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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    A L'INPES, le numérique révolutionne la pédagogie de la santé

    L’INPES, l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé, développe des contenus variés pour éduquer ses publics. Une galaxie de sites Internet est mise à leur disposition, dont voici quelques exemples.

    Ainsi, le site mangerbouger.fr propose des conseils de santé, des recettes de cuisine, des focus pour découvrir de nouveaux sports et modes de vie, une « table des conversions » pour doser ses aliments et les cuire à bonne température… Cette plateforme coordonne aussi la communauté des « Mangeurs-Bougeurs », afin qu’ils partagent leurs bons plans.  

    La pédagogie touche aussi les addictions, par exemple au tabac et à l’alcoolisme.

    tabac-info-service.fr recense tous les bénéfices de l’arrêt de la tabagie pour motiver les candidats. Il propose un coaching personnalisé en ligne pour se sevrer du tabac. Une ligne d’écoute téléphonique offre l’aide de tabacologues.

    alcool-info-service.fr/ fonctionne sur le même principe, alliant conseils, informations et accompagnement concret pour passer à l’acte. On peut poser ses questions en ligne, chater avec des spécialistes, bénéficier d’une assistance téléphonique. Les internautes créent des comptes confidentiels, assurant leur anonymat.

    Ainsi, la confiance se renforce, le numérique autorise plus de pédagogie. Mais il va plus loin, il protège celui qui interroge. On peut obtenir des réponses à des questions délicates et l’expérience des autres peut rassurer. On peut affronter des sujets habituellement difficiles à aborder.

    Rédigé à 16:07 dans Storytelling et Contenu de marque |Lien permanent

    Tags Technorati: "contenu de marque", "inpes", "institut de la qualité de l'expression", "jeanne bordeau", "manger bouger", alcool, pedagogie, tabac




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    Disponible sur tablette, elle propose des planches anatomiques regroupées par spécialités pour améliorer l’information des patients. L'application contient plusieurs planches anatomiques regroupées par spécialité. Callimedia

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    ÉDUCATIF. Contenant plus de 30.000 images, l’application Natom viewer permet de visualiser des planches anatomiques regroupées par spécialités médicales. Conçue pour servir d’outil d’éducation thérapeutique, elle ambitionne d’améliorer la qualité de l’information médicale et de la relation patient/médecin.

    Améliorer l’information médicale

    Chaque planche est créée par un illustrateur médical dont les images, mises à jour régulièrement, sont validées par un spécialiste. Ainsi le dessin ci-dessous représente un genou, avec le troisième ligament nouvellement découvert.

    Dans l’application, le médecin ou le patient peuvent ouvrir l’image correspondant à la pathologie qu’ils souhaitent. Elle peut être annotée, envoyée par mail ou stockée dans un dossier patient. 

    Le troisième ligament du genou récemment découvert. Callimedia.

    PACK. Initialement dédié à une pathologie, une région anatomique ou une spécialité, un pack contient 10 à 20 planches et il est possible d’enrichir et personnaliser sa base documentaire en sélectionnant et téléchargeant d’autres illustrations sur le site dédié.

    Le coût d’un pack médical varie entre 1,79 € pour la spécialité athérosclérose avec 10 planches à 3,59 € pour la spécialité dentaire avec 31 planches. L’utilisation des images est libre de droit, elles peuvent être employées pour créer des supports de communication ou d’information. Cette application a été mise au point par Callimedia, une agence digitale santé, installée à Castelnau-le-Lez près de Montpellier.




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    Alors que le financement du système de santé pose sans cesse problème, les applications de bien-être pourraient faire évoluer son modèle et faire progresser les pratiques

    La fièvre de la m-health ne ferait que commencer. C’est en tout cas l’avis d’un groupe de chercheurs américains dévoilé dans une étude publiée récemment sur le site du JAMA (Journal of the American Medical Association). Plus précisément, ceux-ci expliquent qu’on verra de plus en plus de médecins recevant et consultant des alertes de relevés biométriques anormaux et agissant en distillant des conseils par SMS, e-mail, appel ou en faisant venir en consultation selon les cas. Et ce, en particulier dans le domaine des maladies chronique. Car en s’attelant aux cas le nécessitant et ce de manière plus itérative, un suivi plus approfondi pourrait effectivement s’opérer. De plus, contrairement à la première impression, les chercheurs estiment que ce nouveau mode de gestion pourrait renforcer la relation entre les praticiens et les patients.

    Une avancée significative dans le traitement des infections et des maladies chroniques

    Selon l’étude, environ 34% des visites chez le médecin et jusqu’à 25% des prises en charge dans les services d’urgence aux Etats-Unis seraient liées à des infections dites aiguës. Les infections virales respiratoires ont par exemple un coût estimé à 40 milliards de dollars chaque année. En raison du rôle limité d'examens de laboratoire et d’examens radiologiques, les personnes présentant des symptômes d'infection des voies respiratoires supérieures forment une population propice aux diagnostics à domicile. Les smartphones permettant le contrôle de température corporelle ainsi que le suivi de nombreux symptômes grâce aux mesures biométriques pourront être à même de faire diagnostiquer la maladie et le traitement à suivre de manière plus efficace tout en réduisant considérablement le nombre de visites médicales. Par ailleurs, si plus de la moitié des adultes aux USA sont atteints de maladies chroniques, le système de soins actuel ne permettrait pas un suivi satisfaisant des pathologies comme l’hypertension. En effet, malgré le risque d'infarctus du myocarde, moins de la moitié des personnes souffrant d'hypertension ont leur tension artérielle sous surveillance.  Ainsi, une nouvelle génération de brassards tensiomètres peut transmettre des lectures individuelles ou des tendances à long terme à un clinicien, ce qui permet à la fois une rétroaction rapide et de veiller à ce que soit les patients qui en ont le plus besoin qui bénéficient des consultations les plus rapides. Une large gamme de technologies mobiles continue d'être mise au point afin de mieux traiter les dizaines de millions de personnes atteintes d'autres maladies chroniques comme le diabète ou l'asthme.

    Une nouvelle façon de gérer les patients et d’exercer pour les praticiens

    L’étude dévoile également que les applications de bien-être profiteraient de la convergence de trois tendances majeures. Tout d’abord, la non-viabilité des dépenses de santé plus communément appréciée sous le terme « trou de la sécu » amène naturellement à penser des solutions complémentaires. Par ailleurs, la croissance et l’expansion rapide à la fois des capacités de réseaux et des terminaux mobiles représentent une opportunité exceptionnelle pour l’échange d’un grand nombre d’informations. Enfin, les attentes pour une médecine plus individualisée et plus précise finissent de convaincre quant au bien fondé de ces applications. Toutefois, l’étude révèle que le nombre et la diversité des applications (les estimations varient entre 30 000 et 90 000) disponibles au téléchargement tranchent avec les quelques centaines de soins préalablement sélectionnés et remboursés par le système de santé. La complexité du fonctionnement de ce dernier ne permet pas d’espérer dans un premier temps de remboursement de ce type d’applications. Par ailleurs, l’absence de contrôle quant à ces applications ne permet pas de déterminer quelles applications sont réellement viables et efficaces.




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    Du quantified self au suivi medical, à ce jour, le HealthPatch est le seul objet connecté qui propose le plus grand nombre de fonctionnalités. Pour fonctionner, le HealthPatch est équipé d'une puce ainsi que d'un certain nombre de capteurs qui lui permettent de réaliser des mesures précises.

    Grâce à ce patch connecté, il est possible de determiner la fréquence respiratoire, le rythme cardiaque, la température du corps, le nombre de pas effectué, la pression sanguine, le niveau de stress, l'inclinaison mais aussi les phases du sommeil et la qualité de cette dernière.

    Le HealthPatch est destiné à un certain nombre d'utilisations. Répondant aux principaux standards de la santé électronique, il est surtout recommandé pour trois types de besoins distincts dont la santé et le bien être, le monitoring en clinique ainsi que le monitoring à distance.

    Pouvant être utilisé dans les hôpitaux, les centres de soins mais aussi chez les médecins pour connaître immédiatement l'état de santé d'un patient, le HealthPatch est également recommandé aux personnes âgées car il va leur permettre d'améliorer leur qualité de vie et leur sécurité. Les patients présentant des maladies sensibles ou chroniques, peuvent également l'adopter pour un suivi en toute sécurité. Pour prévenir les proches, les urgences ou le médecin, un système de notifications par SMS et par mail est integé au programme.

    Par ailleurs, ce nouveau produit de Vital Connect peut aussi être utilisé à des fins personnelles, afin de permettre à ceux qui l'utilisent de suivre leur état de santé mais aussi l'évolution de leur condition physique, du stress et bien d'autres encore.

    A chaque instant, de nombreuses données sont collectées par l'algorithme baptisé SensorFusion qui accompagne le HealthPatch. Ainsi, de nombreuses statistiques sont générées et peuvent être consultées selon les besoins. Il est par exemple possible d'avoir un aperçu sur le nombre de calories brûlées depuis les dix dernières minutes ou encore connaître le niveau de stress.

    Pour envoyer en continu les informations dans le Cloud, le HealthPatch utilise le réseau Bluetooth 4.0. Les données sont alors directement transférées vers le smartphone. Par ailleurs, il est bon de mentionner que ces données sont conservées par un dispositif de cryptage conforme aux normes de l'HIPAA. Si jamais l'appareil se déconnecte de manière intempestive, les données sont alors stockées automatiquement dans la mémoire interne.

    Facile à porter, discret et entièrement flexible, le patch est capable de fonctionner avec des applications ou des services tierces. D'ailleurs Vital Connect est actuellement à la recherche de partenaires pour pouvoir commercialiser son patch dans les meilleures conditions.

    Actuellement, l'évolution de ce HealthPatch de Vital Connect est très suivi par la télémédecine qui semble avoir trouvé une altrenative idéale dans le suivi des patients. Toutefois, aucune information n'a encore été annoncée par le concepteur concernant la mise à la disposition du grand public ni le prix du HealthPatch. Il restera également à passer toutes les tests et obtenir les autorisations pour un agrément dans le secteur santé en France par exemple.

    Ce foisonnement de produits et d'objets connectés dans le secteur du bien-être et de la santé ne va pas manquer de définir de nouvelles frontières entre ces deux mondes, l'un réglementé l'autre totalement libre.




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    Le secteur de la santé n'échappe pas à la nouvelle tendance informatique 2014 : les objets connectés. Quelles sont les incidences pour les maisons retraites en terme de système informatique ?


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    Les objets santé connectés sont aujourd'hui une réalité et vont encore beaucoup se développer, au point de révolutionner notre quotidien et notre manière d'aborder notre propre santé.


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    La première réunion du cluster e-health organisé par l'Initiative Actua s'est tenue le 11 mars à La Massana (Andorre) avec plus de 60 participants. Cette session répondait aux demandes des membres des clusters Innovation et Santé/Bien-être afin de créer des synergies entre les différentes compétences. Parmi les présentations :
    - Marc Camp et Rupert Fornell de Mybeweeg, un réseau social qui associe le sport et la santé
    - Hervé Denudt d'Ariège Expansion pour la présentation de la démarche "e-autonomie en Ariège Pyrénées"
    - Xavier Wagner de Smart Risks, modélisation des comportements et les habitudes de consommation en eau, électricité, gaz, des personnes âgées dans leurs domiciles à des fins de détection et de prévention des fragilités
    - Le Dr. Laurence Bories, médecin gériatrie au CHIVA, pour la présentation du projet Sacha, solution technologique sous forme de patch souple opérant à un contrôle d'accès et de fugue, à la géolocalisation et à la détection de chutes pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer
    - Mary Latouille du Centre e-Santé a présenté la plateforme d'innovation en e-Santé constituée d'un réseau d'experts pour l'évaluation des différents projets liés à la santé aux nouvelles technologies
    - Jordi Celades, d?Andorra Telecom, pour un projet reposant sur l'installation de capteurs chez les personnes âgées à La Massana facilitant la localisation et la mesure de paramètres pour ces personnes.

    Plus d'infos sur : http://actua.ad/es/actua-crea-un-nuevo-cluster-par


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    Des photos ont fuité sur la toile montrant la prochaine version de l'OS mobile d'Apple. iOS 8 comprendra notamment une icône Healthbook, évoquant des données de santé.

    Un message sur le site de micro-blogging chinois Weibo et repris par le site 9t5Mac a publié des captures d'écran sur ce qui apparaît comme la version 8 d'iOS. On en saura plus au mois de juin. La firme de Cupertino réserve traditionnellement les annonces sur son OS mobile lors de sa traditionnelle WWDC à SF.

    Une smartwatch et une application de santé

    Les captures d'écran montrent des icônes déjà connues, mais d'autres font leur apparition comme celle baptisée Healthbook. On distingue trois éléments liés à la santé, une goutte de sang avec un thermomètre (qui pourrait évoquer la pression sanguine), une flamme (pour la température ou le niveau de calories brûlées) et un coeur avec des oscillations (pour le rythme cardiaque). Cette icône pourrait être associée à un accessoire de type bracelet ou une montre connectée pour mesurer les efforts d'une personne. Trois autres icônes font leur apparition : Textedit, Preview et Tips (astuces).

    Article de Jacques Cheminat


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    VR4Smile. Une application ludique pour soulager la douleur des enfants hospitalisés
    La clinique Sainte-Anne Saint-Rémi à Anderlecht et Belle productions viennent de lancer une application ludique dont les premières études cliniques révèlent qu'elle permet de soulager substantiellement la douleur perçue lors d'interventions médicales pratiquées sur de jeune enfants. L'AWT a rencontré les promoteurs de VR4Smile
    Mis à jour le 12/03/2014 | Imprimer | EnvoyerUne approche innovante et efficace

    Le service de la douleur à la Clinique Sainte-Anne Saint-Rémi à Anderlecht a mis en place une solution innovante relative à la gestion des douleurs procédurales, c'est-à-dire les douleurs qui adviennent pendant les soins réalisés sur des enfants. "Avec le service anesthésie et en collaboration avec l'hôpital universitaire des enfants, on a créé un programme informatique sur tablette qui permet de distraire les enfants pendant les soins. Mais pas seulement! C'est un programme qui permet aussi de réinterpréter la sensation douloureuse. L'enfant à travers la webcam voit le lieu de soins et peut ajouter des éléments virtuels qui sont positifs pour lui. Par exemple il peut arroser ses pieds ou un autre endroit douloureux pour le soulager, c'est sur le principe de la suggestion hypnotique" explique Laurent Jérôme, porteur du projet et infirmier dans le service de la douleur à la clinique.

    Intégrer cette vidéo

    Une première étude clinique démontre que l'application diminue de manière spectaculaire la quantité de douleur perçue par rapport à un groupe cible d'enfants eux-mêmes suivi pour la douleur dans une clinique spécialisée, mais avec des moyens plus traditionnels!

    Une étude a été réalisée à l'hôpital universitaire des enfants, sur base d'un groupe "randomisé" de 60 enfants. Une partie du groupe bénéficiait d'une distraction traditionnelle et l'autre bénéficiait du programme. Les enfants ont été "mélangés" pendant des prises de sang et les promoteurs du projet ont constaté une diminution de 50 à 60% de la douleur ressentie chez les enfants. De la même manière, une diminution importante du temps de pleurs a été constatée de manière objective. Les enfants pleurent moins lorsqu'ils jouent d'une façon active et quand ils sont en relation avec l'environnement.

    Enfin, une diminution de la contention pendant les soins a également été observée. Lorsqu'un soin se passe mal où lorsque l'enfant a peur, les soignants doivent maintenir l'enfant immobile et cela peut être perçu comme une agression, ce qui est traumatisant. Avec l'application, il y a une diminution de 43% de la contention sévère, avec obligation de maintenir l'enfant "fermement".

    Une approche durable et responsable

    Mais l'intérêt de la démarche est à plus long terme. Il dépasse d'ailleurs la seule diminution immédiate de la douleur ressentie. En effet, il ne s'agit pas que de distraire l'enfant, mais également de le connecter à ce qui se passe autour de lui, aux personnes qui l'entourent et à ce qu'elles sont en train de lui faire. Ainsi, l'enfant est invité à interagir avec l'environnement, avec toutes les personnes présentes, l'infirmière qui s'occupe de le distraire, mais aussi le médecin, éventuellement l'anesthésiste, les parents, afin qu'il puisse s'approprier ce qui lui arrive.

    "D'une certaine manière, il faut que l'enfant soit distrait pendant l'intervention parce que le cerveau a des capacités limitées. Au lieu d'être focalisé entièrement sur la douleur, il va consacrer une partie de ses ressources pour le jeu et une partie seulement pour la douleur, ce qui va en réduire la perception. D'un autre côté, l'enfant soit aussi être connecté à ce qui se passe, ce qui lui permettra de développer des stratégie de "coping", permettant de faire face à la douleur. Il a besoin de récupérer des éléments dans son environnement pour pouvoir lui-même gérer son stress. On le met donc dans une position très active par rapport à sa prise en charge de la maladie. Le principal bénéfice est de travailler sur la mémorisation de l'acte surtout chez les enfants en bas âge. Ils ont des capacités de symbolisation qui sont moins évoluées qu'un adulte. Le langage est là, mais pas encore tout à fait présen et il a du mal à exprimer ce qu'il vit. Chaque élément un peu difficile risque ainsi de devenir un traumatisme pour l'enfant. On peut parler carrément de stress post-traumatique dans certains cas et on peut arriver à des situations de phobie des soins, qui peuvent perdurer tout au long de la vie" explique Laurent Jérôme.

    Le fait de permettre à l'enfant de réinterpréter l'acte douloureux, en l'accompagnant dans sa symbolisation, en lui proposant des outils visuels, tactiles et langagiers, lui permet de mettre des mots sur ce qu'il éprouve, sur sa douleur, son anxiété et ainsi de les dépasser. Les enfants vont alors développer certaines compétences. Ils seront plus "compliants" et prendront en charge de façon plus autonome et appropriée leur santé en vieillissant.

    Une approche globale et émergente

    C'est également sur une approche plus globale que cette initiative débouche. "En effet, ce qui est important dans la prise en charge de la douleur, c'est de prendre en charge la personne dans son ensemble, dans sa globalité et non plus la soigner de manière saucisonnée, c'est-à-dire soigner un bras, une jambe, une pathologie, etc. C'est une pratique émergente en médecine. Il y a pas mal de centres qui sont intéressés par l'utilisation de la distraction, des serious games. Il y a aussi toute une littérature qui commence à voir le jour. On travaille en collaboration avec le CHU de Strasbourg, la Croix Rouge française, c'est dans l'air du temps" conclut Laurent Jérôme.




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    Télé-observance, la suspension de l’arrêté ne lève pas les craintesDamien Dubois, LUNDI 17 MARS 2014 Soyez le premier à réagir

    Le 22 octobre 2013 un arrêté ministériel mettait en place une télé-observance des patients traités contre l’apnée du sommeil par pression positive continue. L’argument retenu était le coût du dispositif au regard de « l’inobservance » constatée. Sa suspension par le Conseil d’Etat le mois dernier n’a pas vraiment rassuré les parties prenantes.

    Les différents acteurs du soin continuent à réagir chacun avec leurs arguments, qu’il s’agisse des équipementiers médicaux où des portes paroles des usagers.

     

    Une double peine pour le SNITEM

    Les fabricants du groupe Respiration à domicile du SNITEM[1], s’inquiètent des conséquences économiques de cette suspension. Selon eux, le Comité économique des produits de santé envisagerait de compenser les économies prévues par l’arrêté. Les fabricants craignent donc de payer deux fois : les 30 millions d’euros déjà investis dans le matériel pour cette télé-observance s’ajoutant à la perspective d’une baisse de prix des forfaits.

    « Bien que l’origine de cette situation soit de nature juridique, ses conséquences sont extrêmement fortes pour les entreprises et c’est bien un sentiment de double peine et de gâchis que nous éprouvons, après les investissements et les emplois créés », souligne Lucile Blaise, Présidente du groupe Respiration à domicile.

    Surveiller les patients et punir

    Les usagers du système de santé s’inquiètent également des conséquences de ce genre de décision de télé-observance. Plus globalement, Coopérations Patients[2] dénonce une mauvaise pente du système de santé qui se dirige vers une politique de surveillance/sanction des malades qui ouvre la porte à un « assurance maladie conditionnelle ». Pour ce groupe de pression, ce genre de décision renforce les discriminations et les inégalités face aux soins. Coopérations patients a adressé en ce sens une lettre ouverte à la Ministre de la santé et une demande auprès du Comité consultatif national d’éthique pour éclairer les enjeux de mesures de surveillance des patients.

     

     

    [1] Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales

    [2] Groupe d’acteurs qui connaissent la maladie (malades, militants associatifs, défenseurs de la cause des malades, soignants) : cooppatients.wordpress.com

    - See more at: http://www.dsih.fr/article/957/tele-observance-la-suspension-de-l-arrete-ne-leve-pas-les-craintes.html#sthash.BNZKAyDD.dpuf



    Connaître le taux d'efficacité d'un anti-diabétique, réaliser des études prospectives sur un traitement anticancéreux, éviter les catastrophes sanitaires... Les raisons qui militent pour une ouverture maîtrisée des données anonymes de santé sont multiples. À commencer par l'impératif de santé publique. Ainsi, concernant l'affaire du Mediator, les données obtenues grâce à la bataille menée par le collectif Initiative Transparence Santé (ITS) lui ont permis d'observer que les "pouvoirs publics étaient au courant des dérives de prescription dont le médicament de Servier était l'objet, à savoir qu'il était prescrit dans environ 80 % des cas hors de ses indications officielles. [...] Un suivi plus strict des prescriptions accompagné d'une action auprès des médecins prescripteurs aurait, selon nous, permis d'éviter un grand nombre de morts", affirme l'association sur son site. Mais l'accès aux informations aboutissant à ce constat a dû être forcé : ITS a saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada), dont l'avis favorable a fait céder la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam).

    Des acteurs comme l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), dont la mission est de contrôler la sécurité sanitaire, sont au premier chef concernés par l'ouverture des données de santé. Mais pas seulement. "Sur les 8 000 médicaments disponibles, les médecins généralistes en connaissent entre 200 et 300, et les spécialistes environ 30. Nous avons besoin d'accéder à ces données pour montrer aux citoyens les variations des pratiques et éviter l'usage de médicaments dangereux", souligne l'économiste Jean de Kervasdoué, professeur et titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé du Conservatoire national des arts et métiers.

    Aujourd'hui, une poignée d'agences de l'État a accès à ces données. Mais les choses pourraient évoluer, grâce au mouvement général de l'"open data" alimenté par la pression citoyenne vers plus de transparence. La mission d'information du Sénat sur l'accès aux documents administratifs et aux données publiques planche sur le sujet. De leur côté, les membres d'une commission associant des professionnels de la santé et des représentants des usagers remettront les résultats de leurs travaux à la ministre de la Santé Marisol Touraine en avril 2014. En tenant compte du fait que "les données de santé ne sont pas des informations comme les autres, leur protection étant notamment assurée par le secret médical", souligne un communiqué du ministère de la Santé. La vie privée a donc son mot à dire.

    Quelles sont les données concernées ? Qui devrait y avoir accès ? Pour quelles finalités ? Décryptage avec Anne Cousin, avocate spécialisée en droit du numérique, au cabinet Granrut.

    Le Point.fr : Quelles sont ces "données de santé" qui intéressent tant les défenseurs de la transparence et les acteurs de la sécurité sanitaire ?

    Anne Cousin : La loi ne définit pas les données de santé. Mais les données dont nous parlons sont des données anonymes (donc non nominatives) rassemblées dans des bases de données comme le SNIIRAM (le Système national d'information inter-régimes de l'Assurance maladie). Il s'agit de l'âge, du sexe, des prestations remboursées et non remboursées, des nuits d'hôpital, des modes d'exercice des praticiens, etc. Leur accès est très restreint, même s'il a été élargi en août 2013 à certaines institutions publiques, à savoir l'Institut de veille sanitaire, la Haute Autorité de santé (HAS), qui peut désormais accéder à toute la base, ou encore l'Agence de biomédecine, qui, elle, n'a accès qu'aux données agrégées (par exemple, "tous les diabétiques de 15-20 ans traités en médecine de ville").

    L'Institut des données de santé (IDS) préconise que des instituts de recherche tels que l'Inserm aient accès à l'intégralité de la base SNIIRAM et aussi que des industriels du secteur de la santé qui réalisent des études de santé publique validées par les pouvoirs publics aient accès à des extractions d'échantillons de données. Le but est de promouvoir la recherche et de mieux gérer le risque maladie.

    Le collectif Initiative Transparence Santé (ITS) a, grâce à l'avis favorable de la Cada, obtenu auprès de la Caisse nationale d'Assurance maladie des données sur la consommation de Mediator. Quel est l'objectif de la démarche ?

    L'objectif est de retracer la consommation du Mediator jusqu'à l'arrêt de sa commercialisation : à cette fin, il faut connaître le nombre de prescriptions hors autorisation de mise sur le marché, de prescriptions hors remboursement, le montant des remboursements, la durée des traitements, le nombre et le type de médecins prescripteurs (généralistes, spécialistes). L'objet de cette demande est de mettre au jour d'éventuelles anomalies dans la prescription du produit et son remboursement pour, le cas échéant, mettre en cause les caisses d'assurance-maladie, voire l'administration dans son ensemble, qui auraient dû/pu les détecter pour éviter les conséquences que l'on connaît.

    Cette initiative de ITS s'appuie sur le mouvement actuel favorable à l'exploitation des données publiques, notamment à des fins d'information et de contrôle des politiques publiques. La France dispose d'un outil juridique encore insuffisamment exploité (cette loi de 1978) qui ne demande qu'à servir de relais à un "open data" raisonné en matière de santé.

    Les associations de consommateurs dont le rôle est d'alerter et d'éviter les scandales sanitaires du type Mediator sont aussi particulièrement concernées par l'accès aux données de santé. Que prévoit la loi à ce sujet ?

    À l'heure actuelle, les associations de consommateurs n'ont accès ni aux données exhaustives ni aux données agrégées. Si le collectif ITS a obtenu de la Cada un avis favorable à sa demande d'accès aux informations relatives au Mediator, c'est grâce à une loi qui n'a pas vocation à régir cette seule matière, la loi du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et qui encadre l'accès aux documents administratifs.

    Finalement, quels sont les avantages ou les risques liés à l'ouverture des données de santé ? Peut-on craindre des abus ?

    Concernant les avantages, l'accès par des associations citoyennes introduirait une dose de démocratie dans le système de soins en évitant une monopolisation du discours par les pouvoirs publics. C'est, semble-t-il, en ce sens que l'avis de la Cada peut être interprété, et c'est pour cela qu'il est important.

    En revanche, le risque principal qui est brandi par les pouvoirs publics est l'atteinte aux données personnelles. Il ne faut pas que, sous le couvert d'investigation sur telle ou telle prescription médicale ou tel ou tel accident sanitaire, on puisse identifier des personnes physiques et donc s'ingérer dans leur vie privée. Le risque d'une réidentification est réel, même si les données sont anonymes, notamment en cas de requêtes croisées ou sur un petit échantillon d'individus. C'est pour cela que l'IDS encadre strictement les requêtes de ceux qui sont habilités à accéder à la base et qu'il existe des procédures qui régissent l'utilisation des données transmises. En somme, le risque d'atteinte à la vie privée peut être encadré tout en assurant une plus grande transparence sur les politiques de santé.

    Télé-observance, la suspension de l’arrêté ne lève pas les craintesDamien Dubois, LUNDI 17 MARS 2014 Soyez le premier à réagir

    Le 22 octobre 2013 un arrêté ministériel mettait en place une télé-observance des patients traités contre l’apnée du sommeil par pression positive continue. L’argument retenu était le coût du dispositif au regard de « l’inobservance » constatée. Sa suspension par le Conseil d’Etat le mois dernier n’a pas vraiment rassuré les parties prenantes.

    Les différents acteurs du soin continuent à réagir chacun avec leurs arguments, qu’il s’agisse des équipementiers médicaux où des portes paroles des usagers.

     

    Une double peine pour le SNITEM

    Les fabricants du groupe Respiration à domicile du SNITEM[1], s’inquiètent des conséquences économiques de cette suspension. Selon eux, le Comité économique des produits de santé envisagerait de compenser les économies prévues par l’arrêté. Les fabricants craignent donc de payer deux fois : les 30 millions d’euros déjà investis dans le matériel pour cette télé-observance s’ajoutant à la perspective d’une baisse de prix des forfaits.

    « Bien que l’origine de cette situation soit de nature juridique, ses conséquences sont extrêmement fortes pour les entreprises et c’est bien un sentiment de double peine et de gâchis que nous éprouvons, après les investissements et les emplois créés », souligne Lucile Blaise, Présidente du groupe Respiration à domicile.

    Surveiller les patients et punir

    Les usagers du système de santé s’inquiètent également des conséquences de ce genre de décision de télé-observance. Plus globalement, Coopérations Patients[2] dénonce une mauvaise pente du système de santé qui se dirige vers une politique de surveillance/sanction des malades qui ouvre la porte à un « assurance maladie conditionnelle ». Pour ce groupe de pression, ce genre de décision renforce les discriminations et les inégalités face aux soins. Coopérations patients a adressé en ce sens une lettre ouverte à la Ministre de la santé et une demande auprès du Comité consultatif national d’éthique pour éclairer les enjeux de mesures de surveillance des patients.

     

     

    [1] Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales

    [2] Groupe d’acteurs qui connaissent la maladie (malades, militants associatifs, défenseurs de la cause des malades, soignants) : cooppatients.wordpress.com

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    Der Spiegel recently noted that there were more cell phone contracts in 11 African countries than in the U.S. (>98 contracts per 100 population). In these nations, with half of their population being under 15 years of age, there may be more than 1 billion additional cell phone users by 2050. This vast penetration of mobile phones coincides with the globe’s largest population that lacks health care, both in regard to services and information about managing their conditions. For mobile health (mHealth) technology, emerging markets represent a huge opportunity. Low- or no-cost mHealth apps could greatly assist patients to preserving and improving their well-being. 

    Some readers may be surprised to learn that the use of apps, including mHealth, is already well developed in emerging countries. The Fogarty International Center at the National Institutes of Health recently launched a program to advance mobile health research in low- and middle-income countries (LMICs) to foster the development and adoption of mHealth. Several examples of this effort already exist.

    In Africa, Johns Hopkins University’s Electronic Mobile, Open-source, Comprehensive Health Application, or eMOCHA, has developed a platform that is being used by PEPFAR, the U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief. It connects 17 health-care centers throughout Uganda to optimize HIV counseling,  testing, treatment, and adherence. The program’s nerve center is at Mulago hospital in the capital city, Kampala, which has a group of local HIV experts and a strong technological base. The experts at Mulago are able to effectively develop and distribute tools, such as touchscreen data forms, to rural areas, improving treatment practices.

    In Peru, 2 million out of its 30 million population (according to 2012 data) are diagnosed with diabetes, and half go untreated. Patients can enroll in C@reNet, a platform that sends text messages (SMS) with information on diabetic risk factors, lab test results, and reminders to patients to take their medications and show up for appointments. Nearly twice as many patients who received the SMS intervention took their meds according to their prescription compared to those who did not enroll.

    In remote areas of northern Bangladesh, 75 percent of women give birth at home in the absence of skilled medical personnel. Most have had no prenatal care and are unable to go to a hospital during childbirth, facing complications that could be life-threatening without medical assistance. The mobile phone-based platform known as mCARE is a pregnancy and neonatal health information system that connects rural health workers and facilities with pregnant women and their newborns. It is currently being piloted in a study involving 800 pregnant women. MCARE sends automated reminders for antenatal, postnatal, and essential newborn care, notifies health-care centers of patients in labor and births, provides decision-making support for rural women and families, and notifies patients of available emergency health dispatch teams.

    In both emerging and affluent nations, mHealth is improving health through the tracking and timely delivery of essential information to both patients and providers. Is this the new Médecins sans Frontières? Maybe not. But as Bill Gates said, “Because it’s new technology we should let 1,000 ideas blossom. I think we have to approach these things with some humility, though. I think we have to hold ourselves to some pretty tough metrics to see if we’re really making a difference or not. I think it’s always valuable to go back to ‘what is the key metric you’re trying to improve?’ Maybe the simplest one is the number of kids who die under the age of five…”




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    Connaître le taux d'efficacité d'un anti-diabétique, réaliser des études prospectives sur un traitement anticancéreux, éviter les catastrophes sanitaires... Les raisons qui militent pour une ouverture maîtrisée des données anonymes de santé sont multiples. À commencer par l'impératif de santé publique. Ainsi, concernant l'affaire du Mediator, les données obtenues grâce à la bataille menée par le collectif Initiative Transparence Santé (ITS) lui ont permis d'observer que les "pouvoirs publics étaient au courant des dérives de prescription dont le médicament de Servier était l'objet, à savoir qu'il était prescrit dans environ 80 % des cas hors de ses indications officielles. [...] Un suivi plus strict des prescriptions accompagné d'une action auprès des médecins prescripteurs aurait, selon nous, permis d'éviter un grand nombre de morts", affirme l'association sur son site. Mais l'accès aux informations aboutissant à ce constat a dû être forcé : ITS a saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada), dont l'avis favorable a fait céder la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam).

    Des acteurs comme l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), dont la mission est de contrôler la sécurité sanitaire, sont au premier chef concernés par l'ouverture des données de santé. Mais pas seulement. "Sur les 8 000 médicaments disponibles, les médecins généralistes en connaissent entre 200 et 300, et les spécialistes environ 30. Nous avons besoin d'accéder à ces données pour montrer aux citoyens les variations des pratiques et éviter l'usage de médicaments dangereux", souligne l'économiste Jean de Kervasdoué, professeur et titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé du Conservatoire national des arts et métiers.

    Aujourd'hui, une poignée d'agences de l'État a accès à ces données. Mais les choses pourraient évoluer, grâce au mouvement général de l'"open data" alimenté par la pression citoyenne vers plus de transparence. La mission d'information du Sénat sur l'accès aux documents administratifs et aux données publiques planche sur le sujet. De leur côté, les membres d'une commission associant des professionnels de la santé et des représentants des usagers remettront les résultats de leurs travaux à la ministre de la Santé Marisol Touraine en avril 2014. En tenant compte du fait que "les données de santé ne sont pas des informations comme les autres, leur protection étant notamment assurée par le secret médical", souligne un communiqué du ministère de la Santé. La vie privée a donc son mot à dire.

    Quelles sont les données concernées ? Qui devrait y avoir accès ? Pour quelles finalités ? Décryptage avec Anne Cousin, avocate spécialisée en droit du numérique, au cabinet Granrut.

    Le Point.fr : Quelles sont ces "données de santé" qui intéressent tant les défenseurs de la transparence et les acteurs de la sécurité sanitaire ?

    Anne Cousin : La loi ne définit pas les données de santé. Mais les données dont nous parlons sont des données anonymes (donc non nominatives) rassemblées dans des bases de données comme le SNIIRAM (le Système national d'information inter-régimes de l'Assurance maladie). Il s'agit de l'âge, du sexe, des prestations remboursées et non remboursées, des nuits d'hôpital, des modes d'exercice des praticiens, etc. Leur accès est très restreint, même s'il a été élargi en août 2013 à certaines institutions publiques, à savoir l'Institut de veille sanitaire, la Haute Autorité de santé (HAS), qui peut désormais accéder à toute la base, ou encore l'Agence de biomédecine, qui, elle, n'a accès qu'aux données agrégées (par exemple, "tous les diabétiques de 15-20 ans traités en médecine de ville").

    L'Institut des données de santé (IDS) préconise que des instituts de recherche tels que l'Inserm aient accès à l'intégralité de la base SNIIRAM et aussi que des industriels du secteur de la santé qui réalisent des études de santé publique validées par les pouvoirs publics aient accès à des extractions d'échantillons de données. Le but est de promouvoir la recherche et de mieux gérer le risque maladie.

    Le collectif Initiative Transparence Santé (ITS) a, grâce à l'avis favorable de la Cada, obtenu auprès de la Caisse nationale d'Assurance maladie des données sur la consommation de Mediator. Quel est l'objectif de la démarche ?

    L'objectif est de retracer la consommation du Mediator jusqu'à l'arrêt de sa commercialisation : à cette fin, il faut connaître le nombre de prescriptions hors autorisation de mise sur le marché, de prescriptions hors remboursement, le montant des remboursements, la durée des traitements, le nombre et le type de médecins prescripteurs (généralistes, spécialistes). L'objet de cette demande est de mettre au jour d'éventuelles anomalies dans la prescription du produit et son remboursement pour, le cas échéant, mettre en cause les caisses d'assurance-maladie, voire l'administration dans son ensemble, qui auraient dû/pu les détecter pour éviter les conséquences que l'on connaît.

    Cette initiative de ITS s'appuie sur le mouvement actuel favorable à l'exploitation des données publiques, notamment à des fins d'information et de contrôle des politiques publiques. La France dispose d'un outil juridique encore insuffisamment exploité (cette loi de 1978) qui ne demande qu'à servir de relais à un "open data" raisonné en matière de santé.

    Les associations de consommateurs dont le rôle est d'alerter et d'éviter les scandales sanitaires du type Mediator sont aussi particulièrement concernées par l'accès aux données de santé. Que prévoit la loi à ce sujet ?

    À l'heure actuelle, les associations de consommateurs n'ont accès ni aux données exhaustives ni aux données agrégées. Si le collectif ITS a obtenu de la Cada un avis favorable à sa demande d'accès aux informations relatives au Mediator, c'est grâce à une loi qui n'a pas vocation à régir cette seule matière, la loi du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et qui encadre l'accès aux documents administratifs.

    Finalement, quels sont les avantages ou les risques liés à l'ouverture des données de santé ? Peut-on craindre des abus ?

    Concernant les avantages, l'accès par des associations citoyennes introduirait une dose de démocratie dans le système de soins en évitant une monopolisation du discours par les pouvoirs publics. C'est, semble-t-il, en ce sens que l'avis de la Cada peut être interprété, et c'est pour cela qu'il est important.

    En revanche, le risque principal qui est brandi par les pouvoirs publics est l'atteinte aux données personnelles. Il ne faut pas que, sous le couvert d'investigation sur telle ou telle prescription médicale ou tel ou tel accident sanitaire, on puisse identifier des personnes physiques et donc s'ingérer dans leur vie privée. Le risque d'une réidentification est réel, même si les données sont anonymes, notamment en cas de requêtes croisées ou sur un petit échantillon d'individus. C'est pour cela que l'IDS encadre strictement les requêtes de ceux qui sont habilités à accéder à la base et qu'il existe des procédures qui régissent l'utilisation des données transmises. En somme, le risque d'atteinte à la vie privée peut être encadré tout en assurant une plus grande transparence sur les politiques de santé.




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    Le patient, le nouvel expert de l’hôpital

     

    Le patient expert est désormais intégré au sein des équipes soignantes. Sa place ne fait plus l’objet de débat. Reste à définir un cadre juridique afin de garantir une rémunération. Retour sur une révolution copernicienne qui s’est déroulée à bas bruit.

    Comment aider les médecins à identifier les signes précurseurs d’une maladie ? Par les patients bien sûr. L’éducation thérapeutique s’est depuis longtemps imposée comme un outil efficace dans la gestion au long cours des maladies chroniques. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec le travail mené par le Laboratoire éducation et pratique de santé (Université Paris XIII) en collaboration avec l’Association française des hémophiles. Le savoir des malades dans la reconnaissance des symptômes précurseurs est trop souvent négligé.

     

    Les savoirs se croisent

    Afin d’aider à reconnaître les signes annonciateurs d’une hémorragie, un travail de recherche s’est donc efforcé dans un premier temps de faire émerger avec neuf patients sentinelles une sémiologie spécifique, élaboré avec les mots des patients. La richesse de signes (25 versus 5 dans le corpus traditionnel), le vocabulaire utilisé, les sensations présentent des correspondances avec le monde de l’œnologie. Bref, les savoirs, les compétences se croisent, se fertilisent. La monoculture intensive n’est plus de saison ! Dans cette nouvelle division du travail, la transmission n'est plus verticale. Il devient possible d'apprendre du patient comme le titrait la revue Éducation permanente en juin 2013.

     

    Université

    Ce partage ne se réalise plus seulement dans des association des patients. Il se transmet aussi à l’université au sein de l’Université des patients de l’UMPC-Paris VI par exemple. Il a été ensuite reproduit à l'Université Aix en Provence-Marseille à la rentrée 2013 autour du principe : « formaliser le rôle du patient comme acteur de sa santé. » À l'Ecole des hautes études en sciences sociales (HESS), un séminaire est organisé jusqu’au 10 mai prochain sur le thème « Savoir et activité du malade au service du maintien de soi en vie ». Mais cette effervescence ne doit pas masquer certains problèmes. Les expériences menées à l’étranger témoignent ainsi du risque avec les patients experts d'une médecine low cost. En Grande-Bretagne, le programme « Expert patients programme » visait certes à renforcer l’autonomie du patient, l’autogestion de sa maladie. Mais il poursuivait un autre objectif, celui de substituer au système de santé onéreux un dispositif plus souple, moins qualifié et donc in fine plus économique décrit dans un mémoire d’étudiants de l’EHESP(1). Même si en France, les expériences sont encore trop peu nombreuses pour dénoncer ce danger, la question de la rémunération des patients experts n’a pas encore reçu de réponse unique. Dans le cadre d’un projet de recherche européen en santé mentale, les hôpitaux de Saint-Maurice (94) ont intégré deux patients experts appelés ici médiateurs patients au sein de l’équipe soignante, après avoir bénéficié d’une formation dispensée à l’université Paris VI. Cette initiative serait loin de faire l’objet d’un consensus. Les syndicats y voient plutôt l’opportunité d’effectuer des recrutements à moindre coût. Selon le groupe de travail de l’EHESP1, ce nouveau métier devrait être réservé à tous ceux qui se voient interdire le retour normal au marché de l’emploi.

    Bref, loin du bricolage actuel, la définition d’un cadre juridique précis apparaît une priorité afin de lever toutes les ambiguïtés. Pour autant, on mesure le chemin parcouru. La place du patient expert n’est pas discutée. Seul le niveau de rémunération pose problème. C’est bien d’une révolution copernicienne qu’il s'agit, même si elle s’est déroulée à bas bruit.

     

    1. fulltext.bdsp.ehesp.fr/Ehesp/Memoires/mip/2013/groupe_16.pdf




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    100 millions. C'est le nombre de consultations médicales virtuelles qui devraient être effectuées dans le monde en 2014, soit une hausse de 400% en un an, selon les prévisions du cabinet Deloitte. 

    D'après l'étude, cette pratique devrait particulièrement se généraliser aux États-Unis et au Canada, où 75 millions de "e-consultations" pourraient être orchestrées au cours de l'année. Chaque année, 600 millions de visites chez le médecin traitant sont effectuées aux États-Unis et au Canada. 50% des cas pourraient être traités et résolus par un échange en ligne entre le médecin et le patient, explique le rapport.

    Cette année, les consultations médicales virtuelles pourraient générer 5 milliards de dollars d'économies à l'échelle mondiale.




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    100 millions. C'est le nombre de consultations médicales virtuelles qui devraient être effectuées dans le monde en 2014, soit une hausse de 400% en un an, selon les prévisions du cabinet Deloitte. 

    D'après l'étude, cette pratique devrait particulièrement se généraliser aux États-Unis et au Canada, où 75 millions de "e-consultations" pourraient être orchestrées au cours de l'année. Chaque année, 600 millions de visites chez le médecin traitant sont effectuées aux États-Unis et au Canada. 50% des cas pourraient être traités et résolus par un échange en ligne entre le médecin et le patient, explique le rapport.

    Cette année, les consultations médicales virtuelles pourraient générer 5 milliards de dollars d'économies à l'échelle mondiale.




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    La démocratisation des nouvelles technologies et en particulier d’Internet a changé en profondeur la relation patient – soignant. Dans un contexte où les maladies chroniques, notamment le diabète impactent nos systèmes de santé, l’éducation thérapeutique du patient prend sens plus que jamais. Le patient est-il acteur ou consommateur de sa santé ? Comment a évolué la relation entre le médecin et son patient ?

    Patient ou consommateur ?

    La relation médecin-patient se caractérise par trois grandes phases qui suivent les évolutions de la société. Dans la première, celle du « patient », le savoir est détenu par le médecin seul qui a prêté le serment d’Hippocrate. La seconde phase correspond au « post patient », le malade s’interroge sur sa condition et les prescriptions médicales auxquelles il peut préférer des médecines alternatives. Aujourd’hui, le patient devient « néo-consommateur », il s’inscrit dans une démarche proactive et s’approprie les connaissances médicales.

    Tous internaute santé ?

    Ce changement de paradigme transforme la pratique médicale avec l’avènement du e-patient : 4 internautes sur 5 consultent des sites de e-Santé[1] ; 84% d’entre eux font confiance à des sites officiels ou professionnels, ils sont également 82% à consulter les sites recueillant l’avis de médecins experts (82 %). Ces nouveaux rapports de force s’installent parfois au détriment des pratiques médicales. Ils peuvent engendrer une surconsommation médicale qui peut être dangereuse pour le maintien de l’équité d’accès aux soins car nécessitant des ressources humaines et financières plus importantes. Pourtant, l’émergence de ce e-patient représente une formidable opportunité. Le temps du patient qui acceptait unilatéralement les recommandations médicales, s’inscrit désormais dans une démarche de co-construction de son parcours de soins et de traitement. L’ère du patient « empowerment » ou de l’engagement patient, ne consiste pas à remplacer les médecins mais à apporter une réelle contribution.

    La redéfinition de l’éducation thérapeutique du patient

    Dans ce contexte, mieux informé, le patient peut enfin devenir un véritable acteur de sa santé notamment avec les programmes d’éducation thérapeutique (ETP). Nick Hækkerup ministre danois de la santé, déclarait récemment au sujet du diabète qui touche de plus en plus de personnes en Europe, qu’il fallait donner aux malades des connaissances sur leur pathologie, les moyens de la traiter et de la réguler. Cette montée en puissance leur permettra de prendre les bonnes décisions. Et ce d’autant plus qu’aujourd’hui une personne sur trois souffrant de diabète n’est pas diagnostiquée. Une éducation thérapeutique et de la prévention en amont, permettraient de mieux traiter les malades. Le rôle actif du patient fait particulièrement sens pour les maladies chroniques. Un patient diabétique doit en effet appréhender activement sa pathologie et développer une réelle expertise pour adopter son comportement et sont traitement.

    Les nouvelles technologies ont changé le rapport au médical, la santé 2.0 a contribué à diffuser les connaissances. Toutefois, certaines limites comme la disparité de lecture de l’information commencent à apparaître. Nous devons nous interroger sur l’évolution de la relation patient-médecin et ne pas basculer dans un rapport plus mercantile .

    « Le patient Empowerment »  ou « autonomisation du patient » sera l’un des thèmes du WoHIT 2014 (World of Health IT) à Nice du 2 au 4 avril.

     

    (1) Sixième baromètre trimestriel de l’économie numérique de chaire Économie numérique de l’Université Paris–‐

    Dauphine mars 2013

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    E-santé : la continuité des soins et la médecine personnalisée au WoHITPARIS, 18 mars 2014 (TICsanté) – L'organisation HIMSS organise du 2 au 4 avril à Nice la conférence internationale WoHIT (World of health IT), en association avec le Cercle des décideurs en santé. Le programme se concentre autour de la continuité des soins et de la médecine personnalisée.2500 personnes sont attendues sur les trois jours. L'édition 2013, à Dublin, avait attiré 2300 visiteurs et 94 exposants. De nombreux décideurs en santé feront le trajet de Grande-Bretagne et des pays scandinaves (Finlande, Suède, Norvège), très impliqués dans l'e-santé. "Nous aurons aussi pour la première fois des délégations du Kazakhstan, d'Algérie et du Maroc", ajoute Marion Boutemy, Directrice France de HIMSS Europe.

    L'évènement est complémentaire des autres grands salons français consacrés à la e-santé, notamment HIT, explique-t-elle. "Contrairement à HIT, où il y a un grand espace d'exposition et quelques conférences, WoHIT est surtout un espace de conférences, avec peu d'expositions. Les visiteurs y viennent pour entendre des conférenciers internationaux sur les thèmes majeurs du secteur."

    La problématique de la continuité des soins sera abordée, notamment au cours de la session plénière et des différentes sessions parallèles. "La pression sur les hôpitaux dans ce domaine est de plus en plus forte depuis plusieurs années", souligne la directrice d'HIMSS. L'organisation présentera son Modèle de maturité dans la continuité de l'assistance sanitaire, qui évalue différents aspects de la continuité des soins, tant au niveau des capacités de l'organisation qu'au niveau global.

    Le thème de la médecine personnalisée sera aussi abordé, de la génomique au Big Data. Cette nouvelle approche de la médecine implique de nouvelles stratégies pour les établissements de santé, tant au niveau national qu'international.

    Le WoHIT a invité des experts internationaux sur les thèmes de la m-santé, de la télémédecine et du Big Data, ainsi que des managers hospitaliers qui présenteront divers projets mis en oeuvre à travers l'Europe.

    "Certains facteurs de succès sont communs aux établissements de toute l'Europe. Il faut donc que les managers rentrent du WoHIT en se disant qu'ils peuvent s'identifier à tel établissement ou tel projet, pour ne pas avoir à réinventer la roue dans leur coin", explique Marion Boutemy.

    Pour multiplier les interactions entre les participants, HIMSS a aussi mis en place un système de "match making". Les visiteurs peuvent créer leur profil sur le site de l'évènement et indiquer leurs souhaits de rencontre (des prospects, des entreprises, des DSI...). Cela permet de demander des rendez-vous qualifiés de manière proactive. /mb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1801#ixzz2wOZYjK8w

     




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    Un hôpital de Boston a équipé les médecins de son service des urgences de Google Glass. Via un QR code, ils peuvent accéder aux données médicales des patients hospitalisés.

     

    Après la banque (lire l'article : La Caisse d'Epargne se lance dans les Google Glass), l'hôpital. Aux Etats-Unis, un centre hospitalier universitaire situé dans la ville de Boston a équipé les médecins de son service des urgences de Google Glass. Un prototype de logiciel a été développé par la direction informatique de l'établissement hospitalier pour permettre de gérer l'affichage des documents dans les lunettes connectées de Google. 

    "Les docteurs lisent un QR code affiché sur le mur de la chambre du patient, et grâce aux Google Glass ils accèdent instantanément à plusieurs informations relatives à son dossier médical comme les constantes vitales, les résultats de laboratoire ou d'autres données. Ils peuvent dans le même temps examiner le patient en se servant de ces informations", a indiqué John Halamka, DSI de l'hôpital. 

    Selon le DSI, les données patient seraient à l'abri des yeux de Google dans la mesure où l'application a été développée en interne et que les données personnelles des patients se trouvent derrière le pare-feu de l'établissement. Et aucune information stockée sur les serveurs de l'hôpital n'est renvoyée vers l'extérieur. 




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    « L’observance des traitements : un défi aux politiques de santé » : ce Livre blanc, dresse un état des lieux des conséquences d’une mauvaise observance et du mésusage des médicaments. Au-delà de ce constat, le Livre blanc propose quelques bonnes pratiques ainsi que six mesures à prendre d’urgence. Objectif : sensibiliser les pouvoirs publics et les professionnels de santé.Edité sous l’égide de la Fondation Concorde et sous la direction du Dr en psychologie clinique Denis Fompeyrine, l'ouvrage assène des chiffres qui font peur : " environ 50 % des hypocholestérolémiants, des antihypertenseurs ou des antidiabétiques oraux prescrits ne sont pas pris".En France, la non observance concerne donc près de la moitié des patients atteints de maladies chroniques dont le nombre ne cesse d'augmenter, et l'on estime son coût à 2 milliards d'euros par an, les journées d'hospitalisation induites à 1 000 000 et les décès à 8 000 (2).Il s'agit de la forme de mésusage la plus dangereuse et la plus répandue : des personnes âgées qui se trompent de posologie, des patients greffés qui ne prennent pas leurs anti-rejets ou encore des patients diabétiques qui oublient leurs traitements.




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