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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    CASTRES (Tarn), 04 juillet 2014 (TICsanté) – Les Trophées 2014 de la e-santé ont été décernés jeudi dans cinq catégories (télémédecine, m-health, autonomie, réseaux sociaux et projets étudiants), à l’occasion de la huitième édition de l’université d’été de la e-santé, qui se tient jusqu’à ce soir à Castres.Soixante-cinq dossiers provenant de France, de Norvège, du Canada, d'Espagne et de Singapour ont été reçus par le comité de sélection des trophées, organisés depuis sept ans. « Cela montre que la cérémonie a acquis une légitimité nationale et internationale », s'est félicitée Virginia Doan, directrice de la Technopole Castres-Mazamet (Tarn), organisatrice de l'évènement.

    Après une phase de présélection sur dossier par un jury de professionnels, 22 candidats ont présenté leur projet en séance publique et en direct sur Internet mercredi, en ouverture de l'université d'été.

    Le jury a décerné cinq prix correspondant aux différentes catégories représentées, ainsi que trois prix spéciaux.

    LES PRIX SPECIAUX DU JURY

    Le Grand prix du jury a été décerné au projet de prothèse proactive de genou développée par Millinav. Cette prothèse est équipée d'un moteur électrique, d'un microprocesseur et de capteurs de verticalité, ce qui lui permet de restituer les fonctions normales de la locomotion. « Nous avons doté les prothèses d'un sens de l'équilibre », a résumé Jean-Pierre Mayer, porteur du projet.

    Toujours à l'état de prototype, la prothèse pro-active devrait être commercialisée au début 2016.

    Le Coup de coeur du jury a été décerné à l'application mobile Phobius, de la société espagnole Psico Smart Apps. Elle vise à guérir les phobies en plaçant les patients dans un environnement anxiogène (dans un avion, au bord d'un précipice, dans un cabinet médical pour une piqûre, etc.) grâce à la réalité virtuelle. Déjà disponible dans une version pour les thérapeutes, l'application sortira en septembre dans une version grand public, « à destination des 90% de phobiques qui ne passent pas la porte d'un thérapeute », a expliqué Daniel Roig, porteur du projet.

    Le trophée International a été remis au service CallMeSmart du Tromsø Telemedicine Laboratory. Il s'agit d'une solution visant à simplifier le système de communication de l'hôpital et de réduire les interruptions du personnel, grâce à des données contextuelles. Le smartphone du professionnel, qui remplace tous son équipement de communication (téléphone personnel, urgences, pager, etc.) analyse les appels reçus, ainsi que la disponibilité du professionnel, son planning et sa localisation. « Par exemple, si un confrère cherche à le joindre alors qu'il est en train d'opérer, l'appel sera transféré à une autre personne ayant les mêmes compétences », a indiqué Alain Giordanengo. La solution est testée depuis mai à l'hôpital de Tromsø en Norvège.

    Un prix des internautes devait être remis, mais il a été annulé suite au piratage du site des trophées, inondé de dizaines de milliers de faux votes. Les organisateurs promettent une sécurité renforcée l'année prochaine et soulignent que 3.500 internautes ont suivi les présentations des candidats sur le site.

    LES TROPHEES DES CINQ CATEGORIES

    Le trophée Télémédecine a été remis à la solution de téléconsultation bucco-dentaire e-DENT, développée au CHU de Montpellier et financée par l'agence régionale de santé (ARS) Languedoc-Roussillon. Destinée aux populations ayant des difficultés d'accès à un chirurgien-dentiste, principalement les personnes en perte d'autonomie et les détenus, cette technologie permet le diagnostic à distance grâce à une caméra utilisant la lumière fluorescente pour détecter les dégradations dentaires de manière très précoce.

    Le trophée Autonomie et maintien à domicile a été décerné à la société C..TEXDEV pour CommunicoTool Advance, une application sur tablette destinée aux personnes souffrant de troubles permanents du langage.

    Le trophée m-Health (santé mobile) a été attribué à Biomouv, pour sa plateforme BMe-activ. Il s'agit d'une plateforme et application de coaching en nutrition et activité physique pour les patients atteints de pathologies chroniques. Le service propose des programmes en fonction de la pathologie de l'utilisateur et de son profil. Il s'associe à des objets connectés pour faire évoluer les programmes en temps réel. Une étude clinique débutera à l'automne, avant une commercialisation en 2015.

    Le trophée Réseaux sociaux de patients et de professionnels de santé a été remis à My Hospi Friend, de la société People Like Us. Ce réseau social hospitalier permet à des patients d'un même hôpital de se retrouver autour de leurs points d'intérêt communs (voir dépêche Direct Hôpital du 27 juin 2014). Déployé en mars à l'hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine), le service ouvrira dans les prochaines semaines dans plusieurs autres hôpitaux ainsi qu'à l'institut Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).

    Le trophée Projets étudiants a été décerné à FDS: Frailty Diagnosis System, le système de capteurs de détection de la fragilité développé par le Master SIR de l'Université Paul Sabatier à Toulouse. Ce système s'inscrit entièrement dans la problématique du vieillissement et de la dépendance et facilite la détection des situations de fragilité, sur des critères de capacités physiques et cognitives des usagers, et le ciblage des actions de prévention nécessaires.

    Les lauréats ont obtenu des prix allant de 2.000 à 4.000 euros, remis par les parrains des différentes catégories. /mb/cb
    Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1930#ixzz36WUnZA9n






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    Avec la multiplication des objets connectés et applications mobiles, les questions autour de la gestion des données de santé font régulièrement la Une. L’enquête “Parler de santé sur web, quelle(s) conséquence(s) ?”met en lumière l’opinion et les perceptions des patients sur ce sujet. Découverte.

    Réalisée par la Chaire Réseaux Sociaux de l’Institut Mines Telecom, Doctissimo, LauMa communication, Patients & Web, Renaloo, Vivre Sans Thyroïde, en partenariat avec de nombreuses associations de patients, l’enquête “Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?” met en lumière l’opinion et les perceptions des malades chroniques postant, échangeant, stockant des données de santé sur les blogs, forums, réseaux sociaux et autre applications mobiles de santé.

    Un bilan contrasté : 8 % d’entre eux se déclarent “très inquiets” et 23 % “plutôt inquiets” alors que 43 % affirment être “plutôt” ou “très confiants” (22 % n’y ayant jamais songé et 4 % ne sachant pas).

    Inquiétude sur l’utilisateur potentiel des données de santé

    Interrogés sur la provenance de leur inquiétude concernant les données de santé, les malades communiquant des données de santé sur le web émettent des craintes quant à l’utilisation de ces données par un assureur (39 %), leur employeur (36 %) et plus surprenant  l’Assurance maladie (27 %).

    Pour près de la moitié, le web crawling, le data mining et le text mining en santé sont aujourd’hui une réalité : 43 % pensent que ces données de santé sont analysées en permanence par des logiciels. Mais ils sont encore plus nombreux à penser que cela est réalisé par des personnes chargées de lire les forums, blogs et autres réseaux sociaux. A l’opposé, ils sont 34 % à penser que la récupération de données de santé informelles sur le web et dans les applications mobiles de santé (mApps) est interdite par la loi.

    Stockage des données : médecins et associations de patients plébiscités

    Concernant le stockage de leurs données de santé qu’ils publieraient sur un site, un forum ou une mApp, 59 % des répondants accordent leur confiance à leur médecin traitant, 31 % à l’Assurance maladie, 11 % à un laboratoire pharmaceutique (16 % des utilisateurs de mApps) mais seulement 2 % à un éditeur de logiciel ou de service Internet grand public (Google, Microsoft…) et 0 % à un opérateur de télécom ou à un FAI. Près de 2 sur 10 ne font confiance qu’à eux-mêmes en ce domaine et préfèrent stocker ces données sur leur smartphone ou leur ordinateur.

    Utilisation des données de santé : des avis contrastés

    L’inquiétude exprimée par les répondants sur l’utilisation des données de santé est contrastée. Lorsqu’on les interroge précisément sur les analyses qui pourraient être faites de leurs données de santé informelles, celles qu’ils produisent sur le web et dans les applications mobiles, ils sont 64 % à être d’accord pour un usage réalisé par des organismes publics dans une mission d’intérêt public mais seulement 6 % à ce que cela soit fait par une entreprise privée.

    D’un autre côté, ils sont 40 % à être d’accord sur le fait que ces données peuvent servir à améliorer la qualité du site web, du réseau social ou de la mApp donc de services d’entreprises privées, 76 % pour qu’elles soient destinées à la recherche médicale et là aussi une large part de celle-ci est réalisée par des entreprises de santé, laboratoires pharmaceutiques ou sociétés de technologies médicales, et 78 % sont d’accord avec leur usage pour améliorer la tolérance des médicaments… un rôle où les acteurs privés sont essentiels.

    Quelles conditions du traitement des données ?

    Sur le sujet des conditions de traitement des données, 70 % des répondants souhaitent que leurs données soient totalement anonymisées et que leur accord leur soit demandé lors de l’inscription ou du téléchargement d’une application mobile.

    Pour une meilleure régulation de l’exploitation des données de santé, 70 % des répondants sont favorables avant tout à la mise en place d’une charte de bonne conduite impliquant la transparence d’information pour la collecte, le traitement et l’utilisation des données collectées par les entreprises réalisant l’exploitation.

    En synthèse : il faut expliquer et informer

    Pour résumer les données de cette enquête “Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?”, on peut dégager 4 éléments :

    une inquiétude existe chez 31 % des répondants et elle est principalement liée à la qualité des personnes, entreprises, institutions pouvant utiliser ces données de santé.ils existent un véritable intérêt à utiliser ces données pour la recherche médicale – 76 % d’accord, améliorer la tolérance des médicaments – 78 % d’accord, la qualité des soins -84 % d’accord, la sécurité sanitaire – 62 % d’accord – ou mieux comprendre les comportements en santé – 79 % d’accord.les conditions de la réussite s’appellent anonymisation, accord préalable explicite et auto-régulation des acteurs.il est plus que nécessaire d’informer et former sur l’usage des données de santé, les conditions de leur utilisation (Quel Français connaît le terme “hébergeur agréé de données de santé” et ce qu’il recouvre ?) et les critères techniques liés à leur sécurité.

    Cette enquête a été réalisée par une phase terrain auto-administrée sur le web du 17 avril au 6 juin 2014, 2 735 participants dont 848 répondants retenus pour l’analyse (Personnes ayant déjà échangé, partagé, écrit, posté sur son état de santé ou celui d’un membre de son entourage sur le web, un ou des réseaux sociaux, un forum, en utilisant une application mobile de santé…).

    Consultez le storify de la conférence de presse du vendredi 27 juin
    “Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?”

    Source : LauMa communication




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    Deux projets veulent mieux soigner certaines maladies. La CNAM reste encore frileuse.

    Prévenir les maladies, mieux les soigner, réduire les dépenses au niveau national : telles sont les immenses promesses du Big Data dans la santé. Avec l'emploi, la santé est donc logiquement l'une des grandes ambitions publiques du plan Big Data validé par Arnaud Montebourg. Si Pôle emploi pilote un projet destiné à optimiser la recherche d'emploi, les avancées dans la santé sont plus timides. Et pour cause, la manipulation des données de santé fait peur : comment les exploiter tout en respectant la vie privée, le libre arbitre des individus, et ne priver personne de sa capacité à s'assurer, être soigné ou contracter des prêts ? Au départ, le ministère de l'Economie souhaitait profiter du plan pour resserrer les liens avec la Caisse nationale de l'assurance-maladie (CNAM), détentrice de la plus grande base de données de santé de France, et le ministère de la Santé. Finalement, la CNAM qui « n'était pas chaude », relate un membre du gouvernement, ne s'est pas directement impliquée dans le plan d'Arnaud Montebourg.

    Economies en perspective

    Pour le moment, le plan s'en tient donc à deux projets qui «  encourageront la CNAM à proposer quelque chose plus tard », espère un membre du groupe de travail. Le premier est porté par la MGEN, la Mutuelle Générale de l'Education Nationale, qui lance une expérimentation sur 20.000 assurés. L'idée : dépister en amont les individus présentant le plus de risque dans les maladies cardio-vasculaires et leur proposer un programme d'accompagnement.

    En cours d'expérimentation, le programme doit être déployé en 2015. Le principe : analyser les données liées aux conditions de vie (alimentation, tabac, activité physique…) et les principales pathologies (hypertension, diabète, insuffisance cardiaque, etc.). Il ne s'agit pas d'évacuer le médecin, précisent les auteurs du plan, mais de « consolider la relation » avec le patient. Au final, la MGEN espère « améliorer la santé » de ses assurés tout en réduisant le coût de la protection sociale. Pour y parvenir, la mutuelle n'a pas besoin d'avoir recours aux données de santé de la CNAM mais peut utiliser ses propres bases. Son projet nécessite un aménagement réglementaire du traitement qu'elle peut faire de ses bases.

    Deuxième projet : l'exploitation des données issues du séquençage du génome. L'idée est portée par la société IntegraGen, aux côtés de l'Inserm, de l'Institut Gustave Roussy et de Sogeti (Capgemini). L'ambition : interpréter les données afin « d'éviter 20 % des traitements lourds », comme la chimiothérapie, qui se révèlent inadaptés chez certains patients et économiser entre 30.000 et 50.000 euros de traitement. Entre 2000 et 2012, le numérique a baissé le délai et le coût du séquençage de cinq ans et 3 milliards de dollars à dix jours et 10.000 euros.

    Désormais, le coût va passer à 1.000 euros. De quoi ouvrir des perspectives énormes.


    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20140707/lec2_high_tech_et_medias/0203620270046-prevenir-les-risques-et-baisser-les-couts-les-promesses-dans-la-sante-1022270.php?0ebIszCO420qehmx.99


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    Neuf régions expérimenteront, dès la fin de cette année, la télémédecine dans le secteur médico-social.


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    e-­santé : “quand la France s’éveillera…”

    L’Université d’été de la e-­santé s’est tenue du 2 au 4 juillet dernier à Castres et a été l’occasion de parler de la place de la France, sur le plan mondial et son potentiel en ce qui concerne la e-santé.

    Reprenant l’expression d’Alain Peyrefitte, Virginia Doan, Directrice de la Technopole de Castres-Mazamet, co-organisatrice de l’Université d’été de la e-­santé, a clôturé l’édition 2014 en mettant en avant le potentiel français : “Quand la France s’éveillera… le monde tremblera”.

    Université d’été de la e-santé : 4 grandes thématiques abordées

    La 8ème édition s’est tenue du 2 au 4 juillet 2014 autour de 4 grandes thématiques :

    Quantified-Self, Santé 3.0 : quels enjeux pour le patient de demain ?BIG DATA & e-santé : Entre big data et open data : que faire de nos données de santé ?Le marché de la e-santé : Quels mécanismes pour le financement de l’innovation en santé ?PARCOURS de santé : Comment replacer le patient au coeur de l’organisation des soins ?

    e-santé :  « si la France invente, crée et innove, elle ne sait pas déployer et diffuser ses solutions »

    En échangeant avec les différentes délégations et entreprises étrangères participant à cette édition de l’Université d’été de la e-santé et en les invitant à mettre en perspective leurs expertises avec celle des entrepreneurs, institutions, professionnels de santé et représentants des pouvoirs publics français, le constat dressé a été le suivant : la France est sans conteste l’un des pays les plus innovants en terme de e-­santé.

    Qu’il s’agisse de télémédecine, des objets connectés de demain, ou de la place des différents acteurs au sein du système, le caractère innovant des solutions développées en France, notamment celles ayant remporté les Trophées de la e-­santé 2014, a été salué par tous.
    Mais force a également été de reconnaître que la réussite de la e­santé française, tant en métropole qu’à l’international, n’est toujours pas garantie et que si la France invente, crée et innove, elle ne sait pas déployer et diffuser ses solutions.

    Objets connectés : la déferlante US, l’innovation médicale française…

    D’un côté à l’autre de l’Atlantique, les différences restent importantes dans la perception des objets connectés. C’est ce qu’a indiqué Uwe Diegel, président de iHealth, lors de l’Université d’été de la e-­santé : « Aux Etats-Unis, la technologie est mieux acceptée qu’en France, les patients sont plus réceptifs et sont même demandeurs de solutions permettant de connaître, de transmettre et d’analyser les données relatives à leur corps et à leur santé. En France, il y a une méfiance instinctive sur qui a accès aux données, ce qu’on va en faire… Il faut dépasser ce frein et comprendre que l’impact des objets connectés sur la santé publique est colossal ! ».

    Une approche que partage Geoff Appelboom, neurochirurgien au Centre médical de l’université Columbia à New York et co-­fondateur de la plateforme de suivi patients FolUp : « Les objets connectés permettent à chacun de devenir acteur de sa santé. Ils ont également un grand intérêt pour les études à grande échelle et pour la recherche en épidémiologie. »

    Pourtant, si la France reste en retard par rapport aux autres pays développés en termes d’acceptation de la santé connectée, elle en est l’un des terroirs de naissance…

    Au-­delà du succès rencontré par les entreprises et start-­up françaises présentes au CES de Las Vegas en début d’année, il suffit de constater le foisonnement d’innovations dévoilées ou mise en lumière à Castres ces derniers jours, à commencer par la semelle connectée co-­développée par le Gérontopôle du CHU de Toulouse et le Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes – CNRS afin de détecter les premiers signes de la dépendance.

    e-santé : les mutuelles santé, moteur du changement du système de santé ?

    « Nous sommes en train de changer de modèle. L’Assurance maladie va devoir s’adapter, et la médecine de ville sous sa forme actuelle a vécu » a déclaré Thomas Blanchette, président de la commission Offre et innovation d’Harmonie Mutuelle.

    Première mutuelle santé de France, Harmonie Mutuelle compte plus de 4,5 millions d’assurés et près de 40 000 entreprises adhérentes. « Le temps des complémentaires santé qui ne traitaient que le volet financier est révolu. Il ne s’agit plus seulement d’assurer les personnes, mais de les accompagner tout au long de leur vie, en créant des partenariats industriels pour mettre en place un environnement global et évolutif ».

    Harmonie Mutuelle est déjà engagée dans cette voie, en allant au-­‐delà de la seule logique assurantielle, notamment en structurant un réseau de services, de soins et d’accompagnements mutualistes. Une dynamique que les évolutions de la e-­santé devraient accélérer :

    « Les nouveaux outils connectés vont permettre aux patients d’être mieux informés et donc d’adopter des comportements plus vertueux. Ils vont aussi permettre de répondre à des situations particulières, comme par exemple les sorties d’hôpital prématurées, en répondant simultanément aux impératifs de santé et aux impératifs financiers. »

    La e-santé made in France, conjugaison de technologies et d’innovations médicales, et respectueuse de l’égalité d’accès aux soins, porte en elle un modèle de développement transposable à d’autres pays. Le système de santé français a souvent été salué mais doit aujourd’hui faire face à des enjeux économiques à nuls autres pareils. Avec la e-santé, il lui est possible de se renouveler de façon plus efficiente et de retrouver cette place.

    PPC et Téléobservance : le cas symptomatique de la télémédecine en France

    La téléobservance de l’apnée du sommeil, cas emblématique des nouvelles applications de télémédecine, attire tous les regards depuis plusieurs mois, sur fond de conflit entre l’Assurance maladie, les associations de patients et les prestataires d’appareillage.

    André Tanti, vice-­président du Comité Economique des Produits de Santé, a indiqué jeudi, dans le cadre de l’Université d’été de la e­‐santé, que la sortie de crise était proche.

    L’apnée du sommeil touche 3 à 4 millions de personnes en France, dont 500 000 sont appareillées avec un système PPC (ventilation en Pression Positive Continue) remboursé par l’Assurance maladie, ce qui représente un coût de près de 400 millions d’euros pour la Sécurité sociale, voire 6 à 700 millions dans les prochaines années.$
    L’appareillage PPC est efficace, à condition d’être correctement utilisé, ce qui n’est pas toujours le cas : l’expérience a montré que certains patients n’utilisent pas ou insuffisamment l’appareil dont ils sont équipés.
    Le fonctionnement en mode connecté permettant de mesurer le niveau d’utilisation, un décret a été pris en 2013 soumettant le remboursement de l’appareillage par l’Assurance maladie à l’observance des patients. Décret suspendu le 14 février, soit quatre mois plus tard, par le Conseil d’Etat saisi par des associations de patients et des fournisseurs de matériel.

    « Nous avons bon espoir de trouver une solution rapidement » a indiqué André Tanti, précisant que les discussions étaient en cours pour trouver une sortie satisfaisant toutes les parties. « L’important est que le  patient se  soigne. La téléobservance permet d’avoir un meilleur suivi du patient, et d’instaurer un dialogue avec lui s’il s’avère qu’il n’utilise pas son appareillage. L’Assurance maladie est un système d’assurance, et doit pouvoir à ce titre, comme tout assureur, mettre en place certaines conditions   pour une prise en charge financière » a-­t‐il précisé, soulignant que la non-­observance des traitements se chiffrait à près de 80 millions d’euros pour la Sécurité sociale.

    Ce cas de la téléobservance est symptomatique de l’incapacité actuelle française à accueillir des solutions qu’elle a elle-­même développées faute de consensus fort dans la pré-­‐construction des projets.

    « La télémédecine et la e-­‐santé relèvent d’abord de la santé avant d’être des technologies. Il faut donc privilégier l’échange entre les acteurs, avant tout déploiement même  expérimental. Espérons que la téléobservance liée à la prise en charge de l’apnée du sommeil par PPC puisse nous permettre de nous projeter en avant. La télémédecine est une réelle chance pour la santé. Sachons en tirer les leçons aujourd’hui pour construire demain » tiens à préciser Jean-­Louis Fraysse, Président du directoire de SADIR Assistance, prestataire de santé, l’un des principaux opérateurs du domaine, Président du Centre e-­santé / Platinnes, co-­organisateur de l’Université d’été de la e-­santé aux côtés de Technopole Castres-­‐Mazamet.

    2015 sera-­‐t-­‐elle l’année du déploiement de la e-­santé ?




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    INFOGRAPHIE - Selon notre sondage, les personnes interrogées ont bien plus peur de devenir dépendantes que de devoir prendre en charge un proche qui l'est devenu.

    Il y a aujourd'hui en France 15 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus. Ils seront 20 millions en 2030. Et d'ici à 2050, le nombre de 85 ans et plus sera multiplié par quatre. L'adoption par le gouvernement au début de ce mois du projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, la mise en avant de la «silver economy», l'économie au service des personnes âgées, le développement de nouvelles technologies au service des seniors, autant de signes qui montrent que ces préoccupations sont au cœur de la société. Afin de mieux connaître l'opinion des Français, le baromètre BVA Orange Healthcare MNH, en partenariat avec Le Figaro Santé, s'est intéressé aux Français dans leur ensemble, aux seniors (50 ans et plus), aux aidants et aux leaders d'opinion.

    Premier enseignement, deux tiers (63 %) des Français se sentent personnellement concernés par la prise en charge du vieillissement et de la dépendance. Logiquement, les personnes concernées sont plus nombreuses chez les aidants (77 %) et les seniors (74 %). Ces derniers ne se sont jamais sentis aussi jeunes. Ainsi 42 % d'entre eux ne se définissent pas comme des «seniors» et seuls 16 % se qualifient de «personnes âgées». Chez les «jeunes seniors», de 50 à 59 ans, ils ne sont que 25 % à accepter le qualificatif de «senior», contre 71 % chez les 60-69 ans et 76 % pour les 70 ans et plus.

    Cette nouvelle définition du senior, ce glissement d'âge, peut s'expliquer par une amélioration de la santé et des conditions de vie. Les Français de 50 ans et plus sont une écrasante majorité à se voir comme des personnes plutôt autonomes (83 %) et actives (78 %), seules 12 % avouent être plutôt dépendantes.Les Français s'inquiètent de devenir dépendants

    C'est d'ailleurs la principale crainte des Français: ils sont plus effrayés par la perspective de devenir dépendants (78 %) que d'avoir à s'occuper d'un proche dépendant (48 %). Les Français se montrent très majoritairement sensibles aux problèmes des seniors. Les sondés estiment à 94 % que le premier problème des seniors est celui lié au suivi de certaines maladies chroniques comme Alzheimer ou les problèmes cardiaques. Deuxième problème pour 89 % des personnes interrogées, l'isolement des seniors. Étonnamment, les risques liés aux activités quotidiennes en dehors de la maison lors de déplacements ou d'accidents de circulation sont ceux qui préoccupent le moins.

    Face aux problèmes de vieillissement, les solutions actuelles sont toutefois jugées insuffisantes par les leaders d'opinion. Ainsi, 69 % estiment qu'il n'en est pas assez fait pour les personnes dépendantes et 81 % pensent de même envers les aidants, c'est-à-dire ceux qui s'occupent des personnes dépendantes. Parmi les axes du projet de loi, 49 % des sondés privilégient l'accompagnement de la perte d'autonomie, suivi de l'adaptation de la société au vieillissement, puis de l'anticipation du vieillissement. Les leaders d'opinion sont encore plus favorables (68 %) aux mesures d'accompagnement de la perte d'autonomie. Ils préconisent les mesures favorisant le maintien des personnes âgées au domicile, au détriment du soutien aux structures spécialisées.

    La responsabilité de l'Etat

    Concernant le financement de la prise en charge du vieillissement, une majorité de Français estiment qu'il devrait avant tout incomber à la Sécurité sociale (44 % pour les caisses de retraite et de retraite complémentaire ; 35 % pour les caisses de l'Assurance-maladie) ainsi qu'à l'État (36 %). Pour les leaders d'opinion, cette mission relèverait davantage de l'État (51 %) et des compagnies d'assurances (35 %). Les collectivités locales, qui interviennent pourtant déjà en matière d'action sociale et de santé, arrivent en dernière place et ne sont citées que par 11 % des Français et des leaders politiques. Enfin, près d'un quart des Français (23 %) et près d'un tiers des seniors (27 %) se déclarent prêts à contribuer au financement de la prise en charge.

    D'un point de vue financier, les moyens alloués pour la mise en œuvre de cette loi doivent reposer sur la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie), dont le montant s'élève à 645 millions d'euros par an. Force est de constater qu'aux yeux d'une majorité de leaders d'opinion une telle somme ne serait pas suffisante pour adapter la société au vieillissement de la population.

    Les nouvelles technologies sont perçues, par une large majorité de Français, comme apportant des solutions aux problèmes posés par le vieillissement et la dépendance. Des technologies comme Internet et ses applications, les appareils connectés, permettraient, en premier lieu et pour 80 % des Français, d'appréhender le problème de suivi de certaines maladies chroniques en proposant aux personnes âgées concernées des outils permettant un meilleur suivi de leur traitement.

    Selon 79 % des Français, les nouvelles technologies pourraient également améliorer la sécurité du domicile des seniors et, pour 76 % d'entre eux, les outils connectés, tensiomètre, podomètre, balance, pourraient améliorer le suivi de leur santé au quotidien. Seuls 73 % pensent qu'Internet et les réseaux sociaux peuvent aider à rompre l'isolement des seniors. Mais ils sont par contre moins enthousiastes pour les technologies aidant à mieux prévenir les risques domestiques des seniors ou leurs risques dans leurs activités quotidiennes à l'extérieur de leur domicile.

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    “Nous sommes en train de changer de modèle. L’Assurance maladie va devoir s’adapter, et la médecine de ville sous sa forme actuelle a vécu” a déclaré Thomas Blanchette, président de la commission Offre et innovation d’Harmonie Mutuelle.

    Première mutuelle santé de France, Harmonie Mutuelle compte plus de 4,5 millions d’assurés et près de 40 000 entreprises adhérentes. “Le temps des complémentaires santé qui ne traitaient que le volet financier est révolu. Il ne s’agit plus seulement d’assurer les personnes, mais de les accompagner tout au long de leur vie, en créant des partenariats industriels pour mettre en place un environnement global et évolutif”.

    Harmonie Mutuelle est déjà engagée dans cette voie, en allant au-delà de la seule logique assurantielle, notamment en structurant un réseau de services, de soins et d’accompagnements mutualistes. Une dynamique que les évolutions de la e-santé devraient accélérer : “Les nouveaux outils connectés vont permettre aux patients d’être mieux informés et donc d’adopter des comportements plus vertueux. Ils vont aussi permettre de répondre à des situations particulières, comme par exemple les sorties d’hôpital prématurées, en répondant simultanément aux impératifs de santé et aux impératifs financiers.”

    La e-santé made in France, conjugaison de technologies et d’innovations médicales, et respectueuse de l’égalité d’accès aux soins, porte en elle un modèle de développement transposable à d’autres pays. Le système de santé français a souvent été salué mais doit aujourd’hui faire face à des enjeux économiques à nuls autres pareils. Avec la e-santé, il lui est possible de se renouveler de façon plus efficiente et de retrouver cette place.




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    A l’occasion de l’Université d’été de la e-santé, l'association Isidore Santé a dévoilé les résultats d’une enquête menée auprès des professionnels de santé sur la santé mobile. Résultats en infogr...



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    PARIS, 9 juillet 2014 (TICsanté) - Le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) a publié jeudi 3 juillet sa contribution à la consultation publique de la Commission européenne sur la santé mobile.Cette consultation publique s'est achevée mercredi dernier. Elle avait été lancée par la Commission européenne le 10 avril, lors de la publication d'un livre vert sur la santé mobile.

    La Commission attendait "des contributions et des idées sur ce qu'il convient de faire pour résoudre plusieurs problèmes liés à la santé mobile", comme la sécurité des patients, la protection des données et la confiance des utilisateurs, rappelle-t-on.

    Dans sa réponse (consultable ici), le Cnom commence par rappeler qu'il rendra public un livre blanc consacré à ce domaine début 2015. Il contribuera aux travaux de la Commission "en fonction de l'organisation qui sera mise en place", poursuit-il.

    Après avoir indiqué qu'il est "difficile et largement aléatoire" de faire une distinction entre les applications et objets connectés utilisés dans les domaines de la santé, du bien-être (wellness, fitness) et l'exercice de la médecine, l'ordre met en exergue "huit points de vigilance".

    Les données recueillies doivent être protégées par une législation européenne qui "s'impose non seulement aux Etats membres de l'Union mais qui soit également susceptible d'influencer celles des prestataires des états extracommunautaires". La sécurité de ces données dans les systèmes d'exploitation ainsi que l'exploitation et le croisement des "gros volumes des données" ("big data") figure aussi dans les points de vigilance.
    L'ordre insiste sur "l'absolue nécessité" de prévoir un cadre juridique européen sur les applis et objets connectés, en marge de la directive européenne 2001/83/CE relative aux dispositifs médicaux, en cours de révision.

    "Le Cnom juge indispensable que le droit précise les restrictions qui pourraient s'appliquer sur la vente des applis ou des objets connectés concernant le mode de vie et le bien-être des personnes en fonction des risques qui pourraient être identifiés pour la sécurité et la santé des personnes", est-il écrit.

    Le document appelle à un "débat public préalable" sur "la contribution possible des dispositifs de santé mobile à la définition des politiques de santé publique des Etats membres". L'ordre estime aussi que la Commission, dans ses réflexions sur la télémédecine en Europe, doit s'interroger sur la façon dont les applis et objets connectés peuvent s'associer à la pratique de la télémédecine "en restant juridiquement distincts".
    Sur la fiabilité technique des dispositifs et la sécurité entourant les données, le Cnom note "la nécessité d'imposer aux éditeurs, fournisseurs et responsables [...] l'obligation de délivrer une information immédiatement accessible aux profanes, claire et loyale".

    Dans une deuxième partie, l'ordre explique qu'un "processus de labellisation ou de certification devrait être envisagé par la Commission" sur des bases médicales, scientifiques et informatiques, afin de s'assurer des garanties de qualité et sécurité.

    Le document prend l'exemple l'offre d'applications proposant des "solutions d'orientations diagnostiques", ainsi que celles proposant "des téléconseils personnalisés", qui ne sont "ni évalués scientifiquement ni réglementés". Ce vide "soulève de sérieuses interrogations quant à leur pertinence, leur fiabilité, leur adéquation et leur impact en matière de sécurité pour les usagers internautes".

    UNE DÉCLARATION DU CONSEIL EUROPÉEN DES ORDRES DES MÉDECINS

    L'ordre des médecins français a par ailleurs vu sa "déclaration sur la télémédecine" (visible ici) formellement adoptée par le Conseil européen des ordres des médecins (CEOM), a annoncé le Cnom mardi 1er juillet. Cette déclaration a été adoptée par les organisations participantes lors de la réunion plénière du CEOM à Bari (Italie) le 13 juin.

    "La pratique de la télémédecine ne doit pas contribuer à une déshumanisation de la relation avec le patient", débute cette déclaration. Elle rappelle ensuite les "principes déontologiques encadrant les actes de télémédecine".

    "La télémédecine n'est pas de l'e-commerce", souligne le CEOM, qui rappelle "que la pratique de la télémédecine doit être strictement distinguée juridiquement des autres prestations du domaine de l'e-santé". "Il s'agit d'un acte médical qui impose un encadrement juridique propre à garantir la compétence du médecin et le respect des droits des patients".

    Le CEOM rappelle que les droits des patients "s'imposent de la même manière en télémédecine que dans le cadre habituel des soins en présence physique" et "recommande de définir le champ de responsabilité individuelle de chaque intervenant et celui qui serait partagé par l'ensemble des professionnels participant à l'acte de télémédecine".

    Enfin, le CEOM recommande "la mise en place d'une législation nationale spécifique dans chaque Etat membre de l'Union européenne sur la télémédecine", tout en proposant que les Etats de l'UE "se coordonnent pour encadrer les actes de télémédecine transfrontaliers".

    mb/ab


    Source: http://www.ticsante.com/Sante-mobile-le-Cnom-preconise-a-la-Commission-europeenne-de-definir-un-processus-de-labellisation-NS_1934.html#ixzz36zysIGSx




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    ’infirmier(ère) est le professionnel de santé dont les missions s’exercent au plus près du patient, par exemple en intervenant de façon quotidienne à son domicile. Ce qui explique pourquoi il est au cœur des dispositifs de télémédecine. En effet, les nouvelles pratiques médicales impactent l’exercice quotidien de cette profession, et soulèvent de nombreuses questions, liées autant à la formation qu’à l’approche du patient ou encore à la place laissée à l’infirmier(ère) dans le parcours de santé. Un sujet trop rarement abordé, auquel l’Université d’été de la e-santé, qui s’était tenue du 2 eu 4 juillet 2014 à Castres-Mazamet, a consacré une table ronde faisant intervenir plusieurs experts.
     
    La télémédecine, ou quand le téléphone devient le nouvel outil professionnel de l’infirmier(ère)La profession des infirmiers(ères) est, au même titre que les autres, impactée à plusieurs niveaux par la télémédecine. Différents projets présentés au cours de l’Université d’été de la e-santé en ont plus particulièrement témoigné, à l’image de la solution e- santé du centre Cordiva qui accompagne les patients souffrant d’insuffisance cardiaque grâce à un suivi téléphonique régulier des patients, réalisé par les infirmiers(ères) conseils du centre.
     
    Viviane Centaure, infirmière coordinatrice de Cordiva, explique : « Aujourd’hui, je n’ai plus une seringue à la main mais un téléphone, ce qui est plutôt inhabituel pour une infirmière. Nous disposons d’un espace temps inédit qui nous permet d’échanger avec nos patients, d’écouter ce que la pathologie représente pour eux et ce qu’elle implique dans leur quotidien. Cordiva a engendré une nouvelle approche du métier d’infirmière ».
    Nouveaux actes, nouvelles expertises : le numérique impacte la formationSi les jeunes diplômés infirmiers sont davantage au fait des nouvelles technologies, c’est toute une profession qui doit aujourd’hui faire face à de nouvelles pratiques et de nouvelles responsabilités. La question de la formation des professionnels infirmiers devient dès lors primordiale.
     
    Martine Baurin, infirmière responsable de la formation des infirmiers pour la Croix Rouge, française, apporte son avis sur le sujet : « Je pense que, grâce aux nouveaux outils de la télémédecine, les infirmiers ne sont plus des exécutants et voient leurs connaissances et compétences reconnues à part entière. Néanmoins, cette évolution du rôle de l’infirmière doit aller de pair avec l’évolution de la formation : nous avons le devoir de transmettre le savoir à nos étudiants ainsi qu’aux professionnels pendant leur exercice. Et la télémédecine nous impose de nous former véritablement au numérique pour être compétents ».
    L’évolution de la relation de l’infirmier(ère) avec le médecin est inévitableAvec la télémédecine, l’infirmier(ère) acquiert un véritable rôle de coordination et devient le pivot entre le médecin généraliste et l’expert médical. Comme l’a rappelé Martine Baurin, « la place des médecins change également : en ayant recours à la téléconsultation, un médecin remet lui aussi en cause sa propre façon d’exercer et son expertise. On lui enlève une part de son pouvoir, de sa compétence immédiate, et il doit avoir une confiance absolue envers la personne qui est de l’autre côté de la caméra ».
     
    À l’inverse, pour Lydie Canipel, Secrétaire générale de l’ANTEL, on peut compter sur la télémédecine, qui porte intrinsèquement cette dimension de travail collectif et collaboratif, pour élever tous les acteurs vers plus d’efficacité, de communication, et tendre vers un vrai parcours de soins où tous les acteurs sont reliés : « De mon point de vue, la télémédecine redonne son vrai pouvoir au médecin et renforce son rôle d’expert ».
     
    En dernier lieu, c’est bien le rapport de l’infirmier(ère) au patient qui évolue inévitablement avec la télémédecine, comme l’explique Lydie Canipel : « Pour beaucoup d’infirmières, le deuil du face à face et de la proximité physique avec le patient est difficile à faire. Il y a, je crois, une réflexion à mener sur les différents profils d’infirmières, entre celles qui sont faites pour rester au chevet du patient et celles qui peuvent être à distance ».
     
    Pour conclure, ajoute-t-elle, il est primordial « qu’on n’oublie pas de transmettre la passion de l’humain et du patient dans les écoles d’infirmières. Tous ces outils sont merveilleux mais ils doivent avant tout être à notre disposition pour mieux soigner demain ».
    À propos de l’Université d’été de la e-santéOrganisée par Castres-Mazamet Technopole et le Centre e-santé / Platinnes, l’Université d’été de la e-santé rassemble chaque année à Castres plus de 500 participants, acteurs et décideurs du secteur santé/social et innovation technologique, pour débattre des usages, technologies et applications sur l’utilisation des TIC dans le domaine de la santé et du bien-être.
     
    La 8ème édition s’est tenue du 2 au 4 juillet 2014 autour de 4 grandes thématiques :
    - SANTÉ 3.0 : Quantified-Self, Santé 3.0, quels enjeux pour le patient de demain ?
    - BIG DATA & E-SANTÉ : Entre big data et open data, que faire de nos données de santé ?
    - MARCHÉ E-SANTÉ : Quels mécanismes pour le financement de l’innovation en santé ?
    - PARCOURS DE SANTÉ : Comment replacer le patient au cœur de l’organisation des soins ?
     
    Elle fait une large place aux points de vue internationaux en s’interrogeant notamment sur « l’Europe et la e-santé : un temps d'avance ou un temps de retard ? ». De fait, les projets de e-santé fusent dans l'ensemble des pays européens mais peinent à passer les frontières et à trouver leur business model. Les gouvernements et institutions se déclarent tous intéressés par la e-santé, mais très peu franchissent le pas d’inscrire ces projets dans leurs systèmes d'assurance-maladie. Face à cela, hors Europe, d'autres pays n'hésitent pas à déployer des moyens importants pour mettre en œuvre des solutions e-santé. Ils sont donc venus témoigner directement et faire part de leurs avancées industrielles, économiques et des nouvelles stratégies dans le secteur de la e-santé.

    L’infirmier(ère) est le professionnel de santé dont les missions s’exercent au plus près du patient, par exemple en intervenant de façon quotidienne à son domicile. Ce qui explique pourquoi il est au cœur des dispositifs de télémédecine. En effet, les nouvelles pratiques médicales impactent...



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    Une entreprise américaine vient de mettre au point un implant qui permettra de contrôler sa fertilité à l’aide d’une télécommande.

    Pour celles qui ne sont pas fans de la pilule contraceptive, de ses contraintes et de ses éventuels désagréments et autres effets secondaires, voici ce qui ressemble à une bonne nouvelle : un implant contraceptif « piloté » à distance grâce à une télécommande sans fil ayant une durée de vie de seize ans pourrait arriver sur le marché dès 2018.

    Le dispositif a été mis au point par une société du Massachusetts, MicroCHIPS, spécialisée dans l’administration de médicaments. Dès 2012, des premiers essais cliniques effectués sur un système similaire avaient produit des résultat encourageants : une puce équipée de biocapteurs avait permis l’administration de médicaments sur une durée de plusieurs années. Les volontaires de ce test étaient toutes des femmes ayant besoin d’un médicament contre l’ostéoporose nécessitant une dose quotidienne. Il suffisait d’une petite intervention de trente minutes sous anesthésie locale pour installer l’implant.

    Suite à une visite de Bill Gates, dont l’une des préoccupations de sa fondation est justement le contrôle des naissances, MicroCHIPS a orienté l’ensemble de ses ressources et recherches sur le sujet, ce qui lui permet d’annoncer que sa « puce contraceptive » pourrait être disponible dès 2018.

    La puce occupe à peu près les dimensions d’une carte mémoire SD (2 x 2 x 0,7 cm) et peut être insérée sous la peau des fesses, du bras ou de l’abdomen, où elle délivrera quotidiennement la dose d’hormone Lévonorgestrel nécessaire (si je dis des bêtises, reprenez-moi, je ne suis pas expert en contraception). Alors que les précédentes expérimentations de puce sous-cutanée ont une durée de vie d’environ trois ans, la performance ici réside dans le fait que la puce de MicroCHIPS pourrait être efficace pendant seize ans.

    Une télécommande pour garder le contrôle !

    Autre caractéristique plus étonnante : la puce pourra être « pilotée » par une télécommande, ce qui permettra à celle qui a opté pour ce dispositif de l’activer et de la désactiver à sa convenance pour contrôler sa fertilité. Côté sécurité, afin d’éviter un éventuel hack de la puce à distance, Robert Farra, président de MicroCHIPS, indique que le système utilise un chiffrement sécurisé, et que la communication avec l’implant doit se faire par contact avec la peau. Le modèle de télécommande n’est pas précisé, mais ont imaginer qu’une application mobile sur smartphone pourrait faire l’affaire, à condition que cette option soit évidemment totalement sûre. Imaginez mesdames qu’un hacker prenne le contrôle de votre fertilité via SMS…

    le site MicroCHIPS

    (source)




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    Lorsque le mobile permet de surveiller les affections pulmonaires (2)

    Mercredi 9 juillet 2014 - Catégorie(s) : Santé.


    Alors que l’industrie des équipements médicaux repose sur des technologies complexes et souvent coûteuses, des équipes universitaires, des ONG humanitaires, de nouvelles entreprises (mais aussi des acteurs traditionnels des industries de santé) exploitent la possibilité de s’appuyer sur des technologies « grand public » pour faire chuter le coût des dispositifs médicaux professionnels.

    Selon TechInsights UBM, « les smartphones sont en passe de déstabiliser l'industrie des dispositifs médicaux : une disruption d’une amplitude comparable à celle qu’ont connue les fabricants d’appareils électroniques traditionnels. Si les entreprises de technologie médicale n’intègrent pas le smartphone pleinement dans leurs stratégies, elles risquent de connaître le même sort que les fabricants de récepteurs GPS et de lecteurs MP3 ». 

    Les technologies mobiles permettent en effet de développer le diagnostic « hors laboratoire » : au chevet du patient, à domicile et s’agissant des pays en développement, dans des lieux où les technologies de diagnostic n'avaient pu être déployées, en raison de l'isolement ou du manque de moyens.

    La quête d’une alternative abordable aux équipements médicaux traditionnels emprunte deux voies : la mise au point d’applications qui détournent l’un des capteurs du smartphone de son usage initial pour mesurer des paramètres biologiques ou la mise au point de “périphériques” peu coûteux qui, associés à un smartphone, remplacent les dispositifs traditionnels.

    Ces deux approches s’observent dans la mise au point d’alternatives aux spiromètres traditionnels, ces appareils destinés à mesurer les volumes d'air inspirés et expirés par un patient ainsi que les débits respiratoires.

    Constatant qu'ils pouvaient modéliser la trachée d'une personne et son appareil vocal de manière à remplacer le traditionnel spiromètre, des chercheurs de l’université de Washington (États-Unis) ont mis au point en janvier 2014 une application mobile baptisée SpiroSmart qui utilise le micro du smartphone pour répliquer les fonctions d’un spiromètre. Le patient doit maintenir son smartphone à bout de bras : après avoir inspiré, il doit expirer rapidement en direction du smartphone et ce, jusqu’à ce qu’il ait entièrement expiré l’air de ses poumons. Le micro du smartphone enregistre alors la résonance de souffle dans la trachée et les cordes vocales. Le logiciel peut alors analyser les ondes sonores et interpréter le volume et le débit respiratoire. SpiroSmart devrait être en mesure de fournir des graphiques comparables à ceux d’un spiromètre portable ou clinique. 

    Une équipe d’ingénieurs du South Jersey Engineering and Research (SERJ), pour sa part, a conçu un spiromètre simple et économique connecté au smartphone par la prise casque. Baptisé SandPiper, ce périphérique associe un tube et un capteur qui mesure le volume d’air circulant dans le tube. Les concepteurs de SandPiper se sont tournés vers la plateforme de financement participatif Indiegogo pour financer la production d'une première série (Source: IndieGogo).

     




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    Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare.

     

    Orange Healthcare: un acteur de la e-santé

    Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

    Le groupe intervient sur trois marchés différents :

    les services délivrés aux professionnels de santéla prise en charge des patients hors structure hospitalièrela prévention et le bien-être

     

     

     

    D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?

    Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

    Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

     

     

     

    E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défi

    Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

    un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

     

     

    Article Suiv- See more at: http://renaissancenumerique.org/fr/actualites/rn/690-comment-le-numerique-peut-il-modifier-le-financement-de-la-sante-rencontre-avec-benjamin-sarda#sthash.urUhdroS.dpuf

    Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare.

     

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    Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

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    les services délivrés aux professionnels de santéla prise en charge des patients hors structure hospitalièrela prévention et le bien-être

     

     

     

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    Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

    Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

     

     

     

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    Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

    un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

     

     

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    Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare.

     

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    Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

    Le groupe intervient sur trois marchés différents :

    les services délivrés aux professionnels de santéla prise en charge des patients hors structure hospitalièrela prévention et le bien-être

     

     

     

    D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?

    Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

    Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

     

     

     

    E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défi

    Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

    un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

     

     

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    dbtmobile's insight:
    Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare. Orange Healthcare: un acteur de la e-santéOrange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.Le groupe intervient sur trois marchés différents : les services délivrés aux professionnels de santé la prise en charge des patients hors structure hospitalière la prévention et le bien-être D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité... E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défiBenjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé : un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique, l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux. réinventer le forfait technique : L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple). Article Suiv- See more at: http://renaissancenumerique.org/fr/actualites/rn/690-comment-le-numerique-peut-il-modifier-le-financement-de-la-sante-rencontre-avec-benjamin-sarda#sthash.urUhdroS.dpuf


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    L’observatoire Orange-Terrafemina a mené une enquête auprès des Français sur les wearable devices (vêtements connectés). Résultats en infographie.

    La wearable technology commence à s’implanter en France. Face à ce nouveau phénomène, l’observatoire Orange-Terrafemina a mené une enquête auprès des Français afin de poser la question des usages futurs des accessoires et textiles connectés. Découvrez les principaux résultats au travers de cette infographie réalisée par RCA Factory.




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    MSC Croisières est la première compagnie maritime au monde à proposer à bord de ses navires un service de télémédecine pour enfants et adolescents, disponible 24h/24 et 7j/7. Ce service de médecine à distance est rendu possible grâce à une collaboration avec l’«Institut Giannina Gaslini» de Gênes, un centre pédiatrique de renommée mondiale.

    La compagnie de croisières va équiper l’ensemble de sa flotte de nouvelles technologies, afin d’assurer un suivi médical à distance des petits passagers par les spécialistes de l’Institut Gaslini. Cela permettra aux médecins du bord de consulter à tout moment un spécialiste en pédiatrie à terre pour un deuxième avis. En outre, il sera possible d’établir des diagnostics à distance, d’effectuer des examens radiologiques et d’assurer un suivi médical.

    Gianni Onorato, PDG de MSC Cruises, Paul Petralia, directeur général de l’Institut Giannina Gaslini, ainsi que Claudio Burlando, président de la région de Ligurie, ont présenté le projet à Gênes, le 9 juillet 2014.

    « La santé et la sécurité de nos passagers constituent notre première priorité », explique Gianni Onorato. « Les enfants ont souvent des besoins très spécifiques en matière de soins médicaux. En notre qualité d’entreprise familiale, nous sommes fiers de cette collaboration: nous pouvons ainsi proposer un service médical en mer, et sans équivalent, aux nombreux petits passagers qui parcourent le monde avec nous et permettre aux familles de jouir de vacances tranquilles. »

    Paul Petralia se réjouit également: « Cette collaboration permet aussi à nos spécialistes de démontrer leur expertise en dehors de notre institut. Grâce à un système ultramoderne d’imagerie et de transmission de données, les médecins du bord pourront nous demander de confirmer leurs diagnostics et leurs traitements. Cela affirme une fois de plus notre volonté de proposer en tous lieux les meilleurs soins médicaux en recourant aux technologies les plus modernes et les plus efficaces. »

    Tous les navires MSC, quels que soient les itinéraires empruntés à travers le monde, pourront contacter l’Institut Gaslini par satellite. La technologie de télémédecine à bord sera gérée par « Carestream ». La société a développé une plate-forme permettant une consultation médicale à distance, même à partir des lieux les plus reculés. Grâce à elle, les médecins de l’Institut Gaslini pourront rapidement établir leurs diagnostics et transmettre leurs recommandations. L’ensemble du processus, de la demande initiale à la réponse des médecins, est entièrement contrôlé par ordinateur et protégé par les normes les plus élevées en termes de sécurité.




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    Marisol Touraine, ministre des affaires sociales a présenté les grandes lignes de sa stratégie e-santé pour la France. Elle est basée principalement sur trois axes. Interview

    Le premier axe, c’est d’accompagner les professionnels et les établissements de santé.

    L’Etat et l’assurance maladie ont lancé une politique volontariste auprès des professionnels de santé : ils ont été incités à informatiser un certain nombre de fonctions prioritaires comme le dossier patient en ville et à l’hôpital, la prescription ou la transmission de résultats d’examens à l’hôpital. Pour les établissements de santé, cette action s’inscrit dans le programme hôpital numérique. 400 millions d’euros seront alloués sur 5 ans à ce programme : ils permettront d’accompagner les établissements de santé dans les efforts déployés pour atteindre un socle prioritaire centré sur la production de soins et permettant l’échange et le partage d’informations.

    Le deuxième axe de ma stratégie en e-santé, c’est le renforcement de la coordination et de la coopération des professionnels dans le cadre du parcours de santé.

    La stratégie nationale de santé vise en priorité à renforcer la logique des parcours de soins. Or, la coordination dans les champs sanitaire et médico-social demande impérativement de mettre en place des systèmes d’information ouverts et sécurisés. Ils rendent plus faciles la communication et le partage d’informations entre les professionnels de santé, mais aussi avec les patients.

    Quelques exemples illustrent la stratégie que je souhaite mettre en place.

    Celui de la télémédecine est emblématique. En application des dispositions de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, une expérimentation sur des modalités de rémunération et facturation des actes de télémédecine pour des patients pris en charge en secteur ambulatoire ou médico-social sera conduite à partir de cette année. Ces modalités de tarification ont vocation à être ensuite généralisées, dès lors que les évaluations que réalisera la Haute autorité de santé en démontreront le bien fondé.

    Un deuxième exemple, celui du Dossier Médical Personnel (DMP). Je souhaite que le dossier médical personnel deuxième génération soit placé au centre du parcours de soins : il intégrera de nouveaux services comme le partage d’une synthèse médicale ou l’utilisation en mobilité. Il sera l’instrument privilégié de la prise en charge des pathologies chroniques, avec une indispensable ouverture aux professionnels du secteur médico-social. Son déploiement s’accompagnera de la mise en place d’une messagerie sécurisée santé qui permettra aux professionnels de santé de communiquer entre eux plus rapidement et en toute confidentialité.

    Dernier exemple, celui de la création des « territoires de soins numériques ». Avec l’appui du Commissariat général à l’investissement, le programme « Territoires de soins numériques », auquel 80 M€ seront consacrés dans le cadre des investissements d’avenir, doit permettre de soutenir des projets innovants en matière de partage et d’échange d’information tout au long du parcours de soins (établissements de santé, secteur médico-social). Les projets portés par les Agences régionales de santé sélectionnées seront mis en œuvre dès 2015.

    Le troisième axe de ma stratégie en e-santé, c’est enfin l’amélioration des services d’information fournis aux usagers et aux citoyens.

    Il nous faut répondre à la demande de nos concitoyens d’accéder à des sites publics d’information de qualité. Nous devrons, dans cette perspective, mieux coordonner l’action des acteurs publics.

    Par ailleurs, je suis favorable à une ouverture maîtrisée des données de santé. Nous devrons absolument veiller à préserver le secret médical : nul ne souhaite que son voisin ou son employeur puisse avoir accès aux données qui touchent à sa santé.

    Dans le même temps, il est nécessaire pour des raisons de santé publique, de mieux exploiter ces données. C’est à la puissance publique de s’organiser mieux. Au-delà, d’autres acteurs de la vie économique et sociale réclament un accès à ces données. Après le rapport remis par Pierre-Louis BRAS, inspecteur général des Affaires sociales, une commission réunissant l’ensemble des parties prenantes, animée par les services du ministère de la santé avec le concours d’ETALAB (mission chargée de l’ouverture des données publiques et placée sous la responsabilité du Premier minitre), a remis ses propositions. Elles visent en particulier à promouvoir le développement le plus large possible de l’open data pour toutes les données disponibles anonymes par nature ou rendues anonymes grâce à leur retraitement, les données indirectement nominatives restant bien évidemment accessibles à travers un dispositif d’accès régulé.




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    L’espace de confiance MSSanté, permettant les échanges par messageries sécurisées de données de santé interopérables est ouvert et fonctionnel. Parallèlement, la CNIL a adopté l’autorisation unique définissant les conditions de mise en œuvre d’une messagerie sécurisée de santé permettant une simplification des usages. Enfin, le service est ouvert à 3 nouveaux noms de domaine et aux professionnels sociaux dans le cadre de l’expérimentation PAERPA.


    L’espace de confiance MSSanté, permettant les échanges par messageries sécurisées de données de santé interopérables est ouvert et fonctionnel. Depuis le mois de mai, 15 établissements de santé ont rejoint le système MSSanté. Leur phase de mise en œuvre technique est terminée et les premiers échanges vont donc devenir opérationnels.

    En parallèle, trois nouveaux noms de domaine sont venus s’ajouter aux six déjà existants : les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues.

    Le déploiement de la messagerie sécurisée de santé s’inscrit par ailleurs au cœur de la politique publique de santé. En effet, le service s’ouvrira en juillet aux professionnels sociaux, dans le cadre des expérimentations PAERPA, afin de faciliter la coordination des soins et les pratiques coopératives. Les premiers échanges auront lieu au sein des régions Centre et Pays de la Loire.


    Une autorisation unique pour les messageries sécurisées de santé
    La Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) a adopté le 12 juin 2014 l’autorisation unique définissant les conditions de mise en œuvre d’une messagerie sécurisée de santé permettant ainsi une simplification essentielle pour le développement des usages.

    En effet, pour permettre aux professionnels de respecter les obligations de la loi Informatique et Libertés, l’ASIP Santé a travaillé avec la CNIL à l’élaboration d’une autorisation unique dont l’objet est de définir les conditions de mise en œuvre d’une messagerie sécurisée de santé. Les services de messagerie sécurisée de santé pouvant bénéficier de ce régime de formalité simplifiée devront répondre à la finalité décrite dans l’autorisation unique.

    Pour aller plus loin :

    Retrouvez le communiqué de presse « Ouverture de l’espace de confiance à toutes les messageries sécurisées » dans l’espace presseConsultez l’espace dédié MSSanté


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    À l’instar des big data, l’open data ou "données ouvertes" est un sujet incontournable de ces dernières années qui consiste à mettre à disposition de tous, facilement (sans restriction technique, juridique ou financière) et gratuitement des données numériques, produites par une collectivité ou un service public.

    Ce mouvement s’inscrit donc dans une tendance qui considère l’information publique comme un bien commun, dont la diffusion est d’intérêt public et général. En 2008, lors de son élection, Barack Obama a contribué, en tant que responsable politique, à la popularisation du mouvement auprès de la société civile en mettant en place une politique de libéralisation des données. En France, c’est depuis 2010 que le phénomène de l’open data connaît une montée en puissance. La ville de Paris fait partie des premières villes à considérer la question avec le lancement de la plateforme " ParisData" . 

    Les champs d'applications sont multiples : sécurité, transport, énergie, santé, etc.

    Les données de santé en France

    La définition des données de santé en France repose sur 3 points essentiels :

    - Données anonymes ou anonymisées qui ne permettent pas d’identifier l’individu à qui elles correspondent,

    - Ces données sont à caractère personnel et relatives à la santé d’un individu,

    - Celles-ci peuvent être recueillies ou produites à l’occasion des activités de prévention, de diagnostic ou de soins.

    C’est sous cette définition spécifique que l’on va retrouver les données collectées principalement par les hôpitaux et les professionnels de santé qui y exercent via le PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information), mais aussi par les organismes publics chargés de la gestion de la Santé telle que la CNAMTS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés), qui alimente et gère le SNIIRAM (Système National d’Information InterRégimes de l’Assurance Maladie). La quantité de données générée est colossale : le SNIIRAM regroupe chaque année 1,2 milliard de feuilles de soins, 500 millions d’actes médicaux ainsi que des données portant sur environ 11 millions de séjours hospitaliers.

    L’accès à ces données est aujourd’hui compliqué : bien que certains organismes (ministères, centres de recherche, médecins des agences de santé publique…) aient des accès permanents à un échantillon de données du système, avec différents niveaux d’accès, l’accès de manière temporaire à des données spécifiques dépend d’une procédure sélective (demande d’autorisation à la CNIL, Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, avant validation par l’Institut des Données de Santé) et très lente (manque de moyens humains et techniques, peur de la diffusion des données…), source de frustration pour les chercheurs.

    Les enjeux liés à l'ouverture des données de Santé

    L’accès pour tous aux données de santé : une mine d’informations pour la recherche et les pouvoirs publics. Les partisans de l’ouverture des données de santé avancent deux arguments majeurs :

    - Cela permettrait d’assurer un meilleur suivi sanitaire à l’échelle du pays. Aujourd’hui, la CNAMTS seule n’a pas les moyens d’exploiter au maximum ces données.

    - Cela permettrait aussi de mettre en avant des facteurs de risques à différentes échelles et de travailler sur la détection et le traitement d’épidémies, ainsi que de faire ressortir les inégalités existantes, afin d’avoir le maximum d’informations pour y répondre convenablement.

    Sur le plan économique, l’ouverture des données de santé permet une meilleure gestion des dépenses qui passe obligatoirement par la prescription des soins appropriés, sûrs et de qualité.

    Les principaux partisans de l’ouverture aux citoyens, avec en première ligne l’Initiative Transparence Santé, insistent aussi sur l’aspect démocratique de cette mesure, et sur l’importance pour les organismes publics de faire preuve de transparence.

    La perte de contrôle sur les données par le gouvernement : un risque pour la vie privée et la liberté des citoyens…

    La confidentialité et les abus dans l’utilisation de ce type de données ne sont pas à négliger dans ce type de débat. En effet, les opposants redoutent une possible "ré-identification indirecte des personnes" en recoupant plusieurs informations ainsi que l’utilisation de ces informations par des acteurs privés avec les dérives qui peuvent en découler. Les aspects de sécurisation des données sont donc un élément très important dans l’exploitation des open data.

    … qui appelle à la maîtrise des systèmes d’informations

    D’un point de vue plus général, les principaux problèmes de l'exploitation des données ouvertes sont d'ordre technique, car la masse des données est telle qu’elles ne peuvent pas être traitées humainement.

    Le concept de Web des données appliqué aux open data met en œuvre 3 mécanismes :

    1) Permettre l'existence de la donnée sur le réseau à travers une URI unique (cela inclut les URL),

    2) Diminuer le coût de transformation de la donnée en apportant des formats standards lisibles par les machines,

    3) Améliorer la qualité de la donnée pour éviter qu'un traitement de mise à disposition ne puisse les altérer. Un entrepôt de données même avec des erreurs est préférable qu'un entrepôt biaisé. Ainsi, des mécanismes pour la fréquence et l’automatisation des mises à jour de la donnée par les producteurs des données est possible avec un service spécifique de requête sur ces données.

    Les données ouvertes ne sont contrôlables que par leurs producteurs (contrôle des mises à jour) et réellement exploitables par d'autres, qu'à la condition d'utiliser ces 3 mécanismes.

    La mise à disposition de ce type de données induit de nombreux impacts dans le SI des entreprises qui les produisent. Plusieurs aspects doivent être étudiés :

    • Mise en œuvre de l’architecture pour assurer la diffusion de ces données : identification et extraction, consolidation et stockage, traitement et diffusion.

    • Mutualisation des outils de l’entreprise pour le traitement de ces données : outils décisionnels pour l’extraction, le stockage et la transformation des données ; outils de MDM pour le nettoyage et formatage.

    • Maîtrise de l’historisation des données afin de rationaliser les volumes traités : remplacement des données par la dernière version au niveau entrepôt et conserver un historique au niveau de la publication seulement.

    • Choix du mode de publication en fonction du niveau de fraîcheur des données : le fonctionnement sera différent selon si l’on souhaite traiter des données temps réel (ex : dans les transports) ou des données qui ne nécessitent pas de rafraichissements rapprochés.

    • Sélection du mode d’hébergement de la plateforme de publication : afin de garantir la sécurité de ces données, il est nécessaire, soit de générer une nouvelle infrastructure en interne, soit auprès d’un hébergeur externe (Cloud).

    Conclusion : le débat national et les perspectives

    Le 21 novembre 2013, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé le débat sur l’open data en santé en mettant en place une commission chargée d’animer le débat sur l’ouverture des données publiques de santé, associant les différents acteurs concernés, et ouvert aux citoyens. Au-delà des enjeux politiques et citoyens, l’ouverture maîtrisée des données de santé appelle à un cadre juridique et technique précis (la commission est, entre autres, animée par Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé au Ministère des Affaires sociales et de la Santé).

    D’un point de vue plus général, l’open data dans les autres domaines, tels que les données géographiques, de transport, les données environnementales, semble plus accessible : tout d’abord parce que les villes et régions ont, à leur échelle, plus de marge de manœuvre que le gouvernement, et aussi parce qu’il s’agit de données moins sensibles et en bien moindre quantité.

    À cela s’ajoute des problématiques big data : le traitement massif des données non structurées… Les SI sont au cœur de la société de demain : des nouveaux projets en perspective !




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    Alex Türk (Président de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), au Parlement Européen, tire la sonnette d'alarme :
    Il dit qu'il est dépassé par ce qu'il voit tous les jours concernant les applications technologiques, que ce soit la vidéosurveillance, la puce RFID, la géolocalisation, ou la biométrie. Il explique que la multiplication des puces "nano-brothers" va nous priver de toute intimité et qu'il faut intervenir pour la protection de nos libertés individuelles.

    Il affirme que les experts disent que "dans moins de 10 ans, il sera possible d'installer des systèmes qui verront, entendront, communiqueront à distance et seront d'une taille telle, qu'on ne les verra pas à l'œil nu".

    Il explique que la surveillance ne doit pas être tolérée, "sous prétexte que l'on vit dans un cadre légal, légitime et moral", mais que nous devons de toutes les manières être préservés dans notre vie privée. 

    Il avoue être très pessimiste et dit que nous finirons par être des "clones mentaux", car nous sachant sous surveillance, nous nous comporterons autrement, et nous nous auto-formaterons.




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    À l'instar des big data, l'open data ou "données ouvertes" est un sujet incontournable de ces dernières années qui consiste à mettre à disposition de tous, facilement (sans restriction technique, juridique ou financière) et gratuitement des données numériques, produites par une collectivité ou un service public.

    Ce mouvement s'inscrit donc dans une tendance qui considère l'information publique comme un bien commun, dont la diffusion est d'intérêt public et général. En 2008, lors de son élection, Barack Obama a contribué, en tant que responsable politique, à la popularisation du mouvement auprès de la société civile en mettant en place une politique de libéralisation des données. En France, c'est depuis 2010 que le phénomène de l'open data connaît une montée en puissance. La ville de Paris fait partie des premières villes à considérer la question avec le lancement de la plateforme "ParisData".

    Les champs d'applications sont multiples : sécurité, transport, énergie, santé, etc.

    Les données de santé en France

    La définition des données de santé en France repose sur 3 points essentiels :

    - Données anonymes ou anonymisées qui ne permettent pas d'identifier l'individu à qui elles correspondent,

    - Ces données sont à caractère personnel et relatives à la santé d'un individu,

    - Celles-ci peuvent être recueillies ou produites à l'occasion des activités de prévention, de diagnostic ou de soins.

    C'est sous cette définition spécifique que l'on va retrouver les données collectées principalement par les hôpitaux et les professionnels de santé qui y exercent via le PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information), mais aussi par les organismes publics chargés de la gestion de la Santé telle que la CNAMTS (Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés), qui alimente et gère le SNIIRAM (Système National d'Information InterRégimes de l'Assurance Maladie). La quantité de données générée est colossale : le SNIIRAM regroupe chaque année 1,2 milliard de feuilles de soins, 500 millions d'actes médicaux ainsi que des données portant sur environ 11 millions de séjours hospitaliers.

    L'accès à ces données est aujourd'hui compliqué : bien que certains organismes (ministères, centres de recherche, médecins des agences de santé publique…) aient des accès permanents à un échantillon de données du système, avec différents niveaux d'accès, l'accès de manière temporaire à des données spécifiques dépend d'une procédure sélective (demande d'autorisation à la CNIL, Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, avant validation par l'Institut des Données de Santé) et très lente (manque de moyens humains et techniques, peur de la diffusion des données…), source de frustration pour les chercheurs.

    Les enjeux liés à l'ouverture des données de Santé

    L'accès pour tous aux données de santé : une mine d'informations pour la recherche et les pouvoirs publics. Les partisans de l'ouverture des données de santé avancent deux arguments majeurs :

    - Cela permettrait d'assurer un meilleur suivi sanitaire à l'échelle du pays. Aujourd'hui, la CNAMTS seule n'a pas les moyens d'exploiter au maximum ces données.

    - Cela permettrait aussi de mettre en avant des facteurs de risques à différentes échelles et de travailler sur la détection et le traitement d'épidémies, ainsi que de faire ressortir les inégalités existantes, afin d'avoir le maximum d'informations pour y répondre convenablement.

    Sur le plan économique, l'ouverture des données de santé permet une meilleure gestion des dépenses qui passe obligatoirement par la prescription des soins appropriés, sûrs et de qualité.

    Les principaux partisans de l'ouverture aux citoyens, avec en première ligne l'Initiative Transparence Santé, insistent aussi sur l'aspect démocratique de cette mesure, et sur l'importance pour les organismes publics de faire preuve de transparence.

    La perte de contrôle sur les données par le gouvernement : un risque pour la vie privée et la liberté des citoyens…

    La confidentialité et les abus dans l'utilisation de ce type de données ne sont pas à négliger dans ce type de débat. En effet, les opposants redoutent une possible "ré-identification indirecte des personnes" en recoupant plusieurs informations ainsi que l'utilisation de ces informations par des acteurs privés avec les dérives qui peuvent en découler. Les aspects de sécurisation des données sont donc un élément très important dans l'exploitation des open data.

    … qui appelle à la maîtrise des systèmes d'informations

    D'un point de vue plus général, les principaux problèmes de l'exploitation des données ouvertes sont d'ordre technique, car la masse des données est telle qu'elles ne peuvent pas être traitées humainement.

    Le concept de Web des données appliqué aux open data met en œuvre 3 mécanismes :

    1) Permettre l'existence de la donnée sur le réseau à travers une URI unique (cela inclut les URL),

    2) Diminuer le coût de transformation de la donnée en apportant des formats standards lisibles par les machines,

    3) Améliorer la qualité de la donnée pour éviter qu'un traitement de mise à disposition ne puisse les altérer. Un entrepôt de données même avec des erreurs est préférable qu'un entrepôt biaisé. Ainsi, des mécanismes pour la fréquence et l'automatisation des mises à jour de la donnée par les producteurs des données est possible avec un service spécifique de requête sur ces données.

    Les données ouvertes ne sont contrôlables que par leurs producteurs (contrôle des mises à jour) et réellement exploitables par d'autres, qu'à la condition d'utiliser ces 3 mécanismes.

    La mise à disposition de ce type de données induit de nombreux impacts dans le SI des entreprises qui les produisent. Plusieurs aspects doivent être étudiés :

    • Mise en œuvre de l'architecture pour assurer la diffusion de ces données : identification et extraction, consolidation et stockage, traitement et diffusion.

    • Mutualisation des outils de l'entreprise pour le traitement de ces données : outils décisionnels pour l'extraction, le stockage et la transformation des données ; outils de MDM pour le nettoyage et formatage.

    • Maîtrise de l'historisation des données afin de rationaliser les volumes traités : remplacement des données par la dernière version au niveau entrepôt et conserver un historique au niveau de la publication seulement.

    • Choix du mode de publication en fonction du niveau de fraîcheur des données : le fonctionnement sera différent selon si l'on souhaite traiter des données temps réel (ex : dans les transports) ou des données qui ne nécessitent pas de rafraichissements rapprochés.

    • Sélection du mode d'hébergement de la plateforme de publication : afin de garantir la sécurité de ces données, il est nécessaire, soit de générer une nouvelle infrastructure en interne, soit auprès d'un hébergeur externe (Cloud).

    Conclusion : le débat national et les perspectives

    Le 21 novembre 2013, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé le débat sur l'open data en santé en mettant en place une commission chargée d'animer le débat sur l'ouverture des données publiques de santé, associant les différents acteurs concernés, et ouvert aux citoyens. Au-delà des enjeux politiques et citoyens, l'ouverture maîtrisée des données de santé appelle à un cadre juridique et technique précis (la commission est, entre autres, animée par Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d'information de santé au Ministère des Affaires sociales et de la Santé).

    D'un point de vue plus général, l'open data dans les autres domaines, tels que les données géographiques, de transport, les données environnementales, semble plus accessible : tout d'abord parce que les villes et régions ont, à leur échelle, plus de marge de manœuvre que le gouvernement, et aussi parce qu'il s'agit de données moins sensibles et en bien moindre quantité.

    À cela s'ajoute des problématiques big data : le traitement massif des données non structurées… Les SI sont au cœur de la société de demain : des nouveaux projets en perspective !




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