d’histoire, un manuel de biologie, un avocat ou encore un docteur en médecine. Mais l'encyclopédie est claire là-dessus: «Wikipédia n’est pas un médecin», rappelle-t-elle dans l'onglet «Mise en garde médicale».

    Les experts collaborateurs de Wikipédia se demandent si les avertissements concernant la garantie des avis médicaux ne devraient pas être plus explicites et surtout plus lisibles. Le Daily Dot revient sur l’origine du débat qui couvre la limitation de responsabilité de Wikipédia concernant ces recommandations, un débat introduit le 31 décembre via une demande de commentaires lancée sur la page de WikiProjectMedicine.

    Cette réflexion a été déclenchée par des études scientifiques. Dans une étude parue en 2007, des chercheurs ont évalué que 81% des étudiants de l’université québécoise Laval utilisent Wikipédia à des fins académiques. Une étude réalisée cette fois-ci en 2009, montre que dans 71% à 85% des cas, Wikipédia figure dans les dix premiers résultats sur Google après avoir introduit un mot-clé du vocabulaire médical. L’encyclopédie en ligne dépasse même les sites américains MedlinePlus (dictionnaire médical en ligne) et NHS Direct Online (un service d’aide médicale en ligne).

    Un étudiant en physique à Harvard Medical School a écrit une tribune dans le Boston Globe présentant les résultats d'une enquête menée auprès de ses camarades. Il a interrogé 100 étudiants de sa classe et 89 lui ont affirmé que leur première ressource face à un problème était Wikipédia.

    Quelles pourraient-être alors les solutions pour faire face à de potentielles données erronées?

    La première serait de laisser apparaître en évidence dans un encadré rouge l'information suivante: «N’importe qui peut modifier cet article. Ne vous fiez pas à celui-ci pour des conseils médicaux.» Une autre version serait également à envisager: «Wikipédia ne donne pas d’avis médical.» Les autres options seraient de faire apparaître ces précisions en début d’article ou sous la forme d'un lien.

    Certains s’opposent à ce changement pour des raisons esthétiques. Ce surplus d’informations ne ferait qu’encombrer l’écran et faire de l’avertissement une information redondante. Les médecins contributeurs espèrent un vrai changement de la part de lecteurs sur la façon d'appréhender ce genre d'informations.




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    Lors d’une catastrophe majeure, la durée d’intervention des premiers secours est souvent critiquée. L’utilisation de brassard électronique et non papier pourrait faciliter ces interventions.

    La première mission des équipes d’intervention médicale, dans le cas d’un accident ou d’une catastrophe naturelle, est de classer les victimes en fonction de la sévérité de leurs blessures.  Ce « triage » s’effectue actuellement au moyen d’étiquettes colorées sur lesquelles les soignants inscrivent, à la main, le pouls ainsi que le rythme respiratoire de la victime. Or, bien que très utile, cette technique de saisie manuelle ne permet pas de mettre à jour les informations et les étiquettes résistent mal aux caprices climatiques. Les chercheurs de l’institut de Fraunhofer pour la technologie de l’information appliquée (FIT) sont donc en train de développer un système de e-triage permettant de localiser les blessés et de transmettre, en temps réel, leurs constantes vitales à un centre de contrôle. A la place des étiquettes, ce sont des brassards en plastique lumineux qui informent de l’état de santé des blessés.

    Un projet ambitieux

    C’est à la suite de ce constat que, le projet « Bridge »  a vu le jour en avril 2011. Son objectif est d’améliorer les soins médicaux en optimisant la gestion des secours ainsi que l’efficacité des équipes médicales durant les catastrophes. Car en effet la communication entre les différentes équipes d’intervention médicale sur place est primordiale : plus la coordination est fluide, plus le nombre de victimes sauvées sera important. Pour cela, les brassard lumineux comportent notamment un capteur GPS, une puce RFID ainsi qu’un composant permettant de communiquer avec le système informatique central. Les informations peuvent ainsi être transmises par un réseau radio baptisé ZigBee mais aussi par l’intermédiaire du réseau local sans fil ou encore du réseau cellulaire. Les données sont ensuite présentées sur une tablette ou un smartphone et permettent alors aux coordinateurs des opérations d’avoir une vision précise de la situation au sol. Les sauveteurs peuvent alors agir en toute connaissance de cause et prendre les décisions qui s’imposent.

    Des résultats engageants

    « Avec ce système de e-triage, une personne grièvement blessée classée dans la catégorie rouge est recensée dans les 30 secondes et peut être évacuée immédiatement. Avec la méthode classique, d’étiquettes en papier, il faut souvent 30 minutes pour que la victime soit évacuée » précise Erion Elmasllari, scientifique au FIT. Les chercheurs ont par ailleurs déjà pu tester la fiabilité de ce système, en octobre dernier, au cours d’une simulation d’attaque terroriste en Norvège où le e-triage aurait parfaitement fonctionné. Le prochain test se déroulera, durant deux mois, au sein d’une organisation humanitaire. Les chercheurs devront alors démontrer que le e-triage permet réellement de sauver plus de vies humaines.




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    Mon enfant a des taches rouges, pourquoi ? Je tousse depuis 3 semaines, je dois m’inquiéter ? Finalement, les enfants doivent-ils boire beaucoup, ou peu de lait ? Nous sommes nombreux à chercher conseils et informations médicales sur internet, mais ce n’est pas toujours une bonne idée.

    © ThinkStock

    Les gens sont toujours plus nombreux à chercher sur internet une réponse à des questions concrètes qu’ils se posent sur leur santé. Une étude française récente montre que le phénomène concerne une personne sur deux. Les recherches effectuées portaient dans plus de la moitié des cas sur des maladies chroniques (diabète, cancer, maladies cardiaques...), et plus particulièrement sur leur nature exacte et sur les traitements possibles. 60 % des utilisateurs ont trouvé de cette manière une aide à la prise de décision raisonnée. De plus, la démarche a enrichi le dialogue avec le médecin traitant, les premières connaissances ainsi acquises permettant notamment de poser des questions plus ciblées. Une étude réalisée récemment aux Pays-Bas montre que 75 % des Néerlandais font ce même type de recherche sur internet.

    Qualité douteuse

    Mais tout cela est-il bien sain ? Car on peut se poser des questions sur la fiabilité des informations délivrées sur des sites peu contrôlés. Ce n’est pourtant pas ce manque de fiabilité qui refroidit les personnes qui n’utilisent pas internet : une sur cinq seulement affirme y renoncer par manque de confiance. Pourtant, il existe bel et bien des problèmes avec l’information santé mise en ligne : en plus d’être souvent difficile à trouver et à lire, elle est incorrecte ou incomplète dans la moitié des cas. De plus, il n’est pas toujours évident d’identifier la source de l’information ni de savoir quand elle a été mise en ligne, comme le démontre une étude américaine portant sur des sites médicaux anglophones et hispanophones.

    Il en va de même pour les sites néerlandophones, qui sont environ 15.000 à délivrer de l’information santé : la moitié d’entre eux n’est pas de qualité, avec des informations dépassées, peu claires, incomplètes, et parfois même erronées. C’est assez inquiétant lorsqu’on sait que, sur base des informations trouvées, 17 % des internautes décident de consulter un médecin et même – surtout – que 11 % décident de ne pas le faire et d’essayer de s’en sortir tout seuls. Un quart des internautes adeptes de l’info médicale en ligne se basent sur cette dernière pour consommer des vitamines, des minéraux ou des plantes médicinales.

    Les études montrent que les besoins en matière d’informations sur la santé sont très élevés, et qu’internet en est une source pratique et d’accès simple. Les sites doivent donc impérativement être bien élaborés et délivrer une information correcte et compréhensible par tous. Trop d’internautes se sentent frustrés dans leurs recherches ou, pis encore, sont amenés à prendre des décisions néfastes pour leur santé.

    Santé et sciences

    Le Centre Belge d’Evidence- Based Medicine (EBM) a lancé ce 9 décembre le site web www.gezondheidenwetenschap.be, uniquement disponible en néerlandais. (5) Avec le soutien de la Communauté Flamande, il passe les nouvelles « santé » à la loupe afin de les clarifier et publie des recommandations destinées aux patients. Pour les francophones, on peut aussi signaler l’excellent site www.mongeneraliste.be, qui donne une mine d’informations sur différentes maladies ou maux. Des informations rigoureuses et scientifiques, à la portée de tous !

    Par Patrik Vankrunkelsven




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    IBM dévoile une liste d’innovations qui devraient changer la façon dont les personnes travaillent, vivent et interagissent dans seulement cinq ans. Les prévisions annoncent un retour vers le commerce local grâce à la réalité augmentée, un enseignement à la carte, des systèmes informatiques intelligents pour vous soigner, un garde du corps numérique et des villes à l’écoute de leurs citoyens.

    © Thinkstock

     

    Le retour du shopping local

    Le shopping local sera plus important que les achats en ligne. Dans cinq ans, grâce à la réalité augmentée, les commerçants locaux seront en mesure d’offrir une véritable expérience aux consommateurs, qui ne peut pas être vécue en ligne. Les appareils mobiles permettent déjà aux consommateurs de partager des informations avec le monde extérieur, allant de leur statut, de leur santé et à leur garde-robe virtuelle. Les détaillants seront bientôt en mesure d'anticiper ces informations avec une précision incroyable et pourront ainsi aligner leurs produits sur les désirs du consommateur. Les magasins vont devenir un endroit où tout consommateur peut vivre une expérience unique.

    Un enseignement à la carte

    La salle de classe de l'avenir aidera les enseignants à mieux connaître leurs étudiants. Ils disposeront d’un programme personnalisé à offrir à chaque étudiant qui leur permettra de les guider de la maternelle jusqu’à leur arrivée sur le marché du travail. Durant les cinq prochaines années, les enseignants acquerront une meilleure compréhension de leurs élèves grâce à la collecte de données à long terme quant aux résultats de leurs tests, à leurs taux de fréquentation et à leurs comportements sur les plateformes d’e-learning.

    Des ordinateurs pour vous soigner

    Dans les cinq ans, les ordinateurs aideront les médecins à diagnostiquer le cancer avec précision et à créer des traitements personnalisés pour des millions de patients. Des machines intelligentes parcourront de gigantesques bases de données d'informations médicales et de publications et se mettront à jour continuellement afin de fournir aux oncologues des indications spécifiques et utilisables.

    La lutte contre le cancer au niveau génomique est un objectif des scientifiques depuis que le génome humain a pu être séquencé. Trop peu de médecins disposent du temps et des ressources nécessaires pour évaluer les connaissances disponibles à ce niveau. Dans les cinq ans, des systèmes cognitifs pourront fournir une médecine personnalisée à une échelle et à une vitesse qui n'ont jamais été possibles auparavant.

    Un garde du corps numérique

    Dans cinq ans, chacun disposera de son propre gardien numérique, formé pour protéger la vie privée et les différents produits qui lui sont confiés. Cela crée un nouveau type de protection contre le vol d'identité. Les systèmes de sécurité informatique traiteront les données contextuelles, situationnelles et historiques pour vérifier l'identité d’une personne sur différents appareils. En apprenant à connaître les utilisateurs, le gardien numérique pourra savoir s’il s’agit d’une activité normale ou pas et donner des conseils en cas de besoin.

    Une ville à votre écoute

    Dans cinq ans, les « villes intelligentes » seront en mesure de comprendre pourquoi des milliards d'événements se produisent, grâce aux ordinateurs qui savent ce dont les gens ont vraiment besoin, ce qu'ils aiment, ce qu'ils font et comment ils se déplacent d'un endroit à l'autre. Il est désormais possible pour les villes d’analyser les informations fournies volontairement par leurs habitants. De cette manière, elles savent quelles ressources sont nécessaires à quels endroits et à quels moments. La ville peut ainsi répondre de manière dynamique aux besoins précis de ses citoyens.




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    Une hospitalisation à part entièreDéfinition

    Selon le décret du 2 octobre 1992, «  Les structures d'hospitalisation à domicile permettent d'assurer au domicile du malade, pour une période limitée mais révisable en fonction de l'évolution de son état de santé, des soins médicaux et paramédicaux continus et nécessairement coordonnés. Les soins en HAD se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité et la fréquence des actes. »

     La circulaire du 30 mai 2000 précise : « L'HAD concerne les malades, quel que soit leur âge, atteints de pathologies graves aiguës ou chroniques, évolutives et/ou instables qui, en l'absence d'un tel service, seraient hospitalisés en établissement de santé. »

    L’HAD permet que les patients soient moins souvent ré-hospitalisés tout en bénéficiant de thérapeutiques non accessibles en ville.

    L’HAD n’est ni un maintien à domicile, ni une forme de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) mais s’inscrit dans un processus de soins gradés. Les autres activités citées n’ont en effet pas le statut d’établissement de santé et ne peuvent pas, de ce fait, recevoir des malades aussi lourdement atteint que les établissements de HAD.

    Comme pour les établissements hospitaliers  avec hébergement, les HAD sont soumis à :

    L’autorisation d’activités délivrée par l’Etat après remise d’un dossier complet ;La certification délivrée par la Haute autorité de santé (HAS) qui garantit la qualité de la prise en charge des malades ;La lutte contre les maladies nosocomiales, etc.Petite histoire de l’HAD

     L’hospitalisation à domicile a quelques décennies d’existence. Son concept est né aux Etats-Unis en 1945 : ce fut l’opération « Home Care » réalisée, à New York, par le Docteur Bluestone.

    Dans les années 1950, la France réfléchit à ce concept prometteur et un premier établissement d’hospitalisation à domicile voit le jour en 1957 à Paris.

    L’HAD obtient sa reconnaissance légale en 1970. Vingt ans plus tard, en 1991, la législation reconnaît l’HAD comme une alternative à part entière à l’hospitalisation traditionnelle.

    La décennie 2000 est propice à des améliorations du statut de l’HAD. La circulaire du 5 octobre 2007 autorise les établissements d’HAD à prendre en charge des patients en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou non (EHPA).

    En 2009, la loi Hôpital Patients Santé Territoire (HPST) reconnaît l’HAD comme une hospitalisation à part entière et non plus comme une simple alternative à l’hospitalisation conventionnelle et elle en protège l’appellation.

    L’HAD en chiffres

    En 2010, l’HAD compte 270 établissements fonctionnels  avec un établissement au moins dans chaque département. Plus de 100 000 malades pour environ 4 millions de journées d’HAD ont été concernés cette même année.

    Sur un plan financier, le coût moyen d’une journée d’HAD a été évalué à 196 euros contre 703 euros pour une journée d’hospitalisation traditionnelle, selon le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie. Le secteur concerne 0,8 % des dépenses de l’Assurance Maladie.

    L’âge moyen des patients pris en charge est de 63,3 ans mais 55 % des séjours concernent des patients âgés de moins de 60 ans. A eux seuls, les mineurs représentent 10 % des personnes hospitalisées à domicile. Parmi les patients, on compte une majorité de femmes (58,4 %).  

    Les quatre activités les plus fréquemment traitées sont la cancérologie, les pansements (escarres, ulcères cutanés, brûlures), les soins de périnatalité et les soins palliatifs.

    Vocation

    L’HAD vise à coordonner les interventions de plusieurs professionnels afin de :

    Assurer au patient une qualité hospitalière au sein de son environnement familial ;Lui garantir une prise en charge globale ;Réduire ou d’éviter son hospitalisation.  

    Si l’HAD est obligatoirement généraliste, toute structure d’HAD peut développer, au sein de ses compétences, des expertises sur des activités particulières qui ne remettent pas en cause sa polyvalence.

    Enfin, cette forme d’hospitalisation cherche à garantir une maîtrise des coûts des prestations dans un contexte de limitation de la progression des dépenses de santé. Si le patient n’était pas pris en charge en HAD, il serait en effet hospitalisé dans un service traditionnel.

    Le déroulement d'une HADAdmission

    Réalisable uniquement avec le consentement du patient et/ou de sa famille, l’admission relève obligatoirement d’une prescription médicale. Les demandes d’admission entraînent une évaluation médicale, paramédicale et sociale avec visite de l’infirmière coordinatrice éventuellement aidée par l’assistante sociale au domicile. L’admission est prononcée après avis du médecin coordonateur, du cadre de soins et du médecin traitant.

    Le service d’HAD se charge des formalités administratives d’amission et de prolongation auprès de la caisse d’assurance maladie.

    Les soins

    Un projet thérapeutique est élaboré et validé par le médecin traitant, le médecin coordonateur et l’équipe soignante HAD et libérale le cas échéant.

    L’HAD permet de faire des soins ponctuels parfois itératifs comme des chimiothérapies, de la surveillance infectieuse, de l’immunothérapie. Elle permet aussi des soins continus concernant des pathologies évolutives. Citons la nutrition entérale, les pansements complexes (escarres…), les perfusions, le traitement contre la douleur…

    Une pièce au domicile du patient est dédiée à l’HAD. Pour cela, le service logistique de l’établissement d’HAD procède à l’aménagement nécessaire.

    Les soins délivrés sont certes médicaux mais ils peuvent être aussi paramédicaux (kinésithérapie) et ils peuvent être accompagnés d’une prise en charge psychologique et sociale du patient et de ses proches.

    Le rôle de la famille est bien sûr primordial mais l’absence de famille n’est cependant pas un obstacle à une prise en charge en HAD si l’environnement (voisins, aides ménagères…) apporte de l’aide.

    La coordination et le rôle des différents professionnels

    Point de rencontre entre la médecine hospitalière et le secteur ambulatoire, l’HAD appuie son action sur un travail de coordination.  Comment ? Lors de l’admission mais pas seulement. Dans les soins donnés par une équipe pluridisciplinaire.

    Trois médecins sont appelés à intervenir :

    Le médecin hospitalier qui est fréquemment à l’origine de l’hospitalisation à domicile du patient quand celui-ci est dans un établissement avec hébergement ;Le médecin traitant qui est le responsable de la prise en charge du patient pour lequel il dispense, de manière périodique, des soins. Il assure le suivi médical ;Le médecin coordonateur qui est le référent médical de la structure. Il ne prescrit normalement pas mais il est le garant de la bonne exécution du protocole de soins.

    Les infirmiers, les kinésithérapeutes et toute l’équipe soignante interviennent régulièrement au domicile du patient. Des libéraux peuvent également participer à l’hospitalisation à domicile. Dans ce cas, le libéral s’engage à respecter les pratiques de la structure qui s’imposent aux personnels de l’HAD.

    Parmi les autres métiers, on peut citer les sages-femmes, les diététiciens, les ergothérapeutes, les orthophonistes, les logisticiens…

    L’assistante sociale accompagne les patients et leur famille dans leurs démarches d’obtention d’aide financières ou matérielles (aide ménagères, repas à domicile…).

    L’hôpital à domicile : intimité ou intrusion ?

    Une hospitalisation à domicile relève d’un choix du malade puisque le consentement de celui-ci est nécessaire. Et, quand on est pris en charge chez soi, il est souvent plus facile de vivre sa maladie ou de prendre son traitement en raison de la qualité de vie et de la présence de repères.

    Pour autant, cela n’est pas sans ambigüité dans la mesure où laisser pénétrer chez soi des professionnels du soin n’est pas anodin. L’acte peut même être ressenti comme intrusif. Le rôle de l’entourage est alors souvent décisif.

    Freins et acquisCoopération médecine de ville/hôpital

    L’articulation entre secteurs hospitalier et ambulatoire est un des enjeux majeurs de l’HAD car cela doit permettre à l’hôpital de se recentrer sur ses missions propres.

    Mais il faut dire que le secteur libéral connaît assez mal l’HAD : seulement 5 % des admissions sont demandées par un médecin généraliste.

    La Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD) se fixe comme priorité le « rapprochement hospitaliers-libéraux » avec pour principaux sujets de discussion  la rémunération, la tenue du dossier patient, la participation à la permanence des soins (24heures/24) à laquelle le médecin libéral n’est pas habituée.

    Une expérimentation de la télémédecine

    Suivi du dossier patient, planning, facturation des achats, gestion de la pharmacie… Les technologies de l’information sont largement mises à contribution avec la HAD. Aux forts besoins en logiciels s’ajoutent ceux en télésurveillance. En effet, il faut compter avec des systèmes de téléalarmes déclenchées par le patient et la surveillance audiovisuelle à domicile.

    De façon plus générale, la télémédecine incluant le télédiagnostic, la téléconsultation et la téléassistance est promise à un bel avenir.

    Limites

    Souvent qualifié de secteur d’avenir et d’excellence du système de soins parce qu’elle répond à l’évolution du système de santé français, l’HAD est loin d’atteindre l’objectif affiché par le gouvernement des  150 000 places pour 2010.

    En outre, quatre activités  ne sont pas assez développées : la chimiothérapie, l’obstétrique compliquée, les soins pour les enfants souffrant d’un cancer et les soins pour ceux souffrant de malformations à la naissance qui vont devoir rester des mois hospitalisés.

    Il faut dire que la répartition de l’offre est très inégale sur le territoire avec une implantation plutôt urbaine et francilienne. L’Ile-de-France concentre en effet un tiers des places et près de la moitié de l’activité.

    Bien qu’étant financièrement attractive, l’offre d’hospitalisation à domicile n’a pas encore démontré qu’elle permettait de réduire les dépenses de santé.




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    Seulement 418 000 dossiers médicaux personnels auraient été ouverts, contre 5 millions de prévu initialement. Le coût de cette opération s'élèverait à 500 millions d'euros.DURAND FLORENCE/SIPASur le même thème« Le dossier médical dans les choux » « Les plus du dossier médical personnel » « Les géants de la toile tissent le dossier médical »

    Les doutes sur le dossier médical personnel (DMP) se confirment. Sa très longue mise en place aurait, pour le moment, coûté pas moins de 500 millions d’euros. Et ce pour seulement 418 011 DMP ouverts. C’est ce que révèle ce matin Le Parisien qui a eu accès à « un document interne du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins, chargé d’arbitrer les financements destinés à l’amélioration de la médecine de ville ». En clair, le coût de l’ouverture d’un DMP reviendrait à environ 1200 euros !


    1200 euros le dossier
    Ces estimations financières révélées ce matin par Le Parisien ne font que confirmer les critiques de la Cour des Comptes. Dans un rapport de février 2013, les magistrats de la rue Cambon estimaient le coût de la mise en place du DMP à 210 millions d’euros « avec une marge importante d’approximation », prévenaient-ils. Le quart de ce montant a été affecté à des expérimentations vite abandonnées et, si l’on tient compte des dépenses liées aux projets de convergence avec le dossier pharmaceutique et avec les dispositifs hospitaliers, la facture globale serait de l’ordre d’un demi-milliard, estimait déjà la Cour des Comptes. Mais « l’absence de suivi par le ministère de l’ensemble de ces dépenses ne permet pas d’être plus précis ».


    Lancé en 2005, le dossier médical personnel (DMP) est manifestement un échec cuisant. Non seulement, son coût est exorbitant mais nous sommes loin des ambitions de départ. En effet, l’objectif était à l’origine de créer 5 millions de DMP. Dix fois moins ont été ouverts. Et toujours d’après Le Parisien, « selon les estimations des professionnels de la santé, plus de la moitié (des 418 011 DMP ouverts) contiennent très peu d'informations et le reste est vide. »


    Pas d'outil pour mesurer le retour sur investissement

    Sur le papier, pourtant, c’était une belle idée. Créé par le médecin à la demande du patient, le DMP devait rassembler les éléments nécessaires à la coordination des soins : analyses de laboratoire, antécédents, certificats, comptes rendus hospitaliers, traitements, etc. Mais, selon la  Cour des comptes, des « défaillances de pilotage » ont eu raison de cette grande ambition. « Le report de l’évaluation médico-économique et le retard apporté par l’Etat à définir une stratégie en matière de système d’information de santé et une politique générale de sécurité » on été « autant de lacunes ». Les choix technologiques,  eux aussi, étaient montrés du doigt. « Des normes d’interopérabilité des systèmes d’informations de santé, distinctes quoique proches, au lieu d’une seule, ont été édictées à quelques mois d’intervalle… ».

    L’un des objectifs du DMP  était d’éviter les analyses ou les examens redondants et de baliser le parcours de soins du malade. En limitant le guichet ouvert, l’assurance maladie espérait dégager des sources d’économie. Ce n’est pas le cas. Les auteurs du rapport estiment  « qu’aucune méthodologie rigoureuse d’évaluation médico-économique des gains de performance pour le système de soins et des économies pour l’assurance maladie n’est à ce stade définie pour permettre de mesurer un retour sur investissement. »


    Aujourd’hui, la lente et longue dérive du DMP ne fait plus aucun doute. Pour l’arrêter, la stratégie envisagée serait, selon les informations du Parisien, de confier la gestion de ce dossier épineux à la Caisse nationale d’assurance maladie, qui aurait les épaules plus larges que l’Agence nationale des systèmes d’information partagée de santé (Asip) pour piloter ce paquebot.




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    Une simulation en 3D pour tout savoir avant d’accoucher, un jeu vidéo de psychothérapie pour ados dépressifs… Pédagogiques tout en restant ludiques, les serious games santé se multiplient.Une image du serious game "Born to be alive"Sur le même thème« Des mannequins haute fidélité pour apprendre à soigner »

    Born to be alive était jusqu'ici un tube disco planétaire. A partir du 8 décembre, ce sera également le nom de la première simulation virtuelle en 3D d’un accouchement disponible sur le www.borntobealive.fr. Créé par le laboratoire de recherche en simulation médicale iLUMENS rattaché à la faculté de médecine de Paris Descartes, ce serious game permettra aux futures mères et à tous ceux qui le souhaitent de vivre un accouchement depuis les premières contractions jusqu’à la naissance du bébé. « Ce n’est pas qu’un jeu vidéo, c’est sérieux, c’est une véritable expérience réaliste pour expliquer et rassurer les femmes », explique l’un des créateurs, le Pr Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur à la maternité de Port-Royal à Paris.

    Le scénario commence au domicile de la future maman qui ressent les premières contractions. En fonction du rythme de celles-ci, c’est au joueur de choisir de partir à la maternité ou non. Et si vous partez trop précipitamment, on vous le dit pour que vous appreniez les bons réflexes en vue du jour J. Une fois dans la salle d’accouchement, vous pourrez comprendre d’un simple clic à quoi servent tous les objets et machines qui vous entourent et surtout pousser quand la sage-femme vous le demandera pour mettre au monde votre bébé virtuel !

    Ecoutez le Pr Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur et directeur du laboratoire iLUMENS : « On verra en 3D l’effet de chaque contraction sur les mouvements du bébé »


    L’équipe d’iLUMENS n’en est pas à son coup d’essai. Elle est déjà à l’origine d’un autre serious game médical lui aussis aux références disco : Staying Alive. Dédié à la formation aux gestes de premiers secours, il a déjà attiré 250 000 visiteurs. Une première évaluation a montré qu’ils avaient mieux retenus comment pratiquer les gestes qui sauvent par rapport à ceux qui avaient suivi une formation classique. Des études sont également prévues pour évaluer ce qu’apporte le jeu Born to be alive aux futures mères. Mais pas de concurrence pour les cours de préparation à la naissance, ce serious game se veut complémentaire et accessible à tous, pas seulement aux futurs parents.

    Dès 2013, la version anglophone du jeu sera disponible à l’international et des avatars asiatiques et noirs seront disponibles. « Le scénario intègrera aussi les différences culturelles. Quand vous allez dans une salle de naissance en Chine ou au Vietnam, il n’y a pas un bruit, les femmes accouchent en silence », précise Alexandre Mignon. Des scénarios d’accouchements plus compliqués sont également en préparation et devraient servir à la formation des professionnels de santé.

    Ecoutez le Pr Alexandre Mignon : « Les étudiants en médecine ou sage-femme pourront visualiser un accouchement par le siège ou la naissance de jumeaux »



    Jusqu’ici les serious games développés s’adressaient plutôt au corps médical avec un objectif pédagogique, par exemple pour former les infirmières à la transfusion sanguine ou les internes en chirurgie aux situations d’urgence. Désormais, à l’image de Born to be alive, c’est le patient qui joue. Le jeu vidéo devient support de rééducation mais aussi outil d’éducation thérapeutique.
    L’Affaire Birman, par exemple, est un serious game développé par des diabétologues du CHU de Caen pour leurs jeunes patients. Le héros est diabétique et il faut penser à mesure qu’on résout les énigmes du jeu à surveiller sa glycémie et à lui faire si nécessaire son injection d’insuline.

    Le jeu est parfois même thérapeutique, à l’image de Sparx, un jeu vidéo interactif mis au point par des chercheurs néozélandais. Dans un univers très "fantasy", abrité derrière son avatar, l’adolescent dépressif peut accéder à différents niveaux qui font écho à son mal-être et interagir avec des personnages mentors qui sont des psychothérapeutes. Le prestigieux British Medical Journal publiait en avril dernier des résultats très positifs. En 5 mois, le taux de guérison parmi les ados joueurs était de 44% contre 26% pour ceux qui avaient suivi une psychothérapie classique, en face à face, avec un psychiatre qui n’était pas déguisé en mage...

    Publiée le 2 décembre 2012




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    Carte Blanche à Laurent Mignon, Directeur associé chez LauMa communication. Attention, cela n’est pas de la Santé-Fiction mais de l’Anticipation en Santé… “10 janvier 2018.



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