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All the new curated posts for the topic: NTIC et Santé

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    iHealthLabs est une société maintenant bien connue dans le monde des objets connectés, avec un large catalogue de périphériques en rapport avec la santé (tensiomètre, balance, traqueur sportif, etc…), et des prix inférieurs à la concurrence. Nous vous en avions d’ailleurs déjà parlé lors de notre visite au CES.

    Pour faire face à la concurrence, en plus de prix très agressifs, cette société ne cesse d’innover. Elle a donc profité du salon IFA qui s’est tenu à Berlin il y a quelques jours pour présenter son nouveau traqueur sportif.

    Son premier traqueur d’activité ressemblait à cela:

    Ce bracelet rechargeable permettait de mesurer en temps réel la distance parcourue, le nombre de pas, et les calories dépensées. Il se chargeait également de surveiller les cycles de sommeil. Les informations étaient ensuite envoyées via Bluetooth au smartphone. Jusque là rien de révolutionnaire, si ce n’est son prix de seulement 59€, et sa disponibilité un peu partout, comme par exemple dans les magasins Fnac.

    Pour son nouveau modèle, iHealthLabs reprend la même recette, mais en y ajoutant quelques ingrédients. D’ailleurs celui ci s’appelle toujours AM3:

    Au niveau du design, celui ci ressemble plus à une montre classique, avec un bel écran rond (qui a parlé de Motorola ?).

    Quatre bracelets de couleurs différentes seront fournis, ainsi que deux clips ceinture, tous un peu « flashis », par contre. D’autres couleurs devraient être proposées par la suite.

    Le traqueur pourra donc être porté à la ceinture, glissé dans une poche, ou bien porté comme une montre. D’ailleurs, son écran affichera l’heure. Pas en permanence, pour économiser la batterie, mais un simple mouvement du bras pour regarder l’heure réveillera l’écran, comme sur certaines montres connectées. Pratique !

    Concernant la batterie, celle ci se rechargera par induction. Autre côté pratique de ce traqueur

    Enfin, par rapport à son grand frère, ce nouveau modèle embarquera quelques fonctionnalités supplémentaires. Nous aurons bien sûr la mesure de l’activité, le nombre de pas, le nombre de calories, le suivi du sommeil, l’alarme silencieuse, mais également la reconnaissance automatique de l’activité, comme le cyclisme, la course, la montée d’escaliers, et même la natation, puisque ce modèle est maintenant étanche à 50m.

    Cette nouvelle version de l’AM3 devrait être disponible d’ici la fin d’année au prix de 79€. Un traqueur sportif aux fonctionnalités très intéressantes, pour un prix très raisonnable, comparé à la concurrence.




    iHealth présente son nouveau bracelet / montre connecté(e) - #hcsmeufriHealth présente son nouveau bracelet / montre connecté(e) - #hcsmeufr

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    A l’occasion de cette rentrée 2014, Dr Nicolas Lafferre, Directeur Médical de dmd Santé met en lumière un panel d’applications mobiles et d’objets connectés de santé qui révolutionneront, au quotidien, la prise en compte et le suivi de la santé des enfants.

    « Apprendre aux enfants à veiller sur leur santé de manière ludique et efficace est désormais possible. Des applications développant la réflexion et la culture des enfants sur des problématiques relatives à la santé ou favorisant un meilleur suivi sont de plus en plus nombreuses sur le marché mais toutes ne se valent pas. L’essor de la santé connectée dans ce domaine est une vraie révolution, qui, j’en suis certain, n’en est qu’à ses prémices » souligne Dr Nicolas Lafferre.

    La santé connectée prolifère, voici un tour d’horizon des applications et des objets devenus aujourd’hui presque indispensables.

    Applications mobiles de santé : vers l’apprentissage par le jeu et le suivi de santé des enfants

    Jeu d’action et de réflexion pour petits et grands, « Allergeek » permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’allergie de façon ludique.
    Gratuite, elle fera le bonheur des enfants souffrant d’allergie, qui appréhenderont mieux les effets des allergènes sur leur organisme.
    La règle du jeu est simple : il suffit de trouver le bon chemin et de tirer sur des cordes pour que le petit Panda, héros de l’application, puisse se déplacer et ainsi rejoindre son amoureuse ! Attention pour réussir à retrouver sa moitié, il devra déjouer de nombreux pièges et résoudre de multiples énigmes relatives aux allergies.
    « Parce qu’il est plus facile d’apprendre en s’amusant, nous recommandons le recours à ce type d’applications » explique le Dr Nicolas Lafferre.

    Lauréat aux derniers Trophées de la Santé mobile, « Brosse-toi les dents » est une application incitant les enfants à prendre soin de leur santé bucco-dentaire. Très ergonomique, simple d’utilisation, l’appli, à travers le Koala Ben, chronomètre le temps durant lequel l’enfant doit se brosser les dents.
    « Pédagogique et ludique, il s’agit d’une appli qui expliquera aux enfants, pourquoi, comment et quand se brosser les dents ! » souligne Dr Nicolas Lafferre.

    Au delà des applications mobiles de santé, les serious games (jeux intelligents) représentent aussi un apport intéressant. L’association de patients France Psoriasis a développé « Théo et les Psorianautes », le 1er serious game à destination des enfants atteints de psoriasis. Celui-ci a pour objectif d’aider ces enfants à bien grandir et vivre avec la maladie. A travers l’explication de ce qu’est le psoriasis, l’acquisition d’automatismes et de mises en situation de vie courante, celui-ci permet à l’enfant et à l’entourage de mieux vivre la maladie au quotidien.

    D’autres part, les applications mobiles de santé, sont aussi utiles pour suivre au plus près la santé de ses enfants et aider au diagnostic.

    C’est le cas de « Croissance », évaluée à 17/20 sur dmdpost.com, elle offre la possibilité de suivre la croissance de son enfant en comparant sa courbe superposée aux percentiles standards. En entrant le poids et la taille de l’enfant, ceux ci sont alors automatiquement ajustés en graphiques. Les courbes, couvrant l’ensemble des statistiques de l’OMS, constituent des références de qualité, des outils de suivi, et, le cas échéant, une aide au diagnostic.
    Il est aussi possible de partager sur Facebook et Twitter, d’exporter et de sauvegarder l’ensemble des données en tableau Excel (qui pourraient être présentés aux professionnels de santé).

    Garder sur soi les informations relatives à la santé de son enfant sans s’encombrer de multiples documents est désormais possible grâce à l’application « Histoire Médicale de l’Enfant ». Tout ou presque peut être référencé, les informations principales de l’état civil et sanitaire (groupe sanguin...), les principales étapes de sa croissance (poids, taille...), la liste des vaccinations, des allergies ou maladies infectieuses diagnostiquées, les symptômes associés, les numéros d’urgence...
    Constamment mise à jour, « Histoire Médicale » constitue indéniablement un auxiliaire précieux dans le suivi de la santé.

    Les objets connectés permettent d’aller encore plus loin dans le suivi de santé des enfants.

    La brosse à dents connectée : pour une santé bucco-dentaire optimale !

    Oral-B ajoute le Bluetooth pour rendre ses brosses à dents haut de gamme encore plus interactives. Le smartphone communique alors avec la brosse à dents grâce à l'application dédiée et délivre des conseils de brossage, enregistre l'activité sous forme de données, distribue des macarons de félicitation... Un véritable coach dentaire.

    Les sociétés Kolibree et Rainbow ont développé des brosses à dent hors du commun, reliées à un smartphone. Ainsi elles sont capables de mesurer l’efficacité du brossage des dents des enfants afin de l’améliorer ! Les gestes de l’enfant sont alors mesurés pendant qu’il se brosse les dents grâce à de nombreux capteurs. Enregistrés, ces gestes sont ensuite analysés afin de les comparer aux sessions précédentes et ainsi progresser petit à petit. Le passage à la salle de bain devient un moment ludique, l’application connectée à la brosse regorgeant d’animations et jeux.
    « C’est un moyen efficace pour apprendre aux enfants à améliorer leur hygiène bucco-dentaire » précise le Dr Nicolas Lafferre.

    Des balances connectées pour suivre au quotidien la prise de poids de son enfant

    Ergonomiques et au design souvent original, les balances connectées sont en plein essor. Fortes de leur succès, elles ne cessent de jouir de nouvelles fonctionnalités. La balance iHealth en constitue un parfait exemple.
    Il est désormais possible de mesurer le poids, la masse grasse, maigre hydrique et musculaire de son enfant. En indiquant l’indice de masse corporelle ainsi que celui de la graisse viscérale, la balance représente un outil de suivi performant.
    Outre la fonction de mesure, cette balance permet de fixer des objectifs de perte ou de prise de poids à travers des rappels et la mise en graphique des résultats sur une période déterminée. « L’apport n’est pas négligeable, la balance offre aux parents un suivi simplifié de l’évolution du poids de l’enfant » explique le Dr Lafferre.

    Contactez cette société ou un revendeur de ces produits.




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    Du 25 au 27 septembre, médecins généralistes et spécialistes assisteront aux Entretiens de Bichat à Paris, pour faire un état des lieux de la santé d'aujourd'hui. Une opportunité majeure pour faire le point sur l'utilisation des nouvelles technologies par les patients aujourd'hui. Est-ce une bonne chose pour notre santé ? Réponses avec le Docteur Claude Bronner, médecin généraliste.

     

    Smartphone et tablettes sont devenus des outils quotidiens qu'utilisent de plus en plus de patients pour rester vigilants quant à leur santé, être conseillé sur des symptômes... Quelle place le médecin doit-il jouer aujourd'hui face à ces nouvelles utilisations ?

    L'utilisation des objets connectés pour la santé se répand très rapidement chez les patients. Quoiqu'on en pense, c'est une évolution inéluctable. Il est donc important que les médecins se les approprient comme outils. Après tout, le smartphone est plus ludique et plus performant qu'un calendrier de suivi papier (tension, poids, alimentation, glycémie, courbe de température etc.). Le premier rôle du médecin est d'être aux côtés du patient et de ne pas négliger ce domaine.

    Conseillez-vous à vos patients d'utiliser ce genre d'applications ? 

    Si un patient a envie d'utiliser ces applications, je serais complètement contre-performant de le dissuader. En conséquence, j'encourage, accompagne et essaie d'être informé et pertinent dans le conseil. Et oui, je conseille. J'ai moi-même essayé des applications pour voir... Du coup, j'ai perdu 10 kg pour échapper à une hypertension que je ne pouvais plus nier... C'est en fait assez bluffant. Je pense que ce sont des outils d'éducation thérapeutique, auxquels les médecins n'y couperont pas, car au-delà de la nouveauté, les résultats confirmeront l'intérêt.

    Sur internet, des modules ou plateformes permettent d'indiquer des symptômes pour savoir ce dont on souffre, s'agit-il de dispositifs dont il faut se méfier ? Que répondez-vous aux patients qui vous disent s'en servir ?

    On entre ici dans une autre dimension qui effraie beaucoup de médecins : diagnostic et proposition de traitement. Déjà aujourd'hui, la bonne approche du médecin face à un patient, avant de se lancer dans des avis et commentaires, est de se renseigner : avez-vous cherché sur internet ? Qu'en avez-vous retenu ?
    Cette question et la prise en compte de la réponse situent parfaitement le rôle du médecin qui peut se poser en expert pour ce patient par rapport à sa situation, en prenant en compte les données internet récoltées. Bonnes ou moins bonnes.

    Quel(s) danger(s) internet, smartphone et tablettes posent-ils aujourd'hui pour la santé des Français ?

    Pendant longtemps, on entendait dire que l'automesure tensionnelle angoissait les patients, entrainait des appels injustifiés vers le médecin. Aujourd'hui, il est acquis que la balance avantages-inconvénients est largement bénéficiaire. Il en sera de même pour les objets connectés. Le danger pourrait être la surmédicalisation ou la "gagadgetisation", mais c‘est probablement un fantasme si la gestion par le patient et son médecin est correcte. Sans parler de danger, mais d'inconvénient, il faut souligner la gestion du temps du médecin qui nécessite une rénovation de la relation médecin patient et de son financement en intégrant les possibilités d'internet et de la connexion facile. C'est une véritable révolution, mais elle va se faire en douceur et rapidement, car incontournable, exactement comme le téléphone portable s'est imposé en quelques années dans le monde entier malgré la charge financière qu'il représente.

    En matière de santé, il n'y a peut-être pas que du mauvais quand il s'agit d'internet et des nouvelles technologies. Quels sont leurs atouts ?

    Bonne ou mauvaise, on n'échappe pas à une évolution de société. Autant l'utiliser au mieux de ses intérêts et de l'intérêt collectif. Les atouts sont réels : quantité d'information disponible et facilité d'accès, côté ludique, éventail de l'offre qui explose. Ces atouts seront confrontés aux résultats obtenus, car les études manquent encore dans un monde où la science prend du retard sur les usages. Objets connectés et applications internet participeront réellement à l'amélioration de la santé.




    Dr Claude Bronner : Dr Claude Bronner : "Objets connectés et applications participeront à l'amélioration de la santé"

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    Invité : Jean-Yves Robin auteur de « Santé : L’urgence numérique. Faire de la France un leader de la e-santé* » La Santé est le parent pauvre du numérique. Alors que justement les NITC sont une formidable opportunité pour transformer les système de soins dans le but de développer de véritables politiques de prévention et d’accroitre la qualité, l’accès aux soins et la soutenabilité financière. Mais comment faire ? Les réponses de J-Y Robin, l’un des meilleurs experts du domaine.
    En savoir plus sur http://videos.lesechos.fr/them/ecosante/le-numerique-pour-transformer-le-systeme-de-soins-3802535684001.html?bLqcICZqJkzB1v2l.99


    Le numérique pour transformer le système de soinsLe numérique pour transformer le système de soins

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    Ce site original a été créé par Genzyme à partir d’une étude menée en collaboration avec Carenity, première communauté de patients en ligne en France. Les avis de patients atteints de sclérose en plaques ont été recueillis pour concevoir ce site afin de répondre le plus concrètement possible à leurs besoins.

    Le site www.sep-ensemble.fr apporte informations et conseils sur la Sclérose en Plaques. Il aborde avec « authenticité et sans tabous » les questions que tout malade peut se poser dans son parcours de vie et de soin. Conçu comme un service à disposition des patients et de leur entourage, Genzyme a intégré l’ensemble des attentes des patients autour de trois rubriques :

    « Ma SEP au quotidien » regroupe toutes les informations et conseils utiles sur la SEP et sa prise en charge. Quel est mon parcours de soins ? Quels sont mes droits et les démarches que je dois entreprendre ? Comment vivre ma vie familiale et sentimentale avec la SEP ? Où puis-je trouver du soutien ?

    « La science pour moi » permet d’accéder à des informations médicales et scientifiques accessibles à tous. Qu’appelle t-on sclérose en plaques ? Quels sont les symptômes de la SEP ? Comment traite-t-on la SEP ? Quelles sont les nouveautés ? Quelles sont les dernières actualités médicales ?

    « Les chroniques de Charlotte », tribulations, billets d’humeur sont rédigés sur un ton résolument personnel. Entre conseils pratiques, actualités et interviews, le quotidien avec la SEP prend ainsi un peu plus de légèreté.

    Le site : www.sep-ensemble.fr




    Sclérose en Plaques : un site web « par et pour » les patientsSclérose en Plaques : un site web « par et pour » les patients

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  • 09/26/14--11:07: Ce patient qui surfe

  • Malgré la multiplication des sources d’informations, le médecin reste généralement celui vers qui le patient se tourne et à qui il...LA RELATION MÉDECIN-PATIENT À L’HEURE D’INTERNET : DAMNATION OU BÉNÉDICTION ?

    PAR DELPHINE NAUM 

    De plus en plus de gens se tournent vers Internet comme source d’information en matière de santé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2011, une enquête CROP révélait que plus de la moitié des Québécois âgés de 18 ans et plus auraient eu recours à Internet pour chercher des informations sur des sujets liés à la santé. Résultat : les patients sont de plus en plus nombreux à arriver dans le cabinet en s’étant informés en ligne avant de consulter un médecin. Des études démontrent qu’une telle pratique a des impacts réels sur les comportements des patients et, donc, sur la relation qu’ils entretiennent avec leur médecin. Santé inc. est allé sonder le terrain pour voir de quoi il en retourne.

    « La grande transformation avec Internet se passe surtout sur le plan de l’accessibilité au savoir médical », avance Christine Toër, Ph. D, professeure au département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal, chercheuse au Centre de recherche sur la communication et la santé et au Réseau de recherche en santé des populations du Québec. Avec Internet, le savoir devient information, et la construction du savoir des patients par rapport à leur propre santé change.

    Selon Me Paul G. Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, cela s’inscrit dans un mouvement de fond où le patient est de plus en plus vu comme un partenaire qui a son mot à dire en ce qui concerne sa santé : « On a vécu une ère, pendant des centaines d’années, où c’était le médecin qui était le grand détenteur du savoir. [...] On commence à peine à se relever de ce paternalisme à outrance qui n’est pas étranger à la domination de ceux qui savaient par rapport à ceux qui ne savaient pas. Aujourd’hui, on commence à voir des médecins qui croient que le partenariat entre le patient et le soignant aide plus qu’il ne nuit au traitement et au recouvrement de la santé. » Et Internet contribue à ces changements, selon lui.

    Si les raisons de consulter Internet sont aussi variées que les individus, Christine Toër indique que « les besoins varient [également] aux différents moments de la trajectoire de santé et notamment, avant et après la consultation du soignant. Avant la consultation, les patients vont souvent taper leurs symptômes dans Google pour s’informer des pistes diagnostiques possibles, savoir si le problème mérite de consulter un médecin, préparer les questions à poser aux médecins dans le but de maximiser l’efficacité de la consultation. »

    On doit maintenant se demander comment ces changements se traduisent dans le bureau du médecin. Selon le Dr Charles Bernard, président du Collège des médecins du Québec (CMQ), Internet n’a pas changé grand-chose à la relation médecin-patient : « Avant Internet, il y avait aussi des patients qui arrivaient avec leur lot de connaissances et de questions. » Il reconnaît cependant que l’accessibilité à l’information est aujourd’hui beaucoup plus grande et que les patients « informés » sont potentiellement plus nombreux.

    Selon Christine Thoër, l’usage d’Internet a effectivement un impact sur le déroulement de la consultation : « Les médecins vont être confrontés à des patients qui arrivent en clinique avec des questions de toutes sortes, parfois une anticipation de diagnostic, qui sont effrayés par ce qu’ils ont vu en ligne concernant les effets secondaires du traitement qui leur a été prescrit. Dre Simone*, qui pratique la médecine familiale sur la Côte-Nord, abonde dans le même sens : « Ces patients-là ont des attentes. Des fois, ils ne viennent pas tant pour clarifier [leur état] par ce qu’ils ont déjà une idée derrière la tête : ils veulent déjà changer de médicament ou ils sont déjà convaincus que quelque chose ne marche pas chez eux et qu’il faut faire ce qu’Internet a dit… jusqu’à ce que je les convainque du contraire. »

    Car qui dit accessibilité ne dit pas nécessairement aptitude à comprendre clairement l’information et à discriminer les sources. « Internet, c’est un coin de rue, illustre Me Paul Brunet. On peut y rencontrer de grands scientifiques comme de parfaits imbéciles. » De fait, la qualité très variable des informations que l’on trouve en ligne constitue une source de préoccupation pour bon nombre de médecins. Parmi les sites les plus fréquentés par les patients, on compte évidemment les médias sociaux, où l’information, crédible ou pas, peut circuler à une vitesse phénoménale. Dre Simone l’a remarqué surtout chez les patients plus jeunes : « Je dirais que, pour beaucoup, le problème, c’est ce qui circule sur Facebook. Il suffit que quelqu’un y mette un article pour que ça devienne viral… et les gens débarquent dans mon bureau avec la mauvaise information. » Le Dr Bernard mentionne aussi que les médecins doivent souvent rectifier de l’information erronée : «  Les gens ne sont pas toujours capables de discriminer le bon et le mauvais. Le médecin peut faire cela grâce à son expérience et à ses connaissances. » Il ajoute que le Collège des médecins a déjà enquêté sur des sites dont on soupçonnait les auteurs de pratiquer illégalement la médecine, signe que les professionnels doivent rester vigilants.

    Ainsi, c’est surtout quand l’information que détient le patient est erronée que le travail du médecin se trouve alourdi ou transformé négativement. Dre Simone témoigne : « La transmission de la mauvaise information fait souvent en sorte que je dois travailler en double. » Elle songe notamment aux mythes concernant les risques accrus d’AVC et les nouvelles générations d’anovulants. « On prend le temps de tout « désexpliquer », décortiquer, puis de donner des chiffres, d’expliquer les facteurs de risque, toute la base… Mais au bout de la consultation, il faut quand même changer de pilule, parce que les gens ont perdu confiance. Internet leur a fait peur, c’est fini. » Cela dit, Dre Simone prend toujours le temps d’éduquer ses patients et, quand elle a l’impression qu’ils n’osent pas lui faire part des informations qu’ils détiennent, elle leur demande directement s’ils ont lu quelque chose en lien avec leur demande de soins. C’est d’ailleurs un réflexe à développer. Il est documenté que, quand un médecin ignore l’information rapportée ou détenue par le patient, ce dernier cessera de mentionner ses recherches. Résultat : « [I]l est possible que le patient soit moins réceptif à ce que lui aura dit ou prescrit le soignant, parce qu’il a en tête une autre interprétation de son problème. Mais c’est seulement si le médecin ne répond pas à ses questions », note Christine Toër.

    La prise en compte des recherches du patient augmente le lien de confiance et lui permet de se sentir pris au sérieux. Me Brunet abonde dans ce sens : « Les médecins le moindrement ouverts vont apprécier le fait que le patient se soit informé sur son état de santé, sur la littérature. [...] Peu importe l’information, si les deux personnes sont ouvertes à échanger, en général, ça va très bien. »

    Cela, la Dre Caroline Rhéaume, médecin de famille, professeure agrégée de clinique à l’Université Laval et chercheuse clinicienne au Centre de recherche de l’Institut universi­taire de cardiologie et de pneumologie de Québec, l’a bien compris. « Souvent, [les patients qui ont fait des recherches] vont nous dire : “ Je veux pas vous dire quoi faire. ” Et moi, je leur dis : “ C’est important. Je veux connaî­ tre vos inquiétudes, ce que vous sentez. De cette manière­là, je vais être en mesure de mieux vous guider.” » Elle ajoute que l’interaction avec les patients informés en ligne ou dans les médias s’est très bien inté­grée dans son champ de pratique : « Je ne vois pas de côté très négatif à ça. Je trouve qu’au contraire, ça aide les patients à se responsabi­ liser par rapport à leur santé. » Pour elle, il est crucial de connaître les inquiétudes de ses patients, et cela passe souvent par une discus­sion sur les informations, bonnes ou mauvaises, qu’ils possèdent, pour parvenir à une prise de décision partagée. Dr Bernard y voit un cou­rant de fond en médecine où le patient est davantage considéré comme un partenaire : « Actuellement, les jeunes médecins qui sortent de nos facultés sont incités à interagir avec leurs patients comme partenaires ; la discussion est plus franche, elle va plus en profondeur, le patient participe aux décisions avec le méde­cin et élabore beaucoup plus sur le diagnostic et les choix de traitement. Donc, Internet a peut-être contribué à ce bel avancement-là pour les patients. »

    Car la bonne interaction avec un patient informé peut avoir des effets très positifs, comme le mentionne Christine Toër : « Si le patient informé peut partager l’information recueillie avec le clinicien, qu’elle soit bonne ou mauvaise, il va poser plus de questions, mieux comprendre sa problématique, et sou­vent vouloir jouer un rôle plus actif, entre autres dans le processus de prise de décision. En fn de compte, il s’engagera plus active­ ment dans son traitement. C’est donc une transformation positive. Internet peut être un outil qui rapproche le patient de son médecin. »

    Si le médecin est de plus en plus appelé à rectifer, expliquer, vulgariser des informa­tions trouvées par les patients avant la consul­tation, il doit également tenir compte du fait que la recherche d’informations en ligne se fait aussi après la consultation, comme l’explique Christine Toër : « [Les patients] vont cher­cher de l’information sur ce que leur a dit le médecin afin de mieux comprendre le diagnostic qui a été posé, d’en savoir plus sur le traitement prescrit, ses effets secondaires, etc. L’objectif n’est pas de remettre en question l’avis du médecin (sauf s’ils jugent que la rela­tion avec ce dernier était mauvaise), mais de mieux comprendre leur problématique de traitement. » Sachant que l’un des problèmes des patients est de savoir quelle ressource choisir, il est tout à l’avantage des médecins d’encadrer leurs recherches et de les orienter vers des sites à la fois bien vulgarisés et scientifiquement valides.

    Il existe de nombreux sites fables et bien vulgarisés qui peuvent combler les patients en quête de savoir. Dre Rhéaume donne l’exemple des sites d’associations ou des sites gouvernementaux. Elle conseille aussi très souvent à ses patients de consulter Passeport Santé, site auquel elle contribue en tant que membre du comité scientifque. Elle est d’avis que ces sites accompagnent bien les patients : « Des fois, l’information est difcilement bien interprétable. Comme médecin de famille, on manque parfois de temps, et ces sites bien construits aident beaucoup de patients à éclaircir certains mythes ou à accéder à plus d’information sur les approches non pharmacologiques. » Dre Simone, elle, se sert d’Internet pour les patients qui soufrent de maladies chroniques : « Ça m’aide parce que ça me permet de gagner du temps. Les patients qui sont un peu « techno­freaks » et qui aiment aller lire toute l’information sur Internet, si on leur donne de bonnes res­ sources et références, ils sont bien informés et gèrent mieux leur maladie. C’est plaisant. » Christine Toër avance que les médecins seront de plus en plus appelés à jouer ce rôle de boussole en matière d’Internet­santé.

    Cela dit, malgré la multiplication des sources d’informations, le médecin reste généralement celui vers qui le patient se tourne et à qui il manifeste sa confiance lorsqu’il est malade ou qu’il s’inquiète pour sa santé. Ce que dit Paul Brunet des gens qui ont recours aux services du Conseil pour la protection des malades est aussi vrai pour la relation médecin­patient : « C’est pas les robots, c’est pas les systèmes sophistiqués de la téléphonie qui vont améliorer les choses, c’est notre capacité à coordonner le travail de réponse aux gens en nous assurant que ce sont des êtres humains qui répondent. C’est pour moi le rempart contre la déshumanisation consacrée des soins et une lueur d’espoir. Il faut que ce soit du monde qui continue à avoir des rapports avec du monde, plus que des robots, plus que des systèmes infor­ matiques, plus qu’Internet. »

    *Nom fictif.




    Ce patient qui surfeCe patient qui surfe

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    L'observance thérapeutique est un enjeu majeur pour l'ensemble des acteurs de la santé. 

    De nombreuses études montrent que beaucoup de patients n'observent pas correctement leur traitement, y compris dans des pathologies graves. 

    Les solutions de santé intégrées apparaissent comme un moyen efficace et innovant d'améliorer l'observance, tout en assurant un meilleur suivi du patient. 

    Pegasystems s'associe à l'AICM pour vous inviter à débattre sur le thème « Patient connecté : le numérique au service de l'observance thérapeutique », lors d'une table ronde qui aura lieu le jeudi 2 octobre à l'Hôtel particulier Eurosites- 7 rue de Liège- Paris 75009.

    Cet événement sera l'occasion d'échanger entre différents acteurs (laboratoires, payeurs, patients) sur les enjeux et les défis liés à l'observance thérapeutique.

    Une étude de cas concrète sera présentée, afin de mettre en perspective les solutions retenues pour améliorer l'observance et le suivi des patients.

    Vous pouvez d'ores et déjà en savoir plus sur les solutions de PEGA grâce au Témoignage de la société TELERX.

     

     




    Patient connecté : le numérique au service de l’observance thérapeutiquePatient connecté : le numérique au service de l’observance thérapeutique

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    Le marche de l'e-santé, lié à la collecte de données individuelles, risque d'être dominé d'ici 5 ans, par les géants de l'Internet.« Les entreprises de l'internet seront les acteurs non seulement gagnants, mais en plus incontournables pour les fournisseurs de soins, de médicaments et de dispositifs médicaux en matière de e-santé » a estimé Patrick Biecheler, responsable du secteur pharmacie de Roland Berger lors de la présentation de l'étude intitulée « E-santé : des acteurs inattendus, quelle évolution du modèle commercial ? » .Le marché de l'e-santé connaîtrait, pourtant, des débuts plutôt laborieux. Selon l'étude, les opérateurs télécoms étaient bien placés pour dominer ce marché, mais ceux-ci ont échoué et « ne reviendront pas » selon Patrick Biecheler.A contrario, les acteurs de l'internet, qui s'y sont également intéressés sans réussite, font aujourd'hui une réapparition, avec des moyens accrus.« La combinaison de moyens humains, scientifiques et d'une capacité (...) à capturer la donnée et à être capables de l'analyser vont faire d'eux les incontournables de l'e-santé », a-t-il estimé.L'étude brosse un paysage foisonnant des acteurs de l'écosystème sur le marché de l'e-santéL'analyste de Roland Berger a notamment pris l'exemple de Google qui a créé Calico, une entreprise dédiée à la santé (officiellement, elle s'occupe du vieillissement et des maladies associées).Pour y parvenir, les partenariats seront fondamentaux à la fois avec des fabricants de smartphones ou éditeurs d'application, permettant de collecter des données (Samsung, Apple), des fournisseurs de soins et des organismes payeurs (notamment les assurances), selon l'étude.Mais les différents acteurs vont devoir toucher les bonnes populations, notamment les personnes âgées peu utilisatrices de nouvelles technologies. L'étude pointe également un risque de résistance des patients voire des médecins plutôt que du régulateur ou du payeu" face à la collecte et l'usage des données de santé.
    Le cabinet Roland Berger table sur une croissance du marché de l'e-santé en France de 2,4 milliard d'euros en 2012 à environ 3,4 milliards en 2017, soit 7% par an.


    E-santé : les géants de l'Internet bien placés pour dominer le marchéE-santé : les géants de l'Internet bien placés pour dominer le marché

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    Si de plus en plus de monde s’intéresse à la santé connectée, les objets connectés de cette catégorie permettent plus souvent aux particuliers de se soigner par eux mêmes plutôt qu’aux médecins directement. Il y a maintenant plusieurs années que les robots ont intégré les grands hôpitaux, et les objets connectés comptent bien suivre le pas. Pour les médecins 2.0, la startup californienne Eko a développé un stéthoscope connecté. Le stéthoscope connecté d’Eko a pour but de renouveler ce qui fût une des principales inventions médicales en 1816 et permis de nombreux progrès médicaux.

    Présentation du stéthoscope connecté d’Eko :

    Cet objet connecté a pour but d’améliorer le dépistage et le diagnostic des maladies cardiovasculaires. Pour cela, la technologie qu’embarque ce stéthoscope connecté permet d’amplifier les battements du cœur afin de permettre aux médecins de mieux étudier le rythme cardiaque de leurs patients. Il sera également capable d’enregistrer le rythme cardiaque du patient et de l’envoyer à une tablette ou un smartphone via Bluetooth. Le principal intérêt est ainsi de permettre aux médecins de conserver un historique des osculations de leurss patients, mais aussi de les comparer avec ceux d’autres cas pathologiques recensés au sein d’une plateforme commune dans le Cloud.

    Plutôt que de s’appuyer uniquement sur la capacité auditive des médecins, Eko a intégré un système d’amplification à son stéthoscope connecté pour permettre une meilleure détection des différents murmures cardiaques durant l’examen. Jason Bellet, directeur du développement d’Ego, explique :

    « Nous innovons sur une très vieille technologie que chaque médecin détient et utilise, et simplement en se procurant notre appareil, ils seront capables de le rendre nettement plus productifs. »

    Le partage des données médicales

    Comme les fabricants de textiles connectés OMSignal ou Bioserenity (qui a lancé un T-shirt connecté pour le diagnostic de l’épilepsie) Eko a donc mis au point un système de transfert des données de chaque client sur un serveur permettant de faire avancer la recherche sur de nombreuses maladies.

    On ignore encore le prix et la date de disponibilité du stéthoscope connecté à l’heure où nous écrivons mais le prix devrait avoisiner les 100 dollars. Dans la perspective de création à terme d’une base de donnée médicale publique, cette innovation pourrait bien devenir, tout comme le stéthoscope, un outil indispensable aux médecins du 21ème siècle.




    Le stéthoscope connecté s’invite dans les accessoires du médecin 2.0Le stéthoscope connecté s’invite dans les accessoires du médecin 2.0

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    A l'occasion de ses 10 ans, la Fondation MACSF a souhaité faire un état des lieux sur la relation patient-soignant, au travers d'une étude portant sur le regard croisé des patients et des professionnels de santé sur ce thème.

    Cette enquête apporte un éclairage sur la relation entre patients et soignants, son importance. Elle prouve que pour une grande majorité de patients, comme de soignants, la communication et la considération mutuelle constituent le socle d’une bonne relation.

    Des attentes pour demain

    Si le ressenti est aujourd'hui positif pour les professionnels de santé, comme pour les patients, des champs d'amélioration restent évoqués par les deux « parties ». 

    L’importance de former les soignants à la communication fait l’unanimité, à 92 % pour les soignants comme pour les patients.
    Le renforcement de la pédagogie et l’humanisation des soins, avec une plus large place faite aux proches par exemple, apparaissent également comme essentiels pour tous.

    Cette enquête a été réalisée par Harris Interactive pour la Fondation MACSF, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes de la population française de plus de 18 ans et 500 professionnels de santé.

    Télécharger le dossier de presse (PDF)


    La relation patient/soignant : un constat positif !La relation patient/soignant : un constat positif !

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    Deloitte a publié les résultats de son étude consacrée aux comportements des Français vis-à-vis de leurs appareils mobiles : équipement, choix de l’opérateur, du réseau ou encore de l’utilisation du paiement mobile (Etude réalisée par Ipsos auprès de 2000 internautes français représentatifs en termes géographiques et économiques, et sur des quotas de sexe et 5 tranches d’âge, interrogés en ligne en juin 2014).


    Les objets connectés commencent à séduire

    En 2014, avec 2,86 appareils mobiles en moyenne, les Français restent multi-équipés. L’équipement en smartphones (61%) est devenu supérieur à celui en téléphones portables standards (41%). Les tablettes (46%), y compris les mini-tablettes, s’imposent face aux netbooks (18%), aux liseuses (10%) et aux phablettes (7%). De plus, les consommateurs commencent peu à peu à s’équiper en objets connectés : ils sont 9% à avoir l’intention d’acquérir un traqueur fitness et 8% une montre intelligente.

      

    Si un tiers de la population n’a pas l’intention d’investir en équipement mobile, le smartphone reste cette année encore convoité avec 28% de Français qui se déclarent susceptibles d’en acheter un au cours des 12 prochains mois. A elles-seules, Samsung (37%), Apple (17%) et Nokia (13%) sont les trois marques qui se répartissent deux tiers du marché français des smartphones. La France ne fait donc pas exception au duel mondial Samsung contre Apple, cette dernière étant la seule marque en progression (+2%) cette année. 76% des détenteurs d’un appareil Apple restent fidèles à la marque contre 56% chez les possesseurs d’un Samsung.

    Le marché des tablettes reste fortement concentré. Apple, qui occupe la première place du marché avec 33% des répondants qui possèdent un iPad, est désormais talonnée par Samsung qui réalise une remontée spectaculaire (+5% par rapport à 2013).

    Les Français restent fidèles à leur opérateur, ils sont ainsi 31% à n’en avoir jamais changé. 7% des Français ont changé d’opérateur en 2014, la plus grande partie du turnover ayant eu lieu dans la foulée de l’arrivée de Free Mobile en janvier 2012.

    Le mobile ancré dans les réflexes des Français

    4 Français sur 10 consultent leur téléphone dans la première demi-heure après leur réveil (vs 6 sur 10 chez les Britanniques). A l’échelle d’une journée, 41% des Français consultent leur téléphone moins de 10 fois dans la journée mais 12% déclarent le solliciter plus de 50 fois.

    L’étude montre une nette préférence pour des usages classiques. Les répondants utilisent avant tout leur téléphone mobile pour les appels vocaux (88%) et les SMS (84%), tandis que la messagerie instantanée (12%), les appels vidéo (5%) et la VOIP (3%) sont très peu plébiscités.

    Le paiement mobile peine globalement à s’imposer malgré l’engouement des early adopters. En effet, 65% des personnes interrogées ne se déclarent pas prêtes à utiliser leur mobile comme moyen de paiement et plus de la moitié (55%) n’est pas familière avec les opérations liées au paiement mobile. L’activité la plus effectuée est purement informative, à savoir la consultation du solde bancaire (36%) ou un achat en ligne (19%).

    La 4G sous-exploitée

    Un Français sur 10 dispose d’un full package 4G (téléphone + forfait), soit une augmentation significative par rapport à l’année dernière (3% en 2013).

    Le principal frein à l’adoption de la 4G est financier : le prix du forfait (36%) et du téléphone 4G (23%) sont dans le top 3 des raisons pour lesquelles les non abonnés n’ont pas la 4G. En réalité, cette technologie ne coûte rien à la plupart des abonnés actuels puisque 81% ont déclaré ne pas avoir eu à payer un supplément pour y accéder.

    Les abonnés 4G ne l’exploitent pas à son potentiel maximum et ne l’utilisent pas pour des activités réellement dépendantes de la vitesse de connexion : ils ne sont que 28% à regarder des vidéos et 21% à écouter de la musique en streaming.

    Le marché des applications arrive à maturité

    Les Français font preuve d’un enthousiasme limité envers les applications : seul un tiers télécharge de nouvelles applications chaque mois. Ce sont les utilisateurs d’iPhone qui se montrent les plus friands d’applications : 13% d’entre eux en téléchargent plus de 5 par mois contre 7% chez les possesseurs de Samsung.

    D’autres chiffres ressortent de cette étude :

    - Les Français ont accès à 2,86 appareils mobiles en moyenne
    - 60% des Français consultent leur smartphone dans la première heure suivant leur réveil
    - 31% de la population n’a jamais changé d’opérateur
    - 48% du parc mobile a été subventionné par les opérateurs
    - Seuls 11% des consommateurs détiennent un forfait et un téléphone compatibles 4G
    - 44% des Français déclarent n’avoir téléchargé aucune application ces derniers mois
    - 65% des personnes interrogées ne se déclarent pas prêtes à utiliser leur mobile comme moyen de paiement

     

     




    60% des Français consultent leur smartphone dans l’heure qui suit leur réveil60% des Français consultent leur smartphone dans l’heure qui suit leur réveil

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    Bracelets, montres et autres objets connectés envahissent peu à peu notre quotidien, nous permettant de mesurer notre activité physique, la qualité de notre sommeil et même notre humeur Optimiser son entraînement grâce à son smartphone, une pratique de plus en plus répandue© Photoillustration AFP STAN HONDA

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    ue ceux qui sont déjà allés courir (ou pédaler) avec leur smartphone accroché au bras ou à la ceinture lèvent le doigt. Ou encore ceux qui ont déjà investi dans une montre connectée, un podomètre, une balance avec impédancemètre etc.

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    Calculer le nombre de kilomètres parcourus et le nombres de calories perdues, surveiller son poids et son rythme cardiaque, mesurer son sommeil etc. Il y a forcément une appli pour ça. Car surveiller sa forme et sa santé sur un smartphone, un ordinateur ou même une montre est une tendance de plus en plus en vogue.

    Un marché en plein boom

    Cela s'appelle le "quantified self" ou "quantification de soi" en français. Ce marché de la santé connectée est en pleine expansion. Il existe d'ores et déjà des dizaines de milliers d'applications et gadgets surfant sur cette vague.

    Leurs missions, permettre aux utilisateurs de quantifier une activité ou un paramètre physique (Endomondo, Runkeeper, Runtastic, Nike+, Fitbit...) ; surveiller la nutrition au travers de l'estimation des calories (Myfitness Pal...) ; surveiller le poids (balance connectée : Withings, Fitbit, Terraillon) ; suivre un facteur de risque (hypertension, diabète...) ; et même mesurer la qualité du sommeil (Jawbone, iSommeil...) ou évaluer l'humeur etc.

    Selon une étude du cabinet Roland Berger publiée mercredi, le marché de l'e-santé, s'il a connu "des débuts laborieux", devrait connaître un important développement "dans un horizon de temps à 5 ans". Le cabinet table notamment sur une croissance en France d'environ 3 milliards en 2017, soit 7% par an. Le nombre de patients dans le monde utilisant un système de monitoring connecté augmenterait de 26% entre 2014 et 2017. 

    Une importante "floraison" qui doit beaucoup, selon le cabinet Roland Berger, à "la combinaison de moyens humains, scientifiques et une capacité (...) à capturer la donnée et à être capables de l'analyser". Mais aussi à une évolution des usages et une attente croissante de la part des utilisateurs.

    Un nouvel art de vivre

    Dans une étude publiée le 19 septembre, l'institut GFK révèle que le suivi de l'activité physique est la fonction des montres connectées qui attire le plus les consommateurs. L'affichage de l'heure ? Un détail qui n'intéresse que 11% des propriétaires potentiels de smartwatch. Ceux qui veulent lire l'heure se contenteront d'acheter une montre-tout-court. Pour les autres, ce qui prime ce sont les capteurs qui collectent les données pouvant être utilisées pour un entraînement sportif ou une surveillance médicale.

    © Photo GFK

    La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) s'est elle aussi intéressée dans un long rapport à ce qu'elle qualifie de "mouvement, voire pour certains d'un art de vivre". Il faudrait ainsi voir dans cette volonté accrue de mieux cerner ses performances une sorte d'évolution technologique du précepte grec "Connais-toi toi-même", comme l'expliquent l'entrepreneur toulousain spécialiste du numérique Henri Verdier et l'auteur du "Guide pratique du Quantified Self. Mieux gérer sa vie, sa santé, sa productivité", Emmanuel Gadenne.

    Le phénomène, apparu dans les années 2000 aux Etats-Unis, se base sur l'idée que l'on ne peut pas améliorer ce que l'on ne peut pas quantifier, qu'il s'agisse du nombre de pas parcourus dans la journée ou de la qualité du sommeil. Si ce mouvement découle d'un nouveau rapport au corps et d'un souhait d'être le propre acteur de son bien-être et de sa santé, il doit évidemment beaucoup aux avancées qui permettent justement de quantifier ces données.

    L'avenir de l'e-santé : la collecte de données

    Selon l'étude "Les Français et la data : je t'aime moi non plus" réalisée par l'institut Toluna pour Havas Media et publiée ce jeudi, 93% des internautes français (15-64 ans) se disent "conscients de la captation de leurs données personnelles". Et si cette étude révèle que 84% des internautes sont inquiets de l'usage qui peut être fait de leurs données, la majorité est prête à accepter le suivi de ses données moyennant une contrepartie soit financière, soit en nature.

    "C'est le nouveau paradoxe français, les internautes sont très conscients de la captation de leurs données, sont inquiets, mais il ont un appétit de voir ce que cela peut créer pour eux", indique Raphaël de Andréis, directeur général Havas Media Group France. C'est sur cet appétit que tablent les applications, gadgets etc. D'autant que pour "les plus jeunes, les data natives (24%), ce n'est plus un sujet, ils sont dans une logique qui est de tirer profit du phénomène".

    Et c'est pour cela que selon le cabinet Roland Berger, l'avenir de l'e-santé appartient aux géants de l'internet, comme Google, qui sont les mieux à même de collecter de grandes quantités de données et les utiliser. Et qui y ont mis les moyens.

    Attention tout de même à ne pas tomber dans l'excès, rappelle la Cnil. Car si partager le nombre de kilomètres parcourus dans la journée a peu de conséquences, il ne faut pas perdre de vue que la plupart des informations sont des données issues du corps humain et certaines peuvent être intimes. La sécurisation des données étant ce qu'elle est, l'utilisateur est donc en droit de s'interroger sur l'utilisation qui est en faite et sur sa capacité réelle à les maîtriser (voir encadré ci-dessous). 

    Et demain, des données exploitées par les assurances ?

    Fin 2013, selon un sondage Ifop, seuls 11% des Français déclaraient posséder un objet connecté. Selon Research2Guidance, spécialiste du marché des applications, on estime qu'en 2017, "un utilisateur de smartphone sur deux aura installé au moins une application dédiée au bien-être ou à la santé", sans compter le développement des vêtements, bijoux, lunettes connectés. 

    Un développement exponentiel qui entraîne de nouveaux partenariats, "à la fois avec des fabricants de matériels permettant de collecter des données (Samsung, Apple ou encore Nintendo), des fournisseurs de soins et des payeurs (notamment les assurances), relève l'étude menée par le cabinet Roland Berger. "Aux Etats-Unis, les créateurs de dispositifs de suivi du bien-être travaillent avec employeurs et assureurs", écrit aussi la Cnil dans Le deuxième numéro des Cahiers Innovation et Prospective, consacré au "quantified self". 

    Ainsi, "le scénario dans lequel une assurance santé ou une mutuelle conditionnerait l'obtention d'un tarif avantageux à l'accomplissement d'un certain nombre d'activités physiques, chiffres à l'appui, se dessine", note encore la Cnil. "Dans les années à venir, les individus pourraient être priés d'apporter les preuves d'un comportement sain, sur le modèle de "l'usage-based-insurance". Ce modèle en vigueur dans le monde de l'assurance automobile (le "pay as you drive", payez selon votre conduite) permet à l'assuré de payer (ou d'obtenir des avantages) en fonction des kilomètres qu'il a parcourus, mesurés à l'aide d'un logiciel de géolocalisation".

    © Photo Cnil

    Mais pour en arriver à une telle utilisation des données de santé, il faudra encore aux différents acteurs de l'e-santé toucher toutes les populations, à commencer par les personnes âgées, peu utilisatrices de nouvelles technologies ou encore les "data-paranos", les plus inquiets et les moins enclins à partager leurs données. 

    "Condamner" l'individu à être responsable de sa santé ?

    Antoinette Rouvroy, chercheur en philosophie du droit, membre du comité de la Prospective de la Cnil met également en garde sur le fait que "rendre les individus plus responsables de leur bonne ou de leur mauvaise santé risque de distraire l'attention sur les causes environnementales ou socioéconomiques de la mauvaise santé, au profit de causes comportementales." En somme, "condamner" l"individu à être responsable de sa santé tout en dédouanant les pouvoirs publics. 

    Une crainte que partage notamment, le journaliste, essayiste et chercheur d'origine biélorusse Evgeny Morozov,  qui estime que "les pouvoirs publics trouveront toujours plus facile, plus économique et plus moderne de s'appuyer sur les discours technophiles des sociétés qui développent des outils de "quantified self" pour traiter des problèmes de santé publique, plutôt que d'engager des réformes structurelles pour s'attaquer à leurs causes réelles". 

    Aquitaine Développement Innovation organise le 4 octobre 2014 une rencontre sur la santé connectée.

    Quelques bonnes pratiques du "quantified self"

    La Cnil estime qu'en terme de protection des données personnelles et de la vie privée, le "quantified self" soulève plusieurs interrogations comme : dans quelles conditions peut-on admettre que des données issues du corps humain puissent-faire l'objet d'une monétisation ? Où sont réellement stockées ces données ? L'utilisateur en a-t-il conscience ? Dispose-t-il d'un contrôle réel ? Est-il informé de le revente possible de ses données ? 

    Voici en tous cas quelques règles de bases à respecter pour protéger un minimum sa vie privée : 

    - Préférez l’utilisation d’un pseudonyme sur les plateformes où vos données peuvent être publiées.
    - N’automatisez pas le partage de vos données vers d’autres services (notamment les réseaux sociaux).
    - Ne partagez les données qu’avec un cercle de confiance (en limitant l’accès au travers du réglage de vos paramètres de confidentialité lorsque cela est possible).
    - Effacez et/ou récupérez vos données lorsque vous n’utilisez plus un service.
    - Dans le cas de l’utilisation d’une application ou d’un capteur dédié à un usage médical ou présenté comme tel (outil de diagnostic, suivi de pathologie), assurez-vous de la fiabilité des informations fournies auprès d’un professionnel de santé.

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    Lionel Reichardt, PHARMAGEEK - La santé mobile, enfin une révolution !

    Fabien Guez reçoit Lionel Reichardt, fondateur de PHARMAGEEK.

    Ils passent pour nous au peigne fin les Applis Santé !

    Sont-elles utiles ou futiles ?
    La santé mobile..mythe ou réalité?
    N'y a t il pas un risque a collecter toutes ces données?
    Comment le patient peut il faire le tri dans toutes ces offres d'appli et d'objets?
    Qui me soignera demain? Apple ou Sanofi?
    Comment reconnait-on une bonne App ?
    La prescription des App, c’est pour demain ?
    Quel avenir pour les objets de santé connectés ?

    Les réponses dans la vidéo !




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    A l’occasion de la Journée Mondiale de la Contraception le 26 septembre dernier, le laboratoire Bayer HealthCare a lancé une application Facebook dédiée à la contraception intra-utérine : « Un amour de stérilet ». Découverte.

    Pour répondre aux questions récurrentes sur la contraception intra-utérine, le laboratoire Bayer Healthcare lance une application Facebook pour informer les femmes sur la contraception intra-utérine : « Un amour de stérilet ».L’objectif de cette application est de répondre aux questions que les femmes se posent sur les dispositifs intra-utérins (Diu) et mettre un terme aux nombreuses idées reçues qui circulent sur cette méthode contraceptive. Elle propose un maximum d’informations grâce à des modules ludiques et pédagogiques traitant des principaux thèmes ayant trait au stérilet ; le tout dans un décor très féminin.
    Pour guider les femmes, l’application propose :une encyclopédie fournie sur les dispositifs intra-utérinsune bande dessinée composée de 20 scènes abordant avec humour les principales idées reçues circulant sur les Diuun quiz pour évaluer ses connaissancesun jeu divertissant où les femmes endossent le rôle de la super héroïne Miss t, chasseuse de spermatozoïdes.

    En France, en 2013, le dispositif intra-utérin ou DIU est employé en moyenne par 22,6 % des femmes. Cette méthode contraceptive est la plus utilisée par les femmes de 45 à 49 ans (34,7% y recourent) mais est largement délaissée par les plus jeunes (5% des 20-24 ans l’utilisent et 16,2% des 25-29 ans).

    Source : Bayer HealthCare




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