Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

older | 1 | .... | 54 | 55 | (Page 56) | 57 | 58 | .... | 73 | newer

    0 0


    La ministre de la Santé Marisol Touraine entend relancer le délicat Dossier Médical Personnel (DMP), dans sa version 2.0. Il sera « plus pragmatique » et présenté dans le futur projet de loi sur la santé. 

    Le Dossier Médical Personnel en chiffres ce sont 461 987 dossiers créés depuis son lancement en 2004 par le ministre d'alors Philippe Douste-Blazy, dont plus de 70% seraient inutilisés, et plus de 500 millions d’euros engloutis au passage. En termes de gâchis, ce chantier n’a donc rien à envier à Louvois ou à l’ONP ! 

    Initié en 2004 donc, il a été relancé en 2007 par Roseline Bachelot… sans plus de succès. Marisol Touraine est donc la troisième ministre de la Santé qui va tenter sa chance. Dans son intervention du 20 mai elle a dessiné les contours de ce futur DMP 2.0 qui entre dans sa vision d’un « hôpital ultra-connecté avec l’ensemble des offreurs de soins, évidemment, mais aussi avec tous les acteurs du monde social et médico-social ». Toutefois, cette future version du DMP sera rabotée (comme les quais SNCF !). Elle devra en premier lieu bénéficier « aux patients atteints de maladies chroniques et aux personnes âgées relevant des expérimentations PAERPA ». 

     

    Les contours exacts du projet seront annoncés prochainement. Elle a toutefois ajouté qu’il sera « plus pragmatique et répondra mieux tant aux attentes des professionnels que des usagers ». Le détail du projet sera donc précisé dans le cadre du projet de loi, en préparation, sur la santé qui devait à l’origine voir le jour « au premier semestre 2014 ». 

     

    Des millions d’euros gaspillés

    Comme nous le rappelions en janvier dernier, on ne sait pas exactement comment ont été engloutis les 500 millions d’euros. La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) refuse de s’exprimer sur le sujet. « Aux 500 M€ versés par l’assurance maladie, on peut aussi ajouter les coûts induits par l’adaptation du dossier informatisé dans les hôpitaux, les heures de formation, toutes ces dépenses qui ne concernent pas directement l’élaboration du dossier mais qui sont bien réelles. On peut très bien atteindre le milliard d’euros ! », expliquait alors Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne et spécialiste des questions de santé. 

     

    E-santé et… m-santé 

    La e-santé est un enjeu de société. La ministre de la Santé Marisol Touraine avait d’ailleurs demandé, en avril, au Conseil National du Numérique (CNNum) d’ouvrir une consultation publique sur le thème de la santé et du numérique tant en termes de méthodes que d’outils. Big Data, objets connectés, données et sécurité étaient donc au centre des préoccupations. Les préconisations du CNNum devraient donc entrer en ligne de compte dans le futur projet de loi. 

     

    Parallèlement, les Google, Amazon, Microsoft et consorts s’intéressent de près à la m-santé. En mars dernier, nous expliquions d’ailleurs que Healthbook est le prochain pari d’Apple. Cette fonction pourrait faire son entrée dans le futur iOS 8.  




    0 0


    Les entreprises du secteur des objets connectés doivent se focaliser sur le service apporté au client, tout en s’organisant collectivement avec les acteurs de la santé pour faire avancer la recherche.

    Entretien avec Eric Carreel, vice-président de France Digitale et co-fondateur de startups spécialisées dans l’innovation numérique (Withings, Sculpteo et Invoxia) lors de l’événement France Digitale Day 2014.

    L’Atelier : La popularisation des objets connectés pousse aujourd'hui quelques marques traditionnelles à s'engouffrer sur ce marché, cela constituera-t-il un passage obligé pour toutes les marques dans les années à venir ?

    Eric Carreel : La plupart des objets que nous utiliserons demain nous rendront plus de services quand ils seront connectés. À partir du moment où nous avons identifié que le fait de les rendre connectés améliore les usages quotidiens, oui,  ils seront connectés sans aucun doute. Je pense que nous allons très vite arrêter de parler d’objet connecté comme nous avons arrêté de parler d’ordinateur avec une connexion WiFi ou Internet.

    Cela sous-entend donc pour les groupes une transformation assez profonde. Il ne faut pas uniquement prendre soin de l’objet mais aussi prendre soin du service rendu par l’objet pendant toute la vie de l’objet. En terme de culture d’entreprise, cela signifie s’organiser pour être capable d’accompagner le client, de traiter les données envoyées par ces objets et en retour apporter un service au client. C’est un changement de culture assez fort pour toutes les entreprises qui sont fournisseurs de services et d’objets.

    La création de valeur provient-elle des développeurs qui conçoivent les applications liées aux objets connectés ou bien des marques qui produisent leur objet ?

    La création de valeur vient de l’attention portée au client. C’est une multitude de détails qui sont liés à l’objet, liés à l’application et liés à la plateforme qui est le moyen de dialogue entre les deux. Je pense qu’il n’y a pas de règles et la répartition entre ces trois entités dépend du type de service et d’objet. Donc l’important est de se focaliser sur l’expérience client et se dire : "que puis-je faire, dans le domaine qui est le mien, pour que mon client ait une meilleure expérience ?" Le fait que l’objet devienne connecté et puisse interagir avec une application démultiplie notre capacité à rendre service au client.

    Comment voyez-vous l’évolution du secteur des objets connectés dans le domaine de la santé ?

    Il est encore difficile de voir comment le secteur va s’orienter mais ce qui est important c’est de travailler sur la profondeur de la solution qu’on apporte. L’essentiel est d’apporter vraiment un "plus" au client. Ce "plus client" ne sera pas apporté par un seul acteur mais par plusieurs : des acteurs qui font de la mesure, des acteurs médicaux qui apporteront un suivi d’un patient malade à partir de ces mesures, des coach qui aideront les personnes pas encore malades à prendre mieux soin d’elles, des entreprises qui seront plus incitées à prendre soin de leurs salariés car c’est une motivation collective, etc. Au final, ce grand nombre d’acteurs doit s’organiser pour apprendre à travailler entre eux. Tout cela est encore à construire.

    Est-ce que l’idéal serait l’Open Data en santé ?

    Il est important de prendre deux choses en compte. D’une part, il y a le côté privé des données nominatives, et pour cela, tout le monde est d’accord pour dire "mes données sont privées, je les garde pour moi et je ne les apporte qu’à mon médecin", c’est donc un acte volontaire. D’autre part, il y a les données anonymisées qui, collectivement, peuvent servir à la recherche médicale. Et il est très probable que l’on avance dans cette direction car c’est ce qui sauvera des centaines de milliers de vies.




    0 0


    Suisse: Le Conseil des Etats donne son accord pour le dossier électronique du patient

    (Source: Dell)
    Le dossier électronique du patient a été avalisé par le Conseil des Etats. Quelques petites modifications ont été apportées.

    Plus d'un an après le Conseil fédéral, c'est au tour du Conseil des Etats d'approuver le dossier électronique du patient, par 37 voix, sans opposition. Néanmoins quelques modifications ont été apportées au projet de loi. Plutôt que l'histoire médicale du patient, le dossier électronique contiendra les données nécessaires à un traitement concret, et ce afin d'améliorer la qualité des soins et d'augmenter la sécurité du patient. 

    Aucun patient ne pourra en outre se voir imposé de disposer d'un tel dossier électronique et s'il accepte, il pourra revenir sur cette décision à tout moment. En outre, chacun pourra décider quelles données devront y figurer mais aussi qui pourra y avoir accès. Ni les assureurs, ni les employeurs n'auront droit d'y accéder.

    De leur côté, les professionnels de santé devront aussi choisir de proposer l'informatisation des données ou non. Seuls les EMS et les hôpitaux devront s'y plier obligatoirement dans les cinq prochaines années. 

    Pour améliorer la protection des données, le numéro de ce dossier électronique devra être différent du numéro AVS. Enfin, un crédit de 30 millions de francs sur trois ans sera alloué à la création de systèmes informatiques garantissant l'interopérabilité. 

    Le Conseil national doit encore se prononcer sur ce sujet.




    0 0


    Faire vivre aux personnes bien-voyantes le quotidien des personnes déficientes visuelles est le pari que le service de déficience sensorielle de la FHSM vient de relever grâce à un « serious game », ou jeu vidéo à usage pédagogique. Baptisé Iris&Co et réalisé par la société Streetlab, ce logiciel 3D plonge l’utilisateur dans l’univers des personnes malvoyantes par le biais de mises en situation basées sur des expériences vécues.

    viaUn « serious game » pour sensibiliser le grand public à la déficience visuelle | Le Quotidien du Medecin.




    0 0


    Près de 100 000 applications sont d’ores et déjà disponibles sur iOS, Android ou Windows avec une prédominance d’apps pour ceux et celles qui souhaitent rester en forme. Gadgets pour les uns, compléments indispensables à la gestion de la santé pour les autres, dans l’ensemble patients et praticiens y trouvent autant leur intérêt que ce soit pour améliorer les services et/ou le suivi de la santé.

    Les enjeux financiers sont immenses : on estime le marché de l’e-santé à plusieurs dizaines de milliards d’euros pour les 10 prochaines années.

    Et cela réveille l’intérêt de mastodontes comme IBM, Google ou Apple. D’ailleurs si elles tentent aujourd’hui l’aventure de l’e-santé, c’est aussi parce qu’elles ont une position stratégiquement favorable pour le faire : elles sont présentes chez la population, dans le cloud, sur le web… Bref elles ont de forts atouts pour étudier les usages…

    Google, IBM et Apple à l’assaut de la santé digitale


    Google en tête, suivi de près par IBM et Apple, se lancent à l’assaut de la santé digitale, sans frein pour l’instant car ce domaine d’application n’intéresse pas que les entreprises privées. Avec la promesse de potentiellement réduire les coûts liées à la santé, l’e-santé fait en effet vibrer les gouvernements qui suivent de près à cette révolution.

    Le problème est leur subjectivité, voire leur naïveté, vis-à-vis de cette passionnante évolution : s’ils y voient leur(s) intérêt(s), ils ne semblent pas se rendre compte des conséquences possibles des transformations à l’échelle planétaire que pourraient provoquer ces futurs géants de la santé digitale…

    les données : le nerf de la guerre …


    Observons la relation médecin-patient « classique », le médecin rassemble différents types de données :

    Il apprend à connaître le patient, son historique…Il  l’écoute décrire ses symptômes, décrypte leurs significations,Il acquiert des connaissances médicales générales ou spécialisées pendant plusieurs années afin d’être en mesure d’orienter le patient vers des analyses plus poussées…

    La première étape est donc d’amasser les données médicales… Avant de digérer ces données pour analyse.

    En s’installant sur le marché de la santé, les entreprises telles que Google, IBM ou Apple, tentent de suivre ce schéma et visent à proposer des services médicaux toujours plus personnalisés, à des « patient-clients » devenus toujours plus insatiables. On assiste ainsi à un véritable boom du nombre de solutions et objets connectés.

    La donnée est au cœur de chacune d’entre elles : sans information, pas d’analyse.

    Une fois ces données collectées, comment les traiter ?


    Car c’est justement cette analyse qui donne toute leur valeur à ces données. Avoir les données brutes n’a que peu d’intérêt, il faut savoir les utiliser !

    Idéalement, il faudrait donc une machine intelligente qui puisse, comme le médecin ou le scientifique, effectuer une analyse scientifique des données récoltées en confrontant l’ensemble de ces données à un modèle de signification. Cette machine serait alors capable de donner un avis fiable sur l’état de santé du patient.

    Mais vous connaissez peut être WATSON, système d'intelligence artificielle lancé par IBM, capable d'analyser toutes les données médicales des patients présentés, et de les croiser avec des millions de références d'autres dossiers pour dégager un diagnostic ultra-précis de la maladie ?




    0 0


    Univers Big Data : Prenez le contrôle de vos bases !

    Sujet: Google

    Suivre via:RSSSanté : Google pourrait lancer le service Google Fit

    Application : Google prévoirait de répliquer au HealthKit d’Apple dès sa conférence Google I/O au travers de Google Fit, un service Cloud centralisant les données de santé. Les données seraient partagées depuis des objets connectées et des applications mobiles.

    Par La rédaction de ZDNet.fr |Vendredi 13 Juin 2014

    7Réactions inShareplus +

    Article mis à jour à 9h20

    La santé, et plus spécifiquement encore les données de santé, intéressent particulièrement les géants du numérique, dont Apple. Et selon Forbes, Google serait lui aussi en passe de lancer un nouveau service dans ce domaine.

    La firme de Mountain View prévoirait ainsi de mettre en ligne Google Fit, un service Web qui permettrait à l’utilisateur de centraliser toutes les données liées à sa santé, son activité et autres paramètres physiques.

    I/O

    Ces données seraient récupérées depuis les différents terminaux et applications utilisés par l’internaute pour ce type d’usage. Toujours selon Forbes, Google devrait profiter de sa grande conférence développeur, Google I/O, pour officialiser Fit.

    A cette occasion, le géant de la publicité pourrait ainsi annoncer différents partenariats avec des constructeurs tiers d’appareils connectés, comme des bracelets de fitness. Ceux-ci collectent les données, comme par exemple le rythme cardiaque, qui sont ensuite partagées avec Google et stockées sur son service Cloud.

    Avec Fit, Google reviendrait directement dans la roue d’Apple qui lors de la WWDC 2014 a présenté HealthKit, dont le rôle est là aussi celui de hub des données de santé. Samsung est également sur les rangs avec la plate-forme SAMI.

    Reste, pour tous ces acteurs, la question de l'exploitation de toutes ces données collectées. Seront-elles revendues et à qui ?




    0 0


    Des chercheurs Américains viennent de mettre au point un protège-dents high-tech. Sous le nom de FitGuard, ce protège-dents intelligent serait capable de détecter les commotions cérébrales. Cet appareil innovant s’adresse aux athlètes pratiquant des sports de contact, et confrontés à des chocs répétés. Ces chocs, violents ou non, peuvent entraîner des conséquences cérébrales sérieuses, voire mortelles. Grâce à des LED fixés sur le FitGuard, il est désormais possible de prévenir les risques de commotions cérébrales.

    En effet, des lumières LED informent sur la force des coups. Ainsi si les voyants LED s’illuminent en vert, l’impact est faible, si les LEDS deviennent bleu l’impact est moyen . Si les voyants s’illuminent en rouge, l’impact reçu est violent. Le voyant rouge signale que l’athlète a 50% de risque de souffrir d’une commotion cérébrale. Dans un contexte classique, il était impossible pour l’entraîneur de déterminer l’ampleur des chocs subis par l’athlète, dans un tel cas le joueur retournait sur le ring ou sur le terrain. Mais avec ce protège-dents FitGuard, avec un voyant rouge, le joueur devra déclarer forfait.

    Une détection précoce, mais efficace

    Outre le système de LED, toutes les informations sur le choc reçu par l’athlète seront ensuite envoyées et traitées vers une application mobile. Anthony Gonzales, co-développeur de ce projet, affirme dans une vidéo que “le FITGuard permettra de suivre le protocole habituel en cas de commotion tout en ayant des données quantitatives pour étayer leurs conclusions “, et d’ajouter que “nous voulons fournir des outils permettant de prendre des décisions avisées sur la sécurité des athlètes et réduire les effets traumatiques des blessures cérébrales.”

    A noter qu’aux Etats-Unis, environ 135 millions de personnes font du sport. A cet effet, les commotions cérébrales sont les lésions les plus courantes, touchant chaque année près de 3.8 millions de personnes. En France, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, les services d’urgences des hôpitaux enregistrent chaque année plus de 100 000 patients victimes d’un traumatisme crânien.

    Sources :

    Sciences et Avenir


    Read more: http://www.docdunet.fr/fit-guard-un-protege-dents-high-tech-contre-les-commotions-cerebrales/#ixzz34XiXUmcH


    0 0


    Un objet connecté destiné au grand-public comme les Google Glass a-t-il sa place dans un domaine aussi sensible et régulé que celui de la médecine ? Aux Etats-Unis, la réponse a déjà été tranchée dans l’école de médecine d’Irvine en Californie.

    Les étudiants de première et deuxième année seront équipés des lunettes Google pour certains cours, en particulier d’anatomie. Les élèves de troisième et quatrième année utiliseront eux les Google Glass lors de leurs gardes à l’hôpital.

    Pas plus ou moins sécurisé qu'un iPad

    Mais comme le rapporte Reuters, des entreprises du numérique planchent sur d’autres usages appliqués à la médecine. La société Drchrono, spécialisé sur les dossiers médicaux électroniques, a ainsi développé une application tierce pour les Google Glass – gratuite pour le moment.

    Le logiciel se destine aux consultations médicales et à la chirurgie. Avec la permission du patient, les lunettes permettent ainsi au professionnel de santé d’enregistrer vidéos, photos et de prendre des notes, et surtout de les enregistrer automatiquement dans son dossier médical numérique.

    Drchrono propose également de connecter ces données à Box, un service Cloud de stockage et collaboratif. Les données y seraient enregistrées et pourraient être partagées avec le patient, à sa demande.

    Interrogé par Reuters, le docteur Bill J. Metaxas utilise les Google Glass durant ses consultations. Il insiste sur la nécessité de bien paramétrer les fonctions de sécurité des lunettes et de recueillir le consentement du patient.

    Mais, le médecin l’assure, cet objet n’est pas plus ou moins sécurisé qu’une tablette telle que l’iPad, déjà régulièrement utilisée par les professionnels de santé en milieu clinique.




    0 0


    [Futur en Seine] L’enseigne de sport élargit sa gamme de capteurs spécialisés dans l’analyse de l’activité sportive. Un site dédié permet de comparer ses performances avec sa communauté.



    0 0


    © marsmet521 agrandir la photo Le géant du web répond du tac au tac. Apple vient à peine de présenter sa première offre de gestion de données de santé et de fitness (Health et Healthkit), que Google finalise déjà une plateforme concurrente baptisée Google Fit. Selon le site Forbes, elle serait présentée à la fin du mois, à l’occasion de la conférence développeur Google I/O.Comme pour Healthkit d’Apple, Google Fit pourra agréger les données au travers des interfaces de programmation (API) pour pouvoir en déduire des résultats relatives à la santé et au fitness. L’éditeur annoncera également un certain nombre de partenariats avec des fabricants d’accessoires connectés. Parmi eux figurerait un fournisseur d’objets capables de mesurer le nombre de pas et les battements de cœur. On ne sait pas, en revanche, si Google Fit sera intégré ou non directement dans le système Android. Il est très probable, en revanche, que Google Fit sera interconnectée avec Android Wear, le système d’exploitation mobile pour accessoires connectés.Un retour après un premier échecCe n’est pas la première fois que Google tente de faire une incursion dans le domaine de la santé. En mars 2008, il avait lancé un portail d’archivage des dossiers médicaux pour les internautes américains. Mais, faute de succès, celui-ci a été fermé en janvier 2013. Cette fois-ci, Google revient par le biais des objets connectés. De son côté, Samsung s’est également déjà mis sur les rangs. Le mois dernier, il a présenté sa propre plateforme baptisée SAMI. La guerre de la santé est déclarée.  Source :Forbes



    0 0


    Après le phénomène de Big Data, c’est désormais celui d’Open Data qui fait son apparition, avec des perspectives passionnantes pour la santé.

    Un article de Génération Libre. (note complète en PDF)

    Après le phénomène de Big Data, c’est désormais celui d’Open Data qui fait son apparition. Le Big Data fait référence au mouvement de numérisation de nos données qui est en œuvre depuis quelques décennies. Depuis le début de l’ère de la numérisation dans les années 2000, notre capacité de stockage des données a explosé et le développement du Big Data franchi une étape supplémentaire. Aujourd’hui, au cœur des enjeux de transparence liés au contexte de modernisation de l’action publique, c’est plus particulièrement l’ouverture des données publiques – l’Open Data – qui est en cours d’évolution. En témoigne la création prochaine d’un poste d’administrateur général des données qui sera « autorisé à connaître les données détenues par l’administration de l’État et ses opérateurs »1.

    Venu des États-Unis et du Royaume-Uni, qui se sont engagés dans le processus d’ouverture des données en 2009 et 2010 respectivement, ce mouvement a pris de l’ampleur. En témoigne la Charte en faveur de l’ouverture des données publiques, signée en juin 2013 par les membres du G8. En France, la mise en place, sous Nicolas Sarkozy, de la mission Etalab, chargée de créer une plateforme des données publiques, a donné une impulsion au processus d’Open Data. À titre d’exemple, BPI France a récemment ouvert quatorze années de données statistiques sur les PME avec le lancement de son think-tank « Lab ». La Saône-et-Loire et la ville de Paris ont aussi mené leurs premières expérimentations avec les plateformes Open Data 71 qui donne accès à des millions d’informations publiques, et ParisData qui rassemble des projets axés sur la réutilisation de données ouvertes. Mapize, par exemple, permet de visualiser le nombre de naissances, décès et mariages par arrondissements et par années.

    La France accuse, néanmoins, un retard certain en matière de santé. L’industrie de la santé repose sur quatre sources de données : les données de R&D d’entreprises pharmaceutiques, les données cliniques des hôpitaux, les rapports des caisses d’assurance maladie et les données détenues par divers acteurs exclus du secteur industriel, le patient lui-même par exemple2. Les expériences internationales ont fait la démonstration des bénéfices directs et indirects liés à l’ouverture des données publiques de santé. En France, la mission Etalab a fait un pas en avant en publiant récemment une cartographie des données publiques disponibles dans le domaine de la santé, recensant plus de 260 bases ou jeux de données3. Toutefois, les blocages ne sont pas encore levés, et les données « publiques » restent encore très confidentielles…

    Si la santé est un bien public, n’est-ce pas le rôle de l’État que de mettre gratuitement à la disposition de tous les données recueillies ? Il nous faut évoluer vers un système de santé « intelligent », défini selon un arbitrage équilibré entre impératif économique, sécurité sanitaire et respect du droit à la vie privée.

    Une tendance internationale à l’Open Data : des enjeux sanitaires et de croissance

    Les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que les pays scandinaves, ont sauté le pas de l’ouverture des données. Par exemple, les patients américains peuvent désormais avoir des informations sur ce que les hôpitaux facturent : sur le site data.gov, on peut recueillir des informations sur le coût d’un soin d’une fracture de la hanche et du pelvis au St John’s Hospital dans l’État de New York. Par ailleurs, les expériences concluantes menées en Europe du Nord et au Canada sont nombreuses.

    L’ouverture des données publiques en matière de santé constitue d’abord un enjeu sanitaire essentiel. À quoi ressemblerait le futur si le progrès médical ne reposait plus exclusivement sur les découvertes de laborantins mais bien davantage sur l’exploitation systématique de l’information en temps réel ?

    Du point de vue de la recherche, accéder librement aux données de santé ouvre un champ d’analyse considérable pour les professionnels de la santé. En rendant possible un suivi précis et en temps réel de la consommation des médicaments, l’amélioration de la surveillance épidémiologique – qui se fera désormais à l’échelle d’une population entière et non plus sur des échantillons restreints de populations – permettra de détecter plus tôt les dérives d’usage d’un médicament et assurera une meilleure transparence en pharmacovigilance. En France, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a commencé à développer un réseau de surveillance basé sur des structures capables de fournir des informations en continu sur l’état de santé de la population. Le réseau OSCOUR recueille les données des quelque 600 unités d’urgence existantes et les transmet automatiquement au service d’urgence de l’InVS. Cette collecte des données, dans le but d’améliorer la surveillance, devrait être menée à plus large échelle. Au Royaume-Uni, la mise en place en 2012 du Clinical Practice Research Datalink (CPRD) – qui croise de multiples données économiques, profil du patient, ses motifs de consultation, etc. récoltées grâce à l’Open Data – a permis de construire un système performant et efficace pour la recherche médicale. Aux États-Unis, le système du Group Health Cooperative (GHC), par exemple, permet d’obtenir des informations sur deux millions de sujets et de remonter jusqu’en 1980 !

    Du point de vue du patient, l’ouverture des données représente une véritable mine d’informations et la possibilité de mieux se faire soigner. Nous pourrions d’abord disposer de renseignements comparés sur les prestations des hôpitaux, celles des médecins, sur les différents traitements… En gardant à l’esprit que tout ne peut pas être comparable – le taux de mortalité d’un hôpital doté d’un service de réanimation ne peut pas être comparé avec celui d’un hôpital sans ce type de service – l’accès aux données permettra une meilleure visibilité. En France, à l’heure actuelle, un patient est dans l’impossibilité de savoir, après un séjour à l’hôpital, ce qui est facturé à l’assurance et ce qui est à ses frais. De même, il n’est pas possible de connaître les tarifs exercés par chaque hôpital pour une prestation spécifique. Autant de paramètres qui permettraient, grâce à l’accès à l’information, une meilleure sélection des soins.

    L’ouverture des données de santé constitue enfin un enjeu de croissance. Aux États-Unis, l’ouverture des données a facilité la recherche génomique – qui est l’étude du génome par le biais des maladies qui nous affectent – et aurait permis de créer 310 000 emplois dans ce domaine et de rapporter 20 milliards de dollars de ressources nettes à l’État. Libérer l’accès aux données influe directement sur la création d’emplois en favorisant l’innovation et en favorisant la création de start-ups. Le site internet américain mydrugcost.com propose des applications en ligne sur le coût des médicaments à partir de données qui proviennent de la Bibliothèque nationale de médecine. Au Royaume-Uni, l’ouverture des données a permis l’éclosion d’applications iPhone comme Genes in Space qui repose sur le traitement délocalisé de données : en jouant sur leur Smartphone, les utilisateurs de l’application contribuent à la recherche contre le cancer en aidant les scientifiques à analyser des données en temps réel. L’Open Data a également contribué à attirer des chercheurs et à faciliter la concurrence entre acteurs publics et privés pour conduire des analyses. En France, il est clair que l’Open Data permettrait par ailleurs de mieux débusquer les inefficiences du système actuel et de mettre fin à de nombreux gaspillages de la sécurité sociale… Potentiel économique important, créateur d’emplois et de services, générateur d’économies publiques, l’Open Data santé peut ainsi participer, à son échelle, à améliorer l’activité économique et à mettre la France à niveau dans la compétition internationale.

    Le blocage français : l’encadrement strict de l’usage des données et l’étendard du respect de la vie privée

    En France, le droit d’accès aux documents a vu le jour en 1978 avec la loi sur l’accès aux documents administratifs. Depuis, l’influence européenne et la prise de conscience politique ont fait progresser ce droit. En 2011, la mission Etalab puis le portail national data.gouv.fr qui permet l’accès à plus de 355 000 informations publiques gratuites et réutilisables ont vu le jour. Toutefois, l’usage des données reste extrêmement encadré. La collecte de données est autorisée par la loi Informatique et Libertés dans des cas strictement définis (article 8 et 9). Les données médicales concernant les patients et les professionnels de la santé ne peuvent faire l’objet de cession ou d’exploitation, et même le consentement du patient ne saurait effacer le secret professionnel.

    Par ailleurs, toutes les données ne sont pas accessibles. L’ensemble des données de la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM) est stocké dans le SNIIRAM, la base centrale pour les données de santé individuelles. Détenteur de données anonymes issues des remboursements effectués par l’ensemble des régimes d’assurance maladie4, le SNIIRAM représente un potentiel d’informations considérable. Par an, le SNIIRAM regroupe 1,2 milliard de « feuilles de soins », 500 millions d’actes médicaux et 11 millions de séjours hospitaliers (en médecine, chirurgie et obstétrique), avec une potentielle capacité de mémoire de 14 ans5. Mais la complexité de l’architecture des données rend leur utilisation difficile et l’extraction des données du SNIIRAM doit suivre un processus précis avant d’être validée par la CNIL, en coordination avec l’Institut des Données de Santé6. Hormis quelques exceptions près – dont bénéficient par exemple la Haute Autorité de Santé ou l’Institut de Veille Sanitaire depuis un arrêté du 19 juillet 2013 – l’accès à ces données est extrêmement restreint et l’opacité règne. En témoigne l’affaire Celtipharm.

    Celtipharm est une société statistique de traitement des données pour le compte de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et d’industriels. Afin de pouvoir analyser plus précisément la consommation de médicaments, Celtipharm a développé, il y a plus de trois ans une technologie d’analyse en temps réel. Celtipharm souhaite traiter le flux de données (anonymisées) que les pharmacies transmettent aux assurances maladies pour les demandes de remboursements. Les données anonymisées étant ‘codées’, Celtipharm requiert l’accès au système permettant de les décoder pour pouvoir identifier les médicaments et produire des statistiques. Depuis deux ans et demi et en dépit de l’autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), le projet est bloqué. La CNIL elle-même a fait l’objet d’une attaque en référé au Conseil d’État pour avoir donné cette autorisation. La décision des juges du Conseil d’État est tombée mardi 27 mai 2014 : les autorisations de la CNIL d’exploiter des feuilles de soin électroniques anonymisées ont été jugées légales. Les prochains mois nous diront si cette décision va permettre d’ouvrir une brèche concernant l’accès aux données de la CNAM.

    La position de la CNAM pose en effet un problème du point de vue juridique. D’une part, l’article L1110-1 du Code de santé publique prévoit que « le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles » et que les organismes d’assurance maladie doivent assurer « la meilleure sécurité sanitaire possible ». D’autre part, la France, en refusant l’accès libre et gratuit aux données de santé, ignore l’esprit du principe de droit communautaire de réutilisation libre et gratuite des données publiques. Issu de la directive européenne 2003/98/CE, ce principe fut transposé en France par l’ordonnance du 6 juin 2005. Si la présente directive ne contient aucune obligation de publicité – la décision d’autoriser ou non la réutilisation est laissée à l’appréciation des États membres – elle vise toutefois à faciliter la réutilisation des données détenues par des organismes du secteur public des États-membres (article 1). La CNAM, dans son refus de coopérer, ignore ce principe.

    Par ailleurs, la demande citoyenne d’accès aux données de santé est réel. Du point de vue sanitaire, on recense chaque année en France 18 000 morts causées par le mauvais usage du médicament. Du point de vue des consommateurs, outre le répertoire AMELI qui constitue un premier embryon d’Open Data en répertoriant des professionnels de la santé, nous disposons de (trop) peu d’informations pour choisir un médecin ou un établissement de soins. L’opinion publique semble néanmoins de plus en plus réceptive à ce problème de l’accès des données santé. L’avis de la conférence de citoyens mise en place par l’Institut Montaigne montre que les Français souhaitent plus de transparence dans le domaine de la santé7 et plaident en faveur de l’Open Data sur les données concernant les coûts, le fonctionnement et les résultats de notre système de santé. Les citoyens souhaitent pouvoir accéder facilement aux informations relatives à la performance des médecins et des établissements de santé publics et privés pour pouvoir orienter leur choix. Selon un récent sondage Ipsos, neuf Français sur dix considèrent que leur médecin traitant leur prescrit trop de médicaments ! Ce sont donc des outils permettant l’aide à l’interprétation de données brutes qu’il faut donc développer. Pour répondre à cette demande, le site La Fourmi, comparateur de tarifs médicaux, avait vu le jour en 2011. Mise en demeure par la CNAM, sous prétexte que ces données ne pouvaient être utilisées sans l’accord de chacun des professionnels concernés, les dirigeants de La Fourmi se sont vus contraints de fermer leur site…

    Dans le monde médical, seuls les syndicats de médecins se montrent réticents à la logique d’Open Data. Ils invoquent la protection de la vie privée mais craignent tout simplement la mise en concurrence. Sans transparence, les comportements prescripteurs à risque restent ignorés… Toutefois, l’intervention croissante de la société civile dans le débat public devrait, à court terme, accélérer le processus. En témoigne, en vue de la future loi de santé publique, le rapport « Pour l’an II de la démocratie sanitaire » remis à Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, en février 2014 qui prend acte de la volonté du citoyen d’être au cœur des décisions de santé grâce au développement d’outils de participation directe des usagers.

    Organiser l’open data : (I) garantir l’anonymisation des données et (II) le droit de propriété des patients sur leurs données personnelles

    Depuis la remise du rapport « La gouvernance et l’utilisation des données de santé » à Marisol Touraine, en octobre 2013, le débat sur l’Open Data est rouvert.

    Outre le coût de mise en œuvre très élevé de l’Open Data et le risque d’utilisation biaisée des données par les laboratoires, le rapport pointe du doigt le risque de ré-identification à partir des données, portant de facto atteinte à la vie privée8. Selon le Ministère de la Santé, l’exploitation des données ne devrait donc être envisagée que « dans un cadre respectueux du secret médical et des règles garantissant l’anonymat. Seules les données non sensibles de ce double point de vue [auraient] vocation à être mises à disposition de la collectivité ». Car malgré le progrès constant du digital, l’imperfection des systèmes informatiques demeure et le risque d’une dérive « orwellienne » inquiète. Dans les scenarii extrêmes liés à l’Open Data, banquiers et assureurs moduleraient leurs offres en fonction de notre état de santé, dont ils seraient parfaitement informés. Censés être les bénéficiaires de l’Open Data, les citoyens deviendraient donc les victimes d’un système qui les dépasse.

    Ce discours alarmiste, récurrent dans l’administration, semble toutefois cacher d’autres raisons. Selon Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, le gouvernement craint que l’ouverture des données ne lève le voile sur une mauvaise gestion des dépenses de santé. La mainmise de l’État sur les données de santé relève avant tout d’un réflexe de protection. En ce qui concerne les obstacles objectifs et rationnels que sont l’anonymisation des données et de la protection de la vie privée, il existe en France suffisamment de garanties pour y faire face sereinement et permettre à l’Open Data de devenir la règle et la confidentialité des données l’exception.

    En France, le respect de la privée (i) est inscrit à l’article 9 du Code civil depuis la loi du 17 juillet 1970. Depuis, la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 est venue rappeler que les données de santé constituent des données sensibles dont le traitement et la collecte sont en principe interdits (article 8) et a souhaité renforcer la garantie de protection de la vie privée en créant la CNIL. Le respect de la vie privée est donc assuré par l’anonymisation des données dont la CNIL est la garante : si la CNIL distribue des autorisations pour pouvoir collecter des données, elle peut aussi les retirer.

    Ce processus d’anonymisation des données est possible dans le domaine de la santé, comme il a déjà eu lieu dans les pays pratiquant l’Open Data. En France, l’ouverture des données du PMSI (programme de médicalisation des systèmes d’information) – l’hébergeur des données des hôpitaux – avait suscité le même débat : aucun scandale lié au respect de la vie privée n’est à déplorer depuis son ouverture. En pratique, les données recueillies par les hôpitaux sont soumises au secret médical et sont transmises sous forme de fichiers anonymisés aux Agences de Santé Régionales, qui les transmettent à leur tour à l’agence chargée de la constitution de bases de données nationales9.

    D’autre part, les données de santé des patients leur appartiennent (ii). Ce droit de propriété n’est cependant pas garanti en France puisque nos données sont détenues par l’Assurance Maladie. C’est pourtant aux patients que devrait revenir la possibilité de décider si oui ou non ils souhaitent partager leurs données. C’est le cas au Royaume-Uni. Si en temps normal, le médecin généraliste transmet au HSCIC (Health and Social Care Information Centre) les données du patient, le patient peut choisir de ne pas communiquer ses données personnelles en remplissant un « opt out form ».

    Trois propositions pour la mise en œuvre pratique de l’open data en France

    Ainsi, afin de permettre une utilisation effective des données de santé, respectueuse des droits de chacun, GenerationLibre émet les trois propositions suivantes :

    1. Faire de la transparence la règle, et de la confidentialité l’exception.
    Il faut déverrouiller l’accès en temps réel aux données brutes du SNIIRAM (base centrale pour les données de l’Assurance Maladie), du GIE SESAM-Vitale (programme de dématérialisation des feuilles de soin pour l’Assurance Maladie) et de l’ASIP (Agence des Systèmes d’Information Partagée de santé). Si l’accès à ces trois opérateurs est primordial, la liste pourrait être étendue aux (nombreux) autres acteurs de la santé qui participent à en faire un domaine fermé : ATIH, HAS, INVS, DREES, INPES, IRDES, ANSM… À terme, il faudrait créer une plateforme commune d’accès unique à l’ensemble des données.

    2. Renforcer les pouvoirs de la CNIL pour (i) autoriser, au cas par cas, le retrait de certaines données sensibles de la base publique et (ii) veiller à l’anonymisation des données.

    3. Fournir aux patients des « opt-out forms ».
    Sur le modèle de ce qui est en place au Royaume Uni, chaque patient devrait pouvoir décider de ne pas partager ses informations personnelles en remplissant un formulaire à remettre à son médecin généraliste.


    Sur le web.




    0 0


    Applications mobiles et objets connectés : l'ordre des médecins pour une évaluationPARIS, 17 juin 2014 (TICsanté) – Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) planche sur la rédaction d'un livre blanc consacré à la santé mobile et à la santé connectée, a annoncé le Dr Jacques Lucas, vice-président du conseil, lors du colloque Doctors 2.0 & You organisé début juin à Paris.Lors d'une présentation sur le thème "Outils 2.0 pour médecins", le Dr Lucas a indiqué que ce livre blanc présentera la "doctrine ordinale", qui n'est "pas un dogme", sur ce marché en pleine effervescence.

    Il a d'abord rappelé que le marché de la santé mobile a "un côté 'bulle'". "Ce n'est pas parce que des gens téléchargent des applications qu'ils les utilisent", a-t-il rappelé. Il convient donc de s'interroger sur le bénéfice réel de ces applications.

    Le Dr Lucas a aussi souligné le fait que le côté "connecté" d'un objet peut être porteur d'illusion. "Ce n'est pas parce qu'on relie un objet à Internet qu'il n'existait pas avant", a-t-il observé. Il a pris l'exemple des tensiomètres, qui avant d'être connectés disposaient déjà d'une mémoire pour permettre aux patients de prendre eux-mêmes leur tension.

    Le conseil estime que les applications mobiles et objets connectés doivent être "évalués". "Je ne dis pas 'certifiés' ou 'labellisés'", a insisté le Dr Lucas, "car une labellisation s'accompagnerait de délais tels que l'application ou l'objet seraient devenus obsolètes".

    Cette évaluation doit associer les professionnels de santé, les usagers et les fabricants de ces applications et objets. Elle doit aussi être portée à la connaissance de l'usager au moment de son achat.

    L'évaluation doit porter sur la "fiabilité", a-t-il ajouté. "L'application ou l'objet connecté doit pouvoir être recommandé par le médecin ou le professionnel de santé, voire prescrit."

    Concernant la confidentialité, le Dr Lucas a plaidé pour une "réflexion juridique" sur le statut des données de santé et sur leur propriété.

    Il est aussi revenu sur le thème de la géolocalisation. "Elle comporte des aspects positifs, par exemple pour identifier des foyers d'épidémie", a-t-il observé. Mais elle ne doit pas permettre de retrouver un patient spécifique.

    Sur la géolocalisation des professionnels de santé, Jacques Lucas a indiqué que l'Ordre reçoit régulièrement des plaintes d'usagers et de médecins, mal géolocalisés sur Google.

    Le Conseil national va donc proposer une application de géolocalisation des médecins, fondée sur son annuaire. Cela évitera à un usager qui recherche un cardiologue d'arriver chez un dermatologue. /mb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1908&mjeton=alWUytSXA2V-aE_ED4eOcPXXvfiZqa1FX0TmCn1s6cVRfWJCBwk4ZMxmExyK19_Y1MEh9wO_lr3CSk6UFw_1Dzfj4vaQVP5d#ixzz34vLmMTdX






    0 0


    Le patient ne l'est plus ! Il prend en main sa santé grâce aux capteurs connectés. Il s'informe sur les traitements avec le web, partage les diagnostics des médecins sur le Net, maîtrise ses data physiologiques. Une révolution silencieuse à laquelle les laboratoires, les hôpitaux et les autorités de santé doivent s'adapter.Les technologies digitales apportent de nouvelles pratiques médicales. Qu'est-ce que ça change dans les relations entre patient et professionnels de santé ?

    Lionel Reichardt : « Le patient devient un des acteurs-clés du système de santé. On qualifie ce mouvement d' « empowerment ». Ce mot a plusieurs significations mais c'est un changement capital ; une prise de pouvoir du patient dans le bon sens du terme.
    De paternaliste, la relation médecin/patient devient potentiellement une relation de partenariat. Fort des données qu'il collecte au travers de certains appareils connectés, des informations qu'il trouve sur le web ou auprès d'autres patients dans des communautés dédiées, il peut contribuer aux choix auxquels il est confronté.
    Une relation plus équilibrée et constructive s'établit entre patients et professionnels de santé. Cette évolution s'inscrit dans la continuité de ce qui se passe avec le web. La santé est le deuxième sujet recherché dans Google. Tout le monde peut consulter des sites spécialisés pour se rassurer sur des symptômes ou s'informer sur une maladie. Et sur les réseaux sociaux, 20% des conversations portent sur des questions de santé. Comme le consommateur, le patient connecté devient un acteur engagé de sa santé. »

    L'e-santé explose. Quelles sont les dernières innovations les plus prometteuses ?

    L.R. : « La e-santé désigne tous les aspects numériques touchant de près ou de loin à la santé. Cela regroupe beaucoup d'activités différentes désormais. Si on parle des objets connectés, la tendance est venue du sport et du fitness. C'est l'exemple de l'application Nike + pour courir. En 2009, la santé connectée est née avec le lancement du premier tensiomètre connecté par iHealth puis celui de la balance Withings. Mais aujourd'hui, la frontière entre bien-être et santé s'estompe. Des solutions mobiles plus sophistiquées font leur apparition. Je pense à un patch connecté sur l'épilepsie qui arrive sur le marché américain. Il permet d'anticiper la survenue d'une crise et alerte le patient, les secours ou l'entourage. On découvre ce que la santé connectée peut apporter de meilleur.
    Il y a tous les jours des innovations qui surgissent. Les Google Glass bien sûr, l'Occulus Rift, ce casque de réalité virtuelle racheté récemment par Facebook, les serious games, les objets connectés... Il est temps maintenant de les faire converger pour construire des solutions pragmatiques et répondant à des besoins précis. »

    Comment réagissent les laboratoires, acteurs traditionnels du secteur ?

    L.R. : « Les laboratoires font face à des changements multiples et rapides depuis plusieurs années. 80% des pathologies sont maintenant couvertes par les génériques ce qui met à mal leur modèle, et l'accès au marché pour les nouvelles molécules est de plus en plus complexe. Il ne s'agit plus seulement pour eux d'offrir un médicament. Il faut proposer des services, de véritables solutions de santé. Autrefois, ces mêmes laboratoires n'avaient qu'un seul client : le prescripteur. C'est-à-dire le médecin et un modèle promotionnel basé sur la visite médicale. Aujourd'hui, ils ont aussi affaire au dispensateur (le pharmacien), notamment pour les génériques. Enfin, ils doivent composer avec deux nouveaux acteurs, le patient, beaucoup plus présent, et le payeur (l'assurance maladie ou encore les mutuelles et les assureurs) plus regardant sur la dépense. Le tout dans un contexte réglementaire de plus en plus contraignant, avec un grand besoin de transparence. »

    La e-santé concerne aussi les acteurs publics du secteur. Les hôpitaux, l'assurance maladie... sur fond de vieillissement de la population et de désertification médicale ? Quel impact ?

    L.R. : « Tous les acteurs sans exception sont impactés. Pour les hôpitaux, la digitalisation prend plusieurs formes. Création de sites internet, présence sur les médias sociaux, objets connectés (traqueurs d'activités, balances, tensiomètres ou brosses à dents connectés) ou plateformes de services comme MyHCL aux Hospices civils de Lyon.
    D'une manière générale, le digital devrait contribuer à améliorer la productivité du système de santé. Une étude menée au CHU de Clermont-Ferrand en pneumologie montre ainsi que l'usage d'outils connectés permet de simplifier le travail des infirmières et de générer un gain de temps de plus d'une semaine par an et par infirmière. Dans le contexte actuel de pénurie de professionnels de santé, c'est bienvenu. »

    Comment se pose la question du traitement des données dans le secteur de la santé ?

    L.R. : « La santé est un domaine où l'on traite, par nature, beaucoup de données. Taux de glycémie, rythme cardiaque, tension artérielle, études cliniques... La base du SNIIRAM (Système national d'information inter-régimes de l'assurance maladie) gère des milliards d'enregistrements concernant la santé de 64 millions de Français. Avec la pléthore d'appareils qui arrivent sur le marché, on ajoute encore de la donnée à la donnée. On est vraiment dans le Big Data. Et le pire est à venir quand on intégrera les données génétiques ou cérébrales...
    Je pense qu'il faut voir le côté positif de la data. Cela peut faire avancer la recherche à grande échelle. Sur la plateforme américaine PatientsLikeMe, 250 000 patients acceptent par exemple de partager des symptômes et des traitements pour faire progresser la science. C'est ce que PatientsLikeMe qualifie de « Data for good ». C'est une notion qui m'est chère. iHealth, avec lequel je collabore, a monté un partenariat avec l'American Heart Association aux Etats-Unis, pour établir une cartographie de l'hypertension. Plus d'un million d'utilisateurs des produits iHealth ont accepté de partager leurs données pour faire avancer la recherche. Mais ces données doivent bien sur être systématiquement anonymes et utilisées avec le consentement du patient. »

    Et en France, où en est-on sur la définition de règles éthiques concernant les données de santé personnelles ?

    L.R. : « En France, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), chargée de veiller au respect de la vie privée et des libertés dans un monde numérique, a décidé de faire des données personnelles de santé un axe prioritaire de sa réflexion en 2014. Elle vient de publier un document de synthèse, intitulé « Le corps connecté ». Mais le chantier est complexe. A partir de quand une donnée prend-t-elle un caractère médical ? Si j'ai un indice de masse corporel (IMC) normal, mon poids n'entre pas dans cette catégorie. Mais si je suis obèse ?
    Il y a donc là un gros chantier qui doit être pris avec pragmatisme sous deux angles à mon avis. Celui de la compréhension des outils : Comment fonctionnent-ils ? Que font-ils des données collectées ? Sous quelles formes ? Transmises à qui ? Et l'autre, sur l'information des utilisateurs, pour qu'ils comprennent l'usage qui est fait de leurs données et acceptent de les partager dans un choix éclairé. »

    Le digital et la santé : un progrès ou un risque, finalement ?

    L.R. : « Un progrès à l'évidence, même si cela nécessite un encadrement vigilant pour éviter les dérives. Le digital permet à tout un chacun de se connecter à sa santé, de gagner en autonomie et de devenir acteur de sa santé. En plus, il faut se rappeler que nous vivons de plus en plus vieux. Ce qui importe n'est pas la quantité de vie, mais la qualité de vie. Nous ne devons plus simplement gérer la maladie mais bel et bien gérer la santé. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur le danger des maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers...) dont l'importance va croissant. Par ailleurs, l'inactivité physique est la quatrième cause de mortalité dans le monde. La prévention est donc un axe majeur de santé publique. Elle passe par des gestes quotidiens. Comme celui qui consiste à faire 10 000 pas par jour et à changer son comportement hygiéno-diététique. Les traqueurs d'activité sont intéressants pour ça s'ils s'intègrent dans des solutions pertinentes qui motivent et accompagnent les utilisateurs. Mais il y a plein d'autres exemples intéressants.
    La question qui se pose finalement c'est : Pourquoi accepte-t-on de gérer son argent sur le web et pas sa santé ? N'est-ce pas là notre capital le plus précieux ?  




    0 0


    La quatrième édition du salon Doctors 2.0 & You, regroupait le 6 et 7 juin 2014 les différents acteurs et start-up innovantes en matière de santé connectée. Tout au long de ces deux jours, se sont succédées conférences et activités à la Cité universitaire de Paris. 

    C’est dans le salon Satsuma au troisième étage que les trois intervenants accueillent presse, médecins et autres intéressés sur ce que la France sait faire en matière de santé connecté. Chacun leur tour, Patrice Thiriez, Alexis Normand et Didier Mennecier présentent leurs bijoux de santé digitale. Tour d’horizon des trois innovations françaises présentées :

    E-docteur.fr : le site web qui identifie les causes de vos symptômes

    Nouvel outil du site www.e-santé.fr , e-docteur.fr va pour vous effectuer une hypothèse de diagnostic personnalisée en analysant vos symptômes. Il est également capable d’estimer le niveau d’urgence de votre situation. Une fois votre mal identifié, vous pouvez bénéficier de conseils et recommandations sur l’attitude à adopter. Vous pouvez également imprimer la liste de vos symptômes si vous décidez d’aller consulter votre médecin.

    E-doctor a été conçu par Loïc Etienne, médecin urgentiste qui martèle que cette plateforme ne prétend en aucun cas se substituer à un médecin, elle a seulement un rôle indicatif et informatif. Né en février dernier, l’outil collaboratif est en train de s’enrichir et de s’affiner, notamment grâce au feedback des usagers ou des professionnels de santé qui l’utilisent. Pour le moment, il obtient une note des utilisateurs de 3.8/5.

    Concernant le feedback, les développeurs ont pu, pour l’instant, analyser que le public touché est féminin à 66 %. Le top 3 des symptômes les plus identifiés sont :  mal au ventre, mal de tête et fatigue. Dans la moitié des cas, le site a recommandé à l’internaute une auto-surveillance ou ne trouvait pas de cause probable pertinente. Seuls 11 % des cas étaient estimés d’urgence médicale.

    Fort de 25 ans de recherches et développements, la plateforme qui n’a que 4 mois a été testée et validée par de nombreux médecins. À terme, elle pourrait être mise en place dans les services d’urgence afin de simplifier les procédures et de traiter les cas les plus  urgents en premier. De plus, elle est entièrement gratuite et anonyme.

    ADVERTISEMENTWithings : votre santé connectée à un bracelet

    Withings est une entreprise française qui s’est lancée dans le bien-être connecté. Comme l’explique Alexis Normand, le responsable du développement des activités santé de la société,  venu présenter ses produits : « Nous nous occupons des gens avant qu’ils ne soient malades ». Ces objets ont donc plus vocation à permettre aux personnes de rester en bonne santé plutôt qu’à soigner.

    Alexis Normand assure que leur volonté est d’aider les gens à acquérir une meilleure hygiène de vie. Grâce à un discret bracelet connecté, des informations telles que votre rythme cardiaque, le nombre de pas que vous effectuez par jour et autres sont mesurées, analysées et envoyées à votre smartphone. La société fabrique également des e-pèse-personnes ou  encore des e-tensiomètres.

    En termes de résultats, l’entreprise affirme que les personnes qui se mesurent le plus sont celles qui ont le plus de résultats, notamment quand il s’agit de perte de poids. En effet, l’individu a une plus grande conscience de ses mesures et par conséquent de ce qu’il doit effectuer pour changer. L’application a même une fonctionnalité sociale pour défier ses amis à faire mieux et ainsi se motiver mutuellement.

    Bien que cet outil soit premièrement utilisé par des particuliers, des médecins se font partenaires de cette technologie. Elle peut être utilisée pour le suivi des patients, par exemple en suivant la courbe de poids d’un diabétique ou encore offrir un feedback sur l’état de santé global suite à une chirurgie. Le patient n’est plus passif face aux médecins mais peut alors devenir acteur de sa propre santé.  

    Hepatoweb : une appli iPad qui vous rassure

    Conçue par le Dr Hepato-Gastroenterologue Didier Mennecier, cette application a pour mission simple mais nécessaire d’apporter des informations aux patients pour les rassurer dans leur chambre d’hôpital ou en salle d’attente lorsqu’ils vont subir une intervention de ce type comme la coloscopie.

    Cette application, qui ne nécessite pas d’avoir accès à Internet, offre plusieurs informations sur les différentes maladies, les traitements liés, des informations sur les examens et les chirurgies. D’un design rudimentaire mais efficace, elle propose aussi des images et vidéos explicatives, des liens vers forums et associations concernées. Elle est d’une utilisation enfantine et peut être utilisée à tous les âges et selon tous les niveaux de gestion du numérique.

    Afin d’évaluer la pertinence de son outil, le Dr Didier Mennecier a effectué des tests sur 2 groupes de sujets : un groupe avait l’application iPad à disposition, l’autre ne l’avait pas et devaient donc se contenter de l’information classique mais complète délivrée par les professionnels de santé. Pour le groupe ayant l’iPad, les résultats montrent une diminution de l’anxiété et 98.8 % des patients ont su trouver l’information qu’ils recherchaient.

     




    0 0

    Avec les 'serious games', le secteur de la santé a le moyen tout trouvé pour transformer l’accompagnement des patients.


    0 0


    La télémédecine est une pratique médicale qui met en rapport, par la voie des nouvelles technologies, le patient et un ou plusieurs professionnels de santé.


    0 0


    Le don d'organes, pas facile d'en parler à ses proches. Pourtant, si l'on souhaite faire ce geste, une condition est indispensable : l'avoir signifié clairement, auparavant, à ses proches.

    Dimanche 22 juin, à l'occasion de la 13e "Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs", l'Agence de la biomédecine invite le grand public à exprimer son opinion. Du 16 au 25 juin, un spot de sensibilisation est également diffusé sur les principales chaînes de télévision française.

    En effet, c'est vers eux que l'hôpital se tournera pour s'assurer de la volonté du donneur...

    Pour créer l'opportunité d'une discussion, Allodocteurs.fr et l'Agence de la biomédecine proposent aux internautes une plateforme d'envoi de messages. Des mots choisis (et parfois même une pointe d'humour, l'acte de donner n'ayant pas forcément à être austère) pour s'assurer que leurs volontés soient respectées.

    Déjà plus d'un millier d'internautes ont utilisé le dispositif...

    Et vous ?

    Lien direct vers la plateforme d'envoi de messages : http://bit.ly/1nXAh78

    En savoir plus sur le don d'organes :
    Don d'organes : pourquoi chaque minute compteDon d'organes : dites-le, mais avec humour


    0 0
    0 0


    Le quantified self, entre rupture et continuité

    Le quantified self – la quantification de soi - est une dynamique d’auto-mesure permettant d’accéder à un meilleur niveau de connaissance de son corps. Les utilisateurs peuvent ainsi, adapter leur comportement pour un quotidien plus sain.

    Les barrières de l’intimité sont bousculées, les adeptes du quantified self partagent leurs données facilement et sont sensibles au regard de la communauté. Les applications de quantified self invitent les utilisateurs à se fixer des objectifs, de partager leurs performances avec la communauté et sur les réseaux sociaux. La valorisation des efforts encourage et motive les utilisateurs.

    La démocratisation de ces nouveaux usages est liée à l’arrivée des smartphones, véritable élément déclencheur du mouvement de la mesure de soi-même. Les smartphones et les tablettes sont, dorénavant, considérés comme des « hubs numériques » jouant le rôle de télécommande et d’interface préférentielle de consultation des données.

    Les adeptes du quantified self se comparent donc entre eux afin de se rapprocher de la « norme » (objectif du nombre de pas moyen, par exemple : 10 000 pas par jour). Cette nouvelle « normopathie » s’installe dans les usages et pousse les utilisateurs à faire toujours mieux, soucieux du regard de la communauté.

    Selon le docteur Laurent Alexandre : « Le marché de l’auto-mesure est aujourd’hui infinitésimal, anecdotique… il est loin d’être évident que le marché se développe dans le futur. Les personnes qui se mesurent se lassent très vite : cela amuse un temps, puis elles abandonnent [...] Pour se développer, le quantified self doit être automatique, sans capteur spécifique, à partir du smartphone » . L’écrivain et chercheur, Evgeny Morozov, voit quant à lui, ces outils comme l’incarnation d’une forme de « solutionnisme technologique ».

    L’explosion du marché de la m-santé

    Selon une étude publiée en janvier 2013 par le Pew Internet Institute, 69% des sondés déclarent suivre un indicateur de santé pour eux-mêmes ou un proche. Plus précisément :

    60% disent suivre leur poids, leur alimentation ou une autre habitude ; 33% suivent un indicateur de santé (tension, diabète, sommeil) ; 12% celui d’un proche.21% s’aident de technologies pour suivre ces indicateurs, 35% le font sur papier;  49% les mémorisent de « tête » sans les formaliser davantage; 19% des possesseurs de smartphone utilisent au moins une application dédiée.Un tiers des utilisateurs partagent leurs données et, parmi eux, la moitié le fait avec un professionnel de santé.

    On parle du « patient 2.0 » , un patient actif, connecté et proactif sur le suivi de son état de santé. Un patient atteint de une ou plusieurs maladies chroniques sera-t-il condamné à être responsable de sa propre santé ? « La décision prise par la plateforme (application) va-t-elle l’emporter sur la décision humaine ? » se demande le docteur Postel-Vinay.

    Selon l’étude éditée par le cabinet Research2guidance et publiée en mars 2013 : « Le marché de la santé sur mobile (m-santé) devrait représenter 26 milliards de dollars à l’horizon 2017 et concerner près de 1,7 milliard d’utilisateurs » .

    Le marché de la m-santé explose grâce aux app store. Maintenant à maturité, les places de marché d’applications mobiles (App Store, Google Play) vont passer en phase de « consolidation » à partir de 2015-2016 et proposer des applications pouvant directement s’inscrire dans un parcours de soins. Le taux d’équipement en smartphone de 2ème génération va augmenter, des magasins d’applications spécialisées (comme Happtique) vont émerger.

    Le marché potentiel des utilisateurs de m-santé va passer de 1 milliard en 2012 à 3,4 milliards en 2017. La vente d’appareils ou de capteurs connectés devrait représenter la deuxième source de revenu avec près de 5 milliards de dollars alors que les services pèseront pour plus des deux tiers.

    L’évolution des objets connectés

    Selon une des principales banques d’investissement du monde, Morgan Stanley (étude de 2013), il y aura 75 milliards d’objets connectés en 2020.

    Les objets connectés évoluent, les capteurs se miniaturisent et son moins coûteux. Les produits deviennent plus accessibles, ce qui favorise l’équipement du grand public. L’installation de ces nouveaux objets est en passe de créer un nouveau réseau de capteurs intelligents.

    C’est depuis 2007, avec la sortie de l’iPhone, que le marché des smartphones a explosé. Ensuite, le cloud est arrivé en apportant de la simplicité, de la synchronisation, du stockage « illimité » et de la puissance de calcul aux appareils mobiles. Les objets connectés bénéficient donc de la connectivité des téléphones mobiles et de « l’intelligence » du cloud computing. On parle alors de « Big Data » et d’algorithmes prédictifs.

    Interopérabilité & convergence

    L’Internet des Objets manque encore de standardisation. A ce jour, les protocoles sont multiples et les différents objets « ne se parlent pas entre eux ». Néanmoins, le Wifi et le Bluetooth 4.0 s’imposent, ce dernier est maintenant mature, répandu et économe en énergie.

    Les facteurs de forme des objets connectés sont en pleine mutation. Les premiers arrivants ont imposé leurs solutions dédiées à des usages précis : pour le fitness, Fitbit propose un podomètre connecté; pour le style, Jawbone commercialise le UP; pour suivre son poids Withings a conçu un pèse personne connecté… et la liste est longue.
    Demain, de simples objets déjà présents dans notre quotidien comme notre montre, notre t-shirt, nos chaussures et nos lunettes seront multi-usage, ils pourront avoir une analyse complète de notre corps de manière transparente. Les produits vont évoluer de la même manière que les smartphones sont devenus nos ordinateurs de poche. Les formats vont se croiser, certains vont disparaître, d’autres vont naître ; le podomètre « basique » pourrait mourir car ses fonctionnalités peuvent être facilement implémentées dans d’autres dispositifs plus complets comme une smartwatch par exemple. La brique manquante d’interopérabilité arrive avec le cloud computing et les API.

    L’ouverture des web services des plateformes et des capteurs favorise l’interopérabilité et améliore l’expérience utilisateur. Avec les API, les plateformes appellent les développeurs à prendre en charge les différentes solutions.
    Le projet Human API illustre très bien cette démarche. Cette plateforme propose aux utilisateurs de services d’automesure de connecter l’ensemble de leurs données en vue de « bâtir l’infrastructure des données de santé ».

    Il y a également un enjeu extrêmement important au niveau des réseaux de communication. En effet, sans connexion, les capteurs ne peuvent pas envoyer les données collectées sur le cloud. Il y a toujours « l’option smartphone » , mais quand aucun appareil mobile n’est à proximité, comment faire ? Comment rendre les capteurs indépendants et autonomes ?
    Ce sont des questions auxquelles la société Sigfox essaye de répondre. Cette société française propose un réseau très bas débit dédié aux objets connectés. L’idée est d’étendre un réseau global, dense et simple pour faire transiter les données collectées des objets connectés. Une sorte de réseau parallèle aux réseaux cellulaires classiques (différente fréquence).

    D’autres acteurs se positionnent non pas sur les produits et sur les réseaux, mais au niveau des données collectées.

    La guerre des plateformes big data

    La présence des capteurs va se renforcer autour de nous, sur nous avec les wearables, et à l’intérieur de nous avec les nouvelles technologies (nano et bio).

    Beaucoup de données vont être générées, la densification du réseau de capteurs va rendre plus facile d’inférer des informations concernant nos intentions et notre contexte. L’analyse des données à l’aide d’algorithmes prédictifs va apporter une nouvelle dimension de compréhension des « individus captés » , une connaissance qui va s’enrichir de l’intimité croissante entre les capteurs, le corps et l’environnement.

    Les géants du web et des nouvelles technologies se positionnent.
    Apple vient d’annoncer son service HealthKit prochainement présent sur iOS 8, Samsung a présenté sa solution SAMI, Google prépare Google Fit avec Android Wear, même Blackberry travaille sur une plateforme connue sous le nom projet Ion.

    Les données de santé et de quantified self sont au coeur des convoitises, mais toutes les sociétés n’ont pas les mêmes stratégies. Apple propose une solution sécurisée plug and play avec les applications des groupes médicaux et hospitaliers. Samsung se positionne plutôt comme une sorte de « place de marché » de données biométriques. Google, quant à lui, assure la continuité de l’expérience utilisateur Android et bientôt Android Wear, avec certainement une approche marketing et publicitaire. Enfin, Blackberry valorise sa technologie QNX comme un socle robuste, flexible et léger pour faire tourner sa plateforme.

    De nouveaux acteurs vont entrer sur le marché, et certains vont muter. C’est le cas du secteur des assurances qui est en pleine évolution. La médecine est devenue plus prédictive, notamment avec l’arrivée de projets  tels que la génomique personnelle qui a« révolutionné la notion même de gestion des risques de santé des individus » . Le wearable computing connecte les individus en temps réel pour diffuser leurs informations de santé. Les assurances pourraient ainsi suivre et prédire les risques encourus par les individus. Des géants comme Google pourraient prendre la place des acteurs historiques de ce secteur. Fin 2013, lors d’une conférence, Eric Schmidt, l’ancien président exécutif de Google annonçait : « l’assurance Santé est le secteur qui est à la veille de voir les usages du big data exploser ».

    Transhumanisme et Quantified Self

    « La démocratisation du « bricolage du vivant » devrait débuter en 2015. À partir de cette date, nous pourrions commencer à augmenter nos capacités, à remplacer nos « pièces défectueuses » par des implants ou par des prothèses, à nous greffer des électrodes dans le corps, à modifier notre ADN… Bref, ce sera le début de l’ère de l’amélioration. » précise Laurent Alexandre – PDG de DNAVision et Co-Fondateur de Doctissimo.

    La technologie prend de plus en plus de place dans le milieu médical et certains veulent briser toutes les limites pour aller plus loin. C’est ce qui caractérise le transhumanisme, une idéologie née dans les années 80, en Californie, qui s’est fixée pour objectif la transformation radicale de l’être humain grâce à la fusion progressive de la technologie et de la vie.

    Il s’agit de passer de l’Homme « réparé » à l’Homme « augmenté » et peut être un jour, à un homme immortel. D’après Laurent Alexandre, les dirigeants de Google considèrent l’Homme comme « la version Beta des post-humains ». La compréhension du corps par l’homme grâce au quantified self évolue en quête de performances et de longévité. La prochaine étape est-elle de tuer la mort ? C’est la mission que s’est fixé Google avec sa filiale baptisée Calico qui doit s’attaquer au défi de l’âge et des maladies associées.

    La « révolution NBIC »

    Les transhumanistes s’appuient sur la technologie NBIC, qui est le fruit de la convergence des Nanotechnologies, de la Biologie (génétique), de l’Informatique et des sciences Cognitives (intelligence artificielle et sciences du cerveau).

    Les organes endommagés pourraient être remplacés par de nouveaux organes artificiels. On parle de robots humanoïdes qui pourraient être plus intelligents que les humains. Demain, des nanorobots seront en mesure de circuler dans le corps humain afin d’établir des diagnostics et d’agir en présence d’un problème physique. Nous pourrons réécrire notre génome et transformer notre corps pour le rendre plus « fort ».

    Certains « body hackers » ont déjà commencé la « customisation ». Le professeur de cybernétique Kevin Warwick, se voit déjà le premier « cyborg » de l’histoire depuis qu’il s’est greffé des puces dans le corps et que des électrodes, placées dans un bras, sont reliées à son système nerveux et à un ordinateur. Il peut commander un ordinateur et une main robotique par la pensée. D’autres s’implantent des puces RFID comme Amal Graafstra, et certains, une caméra à l’arrière du crâne.

    Vers le Posthumanisme ?

    Cette tendance à évoluer vers un homme « augmenté » ne pourrait-elle pas nous éloigner de notre nature profonde, notre humanité ? Quelle sera la limite de l’homme dans sa quête de l’immortalité ?

    De nouveaux débats philosophiques et politiques devront avoir lieu autour de l’évolution du transhumanisme et de ses limites. Jusqu’où un homme pourra-t-il s’augmenter ? Y aura-t-il un seuil de « customisation » limite à ne pas dépasser pour ne pas devenir une « machine-humanoïde » , un Posthumain ?

    Les « bio-conservateurs » déplorent l’absence d’une réflexion existentialiste sur la nature de l’humanité. D’autres craignent la construction d’une oligarchie qui posséderait la technologie, mettant ainsi en place une sorte de dictature.

    Le débat est ouvert…

    Quelle régulation pour la « Santé Mobile » ?

    La santé mobile ne fait encore l’objet d’aucune loi spécifique en France.

    La CNIL analyse entre autre les méthodes utilisées par la FDA (Food and Drug Administration) aux Etats-Unis. Pour faire simple, tout tourne autour d’une seule question : l’application « quantified self » est-elle un dispositif médical ?

    Si l’application est jugée comme un dispositif médical, les développeurs devront alors appliquer les normes de qualité, de sécurité et de confidentialité des données personnelles de santé. S’il ne s’agit pas d’un dispositif médical, alors les normes ne s’appliquent pas. La FTC recommande aux développeurs d’applications mobiles d’obtenir le consentement explicite de l’utilisateur en cas de collecte des données.

    En Europe, les lois générales de protection des données personnelles classent les données de santé comme des informations « sensibles ». Leur traitement est impossible, sauf dans des cas précis pour sauver ou protéger des vies par exemple. En 2008, le Conseil des Ministres des Télécoms de l’UE à affirmé la nécessité de reconnaître un « droit au silence des puces » RFID. On parle maintenant de « droit au contrôle ».

    En Angleterre, le Service National de la Santé a ouvert un portail d’applications qui propose une sélection d’apps de confiance qui sont évaluées et trier selon leur pertinence médicale.

    En Europe, il n’existe malheureusement pas de définition officielle de la donnée de santé.




    0 0


    Retrouvez dans le rapport d'activité :
    Le mot de la présidente
    Des missions étendues pour le DP
    La conduite des opérations
    Le DP-Patient, utilisé au quotidien par 22 300 officines
    La coordination ville-hôpital
    Une démarche d’évaluation rigoureuse et indépendante du DP-Patient
    La sécurité de la chaîne du médicament
    Les services du DP-Suivi sanitaire
    Le respect du droit des patients
    Modèle économique et budget du DP
    Les évolutions du DP
    Annexes : graphiques d’activité 2013
    Glossaire des termes utilisés dans le rapport




older | 1 | .... | 54 | 55 | (Page 56) | 57 | 58 | .... | 73 | newer