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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    La start-up Pixium Vision, développée au sein de l'Institut de la Vision, a développé une nouvelle génération de rétine artificielle. Dotée d'une batterie de capteurs, celle-ci permet au cerveau de certains patients de reconstituer des images. Explications.

    "Quand le système a été allumé un flash est apparu. Ça a été une grande émotion, pour moi c'est un miracle", confie Barbara au journaliste de France Info.

    Barbara, 58 ans, a perdu la vue il y a 20 ans à la suite d'une rétinite pigmentaire. Mais, aujourd'hui, l'espoir de retrouver une certaine vision est bien là. Barbara fait partie d'un essai clinique, organisé par l'Institut de la Vision en France, en Autriche et en Allemagne, et a bénéficié il y a quelques mois d'un implant très prometteur.


    Situé au coeur de l'hôpital des Quinze-Vingts à Paris, l'Institut de la Vision, dirigé par le Professeur José-Alain Sahel, a développé via sa spin-off Pixium Vision, une nouvelle génération de rétine artificielle. Le dispositif s'appuie sur deux parties : des lunettes équipées de caméras bien spécifiques et l'implant en lui-même. 

    Une fois implantée dans l'oeil, la rétine artificielle, dotée de cinquante capteurs, envoie des signaux au cerveau du patient, qui les compare avec les informations de sa mémoire visuelle. Grâce à ce procédé, le cerveau reconstruit une image. "C'est le cerveau qui voit, ce n'est pas l'oeil", explique Serge Sancho, orthoptiste au centre d'investigation clinique des Quinze-Vingts, sur France Info. Cette innovation ne fonctionne donc qu'auprès des personnes aveugles ayant déjà vu et doit s'accompagner d'une importante phase de rééducation.

    Aujourd'hui, Barbara n'a pas retrouvé la totalité de sa vision mais elle est capable d'identifier des objets ou encore de distinguer une porte d'un mur. À la fin de sa rééducation, elle devrait être en mesure d'avoir une lecture lente.

    Développée en partenariat avec le CEA, l'ESIEE et l'Université de Stanford, la rétine artificielle de Pixium Vision est en cours de perfectionnement pour embarquer, à terme, 150 puis 5 000 électrodes. La spin-off de l'Institut de la vision a déjà levé 24,5 millions d'euros pour financer son développement.

    Fondé en 2008, l'Institut de la vision regroupe quelques 250 chercheurs dont l'objectif commun est d'accélérer l'innovation dans le domaine du handicap visuel. Aujourd'hui, la France compte 1,7 million de personnes déficientes visuelles. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter avec le vieillissement de la population...

    À lire : L'Institut de la vision concocte un futur éclairé pour les malvoyants




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    Les « smart pills », prochaine innovation digitale dans la pharmacie

    Imaginez une puce de la taille d’un grain de sable incorporée dans un comprimé et capable de communiquer en temps réel avec l’extérieur. Ces comprimés intelligents ou « smart pills » en anglais permettront à l’organisme du patient de collecter des données précieuses sur sa santé, notamment concernant son suivi thérapeutique.

    La puce est alimentée par deux électrodes composées de cuivre et de magnésium qui créent un courant électrique dans le milieu acide de l’estomac à l’instar des piles que les écoliers fabriquent avec deux morceaux de métal et une pomme de terre. Une fois dans l’estomac, la « smart pill » envoie des données vers un capteur externe, un simple patch collé sur la peau qui sert de relai vers un téléphone mobile qui pourra les interpréter voire les retransmettre vers des plateformes spécialisées.Les applications médicales d’un tel dispositif sont colossalesLa première, et non la moindre, est de permettre de suivre en temps réel l’observance thérapeutique. Le patient prend-il correctement tous ses médicaments ? A quelle heure ? Quel progrès en perspective quand on sait que selon l’OMS la moitié des patients prend mal ses médicaments !La seconde application est le suivi en temps réel de paramètres tels que la fréquence cardiaque, la respiration et la température du patient.Si le système venait à se généraliser, nous pourrions imaginer une détection automatique des interactions médicamenteuses lors de la prise des médicaments, offrant un dernier garde-fou contre l’erreur médicale et pharmaceutique.Ensuite, ces capteurs comestibles ne manqueront pas de s’enrichir, offrant à la communauté scientifique encore plus de données en temps réel, comme par exemple les interactions avec la nourriture. Rappelons par exemple que le pamplemousse interagit avec certains médicaments comme les anti-cholestérol ou les immunosuppresseurs pouvant conduire à des surdosages médicamenteux.  Les smart pills offriront à la médecine un nombre incroyable d’opportunités.Science fiction ou révolution pharmaceutique digitale imminente ?Les premières smart pills ont été autorisées par la FDA aux Etats-Unis, ont déjà obtenu un marquage CE et sont déjà en cours de test dans de grands essais thérapeutiques. En mars 2014, la société Proteus, une biotech américaine travaillant sur le sujet, indiquait qu’elle allait conduire une étude avec l’Université d’Oxford, des hôpitaux britanniques et d’autres structures de recherche. C’est également en Grande-Bretagne que sera construite la première unité européenne de production de smart pills, une nouvelle saluée à l’époque par David Cameron.Proteus a indiqué avoir commencé à travailler dans des domaines comme l’insuffisance cardiaque, les neurosciences et la greffeDes poids lourds comme Novartis, Otsuka, Medtronic et Oracle ont investi dans cette société il y a quelques années.Les comprimés intelligents ne relèvent donc pas de la science fiction. Ils arrivent !Depuis quelques années, les applications et les dispositifs médicaux connectés ont fleuri, traçant une nouvelle voie d’amélioration des soins du patient. Il ne fait aucun doute que les smart pills constitueront la première véritable évolution majeure dans ce domaine émergent. Conflits d’intérêts : aucun lien d’intérêt. 




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    Par Eliane HONG12 mai 2014 Laisser un commentaire Mots-clés :Santé, Management, Berlin, business model, Juliane Zielonka, Lifestyle, médical, mHealthEU, modèle de paiement, EuropeinShare21

    Les nouveaux modèles de paiement permettent de relier le secteur médical et le grand public pour apporter de la valeur ajoutée et être rentable.

    Entretien avec Juliane Zielonka dans le cadre de sa présentation sur "Les nouveaux types de paiement et business models pour une meilleure prise de décision en santé numérique" lors du sommet européen mSanté à Berlin. Elle a fondé die Artverwandten, une société d’édition spécialisée dans les nouvelles technologies dans le domaine de la santé numérique.

    L’Atelier : Vous avez établi une comparaison entre le secteur médical et le secteur "lifestyle". Qu’est-ce qui caractérise leurs business models ?

    Juliane Zielonka : D’un côté, il y a le secteur médical qui regroupe le patient, les professionnels de la santé et le payeur, c’est-à-dire le gouvernement en tant qu’assurance-santé. De l’autre côté dans le secteur lifestyle, il y a les fournisseurs de services et les consommateurs. Ce sont deux secteurs différents avec deux rôles différents à jouer. Les business models peuvent fonctionner des deux côtés mais le secteur médical est beaucoup plus régulé, c’est pourquoi il y a un besoin plus élevé en temps et en pouvoirs financiers pour réussir dans ce secteur. En effet, l’objectif est d’obtenir des paiements qui vont contribuer à créer des standards certifiés pour tous, tandis que dans le lifestyle, les paiements serviront à une échelle individuelle : faire du profit pour une entreprise, améliorer sa qualité de vie pour le consommateur.

    Pouvez-vous expliquer plus en détails les nouveaux modèles de paiement que vous préconisez ?

    Les nouveaux modèles de paiement s’articulent autour de la problématique suivante : qui est prêt à payer et pour quel type d’informations ? Nous avons donc pensé à la manière de créer des modèles de paiement qui permettraient de relier le secteur médical et le lifestyle. Premièrement, il serait possible d’exploiter une valeur ajoutée dans le domaine médical et laisser l’utilisateur payer. Prenons l‘exemple des jeux médicaux pour patients atteints de maladies chroniques ou des produits de rappel pour prendre ses pilules. Les systèmes de protection de données avec code-barres pourraient quant à eux être des produits dont la valeur ajoutée pourrait être portée financièrement par les entreprises. Ou bien encore la collecte des données utiles à des tierces parties qui paieraient pour se les procurer (données utilisateurs pour des études de marché, etc.)

    Il est donc possible de relier les deux secteurs en créant des données cliniques. Si vous êtes persuadés que votre produit fonctionnera, testez-le auprès des professionnels de la santé car ils ont des idées mais ne savent pas encore comment être rentables. Aujourd’hui, les nouveaux modèles de paiement qui apparaissent se positionnent comme des ponts entre les différents secteurs. Ils créent de la valeur pour une des parties prenantes qui sera prête à payer pour leurs services.

    En tant qu’entrepreneuse, quels conseils pourriez-vous donner à des startups ?

    Tout d’abord, il est nécessaire de connaître son groupe cible et savoir pour qui on crée du profit et de la valeur. Il est possible de créer de nombreux impacts sociaux comme créer des campagnes de sensibilisation par exemple, mais qui va payer pour ça ? Il existe de nombreuses entreprises qui se disent "sociales" mais qui ne fonctionnent pas réellement comme des entreprises et se placent donc sur le côté social plutôt que business. Le conseil que je donnerai c’est donc de se concentrer sur la valeur ajoutée et savoir qui va payer pour celle-ci. Ensuite, il vaut mieux tester son projet à petite échelle sur un petit groupe de consommateurs pour récolter les premiers feedbacks et créer des prototypes. Il faut aussi parler de son idée avec d’autres acteurs importants dans son domaine et se faire un réseau. Il faut être coopératif et collaboratif, ce qui permet de se positionner sur une niche et développer son projet. Il ne faut pas avoir peur de se faire voler son idée car en tant qu’entrepreneur, on est motivé par la passion ! Et enfin, il ne faut pas oublier de se rémunérer soi-même dès le début de l’activité.




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    L’obésité est un sujet sensible, souvent difficile à aborder en consultation. Or, la capacité des professionnels de santé à motiver les patients pour qu'ils changent leur comportement, tant en matière d’hygiène de vie que d’habitudes alimentaires, est un facteur clé de succès dans la lutte contre l’obésité infantile.

    Ce serious game offre aux professionnels de santé un espace virtuel dans lequel ils peuvent s’exercer à communiquer avec des patients au travers d’avatars : ils endossent le rôle d’un pédiatre face à une femme et son fils – tous deux en surpoids. 

    Le programme simule et adapte ensuite le comportement et la réaction des patients en fonction du discours du pédiatre. Plusieurs fonctionnalités permettent à l’utilisateur d’améliorer sa capacité à communiquer :

    des commentaires personnalisés de la part d’un coach virtuel un indicateur permettant de mesurer directement sur l’écran l’impact de la discussion sur chaque patient en terme de motivation à changer son comportementun bouton "retour" permettant de rejouer un passage de la discussion pour essayer un autre discours

    Selon les auteurs de ce programme, l’utilisation de personnages virtuels facilite son adoption, des études montrant qu’il est généralement plus facile de recevoir des conseils d’un avatar que d'une personne réelle, et ce format ajoute une touche ludique.

    Sources : HIT Consultant, Kognito

    En images : une présentation vidéo de l'application (en anglais), accéder à l'application en-ligne




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    La première version de Keecker sera commercialisée aux alentours des 4 000 euros via une campagne Kickstarter

    La start-up française Keecker, qui développe un « ordinateur collectif capable de se déplacer, de projeter et de diffuser n’importe quel contenu en grand dans la maison », vient de boucler une levée de fonds auprès de business angels américains, israéliens et australien, et de Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel et Jéremie Berrebi, et Jacques-Antoine Granjon. Le montant n’est cependant pas communiqué, mais il s’agit d’un tour de table plus important que de l’amorçage puisque l’entreprise avait déjà reçu un premier investissement en seed. « Nous sommes une entreprises technologique, nous recherchons continuellement des fonds. La prochaine étape sera de convaincre les investisseurs institutionnels » explique Pierre Lebeau, le fondateur et président.

    Fondée en 2012 par cet ancien de Google, Keecker était l’une des start-ups françaises présentes au Consumer Electronics Show de Las Vegas en janvier dernier. Présenté comme un « ordinateur collectif », « un terme un peu barbare » reconnaît l’entrepreneur, se cache une unité se déplaçant de façon autonome dans la maison. Grâce à son système d’exploitation Android, les applications mobiles sont compatibles. « Keecker peut donc diffuser son propre contenu, en cloud ou hébergé en local, jouer des vidéos, faire tourner des jeux vidéos… ». Dans ce modèle, le smartphone de l’utilisateur est une télécommande intelligente pour contrôler l’appareil.

    « L’idée est venue d’une frustration des enceintes et de la télévision qui sont encore des appareils fixes. Nous voulons faire de Keecker le futur compagnon de la maison puisqu’en plus d’être un ordinateur, il dispose de capteurs pour connaître la température, la qualité de l’air et peut projeter sur un terminal l’image d’une autre pièce lors de ses déplacements » explique M. Lebeau. La première version de Keecker sera commercialisée aux alentours des 4 000 euros. « On espère en écouler entre 1 000 et 5 000 unités » ajoute-t-il.

    La start-up parisienne ciblera d’abord les early adopters grâce à une campagne sur Kickstarter qui débutera dès septembre pour vérifier qu’il existe une traction pour cette nouvelle catégorie de produits. « C’est une étape obligée car il faut vérifier que le modèle marche chez la communauté. Nous voulons toucher tous ceux qui aiment la technologie, notamment la première génération d’acheteurs de smartphones » précise Pierre Lebeau. Avec une production qui devrait commencer dès 2015, la commercialisation commencera dans un premier temps sur le site de Keecker avant, peut-être, des distributeurs nationaux « si l’occasion se présente ».




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    REIMS (51). D’ici la fin de l’année, la Maison d’accueil spécialisée Odile-Madelin de Cernay sera reliée au CHU pour soigner ses résidents par télémédecine.

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    Si se rendre à l’hôpital n’est déjà pas une partie de plaisir pour le tout un chacun, la démarche, peut, pour les personnes polyhandicapées, se transformer en véritable traumatisme. La Maison d’accueil spécialisée (Mas) Odile-Madelin, de l’association Les Papillons Blancs, fait souvent ce constat. Alors, lorsque l’Agence régionale de santé (ARS) a lancé un appel à projets concernant la télémédecine, la structure de Cernay-lès-Reims, qui accueille 67 adultes lourdement handicapés, s’est tout de suite portée volontaire… Et a été choisie, avec la Mas Le Village à La Chapelle Saint-Luc (Aube), pour tenter l’expérience dans la région. Elle a, dans ce dessein, pu compter sur le soutien du professeur Jean Caron, ancien médecin du CHU et adhérent de l’Union nationale des associations de parents d’enfants inadaptés, attaché à cette question, décortiquée dans le rapport Jacob, de l’accès aux soins des personnes polyhandicapées.

    Dossier médical personnalisé

    « La télémédecine va permettre d’éviter les déplacements inutiles, le traumatisme », insiste Sandrine Gauthier, directrice de la Mas Odile-Madelin, qui compte 80 salariés. Selon elle, la qualité de la prise en charge médicale des résidents se verra améliorée, grâce à la possibilité de bénéficier d’une approche pluridisciplinaire. « Car une situation complexe peut parfois impliquer plusieurs spécialistes », précise-t-elle. Mais il s’agit aussi de se préoccuper du confort des résidents, qui n’auront qu’à parcourir quelques mètres, à l’intérieur même de leur lieu de vie, pour « rencontrer » à distance, grâce aux nouvelles technologies, les spécialistes du centre hospitalier universitaire rémois, d’abord dans les domaines de la neurologie et de la nutrition, puis, à terme, également en gastro-entérologie, pneumologie, ORL, urologie… « Ce système permet aussi de préparer l’hospitalisation, de mieux l’organiser et d’en réduire la durée, indique encore Mme Gauthier. On diminue aussi le temps de travail des actions passives des professionnels (transport, attente…), et donc les risques de difficultés comportementales ; on évite un transport fatigant et anxiogène. »

    Plusieurs « actes » seront possibles sur place. La téléconsultation d’abord, qui permettra une intervention sur le lieu de vie du résident, en présence de son équipe soignante médicale et paramédicale habituelle ; la télé-expertise ensuite, pour l’aide à l’élaboration d’un protocole de prise en charge, à l’interprétation de l’imagerie médicale aussi ; enfin, la télé-régulation, pour préparer l’arrivée du patient à l’hôpital dans le cadre d’une urgence médicale ou chirurgicale.

    « Cette pratique médicale à distance nécessite la mise en place d’un dossier médical personnalisé pour chaque résident, une procédure finalisée en ce moment », complète Jean-François Tritarelli, directeur général des Papillons Blancs. Toutes les données seront stockées chez un hébergeur agréé par le ministère de la Santé et donc sécurisées. En un clic, les habitudes d’un résident, la façon de le nourrir, ses dépendances (...) seront transmises aux équipes médicales du CHU.

    Un clic qui, espère la directrice, sera possible avant la fin de l’année. « Dans l’attente que la fibre soit installée à Cernay par Reims Métropole, nous envisageons un abonnement satellite pour mener à bien ce projet de télémédecine. » Un surcoût pour l’association, qui pourra compter sur le soutien de l’ARS pour supporter en partie les frais d’installation de la télémédecine (matériel vidéo, informatique…) estimés à 4 000 euros.

    Marion Dardard


     




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    Les Français préconisent le numérique pour améliorer la prévention en santéISSY-LES-MOULINEAUX, 14 mai 2014 (TICsanté) – La moitié des Français ont déjà utilisé des outils numériques de prévention en santé et 70% sont prêts à payer pour s'en équiper durablement, selon une enquête OpinionWay pour Microsoft France sur les attentes et perceptions des Français présentée hier.52% des Français utilisent ou ont déjà utilisé au moins un outil numérique (sites internet d'information sur les médicaments ou la prévention des accidents, jeux vidéo, travail sur la mémoire, outils permettant de gérer son poids, son cholestérol ou sa tension...) de prévention en santé, selon cette étude réalisée fin avril et disponible ici.

    Ces dispositifs sont davantage utilisés par les femmes (56%), les 25-34 ans (57%), les Franciliens (61%) et les personnes concernées par une maladie chronique (60%).

    Malgré leur apparition récente, les différents outils sont très bien connus des sondés. Leur taux de connaissance va de 69% pour les balances intelligentes et connectées à 80% pour les jeux vidéo qui permettent de pratiquer un sport. Trois quarts des personnes interrogées connaissent les outils numériques avec des exercices pour faire travailler la mémoire et les sites Internet dédiés aux bonnes pratiques de sécurité pour éviter les incidents domestiques ou ceux consacrés aux médicaments.

    "Il y a eu une appropriation très rapide de ces outils", observe Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d'OpinionWay. "Quand on leur demande les raisons de l'utilisation de ces outils, 38% citent leur gratuité ou leur prix peu coûteux, et -étonnement- 35% indiquent qu'ils sont simples à utiliser", ajoute-t-il.

    62% des Français sont prêts à utiliser ces outils à l'avenir, dont certaines catégories qui "ne sont pas celles qu'on attend le plus". Les catégories populaires et les 35-49 ans sont ainsi 67% à vouloir utiliser le numérique.

    Près de trois quarts des utilisateurs (70%) d'outils numériques sont prêts à s'équiper durablement et à y consacrer en moyenne 14,40 euros par mois. Plus d'un tiers des plus de 65 ans sont même prêts à y consacrer plus de 20 euros par mois.

    Les mesures de prévention sont en effet vues comme une façon de réduire ses dépenses personnelles de santé pour 69% des sondés. 68% pensent aussi qu'elles peuvent réduire le déficit de l'assurance maladie, notamment en permettant aux seniors de rester plus longtemps à domicile.

    "Dans un contexte budgétaire contraint pour l'Etat et l'Assurance Maladie, les Français perçoivent la prévention comme un levier majeur d'économies non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour l'assurance maladie, ce qui prouve s'il en était besoin, combien les usagers posent un regard pertinent sur ces enjeux", a commenté Laurence Lafont, Directrice de la Division Secteur Public de Microsoft France.

    Les sondés ont été interrogés sur certains aspects que permettent Internet et les outils numériques.

    80% estiment qu'il est utile que des médecins puissent consulter votre dossier médical sur le site de la sécurité sociale lors d'un diagnostic. 77% trouvent utiles les outils numériques qui permettent de faciliter le maintien à domicile ou d'éviter l'hospitalisation; 71% ceux avec des exercices pour faire travailler sa mémoire; 69% ceux qui permettent de surveiller la tension artérielle ou le rythme cardiaque et 68% les capteurs portés par le patient qui repèrent les signaux anormaux.

    Enfin, pour s'informer en ligne sur les mesures préventives à prendre ou les bons gestes à adopter, 59% des sondés font confiance aux sites internet ou aux applications mobiles édités par les pouvoirs publics et 50% à ceux des associations ou fondations. 46% font confiance au site internet ou à l'application mobile de leur mutuelle et 40% aux sites internet, applications mobiles ou aux forums de discussions spécialisés.

    Seulement 25% des sondés font confiance aux sites internet ou aux applications mobiles des laboratoires pharmaceutiques et 19% aux blogs tenus par des particuliers. Sur cette dernière catégorie, la confiance varie fortement en fonction des générations. 29% des moins de 35 ans font confiance aux blogs, contre 5% des plus de 65 ans. /mb

    Sondage réalisé les 23 et 24 avril 2014 auprès d'un échantillon de 1008 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L'échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d'âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d'agglomération et de région de résidence.

    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1866&mjeton=alWUytSXA2X4q5gA13TkN9TfglEfRbtuMAMPidXCuae5JZsz3VhBJhxOt3kXKO64ybowzIZdzs3zsUKO0wDxbA..#ixzz31gadTiCh


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    La maison d'arrêt d'Evreux dispose depuis septembre d'une plateforme de télémédecine, en lien avec le centre hospitalier de la ville.


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    Entre la réalité du terrain et les objectifs du plan hôpital numérique, le chemin sera long, préviennent les professionnels.L’hôpital numérique est un des 34 grands plans de reconquête industrielle du gouvernement, au même titre que la rénovation...


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    PARIS, 15 mai 2014 (TICsanté) - Toutes les conditions ne sont pas réunies à l'heure actuelle pour assurer le succès de la vente en ligne de médicaments, selon une étude menée par le Groupe d'étude et de recherche sur le marketing santé (GERMS) de l'Université Pierre et Marie Curie (UMPC) dont les résultats ont été rendus publics mardi.Cette enquête (dont les résultats sont téléchargeables sur le site du Groupe d'étude et de recherche), réalisée entre janvier et mars auprès de plus de 800 personnes, s'est penchée sur l'avenir de la vente en ligne de médicaments. Elle s'est notamment intéressée à la connaissance et la perception qu'avaient les consommateurs de ce nouveau canal de vente, et sur la définition du site idéal.

    L'étude note qu'à ce jour 129 officines sur les 22.000 en France disposent d'un site de vente en ligne, et qu'un peu plus de la moitié y vend des médicaments.

    Les sites "ne sont pas toujours en adéquation avec la réglementation en vigueur", notent les auteurs de l'étude. Plus de 70 % d'entre eux ne mettent pas à disposition des patients la notice des médicaments, signalent-ils.

    Du côté des consommateurs, l'enquête montre un fort déficit d'information et une défiance envers la vente en ligne de médicaments, possibilité ouverte en 2013. Sur 772 usagers interrogés, 75% savent que l'on peut acheter des médicaments en ligne, mais plus de la moitié pensent que cette pratique n'est pas autorisée en France.

    In fine, seulement 16% se sont déjà rendus sur des sites d'officine et seuls 2% ont déjà acheté un médicament en ligne.

    Les répondants trouvent des avantages à la vente en ligne (par ordre d'importance: ne plus se déplacer, des prix plus avantageux, un gain de temps) mais ces bénéfices sont effacés par les inconvénients (la contrefaçon, l'absence de conseil, le délai de livraison).

    La moitié des consommateurs estiment n'avoir pas été bien informés du tout sur l'autorisation des pharmaciens de vendre en ligne des médicaments. Ils aimeraient être informés sur ce sujet en priorité par leur pharmacien (71%), leur médecin (57%) et les autorités de santé (70%).

    Les patients estiment que, pour être fonctionnel et rassurant, un site de vente en ligne de médicaments doit contenir trois informations essentielles: l'adresse postale de l'officine (67%), le logo garantissant la validité du site (62%) et des informations sur le médicament (50%). A l'heure actuelle, 27,5 % jugent impossible de vérifier qu'un site est légal.

    Le pharmacien qui dispose d'une officine en ligne est perçu de façon mitigée. Il est vu à la fois comme plus moderne et plus commerçant, mais aussi comme cherchant à augmenter son chiffre d'affaires, moins digne de confiance et incitant plus à la consommation.

    Parmi les recommandations pour un site idéal, les auteurs de l'étude conseillent notamment de choisir un nom qui apporte une caution scientifique au site, de mettre des photos du pharmacien titulaire, et de mettre en place des rubriques explicites consacrées aux médicaments OTC, à la parapharmacie, aux promotions, au conseil, afin que l'ensemble ressemble le plus possible à une officine. De plus, les auteurs remarquent que, pour être crédible, le site doit référencer en priorité des médicaments connus du grand public.

    Deborah Wallet-Wodka, maître de conférence à l'UPMC et enseignante au master marketing de la santé, qui a supervisé ces travaux, souligne que malgré ces perspectives sombres, la "mise en ligne" d'un secteur passe toujours par des réticences, que la santé n'y coupe pas et que l'adoption semble évoluer selon un cours traditionnel. /clf/mb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1867&mjeton=alWUytSXA2V-aE_ED4eOcPXXvfiZqa1FX0TmCn1s6cVRfWJCBwk4ZMxmExyK19_Y1MEh9wO_lr29EmQw91l8DDkBaXmZ2O9J#ixzz31u3tDDyV


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    Télésurveillance de l'insuffisance cardiaque: résultats encourageants pour CardiauvergnePARIS, 16 mai 2014 (TICsanté) - Le dispositif Cardiauvergne de télésurveillance de l'insuffisance cardiaque dans la région Auvergne donne de premiers résultats encourageants, qui suggèrent une possible réduction de la mortalité et du risque de réhospitalisation des patients suivis.Ces résultats ont été présentés en avril au salon sur les technologies de l'information en santé WoHIT à Nice par le Pr Jean Cassagnes du CHU de Clermont-Ferrand, puis médiatisés par un communiqué.

    Le cardiologue, interrogé par APM (Agence de prese médicale) reste prudent en notant le nombre modéré de patients, le suivi d'un an en moyenne des patients inclus et le fait qu'il ne s'agit pas d'une étude randomisée avec un groupe contrôle. Les résultats des patients inclus dans le dispositif de télésuivi ont été comparés à des données déjà publiées.

    Chez les 558 patients évalués à fin décembre 2013, le taux de mortalité à un an s'établissait à 12%. En comparaison, "les registres d'insuffisance cardiaque en Europe donnent des taux de mortalité chez des patients de gravité équivalente entre 26% et 35%", selon le Pr Cassagnes.

    Pour les réhospitalisations, le taux annuel était de seulement 13,6%, comparé à 28% à 40% selon les données publiées. Il y avait également une réduction de la durée moyenne de séjour: 9,2 jours en moyenne comparé à 10,5 jours.

    Dans Cardiauvergne, les patients inclus avaient d'abord un entretien permettant de faire de l'éducation thérapeutique et de leur fournir une balance reliée à un télétransmetteur, afin de transmettre quotidiennement leur poids à un serveur.

    Ces patients étaient vus deux fois par semaine (puis une fois par mois quand ils étaient stabilisés) par une infirmière qui télétransmettait via un smartphone les signes cliniques (dyspnée, fatigue, oedèmes...) ainsi que la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Les biologistes télétransmettaient les résultats d'analyses.

    Les pharmaciens étaient également impliqués. Ils envoyaient par messagerie sécurisée une copie des ordonnances, permettant de vérifier que les adaptations de traitement étaient bien faites. Ils étaient aussi impliqués dans l'éducation thérapeutique, a indiqué le Pr Cassagnes, soulignant leur fort investissement, comme celui des infirmières.

    ADAPTER LE TRAITEMENT EN CAS D'ALERTE

    Au CHU, la cellule de coordination qui gère les alertes ou alarmes qui apparaissent automatiquement en cas d'anomalies repérées dans les données télétransmises -notamment la prise de poids- compte 1,5 équivalent temps plein de cardiologue, deux infirmières formées et une secrétaire.

    L'objectif de tout ce dispositif est de prendre rapidement des mesures appropriées en cas de problème. Il peut s'agir d'un simple rappel de mesures diététiques, mais aussi d'une adaptation de traitement.

    Le projet a été développé initialement en collaboration avec la société clermontoise Almerys, filiale d'Orange pour le système expert qui gère les alertes et alarmes.

    Puis le cardiologue hospitalier a sollicité l'agence régionale de santé (ARS) qui a accordé un budget de fonctionnement permettant de payer les salaires de la cellule de coordination. Il a obtenu un soutien de 35.000 de la région Auvergne, l'Etat abondant ensuite la même somme, et ensuite encore l'Europe pour 140.000 euros. Les quatre départements de la région ont été sollicités pour équiper les infirmières de smartphones (plus de 400 appareils ont ainsi été acquis).

    Le Pr Cassagnes estime à environ 2.000 le nombre de patients pouvant être concernés dans sa région. On n'est donc pas encore au maximum des possibilités d'inclusion dans Cardiauvergne, mais cela augmente progressivement. Pour le moment, 676 patients ont été inclus.

    Par ailleurs, il a répondu à un appel à projets sur le "développement de services numériques pour la santé et l'autonomie" dans le cadre des investissements d'avenir. Cela permettra de financer le projet Cardiauvergne 2, dans lequel l'objectif est de capter plusieurs paramètres chez les patients, et notamment de surveiller l'adaptation de la fréquence cardiaque à l'activité physique, grâce à des capteurs.

    Dans ce travail qui a commencé avec cinq patients, ceux-ci porteront des "maillots instrumentés" qui captent les différents paramètres et les télétransmettent. L'étude devrait porter sur une vingtaine de patients. /fb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1855&mjeton=alWUytSXA2V-aE_ED4eOcPXXvfiZqa1FX0TmCn1s6cVRfWJCBwk4ZMxmExyK19_Y1MEh9wO_lr29EmQw91l8DDkBaXmZ2O9J#ixzz31u41t7YD






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    Comptabiliser avec son smartphone les 10.000 pas quotidiens recommandés, les calories brûlées à la gym, les kilomètres courus ou les heures dormies... La vogue du "moi quantifié" (quantified self) va engendrer des flots de données très personnelle - Maridav/shutterstock.com

    (AFP) - Comptabiliser avec son smartphone les 10.000 pas quotidiens recommandés, les calories brûlées à la gym, les kilomètres courus ou les heures dormies... La vogue du "moi quantifié" (quantified self) va engendrer des flots de données très personnelles qui devront être protégées, avertit la Cnil dans son rapport annuel.

    D'après l'institut spécialisé dans les télécoms Idate, 15 milliards de machines, de terminaux et d'objets étaient connectés à internet en 2012 et ils seront 80 milliards dès 2020.

    Et de plus en plus d'entre eux décortiquent et mesurent nos activités corporelles, de la balance au bracelet compte-pas, en passant par la brosse à dents ou même la cigarette électronique.

    Selon l'institut américain Research2guidance, le nombre d'applications mobiles de santé est passé de 17.000 en 2010 à 97.000 en 2012 et ce marché de la "m-santé" (santé mobile) pourrait atteindre 26 milliards de dollars en 2017, avec 3,4 milliards d'utilisateurs, soit un possesseur de smartphone sur deux ayant installé une application. Seulement 15% de ce marché concernerait des applications à destination des professionnels de la santé.

    Des pratiques qui "se fondent sur des modes de capture de données de plus en plus automatisés et induisent la circulation de grandes masses de données personnelles", qui "touchent à l'intimité et pourtant le plus souvent destinées à être partagées", souligne la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), dans son rapport annuel.

    Et au total, l'individu quantifié laisse apparaître "une empreinte du corps" sur "une frontière floue du bien-être et de la santé" au sens médical.

    Or, si la collecte et l'usage des données de santé par les professionnels (médecins, laboratoires, sécu, hébergeurs de données) sont soumises à un cadre strict, il n'en est pas de même pour celles relevant du "moi quantifié" prévient la Cnil, qui lancé en 2013 un "chantier" sur ces questions.

    La commission relève trois domaines particulièrement préoccupants, à commencer par le statut à donner à ces données, "susceptibles de révéler la vie intime, y compris pour les moins sensibles d'entre elles a priori", voire même "estimer un risque cardio-vasculaire (données liées au poids)".

    Deuxième sujet d'inquiétude, la centralisation et la sécurisation de ces données. Peuvent-elles être cédées, réutilisées ? La commission souligne ainsi que les utilisateurs ont l'impression "d'établir un rapport direct avec leurs données", oubliant l'entreprise commerciale derrière l'application qui les traite.

    Enfin, la Commission s'inquiète du caractère normatif potentiel de ces pratiques. "Le quantified self pourrait-il s'imposer à chacun comme certaines pratiques d'assureurs américains semblent le présager ? Pourrait-il devenir suspect de ne pas s'auto-mesurer ?"

    La Cnil espére livrer en 2014 ses "premières conclusions sur les modalités de régulation envisagées pour accompagner le développement de ce marché tout en préservant la vie privée des utilisateurs".




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    L’assurance maladie expérimente la prise en charge des actes de télémédecine réalisés hors des hôpitaux. Une bouffée d’espoir pour une pratique médicale qui peine à se développer. 

     

    Voilà cinq ans que la télémédecine est reconnue par la loi comme une pratique médicale à part entière, trois ans qu’elle fait l’objet d’une stratégie spécifique de déploiement en régions et plus d’un an qu’elle figure parmi les 12 engagements du “Pacte territoire santé” de la ministre Marisol Touraine. Et pourtant, cette pratique d’avenir reste très insuffisamment développée. “Sa mise en œuvre se heurte concrètement à l’absence de financements ad hoc”, regrette le député socialiste Christian Paul dans son rapport publié au nom de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014.

    Pour y remédier, le PLFSS autorise pendant quatre ans “un financement dérogatoire” par l’assurance maladie et “des actes de télémédecine réalisés en ville et au sein de structures médico-sociales”. Un premier pas, pour le docteur Pierre Simon, président de l’Association nationale de télémédecine (Antel), qui pointe les effets néfastes de la concurrence entre secteur hospitalier et médecine de premier recours. “Dix milliards d’euros aujourd’hui versés aux hôpitaux publics devraient être consacrés au développement des soins à domicile”, estime-t-il. Même constat pour Lionel Reichardt, consultant “e-santé” et membre du think tank Club digital santé : “On observe une tendance au cloisonnement des différents acteurs, qui ne pensent pas assez le sujet sous l’angle du patient”, juge-t-il.

    Manque d’évaluation économique

    “L’assurance maladie avance à reculons car elle craint que cela ne coûte plus cher que cela ne rapporte”, estime de son côté Yann Ferrari, en charge des recherches juridiques au centre e-santé de Toulouse. Car la télémédecine n’a pas, aujourd’hui, de modèle économique stable et aucune évaluation n’a pu prouver son intérêt pour remédier aux déficits publics. “La plupart des études réalisées ne sont pas suffisamment dimensionnées en termes de zones géographiques concernées et de patients traités”, confirme Pierre Traineau, directeur du Catel. Ce réseau d’acteurs publics et privés du secteur de l’e-santé a publié récemment ses préconisations dans un livre blanc, salué par Marisol Touraine. Il demande notamment d’“accélérer les décisions en matière de financement de la télémédecine” et de “clarifier le rôle des multiples gouvernances”.

    “Il faut un changement culturel et organisationnel”, soutient Pierre Traineau. Car l’e-santé, dit-il, répond à des enjeux cruciaux : prise en charge plus rapide du patient, réponse aux déserts médicaux, soulagement du secteur hospitalier…




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    L’Inria vient de présenter un nouveau projet mêlant réalité augmentée et électroencéphalographie. Ce dispositif permet aujourd’hui une simple observation de l’activité cérébrale mais pourrait à terme être utilisée pour soigner certaines pathologies neurologiques.

    La connaissance et compréhension du cerveau continuent d’être l’objet de la recherche scientifique. Les initiatives sont nombreuses.  A commencer par le premier projet français OpenViBE sur les interfaces cerveau-machine (ndlr : système de liaison directe entre un cerveau et un ordinateur sans passer par l'action des nerfs périphériques et des muscles). Citons également la startup MintLabs qui introduit la 3D dans le domaine de l'imagerie ou des projets internationaux d'envergure tels que Humain Brain Project en Europe ou bien BRAIN Initiative aux Etats-Unis. Autant d’innovations pour lesquelles les nouvelles technologies apportent des solutions sur le plan anatomique ou fonctionnel. L'Inria, en France  a aussi planché sur le sujet. Cette semaine, l'institut présentait le dernier projet de ses étudiants : Mind-Mirror. Ce dispositif combine pour la première fois outils de réalité augmentée et d'électroencéphalographie pour offrir une visualisation de son propre cerveau en temps réel.

    Mieux comprendre

    Le cerveau est un organe complexe. Le visualiser offre ainsi une meilleure appréhension de ses caractéristiques. La technologie développée par Mind-Mirror se décline sous la forme d'un casque EEG (pour capter l'activité électrique cérébrale) doté d’électrodes. Ces dernières se situent à la surface du crâne et permettent de capter et d'enregistrer l'activité électrique du cerveau. Une fois l'activité captée par le casque, celle-ci est reconstituée et projetée à l'aide d'une caméra 3D et un écran-miroir. Mind-Mirror offre différents modes d'utilisation : cartographie de l'activité électrique, représentation volumique de l'activité cérébrale, analyse de l'activité cérébrale en temps-réel, etc. Les chercheurs prévoient de développer de nouvelles représentations graphiques mais aussi de nouvelles configurations matérielles comme des caméras 3D low cost, des smartphones. Laissant envisager un coût rentable et donc un usage plus accessible de cette technologie.

    Neurofeedback

    Cette application de visualisation permet donc une meilleure compréhension du fonctionnement de cet organe complexe et s'avère un réel atout pour le diagnostic dit "Neurofeedback". Il s'agit d'une approche qui permet d'aider le cerveau à se réorganiser lui-même pour mieux fonctionner. Le Neurofeedback analyse l'activité électrique du cerveau et lui renvoie par la suite des informations sur son propre fonctionnement. Le cerveau, informé, se réorganise alors. Cette approche est aujourd'hui envisagée pour soigner des pathologies telles que les troubles de l'attention, du sommeil, les acouphènes mais aussi les dommages provoqués par les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Ici, la technologie développée par Mind-Mirror pourrait représenter une avancée majeure pour le Neurofeedback. En outre, bien que l'objectif majeur de cette initiative étant pour la recherche, Mind-Mirror offre une nouvelle expérience utilisateur et ses applications ludiques possibles sont nombreuses notamment dans le domaine des jeux vidéos.  

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    "Les développements qu’on peut observer ou même imaginer grâce aux objets connectés laissent entrevoir l’amélioration de la prise en charge des patients et de possibles économies.


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    Echanger pour mieux se soigner

    Tout comme l’expression de ses symptômes, le patient peut exprimer ses désirs en terme de santé mobile. «De plus en plus de patients me confient pendant la consultation leur volonté de trouver au quotidien un auxiliaire, une béquille, qui, d’une manière ou d’une autre facilite le suivi», souligne le Dr Couhet, qui les dirige souvent vers le téléchargement d’une appli adéquate. Le smartphone joue ce rôle d’accompagnement, qu’on soit malade ou juste soucieux de son bien être, mais encore faut-il utiliser une application efficace.

    Prévenir son médecin de l’utilisation d’une appli

    «Si la personne utilise déjà une appli, je lui conseille d’en parler dès le début avec son médecin, qui pourra la télécharger et lui faire un retour» précise le Dr Couhet, pour qui «la santé mobile constitue une aide à l’éducation thérapeutique».

     

    Si les bénéfices des applications mobiles de santé ne sont pas à prouver encore faut-il trouver LA bonne appli répondant parfaitement à ses attentes.

    Pour cela, il est indispensable de communiquer avec le professionnel en charge de sa santé. Mais comment faire ? Quelle est la démarche à adopter pour entamer le dialogue?

     «J’en parle avec mon médecin!»

    Eric Couhet, médecin généraliste empreint de santé connectée et évaluateur sur dmdpost.com, vous explique pourquoi le patient doit oser prendre la parole : «Les patients ont un temps d’avance, de plus en plus d’entre eux font des recherches sur internet avant une consultation, ou utilisent au quotidien des applis santé.» Les Français sont en effet de plus en plus acteurs de leur santé, et de fait la pratique médicale et la relation médecin-patient se modifient profondément. On sait par exemple que 52,9% des mobinautes atteints d’une maladie chronique souhaiteraient que leur médecin leur conseille une application.




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    Le 21 janvier dernier, l’hôpital Necker-Enfants malades a lancé un site internet dédié aux maladies rares et maladies chroniques : www.maladiesrares-necker.aphp.fr. Retour sur ce lancement et la stratégie digitale de Necker avec Loubna Slamti, Chargée de communication à l’hôpital Necker-Enfants malades.

    Necker est présent depuis assez longtemps sur le Web, le 2.0. Pourquoi, aujourd’hui, ajouter une couleur maladies rares – maladies chroniques sur votre palette digitale ?

    C’est un projet qui n’est pas né spontanément. A Necker, en 2008, il y avait la volonté d’avoir un espace physique pour accueillir les patients et les familles qui ont des maladies rares ou des maladies chroniques non rares. Avec la réorganisation de l’hôpital, le nouveau bâtiment, pour répondre aux enjeux… ce lieu physique ne pouvait exister. Concrètement, on manquait de place et la priorité était et est la prise en charge des patients au niveau soin.

    A partir de ce constat, il y a eu une réflexion avec le directeur du groupe hospitalier, M. Serge Morel, qui a largement porté ce dossier, avec bien évidemment l’appui d’autres personnes des différentes équipes, notamment le Professeur Sabine Sarnacki, qui est l’un des coordonnateurs du centre de référence MAREP (Malformations Ano-Rectales et Pelviennes Rares) et également vice-président santé du Comité de suivi du Plan National Maladies Rares 2 à la DGOS, et Mme Laure Boquet, directrice des finances et de la recherche.

    Cette réflexion est donc partie d’un constat. A Necker, nous accueillons beaucoup de patients provenant de province, de l’étranger. Nous nous sommes donc dit, pourquoi ne pas offrir, dans un premier temps, un espace Web, virtuel, pour les patients et les familles. Cet espace ayant pour but d’informer sur l’offre de soins et d’améliorer sa lisibilité, mais aussi d’apporter des informations pratiques sur le mieux vivre au quotidien avec une maladie rare, une maladie chronique ou un handicap.

    Nous avons beaucoup échangé avec les patients pour construire cet espace et nous avons constitué un comité éditorial avec des médecins, des personnes des services administratifs, des représentants du socio-éducatif. Ces derniers se sont largement impliqués de part la présence d’un centre scolaire au sein de l’hôpital.

    Du côté des patients, nous avons rencontré et échangé avec les enfants, les adolescents, leur famille et ce qu’ils nous disaient, montraient qu’ils avaient des besoins et des attentes sur le Web qui n’étaient pas satisfaits. Parmi ces remarques, ils nous ont dit que si des sites existent au niveau national et sont assez bien faits, comme celui d’Orphanet ou celui de l’Alliance Maladies Rares, ils sont finalement relativement difficiles d’accès, difficiles à identifier sur le Web dans un premier temps. De nombreux patients fréquentaient les forums de patients mais surtout tous se tournent spontanément vers les sites d’établissement car ils recherchent un médecin, se demandent si à Necker nous prenons en charge telle ou telle maladie… Nous nous sommes donc dit que le site que nous étions en train de concevoir devait avoir de nombreux liens et mailler vers d’autres sites.

    www.maladiesrares-necker.aphp.fr, est donc un carrefour, un aiguillage vers d’autres sites…

    Tout à fait. Le but n’est pas de dire “Venez vous faire soigner à Necker”. Mais plutôt : “A Necker, il y a 35 centres de maladies rares, nous prenons également en charge des maladies chroniques comme le diabète, l’asthme, l’obésité… Nous vous donnons donc accès à l’offre de soin, comment prendre rendez-vous, mais aussi nous vous permettons de vous orienter vers les autres centres en France”. Nous aiguillons également vers des sites de service. Ameli est bien connu mais Ameli Direct l’est moins et pourtant de nombreuses réponses aux questions que se posent les patients sur les établissements de santé ou les prestataires y sont.

    L’autre idée de ce site, c’est l’interactivité. Via la page Facebook de Necker, on voit la demande, l’intérêt des internautes pour communiquer avec l’hôpital, sur notre adresse e-mail générique, on reçoit beaucoup de questions, de demandes de patients – plus d’une centaine par jour… Donc, tous les 15 jours, nous allons offrir aux internautes la possibilité d’échanger, de poser des questions à un centre de référence maladie rare, soit sur une problématique donnée, une thématique telle qu’une pathologie et ses traitements…

    Dès l’ouverture du site, nous avons mis en place ce service et ça a très bien fonctionné. Les associations de patients, celles présentes au sein de Necker, étaient également extrêmement contentes car ça donne accès aux professionnels de santé, mais aussi au socio-éducatif. Il ne faut jamais oublier qu’à Necker nous accueillons des enfants, des adolescents et des adultes et que donc la scolarité est un thème récurent : “Mon enfant est malade, l’instituteur ne connait pas la maladie. Existe-t-il des sites pour les enseignants, des formations spécifiques… faut-il former l’instituteur… comment cela se passe-t-il ?”. Il y a de nombreuses problématiques de ce type que les familles vivent au quotidien.

    A Necker, on s’est donc dit que nous sommes une étape pour ces patients et ces familles. Une étape de soins, un lien vers le médico-social mais aussi un lien vers la vie au quotidien, la vie tout simplement.

    Tous ces enjeux, on a donc souhaité tenter d’y répondre avec ce nouveau site. D’ailleurs, avec le comité éditorial, nous réfléchissons sur ce que nous pouvons apporter de plus. Des thématiques de discussion 1 fois par semaine, des liens avec Facebook… En fait, comment avoir plus de proximité avec les patients, les familles et les internautes en général.

    A lui tout seul, ce nouveau site représente un réel investissement humain, technique… Parallèlement, il y a toujours les activités de Necker sur Facebook, sur Twitter, le site de Necker en lui-même… Posaïquement, combien êtes-vous pour prendre en charge le Necker digital ?

    A l’heure actuelle, je suis seule mais je suis épaulée par le Centre de Compétences et Services Travail Collaboratif et Communication de l’AP-HP. Leurs développeurs nous aident et nous conseillent au niveau stratégie. Il s’agit donc d’un travail d’équipe sur tous les projets.

    Concernant les contenus, comment et par qui sont-ils produits, apportés ?

    Bien évidemment par les professionnels de santé et les professionnels du médico-social, via le comité éditorial… Nous avons des propositions de sujets, nous sollicitons par e-mail les médecins pour connaître les sujets à traiter, nous échangeons avec les associations de patients présentes et naturellement avec les familles de patients et les patients.

    Nous prenons rendez-vous avec les patients. Dans mon cas, j’ai beaucoup développé les témoignages d’adolescents. Au final, on va les écouter et leur demander ce qu’ils souhaitent. Ainsi, beaucoup d’adolescents nous ont fait part de leur envie d’échanger. Lire des témoignages leurs apporte beaucoup. Ce sont des moments de leur vie qui sont difficiles, où ils se sentent très seuls et du coup, en lisant un témoignage d’un autre adolescent, qui est déjà passé par certaines étapes, ça peut les rassurer, les motiver…

    Parmi les adolescents que nous avons interviewés, certains ont eu des parcours réellement difficiles en termes d’acceptation de la maladie, pour arriver à dire “Je suis malade”. D’autres étaient plus à l’aise avec… mais tous souhaitent transmettre un message d’espoir, et se disent “c’est bien de pouvoir aider et de témoigner”.

    Malgré l’entourage médical, même s’ils rencontrent des médecins, des psy… ils sont finalement seuls face à la maladie et ont un sentiment de solitude. Ce même sentiment est d’ailleurs partagé par les familles. L’interactivité que ce site apporte et que nous allons apporter est donc, entre autre, destinée à palier un peu cette solitude.

    Sur cet effet solitude, Necker reçoit beaucoup de patients et de familles de province mais aussi de l’étranger. Cela veut-il dire que le site va évoluer vers des versions en langues étrangères, en fonction des populations les plus présentes… ?

    Effectivement, ce sont des développements que nous voulons proposer dans le futur. En anglais tout d’abord, puisque c’est la langue la plus pratiquée. Nous pensons fortement à traduire une partie du site dans ces deux langues. Concrètement, nous avons commencé la traduction de quelques contenus mais nous attendons d’en avoir plus afin d’offrir un réel service et pas simplement une facette linguistique. La mise en ligne ne devrait donc intervenir que d’ici à peu près 6 mois.

    En parallèle, il y a le projet du nouveau bâtiment, le Pôle Mère-Enfant Laennec, où les premiers patients, à la maternité vont arriver le 4 février, les premiers bébés peut-être le 14… c’est donc un enjeu aussi extrêmement important et le pôle Laennec aura aussi son site internet.

    Un site dédié spécialement ?

    Oui, un site dédié avec toujours l’idée que nous avons le site Necker, un portail institutionnel qui porte vers les différents sites. Le site maladies rares, le site pôle Mère-Enfant… Pour les internautes, c’est transparent puisque nous conservons la cohérence graphique, les principes de navigation…

    En termes de stratégie, comment intégrez-vous les sites et les réseaux sociaux, le 2.0 ?

    Le plus simple est de vous donner un exemple. Concernant le site maladies rares, sur la page Facebook de Necker, il y aura une application qui va permettre de poser des questions, d’interagir une fois de plus. Cette application doit être en ligne d’ici quelques jours, une semaine tout au plus.

    Bien évidemment, nous utilisons également les réseaux sociaux, Facebook ou Twitter, pour parler du site, le promouvoir, promouvoir les contenus, relayer les articles.

    Facebook permet d’avoir une stratégie de proximité avec le grand public alors que le compte Twitter est principalement tourné vers les institutions, les journalistes, les chercheurs, les professionnels en définitive. Le contenu varie donc en fonction des centres d’intérêt de ces deux familles de publics.

    La chaîne You Tube s’intègre à quel niveau ?

    Elle s’adresse principalement au grand public. Dans notre stratégie Web, nous avons aussi pour objectif de produire beaucoup plus de vidéos d’ici 6 mois, nous sommes en plein tournage autour du nouveau bâtiment, du pôle Mère-Enfant Laennec… Nous avons d’ailleurs un projet de chaîne interne et toutes ces vidéos se complètent, sur la chaîne externe You Tube ou sur une future chaîne interne. Nous avons envie de montrer ce qu’est l’hôpital, les coulisses de l’hôpital. Peu de personnes se rendent compte de la vie d’un hôpital, de tous les métiers qui y sont présents. Ça permet également de valoriser les équipes qui s’engagent dans les projets. Si on prend le pôle Mère-Enfant, l’engagement de tout le personnel est très fort et très marqué et c’est réellement impressionnant.

    Le développement de la chaîne You Tube est donc porté par ces deux aspects. Aller encore plus vers le grand public et faire découvrir l’hôpital et les personnes qui y travaillent.

    Concernant les chaînes You Tube en ce domaine, il y en a une que j’apprécie énormément, c’est celle des Hôpitaux Universitaires de Genève. Je la trouve très bien faite, avec des vidéos courtes, rythmées, dynamiques… qui vulgarisent des techniques. Ils ont aussi le magazine santé Pulsations TV, qui, sur un format un peu plus long, est extrêmement bien fait.

    C’est en essayant d’avoir le même esprit que nous allons réaliser des vidéos “Parcours de soins”. L’idée principale est non seulement d’informer mais aussi de rassurer les enfants, les ados, les parents, les adultes… Nous allons y expliquer comment se passe tel ou tel examen, ou de l’entrée à l’hôpital à la sortie voilà comment cela va se dérouler… Là aussi ce sont des projets vidéos qui vont débuter prochainement.

    Que peut-on souhaiter au nouveau site www.maladiesrares-necker.aphp.fr et plus globalement au Necker numérique ?

    Principalement de créer un lien avec les internautes et d’offrir la bonne information. Notre objectif prioritaire est d’aider les personnes, patients et familles. Le parcours de soins, on peut dire que c’est un parcours du combattant. Et notre rôle est donc d’offrir la bonne information pour permettre de limiter les embûches sur ce parcours. Le slogan de Necker est “Offrons le meilleur à nos patients” et c’est ce que nous nous efforçons d’apporter au niveau du Web.

    Nous essayons même d’aller au-delà. Avec le Web, nous touchons des personnes qui ne sont pas patientes à Necker, nous les orientons vers d’autres centres. Ce n’est pas forcément Necker qui a la réponse en termes de soins, de prise en charge mais il faut que les internautes puissent être guidés vers celle-ci.

    Une dernière question, avez-vous des échanges avec les autres responsables Web, chargé de communication en charge du digital, des autres CHU, de centre hospitalier ?

    Tout à fait. D’une part, nous participons au rassemblement annuel des communicants de CHU organisé par la FHF. Nous y avons d’ailleurs reçu, en 2012, un prix de la communication hospitalière sur le recrutement, via les réseaux sociaux, du personnel infirmier. Au sein de l’AP-HP, il y a aussi des réunions régulières, il y a un comité éditorial Web pour tous les hôpitaux.

    Nous échangeons également de façon moins formelle. Ainsi, je vais contacter le Centre Hospitalier René Dubos, l’hôpital de Pontoise. Ils sont en train de réfléchir à une charte sur les réseaux sociaux pour le centre hospitalier et c’est une démarche extrêmement intéressante.

    Je pense que nous sommes tous en train de regarder ce que nous faisons les uns les autres, à la recherche des bonnes idées. C’est un domaine encore novateur, où tout n’est pas défini et tout est en construction.

    L’une des chances de Necker, c’est que nous avons une direction qui a réellement compris ce que la communication et la communication Web peuvent apporter : pour nous, pour les patients, pour les internautes qui souhaitent échanger. C’est une réelle chance d’avoir une direction qui a compris les enjeux de la communication digitale pour les hôpitaux.

    Quels sont les outils, applications… que vous utilisez pour gérer les différents comptes de Necker-Enfants Malades sur les réseaux sociaux (Tweetdeck, Hootsuite…) ?

    Nous utilisons l’outil Hootsuite pour gérer nos différents comptes. C’est un outil efficace et simple d’utilisation.

    Avez-vous des sites, blogs, pages Facebook, comptes Twitter à recommander, qu’ils parlent de santé, e-santé, réseaux sociaux ou de tout autre sujet ?

    Plusieurs sites sur le sujet de la santé et de l’e-santé sont très intéressants comme hopitalweb2.0. Ce site de veille et d’informations s’adresse à tous les différents acteurs d’un projet web au sein d’un hôpital ou de tout établissement public de santé. Il y a aussi le blog et le compte Twitter de Denise Silber, spécialiste de l’e-santé en France. Il existe également de très bons sites d’associations de patients comme celui de Renaloo qui a développé une vraie communauté de patients ou le site de l’Association Française des diabétiques qui propose des tchats en ligne, des quiz ou encore des recettes de cuisine. Bref un site très pratique pour les diabétiques.

    Pour retrouver l’hôpital Necker-Enfants malades et ces différentes facettes digitales :

    • le portail : www.hopital-necker.aphp.fr

    • le site dédié aux maladies rares et aux maladies chroniques : www.maladiesrares-necker.aphp.fr

    • la page Facebook : http://www.facebook.com/hopitalneckerenfantsmalades

    • le compte Twitter : https://twitter.com/hopital_necker

    • la chaîne You Tube : http://www.youtube.com/user/hopitalnecker?feature=watch

    Laurent Mignon




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    La Cnil envisage de labelliser les applications de santé mobilePARIS, 19 mai 2014 (TICsanté) – La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) réfléchit à la définition d'un label pour inciter les éditeurs d'applications mobiles d'e-santé à mieux informer les utilisateurs sur l'utilisation de leurs données personnelles, a déclaré jeudi sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin.L'intention de la Cnil est "d'accompagner l'innovation" dans le numérique et la e-santé en mobilisant "tous les outils à sa disposition, des outils classiques de contrôle et de sanction et des nouveaux outils sur lesquels nous sommes en train de travailler", a expliqué Isabelle Falque Pierrotin.

    Elle s'exprimait l'occasion d'une audition publique organisée jeudi au Sénat par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur le thème du "numérique au service de la santé".

    Les nouveaux outils d'e-santé ouvrent à leurs utilisateurs, malades ou bien portants, de nouvelles possibilités de gestion de leur santé. "Mais pour être maître de sa santé, il faut au moins être bien informé sur le fonctionnement de ces services", a estimé la présidente de la Cnil.

    Pour accompagner cette évolution "patient centric", la commission s'interroge "sur l'intérêt d'un label sur les applications mobiles en matière de santé", a-t-elle indiqué.

    Le 13 mai 2014, la Cnil et 26 autorités dans le monde ont mené une opération conjointe d'audit en ligne pour vérifier si l'information relative aux données personnelles dispensée par les principales applications mobiles est satisfaisante. Les cent applications mobiles les plus utilisées par les Français ont été auditées par la Cnil à l'occasion de ce "sweep day".

    Les opérations de ce type peuvent permettre d'identifier "un certain nombre de bonnes pratiques que nous voulons voir respecter", a souligné la présidente. "Le label est un outil qui, au-delà de la sanction, permet d'apporter un cadre général pour le développement de ces services".

    Alain-Michel Ceretti, fondateur et président d'honneur de l'association Le Lien, l'a interpellée en rappelant l'échec du label HONcode de certification commune des sites internet de santé (voir dépêche du 4 juin 2013). Isabelle Falque-Pierrotin a alors précisé que le label envisagé vise à vérifier la conformité des applications avec la loi Informatique et Libertés. "Ce n'est pas un label sur l'information médicale", a-t-elle fait valoir.

    La Cnil entend aussi utiliser un autre outil nouveau, le "privacy by design", qui consiste à accompagner les acteurs industriels durant le développement de leurs services pour qu'ils intègrent en amont les problématiques liées aux données personnelles. La Cnil va le pratiquer "rapidement". Elle prendra contact avec le ministère chargé de la santé afin d'accompagner les agences régionales de santé qui seront sélectionnées dans le cadre de l'appel à projet "Territoires de soins numériques".

    Ces nouveaux outils seront utilisés en complément des "outils classiques de contrôle et de sanction", dont la Cnil "a récemment fait usage", a rappelé Mme Falque-Pierrotin. Le 25 septembre 2013, elle avait émis une mise en demeure à l'encontre du Centre hospitalier de Saint-Malo. Elle faisait suite à une procédure de contrôle qui avait révélé qu'un prestataire avait pu accéder, avec le concours de l'établissement, aux dossiers médicaux de plusieurs centaines de patients.

    Cette mise en demeure avait été clôturée le 17 octobre, suite à la mise en conformité de l'établissement. /mb


    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1868#ixzz32TEHD7j0


    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1868#ixzz32Rlhn2Ot




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    Le Languedoc-Roussillon figure parmi neuf régions pilotes sélectionnées par le ministère de la Santé, pour participer aux expérimentations de télémédecine prévues dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014. (DR)

    Prévues dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 les expérimentations de télémédecine vont se dérouler parmi neuf régions pilotes sélectionnées par le ministère de la Santé. Parmi elles, le  Languedoc-Roussillon

    Le Languedoc-Roussillon figure parmi neuf régions pilotes sélectionnées par le ministère de la Santé, pour participer aux expérimentations de télémédecine prévues dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014. La Basse-Normandie, la Bourgogne, le Centre, la Haute-Normandie, la Martinique, les Pays-de-la-Loire et la Picardie ont également été retenues.

     Elles profiteront "en premier lieu aux personnes âgées"

    Selon Marisol Tourraine, ministre aux Affaires sociales et à la santé, les expérimentations, qui doivent durer quatre ans, seront lancées "dès cette année dans des structures sociales et médico-sociales", elles profiteront "en premier lieu aux personnes âgées". Un premier bilan est attendu en 2016.




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    Téléconseil et télémédecine.Le téléconseil est défini comme un conseil de santé à distance (1). Initialement apparu avec le minitel, il s’est véritablement développé sur internet.

    L’offre de téléconseil s’articule autour de services proposant soit une sélection de diagnostics probables au vu d’éléments communiqués par un internaute, soit un complément à une consultation médicale, de manière à la préparer, ou de s’assurer que le diagnostic a bien été compris par le patient (2).

    Il convient de le distinguer du « téléconseil personnalisé », qui consiste à mettre en relation des internautes qui se connectent à un site et un médecin qui leur fournit, des « informations personnalisées ».

    Ces service de téléconseil doivent être différenciés de la télémédecine, définie par le Code de santé publique et mise en œuvre dans le cadre d’un programme national arrêté par le ministre chargé de la santé ou dans un cadre régional par le biais de l’Agence régionale de santé (ARS).

    La télémédecine est une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication (3). Les actes de télémédecine sont limitativement prévus par décret (4) : la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance médicale, la téléassistance médicale et la réponse médicale qui est apportée dans le cadre de la régulation médicale.

    Dans certains cas la distinction entre télémédecine et téléconseil est ténue, notamment s’agissant de la téléconsultation et du téléconseil personnalisé. Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) suggère donc que le téléconseil personnalisé s’inscrive dans le cadre de l’exercice médical réglementé, comme une prestation médicale (5).

    Régime juridique. Les actes de télémédecine ne peuvent être réalisés que dans le respect de conditions réglementaires de mise en œuvre (consentement libre et éclairé des patients, authentification du professionnel de santé authentifié, protection des données personnelles de santé …) (6).

    Si le téléconseil n’est pas soumis au respect des dispositions légales précitées, d’autres dispositions trouvent à s’appliquer.

    Le téléconseil s’apparente à une prestation médicale par la mise à disposition d’une information personnalisée à l’internaute. Cette prestation impose notamment le respect par le médecin des recommandations générales relatives aux activités de publication ou de modération de forums sur le web santé (7).

    Plus généralement, dans ce cadre, le médecin est soumis aux règles déontologiques inhérentes à sa profession.

    Par ailleurs, la rémunération du médecin doit consister en des honoraires relatifs à une vacation horaire. Une rémunération liée au nombre d’appels reçus ou de réponses apportées serait contraire à l’article R. 4127-53 du Code de la santé publique.

    Il pourrait être judicieux que l’activité de téléconseil donne lieu à une réglementation spécifique permettant d’assurer la sécurité des informations données à l’internaute et la protection des données personnelles de santé.

    Marguerite Brac de La Perrière
    Ronan Saiget
    Lexing Droit Santé numérique

    1. Cnom, Livre blanc du 12-2011 « Déontologie médicale sur le web ».
    2. Ibid.
    3. CSP, art. L.6316-1.
    4. Décret 2010-1229 du 19-10-2010.
    5. Cnom, Article du 30-1-2012 « Téléconseil personnalisé ».
    6. CSP, art.R.6316-3.
    7. Cnom, Livre blanc du 12-2011 « Déontologie médicale sur le web ».




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