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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    En 2017, un utilisateur de smartphone sur deux aura installé une application santé ou bien-être, soit 3,4 milliards de personnes dans le monde. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) réfléchit à la définition d’un label pour inciter les éditeurs d’applications mobiles d’e-santé à mieux informer les utilisateurs sur l’utilisation de leurs données personnelles.

    Selon l'institut américain Research2guidance, le nombre d'applications mobiles de santé est passé de 17 000 en 2010 à 97 000 en 2012 et ce marché de la "m-santé" (santé mobile) pourrait atteindre 3,4 milliards d'utilisateurs.

    Seulement 15% de ce marché concernerait des applications à destination des professionnels de la santé.

    Dans le cas où ces applications sont créées par des acteurs de la santé (professionnels, autorités de santé, laboratoires), ils doivent respecter les procédures d’agréments existantes (matériels médicaux, hébergeurs de données de santé).

    Mais davantage de questions se posent lorsque les individus cèdent au « quantifiedself » qui consiste, par exemple, à mesurer les pas effectués en une journée, le nombre d'heures de sommeil, son poids ou ses performances physiques .

    Une pratique qui induit "la circulation de grandes masses de données personnelles", qui "touchent à l'intimité et pourtant le plus souvent destinées à être partagées", souligne la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), dans son rapport annuel.

    "Où sont-elles hébergées ? Comment sont-elles sécurisées ? Sont-elles cédées ? À quelles fins peuvent-elles être réutilisées ?", demande la CNIL qui devrait rendre en 2014 des conclusions sur la régulation de ces applications.

    Des nouveaux outils

    La Cnil entend aussi utiliser un autre outil nouveau, le "privacy by design", qui consiste à accompagner les acteurs industriels durant le développement de leurs services pour qu’ils intègrent en amont les problématiques liées aux données personnelles.

    Ces nouveaux outils seront utilisés en complément des "outils classiques de contrôle et de sanction", dont la Cnil "a récemment fait usage", a rappelé Mme Falque-Pierrotin, président de la CNIL à l’occasion d’une audition publique organisée le 19 mai au Sénat par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur le thème du "numérique au service de la santé".

    Le 25 septembre 2013, elle avait émis une mise en demeure à l’encontre du Centre hospitalier de Saint-Malo. Elle faisait suite à une procédure de contrôle qui avait révélé qu’un prestataire avait pu accéder, avec le concours de l’établissement, aux dossiers médicaux de plusieurs centaines de patients.

    Sweep day : 100 applications contrôlées

    Le 13 mai 2014, la Cnil et 26 autorités dans le monde ont mené une opération conjointe d’audit en ligne pour vérifier si l’information relative aux données personnelles dispensée par les principales applications mobiles est satisfaisante. Les cent applications mobiles les plus utilisées par les Français ont été auditées par la Cnil à l’occasion de ce "sweep day".

    Les opérations de ce type peuvent permettre d’identifier "un certain nombre de bonnes pratiques que nous voulons voir respecter", a souligné la présidente.

    Elément rassurant :  un tiers des Américains abandonneraient leur produit dans un délai de six mois. L'an dernier, l'institut CCS Insight reportait que 40% de ceux qui avait décidé d'acheter un tel produit avaient fini par arrêter de l'utiliser.

     




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    Selon l'OMS, le paludisme affecte plus de 200 millions de personnes à travers le monde. En 2012, il a été la cause de quelque 627 000 décès, la plupart chez les enfants vivant en Afrique. Le renforcement de la prévention et des mesures visant à enrayer la pandémie ont déjà permis de faire baisser le taux de mortalité de 45 % dans le monde entier, par rapport à l’année 2000.

    Dans les pays en développement, des ONG et les gouvernements mobilisent l’ensemble du spectre des technologies mobiles (SMS, applications sur smartphone et capteurs connectés) pour combattre la maladie : collecte des informations pour coordonner les opérations et sensibilisation des populations aux risques et mesures de précaution.

    Plusieurs projets visent à mettre au point des outils bon marché pour permettre aux professionnels de santé exerçant leur activité dans des régions éloignées de diagnostiquer sur le mobile, les cas de paludisme. L’exploitation des données issues des téléphones mobiles ouvre aussi la voie à une connaissance plus fine des mécanismes de propagation.


    Des dispositifs de diagnostic bon marché

    La capacité d’établir un diagnostic des cas de paludisme, directement, sur place et sans compétence médicale de haut niveau est un enjeu central dans des pays ou des régions sous-équipées en médecins et en centres de santé.

    Quatre étudiants ougandais ont ainsi conçu un dispositif capable de détecter la maladie à un stade précoce. Baptisé Matibabu, ce dispositif utilise les émissions infrarouges pour pénétrer la peau et détecter les globules rouges. Le patient introduit son index dans le détecteur à infrarouges connecté à un smartphone. L'application est ensuite capable de détecter les globules rouges infectés qui ont une forme et une structure chimique différentes des globules rouges normaux. Matibabu analyse les données transmises par le « matiscope » et affiche le diagnostic en quelques secondes. Cette opération ne nécessite pas la présence d'un technicien de laboratoire.

    Une équipe d’universitaires en Floride a mis au point une application qui transforme un smartphone en microscope en lui adjoignant une lentille optique. Après avoir prélevé une goutte de sang, le professionnel de santé la dépose sur une lame de verre puis la photographie : le logiciel détecte les parasites du paludisme et mesure leur densité dans le sang. Les données peuvent alors être transmises à distance pour suivre la propagation de la maladie.

    Le consortium européen Nanomal travaille de son côté à la mise au point un outil mobile de détection du paludisme. Cet appareil portable devrait permettre de détecter par réaction enzymatique de type PCR (Réaction en chaîne par polymérase) une possible infection de paludisme en l’espace d’une vingtaine de minutes. De la taille d’un smartphone, cet appareil pourrait, à partir d’une goutte de sang, extraire l'ADN du parasite et grâce à un biocapteur détecter et séquencer les mutations spécifiques liées à la résistance aux médicaments. http://www.proximamobile.fr/article/des-nanotechnologies-et-biocapteurs-pour-detecter-les-maladies
    Sur le même principe, la société néerlandaise Amplino a conçu un kit portable pouvant identifier les différentes souches de malaria : elle a remporté l’un des prix (doté de 40 000 €) du concours Mobiles for Good.

    Des systèmes d’alerte pour enrayer la propagation

    Dans certains pays, il faut plusieurs jours voire parfois plusieurs semaines pour alerter les services de santé du gouvernement sur l'apparition de la maladie. Depuis 2011, plusieurs centaines de bénévoles cambodgiens utilisent un système d’alerte par SMS mis en place par l’ONG Malaria Consortium pour signaler aux experts sanitaires les cas de paludisme. En fonction des indications relatives aux personnes atteintes, (âge, sexe, localisation et type de paludisme), des experts peuvent prescrivent les médicaments appropriés. 

    Au Botswana, la Clinton Health Access Initiative, l'opérateur Mascom et l'ONG Ping ont entrepris d’équiper et de former les professionnels de santé à l'utilisation d'une application spécifique. Quand l'un d'entre eux est confronté à un cas de malaria, il alerte les autorités : celles-ci peuvent alors immédiatement réagir en cas de départ d'épidémie, en envoyant les traitements et le matériel nécessaires dans la zone concernée. Ce « Malaria Early Epidemic Detection System » (MEEDS) a permis de signaler plus de mille cas depuis 2011.
     

    Des jeux sur mobiles pour sensibiliser les populations

    L’ONG Against malaria Foundation (Fondation contre le paludisme) a conçu un serious game baptisé "Nightmare : malaria". Le jeu met en scène une petite fille et consiste à éviter les attaques de moustiques au travers de 21 épreuves et niveaux. (Source : Wired).

    La startup nigériane Mobile Software Solutions Limited, pour sa part, vient de développer le Malaria Destroyer Game. 

    Exploitation des données issues des mobiles et Big Data pour comprendre les mécanismes de propagation

    Au Kenya, une équipe de chercheurs a entrepris d’exploiter les données des téléphones mobiles pour comprendre les mécanismes de propagation et de non-propagation du paludisme.

    Les chercheurs ont pu accéder et traiter les données émises par 15 millions d'utilisateurs de mobiles entre 2008 et 2009 : en reliant leurs appels et leurs SMS avec les 12 000 antennes mobiles du pays, ils ont pu attribuer à chaque utilisateur une localisation principale puis ils ont reconstitué pour chacun d’eux ses déplacements. Ils ont ensuite fait correspondre ces résultats avec la dissémination estimée du paludisme. L’analyse des données a permis d’établir que si des mouvements massifs de populations se sont produits entre les régions situées autour de la capitale du pays, la plupart de ces mouvements n'ont eu qu'un faible impact sur la transmission du paludisme car la majorité des personnes n’étaient pas infectées. L’étude pointe, en revanche, l’existence d’un foyer autour du lac Victoria, à partir de laquelle la maladie s’est propagée. Cette étude a permis d’imaginer de nouvelles stratégies en focalisant les efforts sur cette région afin de prévenir la transmission de la maladie au reste du pays. 

     




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    A l’occasion de la Journée Européenne de l’Obésité le 23 mai, profitez-en pour surveiller votre ligne et votre santé grâce aux objets intelligents. Connectés aux smartphones, ils permettent à chacun d’établir un bilan santé instantané.

    Le tracker d’activité
    Sous forme de bracelet ou de petit objet à clipser à la ceinture, il vous permet, grâce à sa synchronisation automatique via Bluetooth, de connaître en direct le nombre de pas faits en une journée, les calories consommées, la fréquence des battements de votre coeur ou mesure la qualité de votre sommeil.

    La balance connectée
    Elle vous permet de surveiller votre poids, mais aussi de mesurer votre IMC (indice de masse corporelle) et votre masse maigre, votre rythme cardiaque, ou encore la qualité de l’air ambiant. Les données recueillies sont ensuite transmises automatiquement vers une application pour smartphone et peuvent être partagées avec un médecin ou un diététicien.

    Le tensiomètre sans fil
    Un excès de poids peut favoriser l’hypertension. Aussi si vous souffrez de quelques kilos en trop, offrez-vous un tensiomètre sans fil, qui permet de mesurer facilement la tension artérielle. En optant pour le brassard simple et design de Withings et son application associée par exemple, les résultats (systole, diastole et rythme cardiaque) s’affichent sur l’écran de votre smartphone, accompagnés d’une couleur variant du vert au rouge selon le verdict.



    © 2014 Relaxnews
    Crédits photo : Fitbit



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    IBM mise sur son super-ordinateur Watson pour analyser les big data pour divers secteurs comme la santé, la banque, l'assurance. L'Usine Digitale a rencontré Rob High, CTO du groupe Watson Solutions, lors de la conférence DataBeat à San Francisco, afin de discuter de ces applications industrielles et de la stratégie du groupe.

    Watson va révolutionner l'industrie de la santé ! C'est en tout cas ce que Rob High, le directeur de la technologie de Watson Solutions, a martelé lors de la conférence DataBeat. Interrogé par L'Usine Digitale, il a affirmé que les travaux sur ce programme informatique d'intelligence artificielle permettront de révolutionner l'industrie de la santé. En effet, le groupe est en train de préparer de nouvelles solutions pour les médecins et les hôpitaux.

    Un exemple : "nous travaillons sur les 'autorisations pré-traitement'. Aux Etats-Unis, les infirmiers et docteurs doivent faire approuver des documents avant de donner un traitement, et ils doivent lire tous les textes concernés pour être dans les règles, ça prend énormément de temps, c'est beaucoup de lecture. Or, s'il y a une chose que Watson sait faire, c'est lire. Il lit l'information lié au patient, les règlementations, et détermine si le traitement devrait être approuvé ou non" explique-t-il. Cependant, "ça ne marche pas pour tout, certains cas sont très compliqués".

    De plus, Watson pourra être utilisé pour aider les cliniques à proposer des traitements sur-mesure notamment pour les patients atteints du cancer. "Nous regardons l'historique d'un patient, comparons les similarités entre des millions de patients, observons les micro-segmentations, toutes les 50 000 autres variables qui font que vous êtes qui vous êtes. Nous identifions ensuite des thérapies qui sont spécifiques à chacun. Les cliniques pourront utiliser ce service pour proposer des traitements personnalisés. Nous ciblons actuellement les grands instituts du cancer", ajoute-t-il.

    améliorer les services aux utilisateurs

    Selon Rob High, Watson permettra aussi aux entreprises de mieux répondre aux attentes des utilisateurs. En effet, "quand les clients ont des questions sur des produits ou des services, au lieu de lire ces informations, ils pourront utiliser la technologie de Watson pour y accéder. Par exemple, quand un individu souhaite se renseigner sur l'hypothèque d'une banque [pour acheter une maison], il recherchera aussi des informations sur le marché immobilier, sur les écoles du quartier, sur les transports..."

    En plus des banques, Rob High estime que l'industrie du retail et des assurances pourront aussi bénéficier de cette technologie. "Nous sommes en train de tester un programme pilote actuellement dans une organisation dont nous dévoilerons bientôt le nom", ajoute-t-il.

    Stimuler la créativité humaine

    Enfin, malgré toutes ces opportunités business pour IBM, Rob High aime rappeler que la technologie Watson doit avant tout faire progresser l'espèce humaine. C'est pourquoi il a testé au sein de ses équipes la "cuisine créative". Après analyse de toutes les recettes possibles et imaginables, "Watson analyse les 6 quintillions [un million à la puissance cinq ou le nombre 10 puissance 30] de combinaisons d'ingrédients possibles, et évalue les différents goûts. C'est une expérimentation et une démonstration de la manière dont les systèmes cognitifs créent des choses que les humains ne pourraient imaginer. Nous pensons ainsi stimuler la créativité humaine", explique-t-il.

    Les ordinateurs pourront-ils un jour remplacer l'intelligence humaine ? "Watson ne remplace pas la créativité humaine. Watson n'est pas artistique, il est analytique.", admet toutefois Rob High. "Les êtres humains ont 200 millions d'années d'évolution d'avance, c'est très difficile de recréer cela (...) Je prédis qu'il faudra encore très longtemps avant que les ordinateurs puissent penser comme des humains. Le cerveau est très compliqué et nous ne le comprenons pas encore. Cela fait d'ailleurs 6 décennies que tout le monde prédit l'arrivée des ordinateurs humains."

    Preuve qu'IBM veut investir le plus possible dans ce domaine, l'équipe du groupe Watson dirigée par Rob High est passée de 250 personnes à la fin de 2013, à 1 000 actuellement, et devrait compter 1 500 employés d'ici la fin de l'année. "Nous voulons créer un écosystème entier", ajoute-t-il. La bataille des big data a bien commencé.

    Nora Poggi




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    Un bracelet qui mesure le nombre de pas, les calories brûlées ou les heures de sommeil, un smartphone qui capte les battements du cœur, une brosse à dents électronique... les objets connectés connaissent un vaste engouement. Il y en aura 75 millions dans le monde en 2020, prévoit le cabinet Morgan Stanley. Ce marché de la « m-santé » (santé mobile) pourrait atteindre 26 milliards de dollars en 2017, avec 3,4 milliards d'utilisateurs, soit un possesseur de smartphone sur deux ayant installé une application, selon l'institut américain Research2guidance.

    Cet engouement pour le « soi quantifié » (quantified-self) va engendrer des flots de données personnelles sur le corps humain, à la frontière du bien-être et de la santé, qui devront être protégées, avertit la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) dans son rapport annuel, rendu public le 19 mai. Elle y consacre le numéro 2 de ses cahiers Innovation et prospective (IP), « Le corps, nouvel objet connecté », qui sera rendu public mercredi 28 mai et prolonge le premier cahier « Chantier vie privée 2020 ». Ce mouvement du quantified-self est apparu en 2007 dans la Silicon Valley américaine, popularisé notamment par Kevin Kelly et Gary Wolf, deux journalistes de la revue Wired. Ce dernier avait présenté lors d'une conférence Ted en 2010 ce que les organisateurs appelaient « ce passe-temps intrigant ». Effet de mode ou signe précurseur de la révolution de l’Internet des objets, les avis sont nombreux. 


    Ces pratiques se fondent sur des modes de capture de données, ce qui implique la circulation de grandes masses de données personnelles qui « touchent à l'intimité, et pourtant le plus souvent destinées à être partagées », décrit la CNIL. Elles illustrent en outre un nouveau rapport au corps, aux données. « Pour le moment, votre téléphone ne sait pas réellement si vous marchez, courez, skiez, faites des achats, conduisez ou faites du vélo, mais dans le futur, Google saura tout cela et pourra construire de nouveaux systèmes rendant des services dédiés pendant que vous faites chacune de ces activités », écrivait le blogueur Robert Scoble en août 2013.

    Pour affiner sa réflexion sur des modalités de régulation, la CNIL a fait appel au cabinet d'avocats Hogan Lovells pour un état des lieux des régulations actuelles, qui restent assez faibles. Les Etats-Unis ont esquissé une réglementation de façon prudente, et la Commission européenne a lancé un livre vert sur la santé mobile. La CNIL doit rendre ses observations avant début juillet.

    à partir de quand une donnée devient-elle « médicale » ?

    Il s'agit d'abord de définir ce que sont les données de santé. Faut-il distinguer celles qui émanent de professionnels de santé et celles qui relèvent plus du bien-être et qui proviennent de la personne elle-même ? Faut-il se limiter à toute donnée issue du corps humain ? 

    La CNIL espère livrer en 2014 ses « premières conclusions sur les modalités de régulation envisagées pour accompagner le développement de ce marché, ne pas brider cette économie, tout en préservant la vie privée des utilisateurs », souligne Sophie Vulliet-Tavernier, responsable de la direction des études, de l’innovation et de la prospective à la CNIL. Ce n'est pas à la CNIL de décider seule, estime-t-elle. 

    « Le sujet est complexe à appréhender, en raison de l’hétérogénéité des pratiques de quantified-self, de la diversité des outils et applications concernés, de leurs caractéristiques et de leurs fonctionnalités (…). Au-delà, même si ces pratiques peuvent sous un premier abord apparaître ludiques, voire "gadget", et portant peu à conséquence, le sujet, sur un plan plus prospectif, est porteur d’enjeux lourds, non seulement en termes de santé publique, mais aussi sur les plans juridiques, économiques, etc. Il pose également des questions éthiques délicates car il s’agit avant tout de données attachées au corps humain », estime Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL.

    La commission relève d'ores et déjà trois domaines à étudier de près : premièrement, le statut de ces données, susceptibles de révéler la vie intime. Deuxièmement, leur centralisation et leur sécurisation. Enfin, la CNIL s'inquiète du caractère normatif de ces pratiques. Pourrait-il devenir suspect de ne pas s'automesurer, comme si on avait quelque chose à cacher ?




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    À l’heure des scandales sur les ingrédients de nos plats, de la pollution et des médicaments, la santé est redevenue un sujet de préoccupation et les consommateurs cherchent à reprendre le contrôle sur leur hygiène de vie : les nombreux labels sur la fabrication des produits, les salles de sports « low-costs ». Mais l’omniprésence d’internet, à la maison sur l’ordinateur familial, dans la rue sur son Smartphone ou avec les objets connectés, a aussi permis l’apparition de nouveaux moyens de surveiller sa santé.

     

     

    La santé mobile, ou m-santé, est l’utilisation de services touchant de près ou de loin à la santé, accessibles en permanence via un appareil mobile : le plus souvent, il s’agit de l’utilisation couplée d’un capteur (intégré à un objet connecté : bracelet, utilisation des capteurs du téléphone portable…) et d’une application, qu’elle soit Web ou Mobile.

    Les applications métier ou de conseil aux patients

    Le Smartphone et les applications que l’utilisateur peut installer dessus représentent l’autre moyen de rendre le patient acteur de sa santé. Il est possible d’envisager toutes sortes d’applications : diagnostic en ligne, suivi médical, pharmacie en ligne… Le marché des applications mobiles de santé est supposé passer de 1,3 milliard de dollars en 2013 à 10,2 milliards en 2018. Beaucoup d’entreprises et de start-up investissent dans ce domaine : on compte aujourd’hui environ 100 000 applications mobiles de santé, dont 40 % sont apparentées au domaine médical.

    s risques et opportunités du marché

    Les investisseurs fondent de grands espoirs sur ce marché, mais ce n’est pas pour autant qu’il est sans risque. Les données de santé sont des données très sensibles, soumises à une réglementation bien particulière. La pression vient aussi des utilisateurs : alors qu’un utilisateur va avoir tendance à être fier d’exposer sur les réseaux sociaux ses performances sportives, il va être beaucoup plus discret avec le résultat de son examen médical.

    De plus, l’utilisateur doit pouvoir s’assurer que l’application utilisée est sérieuse, autant vis-à-vis de ses données que via les informations ou conseils que va donner l’outil au patient : une certification des applications mobiles par un comité d’experts est en train de voir le jour.

    Le marché n’en est qu’à ses débuts, mais est déjà en plein boom : les possibilités sont très nombreuses, et pourront faciliter la vie de nombreux patients, notamment ceux atteints de maladies nécessitant un suivi médical régulier.

    Sources : Le marché de la santé mobile : en plein boom et très prometteur




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    J’étais hier à la CNIL…pour une conférence intitulée « Quantified self, m-santé : le corps est il un nouvel objet connecté ? ». Voici un lien vers le résumé sur storify et vers le très intéressant cahier réalisé pour l’occasion par la CNIL. Ce qu’il y a de BIG dans les DATA, c’est l’encre que cela fait couler …on y contribue tous un peu….

    Après une introduction de Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL, sur l’importance de comprendre "les contours de l’ampleur du phénomène du quantifiedself" (rien que ça!), il y a eu une table ronde fort intéressante avec notamment Laurent Alexandre qui nous rappelle que ce que nous appelons les BIG DATA aujourd’hui en santé ne sont rien à côté de ce qui arrive avec les données génétiques ou cérébrales.

    Et soudain un inconnu vous aborde dans la rue…

    Nous laissons des données personnelles un peu partout.. et  pour le prouver nos voisins anglais ont fait une drôle d’expérience.

    Imaginez vous quelqu’un qui vous aborde dans un bar..vous appelle par votre prénom..évoque certains de vos souvenirs et pourtant vous ne vous êtes jamais rencontrés. C’est l’initiative d’Experian en Grande Bretagne pour alerter sur le vol d’identité.

    Réaction des cobayes ? tellement perturbés par la masse d’information détenue par leur interlocuteur, ceux ci sont persuadés d’être victimes d’un problème de mémoire et sont prêts à confier plus d’information encore à ce nouvel ami  qui les aborde.




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    DSIH l Damien Dubois, MARDI 27 MAI 2014 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

    Dans son rapport d’activité 2013, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés s’inquiète de la gestion des données de santé notamment via les applications de m-santé. Elle repose également la question de l’INS.

    Selon une enquête citée dans le rapport annuel de la Cnil, en 2017, un utilisateur de Smartphone sur deux aura installé une application santé ou bien-être, soit 3,4 milliards de personnes dans le monde. Ce marché est estimé à 26 milliards de dollars en 2017.

     

    Applications de m-santé
    Quand elles sont promues par des professionnels de santé, les autorités ou encore des laboratoires, ces applications sont cadrées par les procédures existantes concernant les dispositifs médicaux et l’hébergement des données de santé. Dans son rapport, la CNIL pointe surtout les applications qui n’émanent pas d’acteurs de la santé avec trois préoccupations majeures : le statut à donner à ces données intimes et qui peuvent avoir des conséquences (risque cardio-vasculaire selon la courbe de poids), la centralisation et la sécurisation de ces données (cession, réutilisation) et enfin, le caractère normatif potentiel de ces pratiques dans une démarche assurantielle par exemple.

    La CNIL devrait livrer en 2014 ses premières conclusions sur les modalités de régulation envisagées pour accompagner le développement de ce marché tout en préservant la vie privée des utilisateurs.

    Identifiant nationale de santé
    La commission profite de son rapport d’activité pour remettre sur la table la question de l’identifiant national de santé (INS) qui doit être unique, fiable, sécurisé, pérenne. Le choix du NIR (numéro de Sécurité sociale attribué à chacun dès la naissance) est donc privilégié. Mais la CNIL précise qu’il reste associé à un risque d’interconnexion avec les autres utilisations du NIR (éducation nationale…) et de fichage dans la mesure où la suite de chiffre est signifiante. La commission demande donc des aménagements notamment pour qu’il reste cantonné à la sphère médicosociale et que soit renforcée l’étanchéité de son utilisation comme identifiant de santé par rapport à ses autres applications.

    Pour lire le rapport de la CNIL, cliquez ici.

    national, mouvements
    - See more at: http://www.dsih.fr/article/1070/identifiant-national-de-sante-et-protection-des-donnees-personnelles.html#sthash.4PHB8ZLO.dpuf

    DSIH l Damien Dubois, MARDI 27 MAI 2014 Soyez le premier à réagir

    Dans son rapport d’activité 2013, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés s’inquiète de la gestion des données de santé notamment via les applications de m-santé. Elle repose également la question de l’INS.

    Selon une enquête citée dans le rapport annuel de la Cnil, en 2017, un utilisateur de Smartphone sur deux aura installé une application santé ou bien-être, soit 3,4 milliards de personnes dans le monde. Ce marché est estimé à 26 milliards de dollars en 2017.

     

    Applications de m-santé
    Quand elles sont promues par des professionnels de santé, les autorités ou encore des laboratoires, ces applications sont cadrées par les procédures existantes concernant les dispositifs médicaux et l’hébergement des données de santé. Dans son rapport, la CNIL pointe surtout les applications qui n’émanent pas d’acteurs de la santé avec trois préoccupations majeures : le statut à donner à ces données intimes et qui peuvent avoir des conséquences (risque cardio-vasculaire selon la courbe de poids), la centralisation et la sécurisation de ces données (cession, réutilisation) et enfin, le caractère normatif potentiel de ces pratiques dans une démarche assurantielle par exemple.

    La CNIL devrait livrer en 2014 ses premières conclusions sur les modalités de régulation envisagées pour accompagner le développement de ce marché tout en préservant la vie privée des utilisateurs.

    Identifiant nationale de santé
    La commission profite de son rapport d’activité pour remettre sur la table la question de l’identifiant national de santé (INS) qui doit être unique, fiable, sécurisé, pérenne. Le choix du NIR (numéro de Sécurité sociale attribué à chacun dès la naissance) est donc privilégié. Mais la CNIL précise qu’il reste associé à un risque d’interconnexion avec les autres utilisations du NIR (éducation nationale…) et de fichage dans la mesure où la suite de chiffre est signifiante. La commission demande donc des aménagements notamment pour qu’il reste cantonné à la sphère médicosociale et que soit renforcée l’étanchéité de son utilisation comme identifiant de santé par rapport à ses autres applications.

    Pour lire le rapport de la CNIL, cliquez ici.

    national, mouvements

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    Dans son rapport d’activité 2013, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés s’inquiète de la gestion des données de santé notamment via les applications de m-santé. Elle repose également la question de l’INS.

    Selon une enquête citée dans le rapport annuel de la Cnil, en 2017, un utilisateur de Smartphone sur deux aura installé une application santé ou bien-être, soit 3,4 milliards de personnes dans le monde. Ce marché est estimé à 26 milliards de dollars en 2017.

     

    Applications de m-santé
    Quand elles sont promues par des professionnels de santé, les autorités ou encore des laboratoires, ces applications sont cadrées par les procédures existantes concernant les dispositifs médicaux et l’hébergement des données de santé. Dans son rapport, la CNIL pointe surtout les applications qui n’émanent pas d’acteurs de la santé avec trois préoccupations majeures : le statut à donner à ces données intimes et qui peuvent avoir des conséquences (risque cardio-vasculaire selon la courbe de poids), la centralisation et la sécurisation de ces données (cession, réutilisation) et enfin, le caractère normatif potentiel de ces pratiques dans une démarche assurantielle par exemple.

    La CNIL devrait livrer en 2014 ses premières conclusions sur les modalités de régulation envisagées pour accompagner le développement de ce marché tout en préservant la vie privée des utilisateurs.

    Identifiant nationale de santé
    La commission profite de son rapport d’activité pour remettre sur la table la question de l’identifiant national de santé (INS) qui doit être unique, fiable, sécurisé, pérenne. Le choix du NIR (numéro de Sécurité sociale attribué à chacun dès la naissance) est donc privilégié. Mais la CNIL précise qu’il reste associé à un risque d’interconnexion avec les autres utilisations du NIR (éducation nationale…) et de fichage dans la mesure où la suite de chiffre est signifiante. La commission demande donc des aménagements notamment pour qu’il reste cantonné à la sphère médicosociale et que soit renforcée l’étanchéité de son utilisation comme identifiant de santé par rapport à ses autres applications.

    Pour lire le rapport de la CNIL, cliquez ici.

    national, mouvements

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    Les jeux et logiciels dans le domaine de la santé permettent d’agir sur le comportement des patients et apporter une autre forme de thérapie. Ils constituent un marché en développement.

    Entretien avec Steffen Walz, chercheur et directeur au GEELab, laboratoire spécialisé dans la recherche dans le domaine du jeu et du divertissement, à l’Université RMIT en Australie et à Karlsruhe en Allemagne.

    L'Atelier : Vous évoquez le concept du "Gameful World", peut-on le traduire par gamification ?

    Steffen Walz : Le concept "gameful" est plutôt général et renferme de nombreux aspects, entre autres le concept gamification. Mais ce serait réducteur de résumer tout cela seulement autour de la gamification. Aujourd’hui, ce terme est souvent utilisé en marketing pour faire le buzz. D’ailleurs, dans la communauté des gamers et des designers de jeux, les gens n’aiment pas trop ce terme. Nous travaillons actuellement sur un livre autour du concept "Gameful World" dans lequel nous évoquons la gamification, les jeux commerciaux pour recevoir des réductions, les serious games, ou bien des logiciels plus ludiques dans le sens où il n’y a pas de réel enjeu perdre/gagner. Les gens résument souvent à tort la création d’un jeu en ajoutant seulement un principe de points ou de badges à un concept, mais ce n’est pas du tout cela.

    Au moment où le numérique et le multimédia sont partout, le message que nous transmettons est que l’ordinateur est une plateforme de jeux optimale. Initialement, les ordinateurs ont été conçus pour jouer et nous remarquons que l’ordinateur en lui-même devient un jeu. C’est pourquoi nous entendons souvent dire "software is eating the world" (le logiciel investit le monde) et de facto, les jeux aussi. La diffusion des algorithmes favorise également la diffusion massive des jeux. Mais résumer l’ensemble de ce mouvement par gamification n’est pas approprié.

    De qui vient le besoin de jeux dans le domaine de la santé, des patients, des professionnels ou des développeurs de jeux ?

    C’est un besoin global et toutes les parties prenantes ont différentes raisons. Cela vient d’abord des patients, ceux qui souffrent de maladies liées au mode de vie (diabète, maladie cardiovasculaire), c’est-à-dire les personnes de plus de 50 ans. Aujourd’hui, les smartphones sont adoptés par la majorité de la population, y compris par les seniors. C’est une nouvelle brèche pour le marché des jeux car les smartphones sont des plateformes de jeux que tout le monde a dans sa poche. C’est donc à travers la demande d’appareils électroniques que nous pouvons offrir des services de jeux. Du point de vue des médecins, les maladies liées au mode de vie dépendent du patient. Donc s’il existait un logiciel qui puisse fonctionner sur smartphone (considéré comme une extension de soi), il serait possible d’interférer sur ce type de maladies et d’intervenir. Ainsi, les produits de santé connectée deviendraient une sorte de thérapie. Enfin, du côté des tierces parties, les développeurs de jeux et autres entreprises impliquées dans le secteur, nous faisons partie intégrante de la stratégie de changement de comportement.

    Il faudrait en réalité penser aux médicaments comme un matériel (hardware) et le processus de changement de comportement comme un logiciel (software). Avoir un bon hardware est important, mais il est aussi possible de traiter de nombreuses maladies avec un software. En tant que chercheur, je trouve cela fascinant et j’ai pu travailler sur de nombreux projets à ce sujet. Je me suis rendu compte que désormais, le jeu n’est pas seulement un logiciel additionnel mais il devient un produit à part entier. Les trois perspectives sont donc intéressantes, mais il y a aussi d’autres sujets à prendre en compte : les médias, le problème de la protection des données, etc.

    Les jeux en santé constituent-ils un marché réel ?

    Oui, absolument. Nous voyons se développer des applications qui sont certifiées, remboursables et même prescrites. Les jeux dégagent la promesse qu’ils sont ludiques et vont motiver les individus, et c’est donc quelque chose qui peut se vendre facilement. Mais il subsiste des problèmes au niveau de l’assurance, les gens ne prennent pas toujours les médicaments qui leur sont prescrits et cela coûte de l’argent au contribuable. Donc je pense que les jeux, et globalement les logiciels favorisant le changement de comportement peuvent sans certains cas se substituer à des médicaments. C’est un marché en développement qui a du potentiel.




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    Télésurveillance de l'insuffisance cardiaque: résultats encourageants pour CardiauvergnePARIS, 16 mai 2014 (TICsanté) - Le dispositif Cardiauvergne de télésurveillance de l'insuffisance cardiaque dans la région Auvergne donne de premiers résultats encourageants, qui suggèrent une possible réduction de la mortalité et du risque de réhospitalisation des patients suivis.Ces résultats ont été présentés en avril au salon sur les technologies de l'information en santé WoHIT à Nice par le Pr Jean Cassagnes du CHU de Clermont-Ferrand, puis médiatisés par un communiqué.

    Le cardiologue, interrogé par APM (Agence de prese médicale) reste prudent en notant le nombre modéré de patients, le suivi d'un an en moyenne des patients inclus et le fait qu'il ne s'agit pas d'une étude randomisée avec un groupe contrôle. Les résultats des patients inclus dans le dispositif de télésuivi ont été comparés à des données déjà publiées.

    Chez les 558 patients évalués à fin décembre 2013, le taux de mortalité à un an s'établissait à 12%. En comparaison, "les registres d'insuffisance cardiaque en Europe donnent des taux de mortalité chez des patients de gravité équivalente entre 26% et 35%", selon le Pr Cassagnes.

    Pour les réhospitalisations, le taux annuel était de seulement 13,6%, comparé à 28% à 40% selon les données publiées. Il y avait également une réduction de la durée moyenne de séjour: 9,2 jours en moyenne comparé à 10,5 jours.

    Dans Cardiauvergne, les patients inclus avaient d'abord un entretien permettant de faire de l'éducation thérapeutique et de leur fournir une balance reliée à un télétransmetteur, afin de transmettre quotidiennement leur poids à un serveur.

    Ces patients étaient vus deux fois par semaine (puis une fois par mois quand ils étaient stabilisés) par une infirmière qui télétransmettait via un smartphone les signes cliniques (dyspnée, fatigue, oedèmes...) ainsi que la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Les biologistes télétransmettaient les résultats d'analyses.

    Les pharmaciens étaient également impliqués. Ils envoyaient par messagerie sécurisée une copie des ordonnances, permettant de vérifier que les adaptations de traitement étaient bien faites. Ils étaient aussi impliqués dans l'éducation thérapeutique, a indiqué le Pr Cassagnes, soulignant leur fort investissement, comme celui des infirmières.

    ADAPTER LE TRAITEMENT EN CAS D'ALERTE

    Au CHU, la cellule de coordination qui gère les alertes ou alarmes qui apparaissent automatiquement en cas d'anomalies repérées dans les données télétransmises -notamment la prise de poids- compte 1,5 équivalent temps plein de cardiologue, deux infirmières formées et une secrétaire.

    L'objectif de tout ce dispositif est de prendre rapidement des mesures appropriées en cas de problème. Il peut s'agir d'un simple rappel de mesures diététiques, mais aussi d'une adaptation de traitement.

    Le projet a été développé initialement en collaboration avec la société clermontoise Almerys, filiale d'Orange pour le système expert qui gère les alertes et alarmes.

    Puis le cardiologue hospitalier a sollicité l'agence régionale de santé (ARS) qui a accordé un budget de fonctionnement permettant de payer les salaires de la cellule de coordination. Il a obtenu un soutien de 35.000 de la région Auvergne, l'Etat abondant ensuite la même somme, et ensuite encore l'Europe pour 140.000 euros. Les quatre départements de la région ont été sollicités pour équiper les infirmières de smartphones (plus de 400 appareils ont ainsi été acquis).

    Le Pr Cassagnes estime à environ 2.000 le nombre de patients pouvant être concernés dans sa région. On n'est donc pas encore au maximum des possibilités d'inclusion dans Cardiauvergne, mais cela augmente progressivement. Pour le moment, 676 patients ont été inclus.

    Par ailleurs, il a répondu à un appel à projets sur le "développement de services numériques pour la santé et l'autonomie" dans le cadre des investissements d'avenir. Cela permettra de financer le projet Cardiauvergne 2, dans lequel l'objectif est de capter plusieurs paramètres chez les patients, et notamment de surveiller l'adaptation de la fréquence cardiaque à l'activité physique, grâce à des capteurs.

    Dans ce travail qui a commencé avec cinq patients, ceux-ci porteront des "maillots instrumentés" qui captent les différents paramètres et les télétransmettent. L'étude devrait porter sur une vingtaine de patients. /fb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1855&mjeton=alWUytSXA2V-aE_ED4eOcPXXvfiZqa1FX0TmCn1s6cVRfWJCBwk4ZMxmExyK19_Y1MEh9wO_lr29EmQw91l8DDkBaXmZ2O9J#ixzz31u41t7YD






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    Chronique C'est tout Net.« J'ai la rate qui s'dilate, j'ai le foie qu'est pas droit, j'ai le ventre qui se rentre, j'ai l'pylore qui s'colore… » Gaston Ouvrard (1890-1981), le mal-portant chantant, aurait-il gagné à consulter les pages santé de Wikipédia ?

    Les conclusions de l'étude d'une équipe de chercheurs américains de l'université Campbell en Caroline du Nord, publiée dans The Journal of the American Osteopathic Association, « le Journal de l'association américaine d'ostéopathie », lui enjoignent de ne pas confier sa santé à l'encyclopédie collaborative. Et pour cause. Selon ces travaux universitaires, neuf articles sur dix relatifs aux maladies et traitements présenteraient « des erreurs ou des inexactitudes significatives ».

    Comme le souligne la présentation de l'encyclopédie libre, « Wikipédia a pour but d'offrir un contenu librement réutilisable, objectif et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer ». Si 47 % à 70 % des médecins et étudiants en médecine outre-Atlantique consultent ce « manuel » en ligne, combien de professionnels de santé contribuent à sa rédaction ? Pour le docteur Robert Hasty (université Campbell), « Wikipédia, c'est un peu comme les flatulences pour les médecins. Tout le monde en a, mais personne ne veut l'admettre. »

    « WIKIPÉDIA N'EST PAS VOTRE MÉDECIN »

    Des fiches de dix pathologies« témoins », parmi lesquelles les maladies coronariennes, la dépression ou encore le cancer du poumon, et sélectionnées pour être les plus coûteuses en 2008 aux Etats-Unis, seule celle relative au traumatisme crânien se tire d'affaire. « Wikipédia n'est pas votre médecin », rappelle le corps médical.

    Si Wikipédia n'est pas un bon médecin, il « est le premier site interrogé dans presque tous les domaines » et bénéficie de la visibilité incomparable de ses 21 millions d'articles tant dans le domaine de la science que du sport ou du jardin, explique Allodocteurs.fr. Le site WikiTrends en est le mouchard quotidien. Sur le modèle de Google Trends, il permet de découvrir le Top 50 des thèmes les plus recherchés sur Wikipédia.

    Dans le peloton de tête formé de douze requêtes, dix sont relatives aux Internationaux de France de tennis de Roland-Garros ce 2 juin. Une entrée pour le dragon de Komodo et une pour le rugbyman britannique Jonny Wilkinson. Le sport a pris le dessus sur les bobos. A la 26e place, le syndrome de Treacher Collins est le seul terme médical de ce Top 50. Et s'il est une erreur, c'est bien l'existence même de cette maladie génétique.

    duretz@lemonde.fr




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    Le corps est-il en passe de devenir un objet connecté ? Le régulateur doit-il s’apprêter à encadrer les usages de la santé connectée, et lesquels ?

    Soucieuse de comprendre « l’ampleur et les contours du phénomène », selon les termes de sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin, la CNIL a organisé, fin mai, une matinée d’échanges destinée à alimenter ses réflexions en matière de quantified self (ou « soi quantifié ») et de m-santé. Cette rencontre était éclairée par la publication du deuxième numéro des Cahiers Innovation et Prospective (1), faits pour contribuer à l’analyse en profondeur des nouveaux usages du numérique.

    Ces Cahiers apportent, entre autres, une synthèse de l’étude comparative internationale confiée par la CNIL au cabinet d’avocats Hogan Lovells ; benchmark qui montre la diversité des approches réglementaires et souligne que le premier écueil d’une stratégie de régulation tient à la définition de la notion de donnée de santé. Il y a en effet consensus pour observer que c’est la collecte des données - et leur potentielle valorisation - qui constitue un des enjeux principaux. Pour l’avocat Pierre Desmarais, toutefois, la priorité est à la certification face au triptyque « sécurité, sûreté, confidentialité » des dispositifs et applications de la m-santé. Or, plusieurs organisations se révèlent compétentes, mais partiellement : l’ANSM et la HAS en matière de sûreté par exemple, ou l’ANSM et l’ASIP Santé pour ce qui concerne la sécurité, tandis que la CNIL est légitime pour traiter de la confidentialité. « Soit on va vers l’auto certification, conclut Pierre Desmarais, soit on réfléchit à un guichet unique, qui répartit aux diverses agences le volet du dossier qui les concerne ». Au-delà de la fiabilité du matériel et de la protection des données, le questionnement devient plutôt éthique et les garde-fous sont posés en termes de dignité humaine et de non-instrumentalisation du corps.

     
    - See more at: http://www.dsih.fr/article/1079/objets-connectes-en-sante-que-faut-il-reguler.html#sthash.PsPUIzNs.dpuf

     

    Le corps est-il en passe de devenir un objet connecté ? Le régulateur doit-il s’apprêter à encadrer les usages de la santé connectée, et lesquels ? 

    Soucieuse de comprendre « l’ampleur et les contours du phénomène », selon les termes de sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin, la CNIL a organisé, fin mai, une matinée d’échanges destinée à alimenter ses réflexions en matière de quantified self (ou « soi quantifié ») et de m-santé. Cette rencontre était éclairée par la publication du deuxième numéro des Cahiers Innovation et Prospective (1), faits pour contribuer à l’analyse en profondeur des nouveaux usages du numérique.

    Ces Cahiers apportent, entre autres, une synthèse de l’étude comparative internationale confiée par la CNIL au cabinet d’avocats Hogan Lovells ; benchmark qui montre la diversité des approches réglementaires et souligne que le premier écueil d’une stratégie de régulation tient à la définition de la notion de donnée de santé. Il y a en effet consensus pour observer que c’est la collecte des données - et leur potentielle valorisation - qui constitue un des enjeux principaux. Pour l’avocat Pierre Desmarais, toutefois, la priorité est à la certification face au triptyque « sécurité, sûreté, confidentialité » des dispositifs et applications de la m-santé. Or, plusieurs organisations se révèlent compétentes, mais partiellement : l’ANSM et la HAS en matière de sûreté par exemple, ou l’ANSM et l’ASIP Santé pour ce qui concerne la sécurité, tandis que la CNIL est légitime pour traiter de la confidentialité. « Soit on va vers l’auto certification, conclut Pierre Desmarais, soit on réfléchit à un guichet unique, qui répartit aux diverses agences le volet du dossier qui les concerne ». Au-delà de la fiabilité du matériel et de la protection des données, le questionnement devient plutôt éthique et les garde-fous sont posés en termes de dignité humaine et de non-instrumentalisation du corps.

     

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    ARIS, 4 juin 2014 (TICsanté) – L'association française des hébergeurs agréés de données de santé (Afhads) vient de publier son livre blanc, dans lequel elle formule plusieurs recommandations afin de promouvoir l'agrément auprès de l'ensemble des acteurs de l'e-santé et de l'adapter à la réalité des pratiques.

    Créée en 2010, l'Afhads regroupe 31 hébergeurs, sur les 54 titulaires d'un agrément d'hébergement de données de santé à caractère personnel. L'association a pour objectif de promouvoir cet agrément auprès des usagers, des professionnels et établissements de santé, ainsi que de représenter les hébergeurs auprès des autorités.

    Son livre blanc, édité pour l'instant à 1500 exemplaires, est diffusé depuis la fin mai par les membres de l'association.

    La procédure d'agrément, mise en place par le décret du 4 janvier 2006, "a permis d'élever le niveau général de protection des données de santé", assure l'Afhads. "L'exemple de la France est considéré avec attention dans le reste de l'Europe, voire aux Etats-Unis", estime-t-elle en ouverture de l'ouvrage.

    Pour les membres de l'association, cet agrément est un "avantage concurrentiel" qui permet aux hébergeurs concernés d'être reconnus pour "apporter des services et des bénéfices qui dépassent la simple conformité aux règles de protection des données".

    Pour autant, ils considèrent nécessaire de formuler des recommandations pour "améliorer la lisibilité" de leur rôle et des "règles et mécanismes aptes à consolider la confiance dans les espaces numériques de santé".

    En préface du livre, la directrice des relations avec les publics et de la recherche de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), Sophie Vulliet-Tavernier, estime qu'il y aurait "sans doute" matière à évoluer et à "adapter les procédures d'agrément" pour les "rendre plus opérationnelles".

    Le livre blanc relève d'abord que les acteurs du système de santé sont "la première source de vulnérabilité" des systèmes d'information. L'Afhads demande donc que la sensibilisation et la formation à la protection des données personnelles de santé soient inscrites parmi les priorités de l'action publique, tant pour les professionnels de santé que les citoyens.

    La Politique générale de sécurité des systèmes d'information de santé (PGSSI-S), en cours de concertation, représentera une opportunité de communication importante sur ce sujet, estime l'association.

    L'Afhads recommande aussi que l'hébergement agréé ne soit pas considéré comme "une pure externalisation", qui exonèrerait les autres acteurs de la chaîne de leurs responsabilités. "Quels que soient les termes du contrat" avec l'hébergeur, les donneurs d'ordre et responsables de traitements de données doivent être impliqués dans leur protection et leur sécurité, souhaitent les hébergeurs.

    L'Association demande une clarification du périmètre d'application des textes régissant l'hébergement agréé. Depuis 2006, souligne-t-elle, l'innovation a "considérablement transformé" les enjeux. Certains nouveaux usages et évolutions technologiques font naître des activités "que leurs promoteurs ne considèrent pas spontanément comme étant du ressort du décret".

    L'Afhads souhaite que le périmètre de l'hébergement agréé soit "fonction de la nature de la donnée gérée, quel que soit son producteur" et "apprécié selon [ses] conditions de partage".

    L'association voudrait aussi que la démarche de demande d'agrément soit fluidifiée "en améliorant la transparence sur les règles essentielles et en explicitant les points critiques au fil de la présentation des candidatures". Aujourd'hui, près de la moitié des demandes d'agréments sont rejetées et le flux des candidatures ne permet plus de tenir les délais d'instruction prévus par les textes.

    Les hébergeurs s'adressent aussi aux professionnels de santé en leur recommandant de "se rassembler et de coopérer" pour atteindre la masse critique leur permettant de réunir les moyens financiers pour faire appel à l'hébergement agréé.

    Enfin, l'Afhads appelle le gouvernement à "consolider" l'activité de l'hébergement agréé, qui représente "un atout pour le pays et sa filière e-santé" et un "caractère stratégique autant sur le plan de la souveraineté que de la compétitivité nationales". /mb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1891&mjeton=alWUytSXA2WCkx0fgX3pNm0f1CVwm-nxJqIg6SPu8RYevo8Er_xG1Ok_KZFjkeEw1MEh9wO_lr1LR7Ah3ETVM0EfBCntQDal#ixzz33ffii4Bp


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    Infographie : comment se soigner en ligne ?30 mai 2014 — rteston

    Face à la multiplication des canaux digitaux et des outils en ligne, la société 121doc publie une infographie sur les différents moyens présents sur la toile pour aider au mieux le patient. Découverte.

    Aujourd’hui, le patient se renseigne de plus en plus sur sa pathologie via les canaux digitaux mis à disposition : site web, application mobile, plateforme de téléconsultation… Les outils numériques sont donc présent à chaque étape de son parcours de soin. Cela passe par de la simple recherche d’information à la demande d’avis d’experts en passant par la consultation en ligne. La société 121doc propose en infographie un panorama des différents moyens présents aujourd’hui pour accompagner le patient.

    Source : 121doc

     




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    Apple Health : la transformation du secteur de la santé est en coursPublié le 05/06/2014 par Thibaud Guymard — Poster un commentaire

    Lors de sa dernière keynote, Apple a annoncé le lancement d’une nouvelle application "Health" et d’une base de données centralisées et sécurisées  afin d’héberger les données de santé de ses utilisateurs : HealthKit. Résumé d’un mini séisme dans le secteur de la santé.

    Pourquoi HealthKit ?

    L’idée est simple: permettre à tous les utilisateurs de devices Apple de stocker leurs données de santé dans un environnement "sécurisé". Pour cela, Apple propose aux acteurs de la eSanté mobile et du quantified self de venir brancher leurs des données produites par les utilisateurs de leurs applications et objets connectés afin de les rendre intelligibles via une interface unique, l’application Health.

    En plus de proposer de visualiser "ses" données de santé, Apple souhaite vous donner la possibilité de partager vos données avec des tiers : Mutuelles, Hôpitaux, Universités et bien d’autres partenaires publics ou privés. Pour le moment, seul les Etats-Unis ont des partenaires clairement identifiés mais en Europe et en France, de nombreux acteurs sont déjà sur les starting blocks.

    Une transformation du secteur de la santé, vraiment ?

    Avec plus de 600 millions de devices iOS vendus, Apple va pouvoir accéder à une masse de données de santé encore jamais explorée et exploitée. Aujourd’hui des données basiques : nombre de pas, qualité et durée du sommeil, exercice… mais demain avec le prochain produit phare, l’iWatch, Apple compte bien devenir un acteur majeur de la santé et appliquer son modèle économique au secteur de la santé, considéré comme stratégique par l’entreprise.

    Dans cette conquête du secteur de la santé, Apple n’est pas le seul. Samsung a annoncé une semaine avant Apple le lancement de SAMI et de son Simband.

    La bataille ne fait que commencer mais le début d’une transformation profonde du secteur de la santé est amorcée. Reste à savoir comment les diverses parties prenantes du secteurs vont réagir face à ces changements. De nombreux débats devraient animer cette actualité majeure de Apple concernant son entrée dans le secteur de la santé, en particulier concernant l’épineux sujet de la gestion des données de santé.

    Le secteur change vite, et vous ?




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    Logiciels d'Aide à la Prescription pour la médecine ambulatoire : logiciels certifiés selon le référentiel de la HAS et logiciels ayant postulé à la certification.




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    Avocate spécialisée dans la santé électronique, Nathalie Beslay décrit les enjeux juridiques, réglementaires ou pratiques à envisager face à la dématérialisation des données et les transformations numériques dans le domaine de la santé.

    Nathalie Beslay est l’une des intervenantes de l’événement Doctor 2.0 & You qui se tient à Paris depuis jeudi jusqu’à ce vendredi.

    Que va apporter la dématérialisation des données médicales et quels sont les enjeux de cette mutation?

    La dématéralisation favorise, dans le respect de la règlementation, l'accès et le partage et donc une meilleure connaissance des pratiques de santé et une meilleure prise en charge des patients, à terme. Il y a aussi nécessairement comme enjeu un objectif de limitation des coûts, dans le contexte impératif de limitation des dépenses de santé. L'enjeu de prévention aussi est énorme. Mieux se connaître, permet de savoir les risques auxquels on peut être confronté. L'enjeu thérapeutique consiste quant à lui à atteindre des meilleurs résultats, à optimiser le parcours de soins, à favoriser l'innovation. La question de la désertification médicale aussi peut trouver ses réponses dans les nouvelles technologies.

    La communauté médicale vous semble-t-elle prête aux transformations que le numérique engendre sur le secteur de la santé ?

    Ça dépend des catégories de professionnels de santé. Certains métiers sont plus prêts que d'autres à l'intégration du numérique dans leur milieu professionnel. Je pense notamment aux pharmaciens qui sont équipés en informatique depuis longtemps. Ils vont donc plus facilement intégrer la dimension numérique dans leur activité. Mais ça va aussi dépendre de leur appétence personnelle : la capacité à innover et à intégrer le numérique dans ses activités professionnelles dépend de son propre goût à utiliser les technologies. Cela ira donc croissant avec le renouvellement des générations. Chez les professionnels de santé, on sait qu'il y a des geeks, des adeptes des nouvelles technologies, mais aussi qu'il y a encore des médecins qui ne sont  pas  informatisés et auraient donc peu d'inclination à prescrire des applications mobiles. C'est en effet compliqué aujourd'hui pour les professionnels de santé non avertis de savoir quelle est la bonne application mobile, les e-services de santé, à quoi sert l'objet connecté... Ils peuvent être méfiants par rapport à l’utilisation des données personnelles de leurs patients. L'ignorance peut créer de l'anxiété. Il n'y a pas de référentiels, même si certaines sociétés commencent à évaluer et à noter les applications. Pour la communauté des professionnels de santé, toutes ces questions restent encore en partie obscures, et il est vrai qu'il convient de bien faire la différence entre les applications de type wellness et celles qui présentent une vraie utilité médicale.

    Y a-t-il des moyens de former les professionnels de santé pour qu'ils se sentent moins démunis face à cette transition ?

    Il pourrait déjà être bien de construire un référentiel  des applications. Il devrait ainsi présenter des garanties d'indépendance, d'objectivité avec des critères clairs et efficaces. Il y a un travail à faire pour définir des critères, classer et noter les applications afin de permettre aux médecins de les prescrire pour le bon patient au bon moment. Il faut qu'on se mette dans une logique pragmatique, les outils devront être facilement compréhensibles pour les médecins. Par exemple, face à un patient diabétique, il faut alors disposer d'une liste d'applications et pouvoir lui recommander la meilleure, c'est-à-dire celle adaptée à son besoin. Mais pour le moment, on est loin du compte, même si certaines initiatives privées doivent être soulignées.

    Leurs appréhensions se situent à quel niveau?

    Les professionnels ont conscience des enjeux à la fois en matière de vie privée et d'impact thérapeutique. Après, je dirais que les anxiétés sont très basées sur des alibis règlementaires dans la e-santé, parce qu'on est dans un cadre légal français très contraignant. Ainsi, la réglementation actuelle et les mesures qu’elle impose rendent les risques à propos de la vie privée très faibles. Il faut plutôt voir les progrès que ça apporte en matière d'innovation, de création de valeur, la façon dont ces outils technologiques pourront aider des patients et régler des problèmes démographiques notamment…

    Autrement dit, le cadre juridique actuel suffit-il pour garantir la confidentialité ?

    Le cadre légal est suffisant selon moi et représente déjà beaucoup de contraintes. En revanche, sans doute n’est-il pas parfaitement adapté à l'évolution des technologies. Sur les objets connectés, on va se poser la question de savoir où sont les données, vers qui elles vont, si elles sont partagées sur des serveurs... De nouvelles problématiques sont posées. En fait, il ne faut probablement pas modifier le cadre légal mais plutôt que les autorités en charge de la régulation, en particulier a CNIL et l'ASIP santé, soient pragmatiques et agiles dans leur approche et leurs missions. La CNIL a un rôle crucial. Beaucoup d'opérateurs ont réussi à satisfaire tous les critères.

    La sortie récente d'un dossier sur les objets connectés et le "quantified self" montrent bien que ces institutions sont conscientes de leur rôle pédagogique et d'interprète des règles pour accompagner les opérateurs. Elles ne doivent pas seulement être vues comme des freins ni exercer un simple rôle de police. Il faut donc surtout que l'interprétation des règles au plan opérationnel soit encore plus claire.

    De nouvelles pratiques émergent et les sites internet se multiplient. Certains d’entre eux risquent-ils de disparaître?

    C'est difficile à dire mais selon moi, il n'y a pas la place pour tout le monde et les acteurs sur cette scène sont très nombreux. Le risque est d’avoir trop d'applications, déjà pléthoriques. Seules quelques unes se démarqueront.

    Quelle est, selon vous, la prochaine idée disruptive en matière d'e-santé ?

    L'idée des cabines de télémédecine, je la trouve fabuleuse. Pouvoir être en contact avec un médecin partout dans le monde et être soigné, ou en tous cas pris en charge dans un environnement confidentiel, sécurisé et efficace est un vrai concept qui devrait se développer.




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    Une nouvelle génération d'objets portables connectés offre des applications révolutionnaires pour surveiller son corps et prévenir, par exemple, "le coup de bambou" du coureur de fond ou l'endormissement au volant.
    Relais de croissance de l'industrie mobile, les accessoires "smartwear" ou "prêt-à-porter" occupent le haut du pavé cette semaine au Computex de Taipei, plus grand salon mondial des nouvelles technologies après le Cebit de Hanovre (Allemagne).
    "Les systèmes d'enregistrement de données liés à la santé et à l'effort physique sont essentiels dans le secteur des objets connectés", assure Daniel Matte du cabinet d'étude Canalys.
    La société taïwanaise AiQ a conçu un maillot bourré de minuscules électrodes qui mesurent notamment le rythme cardiaque et la quantité de calories dépensées. Les données sont ensuite envoyées par Bluetooth sur un smartphone ou une tablette.
    Idéal pour les sportifs, cette technologie a été développée pour les chauffeurs de bus de Taïwan qui en seront équipés dès cette année.
    "Nous allons leur fournir une chemise capable de détecter un chauffeur qui s'assoupit ou qui rencontre un grave problème de santé, alertant automatiquement la compagnie de transport", explique le vice-président d'AiQ, Steve Huang.
    Le groupe sud-coréen Samsung, numéro un mondial des smartphones, a dévoilé la semaine dernière une nouvelle plateforme numérique dédiée à la santé, qui utilise des capteurs pour surveiller diverses fonctions corporelles.
    "A une époque où les dépenses de santé sont à des niveaux records et alors que le nombre de personnes de plus de 60 ans dans la monde devrait dépasser 1,2 milliard d'ici 2025, la santé numérique est un domaine d'innovation incroyablement important", avait justifié Young Sohn, un responsable de Samsung,
    Son concurrent américain Apple a lui aussi présenté tout récemment des logiciels permettant d'utiliser ses appareils pour surveiller son état de santé (HealthKit).
    - Caméra brosse à dent -
    HealthKit a été présenté comme un outil pour stocker de manière sécurisée les données collectées par des bracelets qui surveillent l'activité ou le sommeil de leur propriétaire, et éventuellement envoyer des alertes au médecin en cas de problème.
    Cette application est de nature à entretenir les spéculations sur une montre (iWatch) qui pourrait enfin constituer une nouvelle catégorie de produit pour Apple, quatre ans après l'iPad et sept ans après l'iPhone qui reste son porte-étendard.
    A Computex, la société taïwanaise Abeltech a présenté une caméra en forme de brosse à dents qui filme tous les recoins de la bouche. Le possesseur de ce gadget peut ainsi envoyer des images haute définition à un smartphone ou une tablette, que pourra consulter un spécialiste en hygiène dentaire.
    Les experts sont toutefois prudents sur la fiabilité de ces instruments qui ne remplacent ni le médecin, ni le bon sens...
    "Les capteurs ne sont pas encore très précis, mais les choses vont s'améliorer peu à peu", affirme Daniel Matte. "Nous devrions voir au deuxième semestre des évolutions intéressantes des producteurs de composants et d'appareils".
    Un baromètre Orange/Terrafemina publié en mai révélait que 50% des Français trouvent encore "anecdotique" ou "absurde" les vêtements connectés.
    Les possibilités de développement et d'application sont pourtant infinies, plaide Paula Luh de la firme Sonostar qui commercialise des bracelets permettant à son propriétaire de calculer la distance parcourue à pied dans une journée ou la qualité de son sommeil.
    La société taïwanaise Bomdic a mis au point un petit appareil à destination des athlètes. En calculant le volume de sang pompé par le coeur et le taux d'acide lactique, le gadget "GoMore" alerte le marathonien en cas de défaillance imminente.
    Le cabinet de recherche IDC estime que le marché mondial des objets connectés devrait passer de 19 millions d'unités en 2014 à 111,9 millions en 2018.
    Les consommateurs les adoptent de plus en plus à la maison ou dans leur voiture, tandis que les entreprises sont attirées par la promesse d'économies et de revenus accrus.

     




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    La technologie ne cesse d’évoluer ! Des ingénieurs viennent de concevoir un nouvel appareil auditif sous forme de collier. Il permet aux personnes malentendantes de suivre une conversation ou bien de l’enregistrer pour la réécouter plus tard. DGS vous fait part de cette incroyable innovation ! 

    Les malentendants pourront désormais suivre une conversation en toute quiétude grâce à ce nouvel appareil auditif performant. Wear est un objet à porter autour du coup. Il écoute tous les sons émis dans un rayon de 2 mètres autour de vous. Pour cela, il les capture, les clarifie et les amplifie à l’aide d’un petit microphone qui va transformer le brouhaha en paroles intelligibles. Une fois les écouteurs branchés, les malentendants peuvent ainsi entendre les voix limpides de leurs interlocuteurs.

    La différence avec une prothèse auditive classique réside dans de nombreuses fonctionnalités. Wear se recharge à l’aide d’une batterie et en seulement une heure à peine. Sa batterie tient toute la journée. Doté d’un micro directionnel, l’appareil est capable d’enregistrer des conversations pour permettre à son utilisateur de les réécouter plus tard. Pratique et simple d’utilisation, Wear a fait l’objet d’une campagne de financement sur la plateforme Kickstarter. Cette dernière a été une grande réussite. Le produit pourrait donc être vendu dès la fin de l’année pour un prix avoisinant les 165 $, soit environ 120 €.

    Nous avons été impressionnés par ce nouvel objet très utile. Nous félicitons les créateurs et nous espérons que Wear permettra de rendre plus agréable le quotidien des personnes malentendantes. Pensez-vous qu’un jour la technologie parviendra à pallier ce que la vieillesse engendre sur le corps ?




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  • 06/11/14--10:28: La santé mobile en Europe

  • La santé mobile ou m-santé est un sous-segment de la e-santé et couvre l’ensemble des pratiques médicales et de santé réalisées à partir d’appareils mobiles et communicants comme les Smartphones et les tablettes, les appareils de surveillance patient et de plus en plus avec les objets connectés.

    Voici une infographie de l’Union Européenne expliquant la santé mobile et l’amélioration qu’elle apporte dans la vie quotidienne des patients en Europe.

    Les solutions mobiles utilisent des applications servant à récolter, traiter et analyser les données médicales ou privées de manière plus efficace, afin d’apporter des conseils personnalisés pour améliorer son bien-être.
    La m-santé contribue donc à l’autonomisation des patients qui deviennent ainsi acteurs de leur santé, permettant une meilleure prévention et prise en charge pour une amélioration globale de la santé.

    Les données de santé mobilerythme cardiaque, activités physiques quotidiennes, alimentationgrâce à ces données, les professionnels de santé peuvent faire un meilleur diagnostic et apporter un meilleur traitementavec ces solutions les patients peuvent prendre en main leur santé de manière plus efficacePourquoi la santé mobile est primordialeun diagnostic précoce et un meilleur traitementle patient devient acteur de sa santé et se prend en mainpour une meilleure préventionpour une réduction des coûts associés à la santépour simplifier le quotidien des professionnels de santé en leur faisant gagner du temps (jusqu’à 30 %)Le marché de la m-santéplus de 6 milliards d’abonnements mobiles dans le mondeun marché mondial estimé à plus de 17,6 milliards € en 2017 dont 30 % en Europe, 30 % en Chine, 28 % en Amérique du Nord, 7 % en Amérique du Sud et 5 % en Afriqueplus de 97 000 applications santé sont disponibles aujourd’hui, dont 70 % sont destinées aux particuliers et 30 % aux professionnels de santéen 2017, 3,4 milliards de personnes posséderont un Smartphone et la moitié utiliseront une application santéEt que fait l’Europe pour tout ça ?

    L’Union Européenne veille sur des points clés comme:

    le cadre législatifla protection des donnéesl’interopérabilité des systèmes de santéla sécurité des applications santé

    Pour en savoir plus et pour répondre à la consultation lancée par la commission européenne cela se passe ici.




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